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Easy, Tammara Webber

contours-of-the-heart,-tome-1---easy-516578-250-400«L’année commence mal pour Jackie: son copain, qu’elle avait suivi à la fac, l’a plaquée, ses amis se sont détournés d’elle, et son semestre semble plus que mal parti. A priori, ça ne pouvait pas être pire, et pourtant…
Un soir, un mystérieux jeune homme la tire d’un très mauvais pas. Jusqu’alors, Jackie ne l’avait jamais remarqué: désormais, il se trouvera constamment sur son chemin. Et si la simple vue de ce garçon suffit à éveiller des images qu’elle préférait laisser enfouies à tout jamais, sa présence silencieuse n’en aiguise pas moins sa curiosité.»

Je n’y crois pas. Je n’y crois pas. Je n’y crois pas. Je n’y crois pas. Je n’y crois pas. Je n’y crois pas. Je n’y crois pas.

JE N’Y CROIS PAS.

Je viens de lire un New Adult. Et j’ai adoré.

                                              VICTOIRE POUR LE PEUPLE! Cjvt5

Le New Adult et moi avons une relation très tumultueuse. Beaucoup de haine, de rage et de larmes, et pourtant, on continue notre bout de chemin ensemble. C’est finalement sur les conseils d’Anaïs (Little-A-Read) que j’ai placé mes derniers espoirs dans ce livre. Livre qui m’a guérie de mes tourments New Adultesque (est-ce que c’est un vrai mot?), donc MERCI.

Jackie est donc notre héroïne. J’avais très peur de tomber sur une énième nénette au QI de moineau, et voilà que j’ai découvert une fille intelligente et réfléchie. On se rend compte qu’elle a énormément évolué: elle passe de petite-amie qui ne vivait que pour son copain (le très crétin Kennedy) à une fille forte, qui s’assume davantage. Jackie me plait beaucoup, elle décide de se prendre en main, et peu de personne serait capable de se montrer aussi forte face à ce qu’elle a vécu. Il fallait bien évidemment un beau gosse pour la sauver et c’est donc Lucas qui se dévoue. Je précise que Lucas est beau comme un dieu grec, pour ceux qui n’auraient pas compris! Bad boy-ish, il n’est pas juste une plante verte pour décorer la pièce. Je l’ai trouvé drôle, charmant, très attendrissant. Et surtout, respectueux. Autant de points qui font que c’est le boyfriend idéal.

Bien qu’elle craque sur Lucas –et on la comprend- Jackie ne se jette pas sur lui dès la page suivante. Le traumatisme de Jackie est bien réel, et donc évidemment, ce ne serait pas crédible. Ici, leur relation prend du temps à se construire, Jackie et Lucas cherchent vraiment à se connaitre. Cela n’empêche pas qu’ensemble, ils forment un duo sexy et adorable en même temps.

L’intrigue n’a rien de révolutionnaire ou d’exceptionnel, je trouve plutôt que c’est la façon d’écrire et de traiter le sujet qui l’est. L’auteure prend tous les clichés qu’on connait bien (le mauvais garçon tatoué en moto au passé trouble, l’étudiante exemplaire un brin ingénue) mais les chamboule complètement. Pas de sexe ou de je t’aime dès la deuxième page, et le terrible secret de Lucas n’est pas rabâché toutes les cinq minutes. Tout arrive à point nommé, naturellement. Sans forcer les choses, sans pression. J’ai quand même trouvé certaines parties de l’histoire prévisible, et là je pense à Landon, le tuteur avec qui Jackie échange par mails. Clairement sur ce coup, Jackie n’a pas été très futée.

L’auteure balaye toutes les réactions qui existent dans la société face au viol. La fraternité masculine prête à tout pour protéger sa réputation (Dieu que ça existe et que ça me dégoute), ceux qui pensent que ce qui arrivé n’est qu’un mensonge, ceux qui préfèrent ignorer le problème. Et surtout Jacqueline qui se tait. Par pudeur, par honte, ou parce qu’elle pense qu’elle peut surmonter ça seule. Le sujet évoqué est très sérieux et l’auteur l’aborde avec beaucoup de réalisme. Et pourtant, le livre reste assez léger. J’ai eu des papillons dans le ventre en même temps que Jacqueline (ou alors j’ai trop mangé ce midi?). Lucas y est pour beaucoup -je suis dingue de tatouages, comme ça c’est dit-.

Gros coup de cœur pour Erin, la meilleure copine fêtarde, qui a bien compris qu’un type qui défend un violeur ne vaut guère mieux. Son côté «les copines d’abord» m’a conquise immédiatement.

Je me suis trompée en le commandant et j’ai pris la VF. Ce qui m’a fait peur au début, puisque j’ai tendance à favoriser la VO. Et heureusement, la traduction est parfaite, rien à redire dessus. Et puis finalement, quand je vois la couverture VO, je me dis que je ne m’en sors pas trop mal avec la mienne…

J’ai été touchée et emportée par l’écriture de Tammara Webber. J’ai ri, presque pleuré, et j’ai eu envie de tout casser. Bref j’ai tout vécu avec ce livre.

En résumé:

Si vous aussi vous avez une phobie nommée New Adult, essayez ce traitement, à raison de trois à quatre chapitres par jour. Vous irez beaucoup mieux après.

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