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Le chat du jeu de quilles, Tome 1, Florence Clerfeuille

A1s1eVk-R9L._SL1500_« La cinquantaine passée, Marc vient de quitter son job de journaliste. Il est un peu désœuvré dans son appartement parisien quand son ancienne collègue, la jeune Manon, vient le solliciter pour mener une enquête. Il s’agit d’élucider un meurtre vieux de dix ans qui s’est produit dans un petit village de l’Aveyron. Marc quitte alors Paris sans regret pour découvrir un autre univers qui tourne essentiellement autour d’un sport inconnu pour lui : les quilles de huit. Il apprend à connaître les figures locales : Gaston le cafetier bavard, Célestin le gentil benêt, Monsieur Thomas le vieil homme silencieux, Attila le coiffeur originaire de Hongrie… Mais qui a tué, il y a dix ans, le père Pommier? Et sa femme, la jeune et belle Clotilde, s’est-elle vraiment suicidée? Que vont bien pouvoir trouver Marc et Manon? »

Mille remerciements à Florence Clerfeuille, grâce à qui j’ai pu lire ce livre! Non seulement j’ai eu un beau marque-page (avec un chat dessus), mais sa dédicace m’a fait sourire!

Journaliste à la retraite, Marc tourne en rond dans son appartement, rêvant de quitter Paris mais sans jamais sauter le pas. Jusqu’à ce que Manon, ex-collègue, l’emmène dans un petit village d’Aveyron. Rapidement adoptés par les villageois, ils tentent discrètement d’élucider un cold case, à savoir la mort du Père Pommier, et surtout, beaucoup plus intriguant (pour moi), le suicide de sa femme, Clotilde.

Que dire de Marc? Je l’aime bien. C’est quelqu’un de foncièrement gentil mais je l’ai trouvé un peu mou du genou parfois. Mais heureusement, Manon est là. Elle est sans conteste mon personnage préféré! Plus jeune que Marc, elle est pleine de fraicheur. J’ai horreur d’utiliser ce mot, «fraicheur», pour qualifier quelqu’un (j’ai l’impression de la comparer à une salade, on se croirait dans une pub), mais honnêtement, je ne vois pas d’autre mot pour parler de Manon. Elle est drôle, un brin cynique, et elle a une vision bien à elle de voir les choses. J’étais limite déçue de ne pas la voir plus souvent, mais, mais, mais (toujours trois mais avec moi) la fin laisse présager qu’on la verra davantage dans le tome 2! J’espère en tout cas, parce qu’ils font un bon duo. On en parle d’ailleurs de cette fin : j’étais persuadée que tout se finirait bien et puis non en fait. Un suspense qui m’a laissée comme une pauvre andouille, puisque je ne m’attendais vraiment pas à ça! Je suis bien curieuse de lire la suite.

Je me suis rendue compte que plus j’avançais, et plus je me préoccupais des personnages, au détriment de l’intrigue. J’adore les histoires de meurtre, et celle-ci n’échappe pas à la règle. Mais finalement, ce n’est pas ce qui m’a le plus plu dans ce livre. L’ambiance qui règne au village est très bien décrite (et surtout réaliste), et j’ai adoré découvrir les différentes personnalités, et leurs relations.

Ah et puis j’ai découvert ce sport qu’est le jeu de quilles. Pour avoir des voisins qui pratiquent assidument ce magnifique loisir qu’est la pétanque (et ce à grand renfort de cris et de « Tu tires ou tu pointes? »), j’avais plus ou moins deviné en quoi ça consistait. Rassurez-moi, ce n’est pas une hérésie de comparer les deux? Ça me rappelle aussi le bowling (en plus l’air d’avoir l’air ridicule avec ces chaussures immondes, je suis une quiche internationale à ce jeu) mais loin de moi l’idée de provoquer les dieux des quilles…

Il n’y a que deux choses qui m’ont un peu gênée. La taille du roman, d’abord. Une petite centaine de pages en plus ne m’aurait pas dérangée, les personnages y auraient gagné à être plus développés, et un peu plus d’action n’aurait pas été de refus. Ensuite, j’ai trouvé que la fracture ville/campagne était un tantinet exagérée, un peu trop clichée peut-être. En dehors de ça, le style est efficace et très fluide, le roman se lit tout seul. Je sais que certains n’aiment pas comparer les auteurs, et bla bla bla, mais moi j’ai trouvé un peu de Gilles Legardinier dans ce livre. Le côté convivial et la petite touche d’humour m’ont beaucoup plu! Je précise aussi que j’ai adoré le début du livre: Marc raconte son enquête auprès d’un juge, et leurs répliques m’ont faire rire (surtout celles du juge en fait)!

En résumé:

Un roman agréable à lire, surtout pour ses personnages. Et si vous aimez les chats, jetez-vous dessus!

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