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La Sélection tome trois: L’Elue, Kiera Cass

«La Sélection a bouleversé la vie de trente-cinq jeunes filles. Déchirées entre amitié et rivalité, les quatre candidates encore en lice resteront liées par les épreuves qu’elles ont dû surmonter ensemble. Entre les intrigues amoureuses et celles de la cour, c’est une lutte de tous les instants pour demeurer fidèles à leurs idéaux. America n’aurait jamais pensé être si près de la couronne, ni du cœur du Prince Maxon. A quelques jours du terme de la compétition, tandis que l’insurrection fait rage aux portes du Palais, l’heure du choix a sonné. Car il ne doit en rester qu’une…»

WATCH OUT : CHRONIQUE GARANTIE 100% SPOILERS. Vous êtes prévenus, les lettres capitales sont assez explicites je pense, passez votre chemin si vous comptez le lire bientôt! Pour les autres, je vous invite à découvrir pourquoi cette saga est la pire que je n’ai jamais lue.

 
Comme vous le savez, le tome 1 de La Sélection m’avait plus ou moins plu. J’attendais donc beaucoup des tomes suivants. Et la dégringolade a commencé avec le tome 2… Mais en princesse guerrière que je suis, je me suis lancée dans le tome 3, parce que l’espoir fait vivre dit-on.
 
Ma lecture a très mal démarré. Rien qu’en lisant la dédicace de l’auteur, j’ai cru que j’allais tourner de l’œil devant tant de niaiserie. Jugez donc un peu :
 
«Pour Callaway, le garçon qui a grimpé jusqu’à la cabane de mon cœur et m’a laissée couronner le sien.»
 
Voilà voilà. On lui dira, hein.
 
Bref, il semble que dès les premières pages, America ait finalement choisi l’élu de son cœur. Et pour le coup, c’est assez étrange de la voir sûre de son choix. Surtout que ce choix, c’est Maxon. America tente donc de lui faire comprendre qu’elle l’aime, et qu’elle veut sa fortune et sa couronne, euh non qu’elle veut son cœur pardon. Rien de nouveau sous le soleil, c’est du je t’aime moi non plus. Quelques trahisons à deux balles, des disputes, des réconciliations et des belles robes. La conclusion de ce triangle est une des pires que je n’ai jamais lue/vue. C’est trop pour moi. Apportez-moi un pieu ou une corde pour en finir. Remarque, à ce niveau-là, même une petite cuillère m’irait parfaitement. America finit donc par épouser Maxon (étonnant), et elle est même conduite à l’autel par…Aspen. Sérieux. Le pauvre troll essaye de la récupérer depuis deux tomes, mais non il se contente d’être jeté comme une vieille chaussette (sale), et en plus il lui sert de back up plan. Et on va faire de cette fille une reine. Mon dieu que je n’aimerais pas vivre là-bas. J’ai trouvé ça tellement cucul. Tout finit bien dans le meilleur des mondes. C’est trop simple.
 
Au niveau de l’intrigue, je n’ai qu’une chose à dire : WHAT THE FUCK ? Je ne comprends pas quel est l’intérêt d’écrire un livre où l’intrigue principale passe carrément à la trappe dix pages avant la fin. Et ça se prétend une dystopie, bah voyons. Sérieusement, le début n’avait pas trop mal commencé. Les passages avec August et Géorgia, nos gentils Renégats, semblaient indiquer que l’auteur allait enfin se bouger le derche pour nous écrire une intrigue de folie. Et bien non. Trop d’espoir tue l’espoir. Les pseudos révélations s’enchainent les unes après les autres, et mes yeux roulent carrément dans leurs orbites. Papa était un Renégat du Nord ? Oh mon dieu mais oui tout s’explique. La pimbêche de service est en fait une fille super sympa ? Allez viens, on se fait des tresses en se racontant nos secrets. Je vous jure que je n’exagère pas, je l’ai ressenti exactement comme ça.
 
Entre deux trois rebondissements dignes d’un James Bond (America se prend une balle tout de même, il y a du niveau…), l’action stagne à mort. Plus j’avançais dans ma lecture, et plus je me demandais comment l’auteur allait régler le conflit avec les vilains Renégats et l’abolition des castes. Et finalement, elle règle le conflit comme elle a écrit sa saga : à l’arrache. Le tout est en effet expédié en moins de 10 pages. Lors d’une énième attaque des rebelles au château, America trouve du répit dans son célèbre refuge (où elle y passe le plus clair de son temps lors des batailles). Et puis lorsqu’elle en sort, elle découvre que les Renégats ont été matés. Voilà. Sans plus d’informations. La guerre est finie. Maxon se retrouve couronné (the king is dead, et rien à voir avec la mort de Mufasa dans le Roi Lion), et décide comme ça d’abolir les castes. Voilà. L’intrigue est donc plus que survolée, elle n’a strictement servi à rien dans cette histoire. Les choix de l’auteur sont pauvres, attendus, et tellement faciles. C’est le mot: Kiera Cass a choisi la facilité.
 
Le style d’écriture est fluide, sans rien d’exceptionnel non plus. Avec des répliques plus niaises les unes que les autres, on a droit des beaux moments d’anthologie : 

-Brise moi le coeur, murmure-t-il. Brise le cent fois si ça te chante. De toute façon, il a toujours été à toi.
-Chut.
-Je t’aimerai jusqu’à mon dernier souffle. Chaque battement de mon coeur t’appartient. Je ne veux pas mourir sans te le dire.
-Arrête, s’il te plait. N’abandonne pas, Maxon. Je t’aime, s’il te plait, tiens bon! 


(C’était le moment crucial où on a tous cru que Maxon allait passer l’arme à gauche, et non en fait. Ascenseur émotionnel quand tu nous tiens…)


En résumé:
 
Je ressors de cette saga écœurée. J’ai l’impression que l’auteur se fout de nos gueules. Le coté dystopie est si vite expédié qu’on se demande s’il existe vraiment. Le triangle America-Maxon-Aspen dégouline de bons sentiments, j’en ai la nausée. J’ai clairement perdu mon temps avec cette saga, c’est bien dommage. 
  
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La Sélection, tome 2: L’Elite, Kiera Cass

«La Sélection de 35 candidates s’est réduite comme peau de chagrin, et désormais l’Élite restante n’est plus composée que de 6 prétendantes. L’enjeu pour ces jeunes filles ? Convaincre le Prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu’elles sont les mieux à même de monter sur le trône d’Illéa, alors que deux factions de rebelles veulent faire tomber la monarchie. Pour America Singer, demeurer au palais est encore plus compliqué : ses sentiments envers Maxon viennent se heurter à l’amour qu’elle éprouve depuis l’enfance pour Aspen, garde royal qu’elle croise tous les jours dans les galeries, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales… Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête du déclic qui changera à jamais le cours de sa vie…»
 
Alors là, je proteste. J’accuse même (Zola si tu passes par là, spéciale dédicace buddy).
 
Le nombre de candidates à la Sélection diminue, elles ne sont plus que six à se battre pour le prince Maxon. America, qui fait partie du lot, nous prouve une fois de plus qu’elle n’a aucune volonté. Pitié, quelle quiche cette fille! Je conçois qu’elle se tâte entre Maxon et Aspen dans le tome un, mais au bout d’un moment, il faut se décider! Et c’est ça son problème. America est la pire girouette du monde : Maxon est l’homme de sa vie au début du livre. MAIS, il ose regarder une autre nana plus de deux secondes et demi, et c’est fini, America ne l’aime plus, elle se sent délaissée et change d’avis : Maxon n’est pas fait pour elle. Elle repasse alors en mode Aspen, et nous ressert ses tirades sur le true love (paye tes clichés). Achevez-moi de suite. Sérieusement, c’est quoi son délire? Je vous promet qu’en moins de 10 pages, elle arrive à changer d’avis, et avec aplomb par dessus le marché. Oui parce ce qu’en plus de changer d’avis autant de fois qu’on change de culotte, America le fait avec une certitude affligeante. A chaque fois, elle est convaincue que sa décision est la bonne. Ce qui rend le tout absolument pas crédible, et je n’ai pas pu m’empêcher de me demander si America ne souffrait pas d’un désordre mental. Pour couronner le tout, elle se donne des airs de pseudo rebelle qui m’horripilent… J’ai l’impression qu’elle agit pour « faire bien », et pour qu’on lui dise qu’elle a « un cœur noble » (expression employée plusieurs fois dans le livre, il faudrait penser à varier). En clair, America a des gros soucis dans sa tête, je suis limite inquiète pour sa santé mentale.
 
Quant aux mâles pour lesquels America tombe en pâmoison à chaque regard qu’ils lui lancent, il y a aussi de quoi dire. Maxon, petit prince pourri gâté, me sort par les yeux. Ce type a le charisme d’un animal mort. Et alors le truc qui me fait hurler : Monsieur, qui nous bassine avec ses sentiments soit disant hyper profonds pour America, n’hésite pas à lui faire savoir qu’il a une rebound girl sous la main, au cas où America déciderait de lui balancer un rateau dans la tronche. Je ne suis pas sûre que cette technique de drague soit vraiment efficace. Sérieusement, moi on me dit ça, et je lui met un coup de genou bien placé! Je veux bien qu’il ait des obligations et blablabla, mais quand même, il abandonne bien vite pour quelqu’un qui se déclare in love… Je ne suis pas convaincue. 
 
Aspen, c’est une autre histoire! Enfin quelqu’un de viril dans ce livre! Il me plait beaucoup, et il a l’air sincère avec America. Il ne se voit pas avec une autre fille (contrairement à l’autre pingouin). Je joue donc officiellement dans la team Aspen. Même si America ne le mérite pas vraiment.
 
Le reste de l’histoire n’avance pas beaucoup. Je déplore la non présence des caméras. Moi qui adorait le concept à la Bachelor, il n’est pas vraiment exploité. C’est bien dommage. Un tout petit peu plus d’action en ce qui concerne les renégats, on a droit à quelques attaques. Même si apparemment, il est assez facile d’attaquer le château… Mais on n’est pas plus avancés sur le pourquoi du comment. Au niveau des autres filles, on se retrouve avec deux candidates en moins, c’est déjà ça. On découvre un peu plus leur personnalité, et c’est plutôt sympa! C’est un bon point, et vu le peu de positif que j’ai à dire, il faut le souligner!
 
Le petit plus: Marlee et son soldat. J’adore les histoires de starcrossed lovers, et ils sont parfaits dans ce rôle. Ça rajoute un peu d’action. Et j’aime beaucoup Marlee, elle est adorable!
 
En résumé :
 
J’attendais tellement de ce tome 2. Et je retrouve une America plus bête que ses pieds, une intrigue qui n’avance pas, et un prince qui est aussi séduisant qu’un rat crevé. Dieu merci, Aspen apporte un peu de testostérone dans ce monde de guimauve. Le tome 3 a vraiment intérêt à remonter le niveau, parce que sinon, cette trilogie sera une grosse déception pour moi!
 
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La sélection, Kiera Cass

«Elles sont trente-cinq jeunes filles : la « Sélection » s’annonce comme l’opportunité de leur vie. L’unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L’unique occasion d’habiter dans un palais et de conquérir le cœur du prince Maxon, l’héritier du trône. Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Entrer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l’oeil des caméras… Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu’elle avait échafaudés s’en trouvent bouleversés…»
 
America (pas mal le prénom) fait partie de la caste des 5. Elle et sa famille sont vers le bas de l’échelle sociale, et n’ont pas une vie facile. Ajoutons une romance secrète avec un membre de la caste 6 (plus pauvre qu’elle), avec qui elle compte bien se marier un jour. Petit problème (qui s’avère de taille en fait) : America a été choisi pour la Sélection ! La famille royale organise un casting pour trouver une compagne digne de ce nom à leur petit prince Maxon. S’ensuit alors une compétition entre les filles, prêtes à tout pour plaire au prince, sous les yeux des caméras et du royaume !
 
J’ai tellement entendu parler de ce livre que j’ai fini par me l’acheter ! Je déteste la couverture soit dit en passant… Alors, America, j’ai envie de lui dire de se secouer ! Je la trouve gourde comme ce n’est pas permis ! Un peu girouette sur les bords : d’abord c’est le true love avec Aspen (enfin c’est plutôt son secret love), elle rencontre le prince et hop Maxon on-va-dire-qu’on-est-copain-mais-je-te-fais-du-gringue, et puis Aspen débarque au château et c’est reparti pour un tour ! Bref, c’est vite lassant c’est dommage ! Mon cœur balance largement pour Aspen !! Cependant, America a l’air d’une fille profondément gentille, elle ne juge pas les gens par rapport à leurs castes, et j’apprécie ce trait de sa personnalité ! Et c’est quelqu’un de naturelle, sans chichis, les strass et les paillettes très peu pour elle ! C’est une héroïne que j’aime bien, qui sait rester elle même, malgré les caméras braquées sur elle.
 
L’histoire est pas mal, j’aime bien le concept ! Ça me rappelle l’émission de télé-réalité le Bachelor (vous êtes prévenus, ça ne vole pas haut les références culturelles avec moi). Je m’attendais vraiment à une compétition féroce entre les candidates, et finalement pas tant que ça. A part une grosse vilaine, LA méchante garce de service (il en faut bien une), les filles sont relativement soft niveau coups bas ! Certaines se démarquent par leur personnalité. L’autre intrigue du roman, c’est l’attaque des rebelles. Des renégats dont on ne sait finalement pratiquement rien, mais pourtant ça donne un peu d’action au récit ! Je pense, et j’espère qu’on en saura beaucoup plus sur eux dans les tomes suivants (que je n’ai pas encore lus!).
 
J’aime bien l’écriture de l’auteure, c’est fluide, simple, et ça se lit très vite !
 
En résumé :
 
J’aime bien America, et ses deux prétendants, on voit bien qu’elle les aime autant l’un que l’autre, mais d’un amour différent (à mon humble avis). Je regrette que l’histoire manque un peu d’action, mais je pense que l’auteure se rattrapera dans le tome 2 ! Au final, une bonne lecture. Ce premier tome laisse entrevoir une suite très prometteuse ! 
 

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