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I am the Messenger, Markus Zusak

19057« Ed Kennedy is an underage cabdriver without much of a future. He’s pathetic at playing cards, hopelessly in love with his best friend, Audrey, and utterly devoted to his coffee-drinking dog, the Doorman. His life is one of peaceful routine and incompetence until he inadvertently stops a bank robbery. That’s when the first ace arrives in the mail. That’s when Ed becomes the messenger. Chosen to care, he makes his way through town helping and hurting (when necessary) until only one question remains: Who’s behind Ed’s mission? »

Je pense que Markus Zusak n’est plus à présenter. Ou peut-être que si? Bon dans tous les cas, il est l’auteur du meilleur livre de la Terre, à savoir La Voleuse de Livres. Du coup, j’avais très envie de lire celui-ci, histoire de voir si le génie était toujours là. Ca faisait à peu près trois millénaires que je cherchais ce bouquin, et quand j’ai fini par tomber dessus à la librairie, j’ai cru que j’allais pleurer sous le coup de l’émotion.

Ed est le loser de l’année. A seulement 19 ans, il conduit un taxi clandestinement. Il passe le reste de son temps à jouer aux cartes avec ses amis, Marv et Richie, et à rêver d’Audrey, sa meilleure amie dont il est amoureux depuis toujours. Sa vie bascule le jour où il reçoit une carte, avec trois adresses marquée dessus. Ed doit alors délivrer un message pour chaque personne, qui se cache derrière une adresse.

Le livre commence avec les chapitres les plus drôles de la décennie. Ed se retrouve au milieu d’un braquage de banque, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il a de la répartie. C’est cette situation qui va faire de lui un héros local, et qui va l’amener à recevoir sa première carte. On le sait tous, Markus Zusak a un don formidable pour nous faire pleurer. Mais avec ces chapitres-là, j’ai ri comme jamais.  

Ed est un personnage assez moyen dans l’ensemble. Il n’a aucun talent particulier, sa meilleure amie sait à peine qu’il existe, et il n’a aucune ambition dans la vie. Et pourtant. Ed arrive à toucher les gens d’une façon rare. Chaque adresse, chaque nom, cache une bonne action à accomplir. Que ce soit de simplement tenir compagnie à une dame âgée, ou d’arrêter un mari violent, Ed sait toujours prendre les bonnes décisions. Il n’y aucune indication sur les cartes qu’il reçoit (à part les adresses), donc il se voit contraint d’observer, de réfléchir et surtout de suivre son intuition. Il y a certains moments où on le sent basculer du mauvais côté (stresse intense les amis, si vous avez des problèmes cardiaques, laissez tomber) mais Ed a cette particularité de toujours agir dans l’intérêt des autres. Il est constamment en train de se rabaisser, toujours avec humour bien sûr, mais je crois qu’il ne se rend pas compte à quel point il est extraordinaire.

Ses compères Marv et Richie sont uniques dans leur genre. Ils sont incroyablement humains dans leurs réactions, et leurs réparties. J’ai davantage été émue par Marv, de par son histoire personnelle (que je ne vous raconterai pas, non mais, allez lire ce livre plutôt). Audrey est celle avec qui j’ai le moins accroché. Peut-être parce qu’elle rejette Ed. Les personnages directement touchés par les cartes sont très attendrissants. Je pense à Sophie, en particulier, ou à Milla. Je ne vous gâcherai pas l’intrigue qui les concerne, mais j’ai été plusieurs fois au bord des larmes.

C’est quasiment impossible de ne pas être touché par cette histoire. Les messages que reçoit Ed, sont parfois simples, parfois violents et complexes, mais toujours positifs dans le fond. Juste pour nous montrer qu’il en faut peu pour accomplir beaucoup. Que l’humanité n’est pas encore bonne à jeter aux ordures. Qu’avec des gens comme Ed, il y a encore un peu d’espoir. Le livre donne matière à réfléchir. Sur notre façon de traiter les gens, sur tout ce qui nous entoure (le bon comme le mauvais). C’est le genre d’histoire qui vous tire vers le haut.

Markus Zusak est extrêmement doué pour faire passer les émotions. J’ai eu envie de rire et de pleurer en même temps, mon cœur s’est serré plus d’une fois, et j’ai vécu des moments de pur bonheur. Il a réussi à instaurer un suspense qui m’a rendu folle. La fin m’a donc complètement retourné le cerveau. C’est original, inédit et ça relève, une fois de plus, du génie.

En résumé:

“I’m not the messenger at all. I’m the message.”

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