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The DUFF, Kody Keplinger

d4ebbd6b3a705db29196f4b4c16ec989«Seventee-year-old Bianca Piper knows she’s not the hottest girl at school, but when school jock and man-slut Wesley casually refers to her as a DUFF, the gloves are off!”

Bianca apprend au cours d’une soirée qu’elle est la DUFF de son groupe de copines. Wesley Rush, le beau gosse du lycée, lui fait remarquer qu’elle est la Designated Ugly Fat Friend, ce qui veut dire, en gros, qu’on se sert d’elle pour paraître à son meilleur avantage. Etre DUFF, ce n’est pas forcément être moche ou doudou, c’est juste être moins attirant que les autres. Le ou la DUFF est en général une personne abordable, auprès de qui on vient collecter des informations sur ses hot copines, par exemple. C’est un peu le vieux tapis de service, ou le quatrième côté d’un triangle (je suis mauvaise en géométrie mais je suis sûre qu’il existe une expression pour ça). Est-ce que vous vous êtes déjà demandé pourquoi vos copines insistent toujours pour vous trainer en boîte, alors que vous détestez danser? You’re a DUFF, my friend.

(j’ai volontaire enlevé une partie du résumé, vous comprendrez en lisant mon avis)

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Bianca est le parfait exemple des héroïnes que j’adore. Elle est franche, cynique et elle emmerde les gens (sorry, mais je ne vois pas d’autre mot plus approprié que celui-là). Elle passe les trois quarts de sa vie à se plaindre, et je ne vous explique même pas la panique lorsqu’elle prend conscience de l’atroce vérité. Bianca va très mal vivre le fait d’être une DUFF. Elle va cogiter longuement sur ce que ça veut dire sur elle, en tant que personne. Elle m’a parfois fait beaucoup de peine, parce qu’elle se rabaisse constamment. Ajoutez le fait que ses relations avec ses copines se dégradent au fur et à mesure et surtout que sa mère ait plié bagages, et on la perd. J’aurais pu la détester, parce qu’elle a quand même pas mal de défauts, mais je me suis tellement attachée à elle. A la fin du livre, on remarque clairement son évolution, elle a grandi et elle est déjà nettement plus mature.

Wes doit être le personnage le plus sexy de tous les livres jamais lus. No kidding. Wesley est le petit con prétentieux du lycée (encore un gros mot, my bad), qui collectionne les filles. Et pourtant, il est d’une gentillesse incroyable. Wes a quelques difficultés à s’entendre avec sa famille, mais qui n’en a pas? Dans tous les cas, il a un vrai sens de l’humour ET des abdos à tomber. Je n’ai eu aucun problème à le visualiser, puisque un film adapté du livre est sorti début 2015, et que c’est Robbie Amell qui a été choisi pour jouer son rôle. Holy shit, j’ai failli tomber du canapé quand je l’ai vu.

Je n’irais pas plus loin sur Bianca et Wes pour ne pas spoiler. Leurs dialogues sont clairement les meilleurs passages du livre, et ça vaut le détour! Je peux vous jurer que je n’ai RIEN vu venir. En fait, j’ai acheté ce livre sans lire le résumé (et j’ai bien fait héhé) donc j’ai subi un gros WTF moment car je ne m’y attendais pas du tout! C’est aussi pour ça que je ne l’ai pas mis en entier, au cas où certains iraient comme moi, l’acheter les yeux fermés! Je ne dirais qu’une chose: Bianca en a une sacrée paire (notez mon effort pour rester polie). J’en avais par-dessus les oreilles de ces filles qui ont besoin d’un mec pour lacer leurs chaussures. Go Bianca!

L’histoire peut sembler superficielle: une nana qui en a marre de faire tapisserie et blablabla, et vous savez comme je suis très critique sur ce genre de livres, mais je vous promets que celui-ci est différent. Il n’y a pas de rebondissement de folie, c’est juste la vie (un peu compliquée parfois) d’une bande de lycéens. Pas de terrible secret improbable qui torture nos héros, et qui expliquerait pourquoi Wes est le man-whore du lycée par exemple. C’est juste la vraie vie. L’auteur aborde certains thèmes pas forcément faciles, mais toujours avec beaucoup d’humour (Bianca est hilarante), donc de suite, ça casse le côté dramatique que j’ai tendance à trouver insupportable. Peut-être que pour certains, ce livre n’aura sans doute rien d’exceptionnel, mais pour moi, il est juste génial. Et ce n’est pas mon genre de prédilection à la base! Je crois qu’il est classé dans les lectures YA, même si je n’ai jamais trop rien compris à toutes ces catégories de young/new/teen adult (mais je suis ouverte à un cours magistral sur le sujet). Dieu sait que j’ai essayé ce style-là, et que j’ai détesté! Je n’ai rien trouvé de vulgaire dans cette histoire -pas comme ma chronique apparemment- c’est drôle, sexy et attachant. The DUFF est donc l’exception qui confirme la règle. Si j’étais d’humeur pour une session thérapie, je vous expliquerai plus en détails pourquoi j’ai eu un coup de cœur pour ce livre. Mais pas besoin d’être un génie pour le deviner.

En résumé:

The DUFF est un excellent livre, que je recommande CHAUDEMENT (wink wink, Wes ❤) à tout le monde.

Comme je le disais plus haut, un film est sorti début 2015, avec la très belle Mae Whitman dans le rôle de Bianca, et la très insupportable Bella Thorne dans le rôle (carrément inventé) de la pimbêche de service. Pour ceux que le film tenterait, le scénario a entièrement été réécrit, le concept du DUFF a été gardé évidemment, mais c’est à peu près tout. On zappe les scènes de sexe (avouez, c’est la déception pour vous aussi), et on rajoute la classique bitch qui trouve marrant de torturer notre héroïne. Le livre est un million de fois mieux.

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