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Beautiful Disaster, Jamie McGuire

images« Travis Maddox est sexy, bâti comme un dieu et couvert de tatouages. Il participe à des combats clandestins la nuit et drague tout ce qui bouge le reste du temps. Exactement le genre de mec qu’Abby doit éviter si elle veut réussir à démarrer une nouvelle vie. 

Mais Travis insiste et lui propose un pari. Si elle gagne, il renonce au sexe pendant un mois. Si elle perd, elle s’installe chez lui pendant un mois. Ce qu’il ignore, c’est qu’il a affaire à bien plus joueur que lui…Une fois toutes les cartes abattues, la catastrophe annoncée se muera-t-elle en amour passionné ? »

Il m’arrive parfois de faire des choix stupides. Comme lire un livre que je sais pertinemment que je vais détester. C’était le cas de Beautiful Disaster. A la seconde même où j’ai lu la première phrase, j’ai su que j’avais fait une bêtise. Mais comme je suis têtue, et que sur un malentendu, il se pourrait que le livre ne soit pas si nul que ça, je l’ai terminé.

Et bien non, ce livre est bel et bien une daube.

Attention, les propos qui suivent ne reflètent que mon avis (et j’ai encore le droit d’en avoir un héhé). Quelques spoilers sont disséminés par-ci par-là, et bien évidemment, mon article est rempli de gros mots en tout genre. Have fun les churros !

giphyPar où commencer ? Je n’en ai pas la moindre idée, il y a tellement d’options qui s’offrent à moi : des personnages dangereux et psychotiques, une intrigue au ras des pâquerettes, une écriture au rabais et un titre ridicule (je peux continuer des heures comme ça).

Parlons d’abord de Travis Maddox. Travis « Mad Dog » Maddox. Il est l’un des personnages les plus détestables et dangereux que j’ai pu croiser dans mes lectures New/Young Adult. Outre son charisme digne d’un bernard-l’ermite malade, Travis a de sérieux problèmes mentaux*. Ce type est un psychopathe, catégorie Ted Bundy. Laissez-moi vous dresser son portrait-robot :

  • Travis est possessif, jaloux, et ne supporte pas qu’un autre homme s’approche d’Abby.
  • Travis exprime son mécontentement par une violence extrême, notamment en frappant tout ce qui bouge ou en saccageant son appartement.
  • Travis est obsédée par Abby d’une façon malsaine et il présente une forte dépendance affective (cf tout ce que je raconte dans cet article).
  • Travis désire contrôler chaque aspect de la vie d’Abby.
  • Travis a un sérieux penchant pour l’alcool.
  • Travis n’a aucune notion de ce qu’on appelle le RESPECT.
  • Travis est donc un gros con.

AU SECOURS JE SUIS A TERRE APPELEZ LES POMPIERS.

Je trouve ça absolument intolérable/scandaleux/irresponsable de prétendre que le comportement de Travis est acceptable. Il n’y a rien de romantique dans la violence, absolument rien. Je ne vois pas non plus comment un harceleur peut être considéré comme sexy ou attirant. Son obsession pour Abby est malsaine au plus haut point, c’est vraiment effrayant. Les filles, ce genre de comportement n’est pas normal, et relève clairement du domaine psychiatrique. J’ai eu du mal avec certains avis que j’ai lus, et dont les auteures rêvent d’un homme comme Travis dans leur vie. Personnellement, je ne rêve que d’un homme qui me respecte, et qui ne m’empêche pas de vivre ma vie comme je l’entends (#jeunedemoisellerechercheunmecmortel). Mais chacune son style, j’imagine. Alors je sais, je fais souvent ma maline avec les bad boys et blablabla. Mais il y a quand même une grande différence entre un mec qui « se la joue » et qui veut seulement impressionner une fille, et un type qui tabasse tout ce qui bouge, et qui est quasiment prêt à tuer quelqu’un. Travis est une bête incapable de se contrôler, avec des pulsions à la limite de la morbidité. Aucune fille ne devrait accepter d’être traitée pareil. C’est typiquement le genre d’homme qui commence par casser la figure des autres, mais qui finira un jour par frapper sa femme (coucou j’extrapole). Je vous jure qu’il faut vraiment lire ce livre pour y croire.

Je suis vraiment déçue qu’une femme soit à l’origine de ce carnage littéraire. Je mettrais mes deux mains à couper qu’elle n’apprécierait pas être traitée de cette façon.

De la même façon, imaginez le genre de message que ce genre de livre envoie aux hommes/garçons ? Alors ok, ce n’est pas la cible principale des livres New Adult, mais il y a quand même des hommes qui l’auront lu, et bonjour les dégâts. Le comportement de Travis n’est pas à reproduire. En aucun cas. Un mec qui risque à tout moment de vous en coller une n’est pas hot. Il est juste bon à croupir en prison.

Je passe rapidement sur Abby, qui est le cliché du personnage féminin que l’on retrouve dans ce genre de livre. Mais en pire. Et oui, c’est tout à fait possible. Je vous promets qu’Ana Steele a l’air intelligente et équilibrée à côté d’elle. Je ne comprends pas comment on peut avoir aussi peu de respect pour soi-même. Abby est stupide, immature et ne trouve rien de mieux à faire que d’encourager le comportement destructeur de Travis. Elle ne voit aucun problème à se faire humilier constamment. On en parle de Travis qui ramène pas une mais deux filles chez lui, alors qu’Abby dort juste à côté (dans sa chambre à lui)? On se doute bien qu’ils n’ont pas fait une partie de Uno tous les trois sur le canapé.

Damn, il y a des limites à ma tolérance.

Je ne parle même pas des personnages secondaires, tant ils sont inutiles et creux. Le seul personnage intéressant et un tant soit peu mûr dans sa tête, c’est Kara, la colloc d’Abby. Et pourtant, celle-ci la fait passer pour une pimbêche. Encore une fois, c’est une belle preuve de maturité de la part d’Abby. En tout cas, Kara va nous lâcher le mot qui résume le livre : CO DEPENDANCE.

Do you know what codependency is, Abby? Your boyfriend is a prime example, which is creepy considering he went from having no respect for women at all to thinking he needs you to breathe.”

Au niveau de l’intrigue, c’est tellement du réchauffé que ça en devient forcément mou. Je mentionne à peine la fin -cheesy et horrifiante à la fois- qui m’a mise hors de moi. Le tatouage « Mrs Maddox » d’Abby conclue le livre en beauté et en bêtises.

BONUS (parce qu’on n’en a pas eu assez) : Travis a cette manie ridicule d’appeler Abby « poulette »… Ah, combien de fois je n’ai pas eu envie de brûler ce livre et de danser autour des flammes (avec un rire démoniaque).

Ce livre est un ramassis de conneries. Sorry les girls (et les boys), mais il n’y a pas d’autre mot pour définir ce qu’a écrit Jamie McGuire. Beautiful Disaster m’a complètement affligée et mise en colère. C’est du terrorisme. Ni plus, ni moins (#dramaqueen).

En résumé :

Les copines, il va falloir m’interdire de lire ce genre de livres, c’est très mauvais pour ma santé mentale, et ça fait palpiter la veine de mon front d’une façon très disgracieuse.

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*Et j’ai lu à peu près tous les articles possibles sur comment débusquer un psychopathe, un pervers narcissique ou un obsédé, je les flaire donc à des kilomètres à la ronde. Appelez-moi en cas de doute (50,04€/min + coût d’un appel selon opérateur).

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Mini-avis: mes dernières lectures

Pour ceux qui me suivent sur la page Facebook, vous avez pu avoir un aperçu de la magnifique, que dis-je, sublimissime bibliothèque de mon université. Je rêve d’y dormir, mais le vigile me jetterait dehors à coup de matraques. Mon excitation littéraire a atteint des sommets lorsque j’ai découvert qu’il y avait une LIBRAIRIE dans le campus. Bref, c’est l’extase.

J’en ai donc profité pour acheter trois livres en VO, c’est-à-dire en espagnol.

Je suis en plein dans une période poésie, donc Neruda s’imposait. Veinte poemas de amor y una canción desesperada est désormais l’un de mes recueils de poésie préféré. Pablito n’avait que 19 ans à l’époque où il a écrit ces poèmes, et son jeune âge a scandalisé compte tenu du sujet abordé. Halte là! Rien de choquant dans ce recueil, Neruda a un sens de l’érotisme tout à fait respectable, à la fois sensuel et doux, provoquant parfois mais toujours sans mauvais goût. E. L. James prends-en de la graine, s’il te plait. Pablo Neruda a un style d’écriture renversant, qui vous prend aux tripes et vous chamboule tout entier. Si vous n’êtes pas à l’aise en espagnol, le français passe aussi très bien. Mon poème préféré du recueil s’appelle Aquí te amo. Mon poème préféré de tous les temps écrit par Neruda est le Soneto XVII, que vous pouvez découvrir ici. Lisez-le, dévorez-le, vivez-le.9788432248429

J’ai enchainé avec une pièce de théâtre du brillant Federico Garcia Lorca. Bodas de Sangre raconte une passion impossible, forcément tragique, au cœur d’un village fermé d’Andalousie. Lorca nous transporte dans une Espagne fière, traditionnelle, où les femmes n’ont pas de choix en ce qui concerne le mariage, et où les hommes n’hésitent pas à régler les conflits avec les armes. L’attachement à la terre, la violence, et surtout cette passion interdite sont retranscrits à merveille dans cette pièce de théâtre. Bien que j’aie trouvé l’espagnol un tantinet plus difficile que celui de Neruda, je vous le conseille vivement en VO. Je me suis laissée emporter par ces personnages de caractère pour lesquels on ne peut que compatir à leurs malheurs. En bref, excellente pièce, excellent Lorca.Imprimir

Le troisième livre que je me suis offert est celui du mexicain Edmundo Valadés, La muerte tiene permiso. Je ne l’ai pas encore terminé, je ne vous cache pas que je rame un peu. Ce recueil de nouvelles traite essentiellement de la justice, de la corruption, et de la condition paysanne. Oui, c’est un peu moins sexy qu’un Neruda, mais que voulez-vous, j’ai ouïe dire que c’était un incontournable. Affaire à suivre donc.

Dans un registre beaucoup moins intellectuel, j’ai lu les tomes un et deux d’Amy Ewing, à savoir Le Joyau, et La Rose Blanche. Bien que j’aimais assez le concept de départ, je dois dire que j’ai été déçue. J’ai trouvé l’intrigue facile, les personnages creux comme une noix de coco, et le rythme trèèèès lent. J’avoue que ces deux livres restent des lectures faciles, pour lire le soir après une grosse journée par exemple. Mais rien d’extraordinaire pour moi, je m’attendais à davantage d’actions, un vrai complot politique. Et j’ai eu l’impression de lire les messes basses de vieilles mégères qui se disputent des poules pondeuses. Est-ce que j’ai le droit de rajouter que je trouve les couvertures hideuses? J’ai cru comprendre que le dernier tome sortait bientôt, et en sadique que je suis, je lirai forcément la fin. Laissez-moi quand même hurler ma déception. DECEPTIOOOOOOON. ewing

Dans ma lancée, j’ai continué avec A Kiss in the Dark, de Cat Clarke. Entre Cat et moi, ce n’est pas l’amour fou. Mais alors vraiment pas. Ses personnages m’irritent le côlon et son style d’écriture m’agace au plus point. Bref, je ne l’aime pas. Et pourtant, je continue d’être intriguée par la publicité qu’on nous pond autours de ses livres. Je me dis qu’un jour, j’accrocherais peut-être à ses intrigues tordues. Hélas, ce ne sera pas avec A Kiss in the Dark. ATTENTION SPOILER (vous êtes prévenus). Mais quelle idée?! Mais pourquoi?! Mais comment?! Expliquez-moi comment vous pouvez sortir avec un garçon pendant des mois sans vous rendre compte que c’est en réalité une fille?! A moins d’être lobotomisé du cerveau par des extraterrestres, je n’y crois pas. Donc outre le fait que c’est une histoire complètement absurde, le personnage de Kate m’a grandement horripilé (coucou la nunuche). J’aime bien Alex parce que c’est clairement un personnage compliqué, mais HÉ HO c’est quoi ce faux plan que tu nous fais là Cat? Une fois de plus, c’est la désillusion… CVT_A-kiss-in-the-dark_9284

Dans un registre nettement plus intéressant, j’ai enfin lu le livre d’Aziz Ansari, Modern Romance. Vous savez sans doute que je voue un culte sans limite pour un certain nombre d’acteurs/actrices: Amy Poehler, Tina Fey, Mindy Kaling, Nick Offerman, Chris Medina, et bien d’autres. Aziz Ansari fait bien évidemment parti de cette liste, il y est même en top de classement. Je le trouve tellement drôle que je manque de me faire dessus à chaque fois qu’il parle. Le meilleur dans tout ça, c’est que ce qu’il raconte est tellement VRAI. Modern Romance est une étude sociologique sur les comportements amoureux dans l’ère du digital. Des nouvelles façons de rencontrer l’âme sœur (coucou Tinder…) au sexting, tout y passe. Aziz Ansari a fait un vrai travail de recherche, ses propos sont étayés par des études qu’il a menées lui-même, par des graphiques et par des anecdotes. J’ai énormément ri parce que même si n’est pas un livre humoristique à proprement parlé, l’auteur reste Aziz Ansari. J’ai adoré qu’il aille comparer plusieurs cultures différentes, à savoir le Japon, la France et l’Argentine. Je me suis aussi beaucoup reconnue dans Modern Romance. D’abord parce que je fais partie de cette génération qui dort avec son smartphone, et ensuite parce que moi aussi je fais ce truc débile quand un mec m’écrit un sms: je laisse un certain laps de temps s’écouler (très exactement le temps de sa réponse à lui x2 + une pause goûter) avant de répondre à son message. Avouez, je ne suis pas la seule à faire ça. Ou si? Au final, comme le dit Aziz, je n’arrive toujours pas à décider si rencontrer quelqu’un est plus dur aujourd’hui ou « avant ».  Les méthodes sont bien différentes mais le combat est le même. A savoir: ne pas finir avec un mec qui sera chauve et sans dent dans 10 ans. 81IWfWiI1vLPour terminer cet article, c’est au tour de The Revenant de Michael Punke de passer à la casserole. Je l’ai gentiment « emprunté » à la réception de l’hôtel où j’ai séjourné pendant mes vacances à la playa. Et ok, je ne l’ai pas rendu parce que je ne l’avais pas terminé. Allez-y, brûlez-moi sur la place publique si vous y tenez. Tout le monde connait l’histoire de The Revenant depuis que Dicaprio nous a ENFIN décroché l’Oscar pour son interprétation dans le film d’Alejandro González Iñárritu. Pour ceux qui vivent dans une cave, c’est l’histoire de Hugh Glass un trappeur américain qui se fait bouffer par un ours et abandonné par sa team dans le froid des Rocheuses. Hughie survit et décide de se venger de ses anciens camarades qui l’ont laissé pour mort. Sérieusement, j’ai cru que j’allais recracher mon coco-mojito par le nez lorsque j’ai lu le passage de l’attaque. Comment peut-on survivre à ça?! Même avec un morceau de scalpe en moins, Hugh est une vraie force de la nature que rien n’arrête, pas même un serpent ou le froid qui gèle les orteils. J’adore les histoires de vengeance et cette ambiance de chasseur/trappeur à la Docteur Quinn. J’ai été servie avec The Revenant. On ne s’ennuie pas, on prie que pour Hughie s’en sorte, et on espère qu’il trucidera cette bande de traitres. On se prend au jeu quoi. 28492027

Voilà mes petits cactus. J’espère que ce tour d’horizon vous aura plu. Je suis en train d’écrire un article qui me tient énormément à cœur, j’ose espérer qu’il vous plaira et qu’il vous donnera envie de lire certains livres en particulier. Sur ce, je vous embrasse tous, à très vite

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George, Alex Gino

24612624« BE WHO YOU ARE.

When people look at George, they think they see a boy. But she knows she’s not a boy. She knows she’s a girl.

George thinks she’ll have to keep this a secret forever. Then her teacher announces that their class play is going to be Charlotte’s Web. George really, really, REALLY wants to play Charlotte. But the teacher says she can’t even try out for the part . . . because she’s a boy.  

With the help of her best friend, Kelly, George comes up with a plan. Not just so she can be Charlotte — but so everyone can know who she is, once and for all. »

George, 10 ans, a l’air d’un petit garçon «normal». Il travaille bien à l’école, se chamaille avec son grand frère à la maison, et passe de bons moments avec sa meilleure amie. Une vie banale en apparence. George est en réalité une fille, mais le monde ne le voit pas.

George est une petite fille adorable. Elle n’ose pas dire la vérité à son sujet, de peur de bouleverser ses proches (notamment sa mère). George souffre de voir à quel point la société est régie par des codes et des stéréotypes. Les adultes, qui sont censés montrer l’exemple, n’ont de cesse de mettre les gens dans des cases bien définies. Tout ça est complètement con (whoops la grossièreté) mais c’est malheureusement le cas. George décide alors de sortir de sa coquille, en auditionnant pour un rôle féminin. Le moins que l’on puisse dire, c’est que George est sacrément courageuse pour son âge. Elle vit avec ce lourd secret et pour son âge, elle fait preuve d’une force incroyable. Heureusement, elle peut compter sur son meilleure amie, Kelly. Kelly et George sont deux vraies copines, et qu’est-ce que c’est mignon à leur âge! C’est la petit touche cute du livre!

Il y a forcément un côté triste dans l’histoire de George. Celle-ci se heurte à l’incompréhension de ses proches. Entre sa mère qui fait la sourde oreille, sa maitresse d’école qui est aussi ouverte d’esprit qu’une huitre, et ses camarades d’école qui la maltraitent, George en a vu de toutes les couleurs. J’ai eu mal au cœur plus d’une fois.

J’ai beaucoup aimé le fait que l’auteur introduise George dès les premières pages en tant que fille. Alex Gino utilise systématique le pronom féminin lorsqu’il se réfère à George. Le doute ne plane pas, George est une fille, malgré son corps de garçon..

Alex Gino a une écriture très simple. Rien d’étonnant puisque ce livre est destiné aux enfants. Il n’empêche que son écriture est honnête et sans prétention. Gino n’essaye pas de forcer les émotions, et son livre se lit très naturellement. Le tout est écrit dans un anglais facile et très abordable. Donc pas d’excuse pour ne pas le lire!

C’est un livre rempli d’espoir. L’auteur souhaite dire ici à tous les George de la planète qu’ils ne sont pas seuls. Et qu’il existe des solutions à chaque situation. On y découvre un message universel de tolérance, d’acceptance de soi et des autres. Je suis parfois dégoutée de voir le peu de tolérance dont on peut faire preuve. Mais lire George remonte le moral.

J’ai eu envie de prendre George dans mes bras, de la serrer contre moi. L’histoire de George est une histoire que tout le monde devrait lire. Le thème abordé est comme vous le savez, un sujet de société important, et qui prend de l’ampleur aujourd’hui. Pourtant, on trouve encore peu de livres estampillés LGBT dans nos rayons. Et les livres qui traitent déjà de ce sujet sont généralement pour les adolescents ou les adultes. George est un livre écrit pour les enfants, et je trouve ça plutôt cool.

En résumé:

George m’a réchauffé le cœur.

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The Walking Dead, tome deux, Kirkman & Adlard

31646« Un fléau a transformé les morts en zombies errants à la recherche des derniers humains pour s’en repaître. Un groupe de rescapés, menés par Rick – ancien policier de son état – tente de s’en sortir dans ce monde devenu fou où une seule règle prévaut dorénavant: survivre à tout prix. Fuyant les zones urbaines infestées, les rescapés trouvent refuge dans une ferme aux ressources providentielles, mais qui recèle également de nouveaux dangers. »

On retrouve dans ce deuxième tome la bande de survivants, qui après avoir été attaquée dans leur campement, est obligée de reprendre la route. Les rescapés, menés par Rick, doivent alors faire face au pire. Entre la perte de certains de leurs membres, la quête d’un refuge, et évidemment, leur survie quotidienne, ce tome apporte énormément d’actions et de rebondissements.

Rick prend officiellement le poste de leader, et merci, c’est ce que j’attendais de ce tome. Je l’aime beaucoup, je trouve qu’il a un charme fou. Je ne sais pas qui est l’acteur dans la série qui interprète Rick, mais j’espère qu’il est au niveau! J’ai plus de mal avec sa femme par contre, pour des raisons évidentes… Certains personnages font leur apparition, comme le très charismatique Tyreese, qui devient mon nouveau héros. J’espère qu’on le verra encore davantage, et je vous le dis, il n’a pas intérêt à se faire bouffer celui-là.

J’ai beaucoup aimé la rencontre avec un autre groupe de survivants : la famille Grenne, dont le patriarche, Hershel, ne partage pas la même conception des choses que Rick… Cela donne lieu à des situations explosives entre les membres du groupe, situations qui n’ont malheureusement pas toujours une fin heureuse. La tension entre les deux groupes est clairement palpable, et vient s’ajouter à l’angoisse que les zombies apportent.

J’ai comme l’impression que les zombies sont légèrement moins présents dans ce tome. Mais quand ils sont là, je peux vous garantir que le stress monte. Ce n’est que le tome deux de la série, mais on glane déjà quelques informations sur ces zombies : ils gèlent lorsqu’il fait très froid, et certains (les Rôdeurs, comme Rick les surnomme) ont l’air plus intelligents que d’autres. J’ai vraiment hâte d’en savoir davantage sur toute cette épidémie et s’il y a un moyen de guérir ces zombies. Ou pas.

Le scénario est une fois de plus à la hauteur de mes espérances. J’ai passé ma lecture à flipper de voir mes personnages préférés servir de goûter aux zombies. Et la fin, aaaaaaaaaah, qu’il me tarde de lire la suite!

Comme pour le premier tome, je ne suis pas déçue du graphisme. Je ne suis pas une professionnelle de la BD, donc je suis incapable de vous dire si les dessins sont proportionnels, équilibrés ou que sais-je encore. Tout ce que je peux vous dire, c’est que j’adore toujours autant le côté noir et blanc. Je trouve que certains personnages sont très bien travaillés, et j’aime beaucoup le jeu d’ombres et de lumière (je fais ma belle là, vous avez vu ?!). En clair, ce tome deux reste un plaisir pour les yeux.

Je dois absolument mais absolument regarder la série. Je me répète ça depuis des millénaires, mais je n’ai pas encore sauté le pas. Pour Halloween peut-être…

En résumé:

Plus que 22 tomes à lire.

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Crash and Burn, Michael Hassan

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«Steven Crashinsky saved more than a thousand people when he stopped his classmate David Burnett from taking their high school hostage armed with assault weapons and high-powered explosives. What you didn’t know: the words that burn whispered to Crash right as the siege was ending, a secret that Crash has never spoken of. Until now.»

Par où commencer avec ce livre. Crash et Burn. Steven «Crash» Crashinsky et David «Burn» Burnett. Même leurs surnoms sont faits sur mesure. Crash et Burn se rencontrent pour la première fois lorsqu’ils ont huit ans, poussés par leurs mères qui se sont liées d’amitié. Crash est atteint de ce qu’on appelle ADHD (Attention deficit hyperactivity disorder), ou en français: trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité. Contraint d’être «ami» avec Burn, et sa sœur Roxanne, Crash va vivre un enfer. Lorsque Burn tente de mettre le feu à leur école (à même pas dix ans…), Crash comprend qu’il est dangereux, et qu’un jour où l’autre Burn passera à un acte encore plus terrible. C’est chose faite le 21 avril 2008, quand Burn décide de prendre des étudiants et des professeurs du lycée en otage, armé jusqu’aux dents, avec des explosifs prêts à emploi.

Crash est assez détestable dans son genre. Il a certes sauvé des centaines d’étudiants, ses professeurs et le lycée de la prise d’otages de Burn mais quand même. Crash et sa bande passent 90% de leur temps défoncés, à fumer, à boire, et à profiter des filles qui cherchent à rencontrer le fameux héros. Il profite allègrement des gens et de sa célébrité. C’est parfois dur de suivre le fil de ses pensées, et évidemment on déplore certaines de ses actions. MAIS. Il m’a beaucoup touchée. Le voir lutter contre son ADHD m’a fait mal au cœur. Son père est l’être le plus méchant de tous les temps. Je n’ai jamais -jamais- lu un truc pareil. Et puis il y a Burn. Crash est littéralement terrifié par Burn, depuis le jour où celui-ci a voulu cramer leur école primaire. Michael Hassan retranscrit parfaitement cette peur et cette anxiété qui le rongent dès que Burn est dans les parages. Crash est forcément très affecté, et sa santé, mentale et physique, se dégrade à vue d’œil. Heureusement qu’il y a sa petite sœur Jamie, même si elle ne sert à rien pendant les trois quarts du livre. Crash lui voue un amour sans limite (sa relation avec sa grande sœur Lindsay est nettement plus conflictuelle), et son désir de la protéger lui donne forcément un côté attendrissant.

Burn me fait peur. Honnêtement, à part dans les romans de Stephen King, j’ai rarement peur d’un personnage. Et encore, dans certains livres, c’est surtout la situation qui m’effraie. Là, je vous garantis que c’est bel et bien David Burnett qui me fait peur. Burn est un personnage très complexe: un petit génie surdoué, prétentieux, obsédé par trois personnes en particulier, manipulateur et j’en passe. Il est lui aussi atteint de différents troubles du comportement, et de sévères névroses. Pendant la moitié du livre, j’ai eu du mal à déterminer s’il était un «gentil» ou un «méchant». Avec réflexion, je me dis qu’il est les deux. Et c’est aussi ça qui m’a terrifié. Parce que pour chaque bonne action qu’il fait, ou chaque mot gentil prononcé, on s’attend à un retour de flamme d’une malveillance absolue. Ce qui fait que comme Crash, à la seule mention du nom de Burn, je deviens tendue, je me crispe et j’ai la gorge sèche. Pour vous dire à quel point j’étais à fond dans ce livre. Je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir un tout petit peu de compassion pour Burn. Même s’il a des troubles du comportement depuis qu’il est enfant, c’est la mort de son père qui a déclenché sa folie et sa rage. Je ne lui cherche pas d’excuse, j’ai eu envie de l’assommer plusieurs fois avec mon livre. Mais je ne pense pas qu’il soit juste un psychopathe, il est bien plus que ça.

J’ai rarement vu une relation (je ne qualifie même pas ce qu’ils partagent d’amitié) aussi toxique. Crash et Burn sont liés, d’une manière difficile à comprendre. Steven déteste David, mais il se sent mal pour lui. Alors il le tolère plus ou moins. Crash raconte leur histoire depuis les années 90, jusqu’en 2008. Ce qui fait donc pas mal d’années où l’on observe la violence, qui monte lentement en puissance. Et il y a vraiment de quoi mettre le lecteur mal à l’aise. J’ai patiemment attendu le jour où cette violence a fini par exploser. Je dis patiemment parce que le roman m’a semblé long par moment. Crash raconte toutes les histoires liées à Burn, et il y en a beaucoup. Mais avec le recul, je pense qu’elles sont nécessaires pour comprendre comment Crash et Burn en sont arrivés là.

J’aimerais aussi vous parler de Roxanne, la sœur de Burn, mais impossible de le faire sans spoiler l’histoire. Je dirais juste que c’est un personnage assez incroyable, et une fois de plus, je n’ai jamais vu quelqu’un qui lui ressemble.

L’histoire est très bien construite. Michael Hassan a vraiment un style d’écriture particulier: les phrases sont longues, détaillées mais en même temps, percutantes. Bien que certains passages soient un peu difficiles à suivre (Crash et son ADHD n’aidant pas vraiment), j’ai beaucoup apprécié sa narration. Les allers retours entre le présent, où Crash doit écrire ce livre justement, et le passé sont vraiment bien dosés. L’intrigue est installée dès les premières pages, puisque Crash nous révèle que Burn lui a soufflé un secret le jour de la prise d’otage. Il entretient le mystère tout au long du livre, donc impossible de ne pas le terminer. Au vu de toutes les actions dangereuses et stupides de Burn, je n’ai pas arrêté de me demander ce que ça pouvait être. J’étais à mille lieues de deviner.

Ce livre est très intense, puisque énormément de sujets sont abordés. Pour faire une liste (non-exhaustive): le suicide, les attentats du 11 septembre 2001, la drogue, le sexe, l’alcool, les relations père-fils, les maladies mentales, etc. Je ne le conseillerais donc pas aux plus jeunes, évidemment.

Il y a tellement plus que la relation Crash/Burn dans ce livre, et je meurs d’envie de tout vous déballer. Ma chronique est déjà beaucoup trop longue, mais quand j’aime un livre, j’en parlerais pendant des heures et des heures…

En résumé:

 Excellent.

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Central Park, Guillaume Musso

CVT_Central-Park_5496«Alice et Gabriel n’ont aucun souvenir de la nuit dernière … pourtant, ils ne sont pas près de l’oublier. New York, huit heures du matin … Alice, jeune flic parisien, et Gabriel, pianiste de jazz américain, se réveillent menottés l’un à l’autre sur un banc de Central Park. Ils ne se connaissent pas et n’ont aucun souvenir de leur rencontre. La veille au soir, Alice faisait la fête avec ses copines sur les Champs-Élysées tandis que Gabriel jouait du piano dans un club de Dublin. Impossible? Et pourtant … »

Le moment «confessions intimes» devait forcément arriver un jour ou l’autre. Je lis Guillaume Musso. Alors je sais, pour les plus élitistes de la littérature française, lire Guillaume Musso, c’est comme si un Italien mangeait des pâtes avec du fromage râpé Monoprix*. Et bien vous voulez que je vous dise? Il n’y a rien de mal à manger des pâtes au râpé de temps en temps.

Alice et Gabriel se retrouvent un beau matin menottés l’un à l’autre, sur un banc de Central Park. Ils ne se connaissent pas: elle est flic à Paris, et lui est un pianiste en tournée. Comment en sont-ils arrivés là? Alice va devoir faire face à un vieil ennemi et aux démons du passé afin de découvrir l’atroce vérité… (je me moque). Gabriel, lui, ne sert à rien (je me moque encore). Bon, mon résumé n’est pas terrible, mais je n’ai pas vraiment aimé ce livre.

Alice m’a un peu agacée. Vous le savez, j’ai une tolérance assez limitée quant aux personnages féminins. J’aime bien son petit côté kick-ass, elle est déterminée et elle n’a pas besoin qu’on la materne. Mais, je l’ai trouvée quand même un peu trop sûre d’elle, et de ce fait, j’ai eu du mal à la trouver attachante. Elle fait confiance à Gabriel alors qu’elle ne le connait ni d’Adam ni d’Eve. L’explication qu’il lui donne sur son identité est complètement en désaccord avec son comportement, et j’ai peine à croire qu’Alice soit tombée dans le panneau aussi facilement. J’ai trouvé leur relation complètement superficielle et fausse. Je souligne quand même que j’ai bien aimé l’humour de Gabriel. J’aime sa répartie, et sa façon d’être en général. Il égaye quand même le roman, il faut le dire. Je suis donc un peu partagée sur les personnages, ils m’horripilent mais en même temps, il y a des côtés que j’aime bien chez eux!

Dès le début, on est pris dans les aventures d’Alice et Gabriel. Il n’y a pas vraiment de temps morts, les rebondissements s’enchainent à toute vitesse. J’ai même parfois eu du mal à suivre! C’est donc un très bon point, Dieu sait comme j’ai une sainte horreur des scénarios mous du genou. Oui mais voilà, au bout de la moitié du livre, j’ai eu un mauvais pressentiment.

Je vais le dire franchement, cette impression de «déjà lu» m’a clairement irrité le côlon. J’ai commencé à perdre mon intérêt pour l’intrigue, j’ai trouvé que c’était du réchauffé. Je m’attendais à un dénouement incroyable, qui m’aurait coupé le souffle. Et puis non, j’ai juste soupiré lourdement. Mes yeux ont fait même mille tours dans leurs orbites (un peu comme dans Beetlejuice) à certains moments tellement la mise en scène était grotesque et caricaturale. Et je ne vous parle même pas de mon exaspération en lisant le dernier chapitre. Expliquez-moi pourquoi les héros finissent toujours ensemble? Je trouve ça contrariant au plus haut point, surtout quand ça sort de nulle part! Je suis d’autant plus déçue et frustrée parce que j’aimais bien l’idée de départ. Mais les explications m’ont laissée complètement dubitative. Je ne suis pas convaincue par le fin mot de l’histoire.

Niveau style, rien de nouveau sous le soleil. C’est facile et rapide à lire. Comme dans tous les Musso, on retrouve une citation qui ouvre chaque chapitre. J’aime bien, ça me donne envie de lire certains auteurs.

En résumé:

Il s’avère que des fois, le plat de pâtes au fromage râpé n’est pas si bon que ça.

*Et lire Marc Levy, c’est comme manger au Macdo. Guess what? J’aime bien le Macdo de temps à autre.

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The DUFF, Kody Keplinger

d4ebbd6b3a705db29196f4b4c16ec989«Seventee-year-old Bianca Piper knows she’s not the hottest girl at school, but when school jock and man-slut Wesley casually refers to her as a DUFF, the gloves are off!”

Bianca apprend au cours d’une soirée qu’elle est la DUFF de son groupe de copines. Wesley Rush, le beau gosse du lycée, lui fait remarquer qu’elle est la Designated Ugly Fat Friend, ce qui veut dire, en gros, qu’on se sert d’elle pour paraître à son meilleur avantage. Etre DUFF, ce n’est pas forcément être moche ou doudou, c’est juste être moins attirant que les autres. Le ou la DUFF est en général une personne abordable, auprès de qui on vient collecter des informations sur ses hot copines, par exemple. C’est un peu le vieux tapis de service, ou le quatrième côté d’un triangle (je suis mauvaise en géométrie mais je suis sûre qu’il existe une expression pour ça). Est-ce que vous vous êtes déjà demandé pourquoi vos copines insistent toujours pour vous trainer en boîte, alors que vous détestez danser? You’re a DUFF, my friend.

(j’ai volontaire enlevé une partie du résumé, vous comprendrez en lisant mon avis)

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Bianca est le parfait exemple des héroïnes que j’adore. Elle est franche, cynique et elle emmerde les gens (sorry, mais je ne vois pas d’autre mot plus approprié que celui-là). Elle passe les trois quarts de sa vie à se plaindre, et je ne vous explique même pas la panique lorsqu’elle prend conscience de l’atroce vérité. Bianca va très mal vivre le fait d’être une DUFF. Elle va cogiter longuement sur ce que ça veut dire sur elle, en tant que personne. Elle m’a parfois fait beaucoup de peine, parce qu’elle se rabaisse constamment. Ajoutez le fait que ses relations avec ses copines se dégradent au fur et à mesure et surtout que sa mère ait plié bagages, et on la perd. J’aurais pu la détester, parce qu’elle a quand même pas mal de défauts, mais je me suis tellement attachée à elle. A la fin du livre, on remarque clairement son évolution, elle a grandi et elle est déjà nettement plus mature.

Wes doit être le personnage le plus sexy de tous les livres jamais lus. No kidding. Wesley est le petit con prétentieux du lycée (encore un gros mot, my bad), qui collectionne les filles. Et pourtant, il est d’une gentillesse incroyable. Wes a quelques difficultés à s’entendre avec sa famille, mais qui n’en a pas? Dans tous les cas, il a un vrai sens de l’humour ET des abdos à tomber. Je n’ai eu aucun problème à le visualiser, puisque un film adapté du livre est sorti début 2015, et que c’est Robbie Amell qui a été choisi pour jouer son rôle. Holy shit, j’ai failli tomber du canapé quand je l’ai vu.

Je n’irais pas plus loin sur Bianca et Wes pour ne pas spoiler. Leurs dialogues sont clairement les meilleurs passages du livre, et ça vaut le détour! Je peux vous jurer que je n’ai RIEN vu venir. En fait, j’ai acheté ce livre sans lire le résumé (et j’ai bien fait héhé) donc j’ai subi un gros WTF moment car je ne m’y attendais pas du tout! C’est aussi pour ça que je ne l’ai pas mis en entier, au cas où certains iraient comme moi, l’acheter les yeux fermés! Je ne dirais qu’une chose: Bianca en a une sacrée paire (notez mon effort pour rester polie). J’en avais par-dessus les oreilles de ces filles qui ont besoin d’un mec pour lacer leurs chaussures. Go Bianca!

L’histoire peut sembler superficielle: une nana qui en a marre de faire tapisserie et blablabla, et vous savez comme je suis très critique sur ce genre de livres, mais je vous promets que celui-ci est différent. Il n’y a pas de rebondissement de folie, c’est juste la vie (un peu compliquée parfois) d’une bande de lycéens. Pas de terrible secret improbable qui torture nos héros, et qui expliquerait pourquoi Wes est le man-whore du lycée par exemple. C’est juste la vraie vie. L’auteur aborde certains thèmes pas forcément faciles, mais toujours avec beaucoup d’humour (Bianca est hilarante), donc de suite, ça casse le côté dramatique que j’ai tendance à trouver insupportable. Peut-être que pour certains, ce livre n’aura sans doute rien d’exceptionnel, mais pour moi, il est juste génial. Et ce n’est pas mon genre de prédilection à la base! Je crois qu’il est classé dans les lectures YA, même si je n’ai jamais trop rien compris à toutes ces catégories de young/new/teen adult (mais je suis ouverte à un cours magistral sur le sujet). Dieu sait que j’ai essayé ce style-là, et que j’ai détesté! Je n’ai rien trouvé de vulgaire dans cette histoire -pas comme ma chronique apparemment- c’est drôle, sexy et attachant. The DUFF est donc l’exception qui confirme la règle. Si j’étais d’humeur pour une session thérapie, je vous expliquerai plus en détails pourquoi j’ai eu un coup de cœur pour ce livre. Mais pas besoin d’être un génie pour le deviner.

En résumé:

The DUFF est un excellent livre, que je recommande CHAUDEMENT (wink wink, Wes ❤) à tout le monde.

Comme je le disais plus haut, un film est sorti début 2015, avec la très belle Mae Whitman dans le rôle de Bianca, et la très insupportable Bella Thorne dans le rôle (carrément inventé) de la pimbêche de service. Pour ceux que le film tenterait, le scénario a entièrement été réécrit, le concept du DUFF a été gardé évidemment, mais c’est à peu près tout. On zappe les scènes de sexe (avouez, c’est la déception pour vous aussi), et on rajoute la classique bitch qui trouve marrant de torturer notre héroïne. Le livre est un million de fois mieux.

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American Sniper, Chris Kyle

1016763695«Chris Kyle est le sniper le plus redoutable de toute l’histoire militaire américaine. Surnommé «Al-Shaitan» (le Diable) par ceux qu’il traquait et «La Légende» par ses frères d’armes des Navy SEALs, il est crédité de 225 ennemis tués. Déployé à quatre reprises en Irak dans le cadre de l’opération Iraqi Freedom, il a été engagé dans les combats urbains les plus terribles du conflit: Fallouja, Ramadi ou encore Sadr City. Progressant au cœur des fournaises insurgées, investissant les maisons en tête des groupes d’assaut, protégeant ses camarades depuis son poste de tir, pris pour cible par les insurgés qui mirent sa tête à prix, Chris Kyle a été de toutes les batailles. Témoins des atrocités de la guerre et de la malveillance d’un ennemi fanatique, il livre un récit brut et dévoile au grand public son quotidien de SEAL et de sniper, mais aussi les conséquences de celui-ci sur sa vie personnelle.»

C’est toujours difficile de juger une autobiographie. Celle-ci en particulier, puisque la vie de Chris Kyle a déclenché des polémiques particulièrement houleuses. Chris Kyle est, comme vous le savez, le sniper ayant tué le plus d’ennemis de l’histoire de l’armée des États-Unis. Le chiffre varie, mais le Pentagone a reconnu 160 morts officielles. Chris est considéré comme un héros national, malgré des propos controversés qu’il a tenus à son retour de la guerre. Il a été décoré de deux Silver Stars, et de nombreuses autres médailles. En 2013, Chris Kyle est assassiné par un ancien Marine, à qui il venait en aide.

Chris Kyle a été élevé dans les plus pures traditions américaines: Dieu, la famille et la patrie. Son enfance, il la passe au milieu des chevaux dans un ranch, et c’est tout naturellement qu’il rêve d’être cow-boy. Jusqu’à ce jour des attentats du 11 septembre 2001, où son engagement dans l’armée prend alors un autre tournant.

Chris Kyle nous raconte sa vie avec beaucoup de franchise et parfois avec un peu d’agressivité. Cela lui vient sans doute de son côté texan. L’histoire est brute et sans effort particulier de style. Son récit est forcément technique puisqu’il emploie énormément de vocabulaire militaire, mais ce que j’ai apprécié, ce sont les explications qui vont avec. La précision avec laquelle il décrit sa formation de SEAL, son équipement et ses armes, est quand même impressionnante, même si elle peut faire froid dans le dos. Me dire que tout ce qu’il raconte est bel et bien réel m’a laissé un peu sonnée. Le livre comporte quelques pages remplies de photos de Chris en tant que sniper, on y voit même la fameuse arme avec laquelle il a accompli l’un de ses nombreux exploits (un tir à plus de 1900m de portée).

Kyle était une machine de guerre, entrainé pour tuer. Et pourtant, tout au long de son récit, on sent bien que ça cogite dans sa tête. Certes, il n’avait pas de pitié pour ses ennemis, et considère qu’ils ont mérité leur sort. Mais il s’est quand même posé LA question fondamentale, à savoir, «qu’est ce qui me donne le droit de tuer un être humain?». Il ne s’attarde pas sur des débats philosophiques ou moraux à propos de la guerre, et de ce qu’elle engendre pour les soldats, mais on voit bien que dans certaines situations, il n’a pas l’esprit tranquille. Certains passages sont un peu durs à lire et à digérer, puisque Chris Kyle reste très catégorique sur ses propos.

Les liens qui l’unissent aux membres de sa Team 3 sont extrêmement forts. Mon cœur s’est brisé net en mille morceaux lorsque Chris nous rapporte la mort de ses frères d’armes, ou leurs blessures. Kyle a risqué sa vie un nombre incalculable de fois pour sauver celle de ses frères. Il y a d’ailleurs des photos de ses camarades, et des différents hommages que Chris et sa Team leur ont rendu. C’est très touchant de voir à quel point ils sont une famille.

J’ai beaucoup apprécié le fait que certains passages soient racontés par Taya, la femme de Chris. Elle nous parle de leur vie personnelle avec un autre regard. De la venue au monde de leurs deux enfants, jusqu’aux crises qu’ils traversent ensemble, on est immergés dans leur vie de famille. On se rend bien compte de l’impact qu’à la guerre non seulement sur les soldats, mais aussi sur leur famille. Chris a appris à être père, entre deux opérations militaires, et les passages où il évoque sa femme sont très émouvants. C’est une femme à la fois fragile et solide, qui a dû faire face aux petits et grands tracas du quotidien seule. Chris porte beaucoup d’amour à Taya et à leurs enfants, et le voir se déchirer entre servir son pays ou assumer son devoir de père est assez difficile. J’ai été un peu triste de voir qu’il a quand même toujours fait passer son pays avant sa famille. Chris Kyle a une notion du patriotisme qui est poussée à l’extrême, et quand on n’a pas l’habitude, c’est assez déroutant, voire même incompréhensible pour certains.

Au-delà des polémiques sur les actions de Chris Kyle au combat ou même après la guerre, on ne peut que reconnaitre le courage et la force dont il a fait preuve tout au long de sa vie. Quelle que soit la nature de son travail, il le faisait bien, et avec beaucoup de conviction. Chris aura passé le reste de sa vie à aider les vétérans en difficulté.

En résumé:

Une histoire d’amour bouleversante entre un homme et son pays. Chris Kyle a tout sacrifié pour les États-Unis, même sa famille. Ce livre est un immense coup de cœur pour moi! giphy

J’ai enfin vu l’adaptation de Clint Eastwood. Inutile de préciser que j’ai pleuré pendant les trois-quarts du film. Je le trouve assez fidèle au livre (Taya raconte d’ailleurs au début du livre sa rencontre avec Clint Eastwood et Bradley Cooper, et leur point de vue sur l’adaptation). J’ai trouvé Bradley Cooper absolument génial, sa transformation physique est assez incroyable, et il a vraiment fini par ressembler à Chris Kyle! Vous avez vu le film? Vous en avez pensé quoi?

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Les disparues de Juárez, Sam Hawken

index« Ciudad Juárez, Mexique. On y échoue quand on n’a plus rien à perdre, comme Kelly Courter, boxeur minable qui survit tout juste entre combats truqués et petit trafic de marijuana. Seule lueur dans sa morne existence : Paloma, pasionaria de la cause des femmes disparues, avec qui il entretient une liaison. On y reste par désespoir, comme Rafael Sevilla, vieux flic alcoolique et veuf, jamais remis de la disparition inexpliquée de sa fille. Bientôt, Paloma se volatilise à son tour et son compagnon est accusé d’assassinat. Rafael se lance dans une enquête de tous les dangers au cœur des bas-fonds mafieux mais aussi auprès de ces nantis pour qui les femmes ne valent guère mieux que du bétail… »

Je ne le cache pas, quand j’ai vu ce livre à la librairie, j’ai sauté dessus. La couverture m’a tapée dans l’œil, et surtout le bandeau qui annonçait «Inspiré de faits réels: 400 femmes assassinées à Juárez». Quoi de mieux pour préparer son voyage que de lire un fait divers sordide sur des disparitions en masse de jeunes femmes?

Pour vous situer un peu les faits, le livre traite de la disparition de plus d’un millier de femmes depuis 1993, dans la ville de Juárez, près de la frontière Mexique/Etats Unis. L’histoire est souvent la même: les jeunes femmes sont enlevées sur la route des maquilladoras, où la majeure partie de la population travaille. Près de 400 corps ont déjà été retrouvés. Je vous épargne les détails ignobles à propos de l’état dans lequel elles ont été retrouvées. Quelques arrestations ont été faites, mais rien de retentissant, et pour cause: la corruption et la mafia locale font la loi. Face à l’impunité qui règne à Juarez, les familles des victimes et les associations locales parviennent à attirer l’attention d’Amnesty International, des Nations Unies et de la Cour interaméricaine des Droits de l’Homme, qui somment le gouvernement Mexique de faire son devoir. En vain, puisque des femmes, toujours plus jeunes, continuent de disparaitre régulièrement (jusqu’à un enlèvement par semaine). L’affaire est très connue, et Juárez est réputée pour être la ville la plus violente du monde. Sympa comme publicité…

Si vous avez envie d’en apprendre davantage sur le sujet, je vous invite à regarder le film Les oubliées de Juárez, avec Jennifer Lopez et Antonio Banderas.

Pour en revenir au livre, je suis très très TRES déçue. Je l’ai trouvé limite mauvais. Mais pourquoi donc? Question pertinente, j’y arrive.

Kelly Courter est un boxer américain raté, réfugié à Juárez. Il mène une vie minable dans les bas-fonds de la ville, et entre deux combats clandestins, il participe à un petit trafic d’herbe pour survivre, avec l’aide de son meilleur ami Esteban. Heureusement, il peut compter sur Paloma, sa petite-amie et sœur d’Esteban, pour prendre soin de lui. Jusqu’à ce qu’elle disparaisse subitement. Kelly sera le premier suspect, et va devoir affronter les méthodes plus qu’inhumaines de la police mexicaine.

Je ne me suis attachée à aucun des personnages. Kelly qui aurait pu être un personnage tellement touchant m’a laissée –presque- de marbre. Ok, sa descente aux enfers est glauque et triste, et la séance de torture qu’il subit est abominable. Mais ça s’arrête là. Je trouve ça dommage parce que j’aurais pu adorer un personnage comme Kelly. Paloma est une femme à fort caractère, ce qui est appréciable, mais là encore, il y a quelque chose qui ne passe pas. J’aurais aimé en savoir plus sur son travail et son combat pour les femmes disparues. Même chose pour Sevilla, le flic en charge de l’enquête, qui pourtant a perdu sa fille dans des circonstances similaires. L’auteur a mis énormément de distance entre ses personnages et les lecteurs. Le fait qu’ils disparaissent tous très vite n’aide pas non plus.

Mais là où j’ai été le plus déçue et frustrée, c’est au niveau de l’intrigue. Le livre fait environ 400 pages, mais il ne se passe rien de notable pendant les trois quarts de l’histoire. Je me suis très vite lassée. Kelly comate à partir de la moitié du livre, Paloma disparait dès les premiers chapitres, et il ne reste que Sevilla, qui ne sert à rien. La solution lui tombe du ciel, facilement. Pour la subtilité et la finesse, on repassera. La réponse à ces enlèvements me plaisait pas mal, même si un peu banale au final. C’est dommage qu’elle soit bâclée en quelques pages. J’aurais aimé suivre une véritable enquête, avec des rebondissements, des faux suspects et des cliffhangers à chaque fin de chapitre. C’est raté. Pour le coup, une enquête bien classique ne m’aurait pas dérangée, bien au contraire.

Je dois dire que le style de l’auteur m’a perturbée. A mi-chemin entre un documentaire et un roman, j’ai eu du mal à m’accrocher. Je me suis sentie à des kilomètres de l’histoire. J’ai quand même trouvé un point positif à ce livre. Le récit est entrecoupé par des phrases en espagnol, qui rendent le tout réaliste.

En résumé:

Mon avis est peut-être un peu confus, mais il traduit exactement ce que je pense de ce livre. Une belle déception.

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Wild, Cheryl Strayed

71bK5hqX0LL«Lorsque, sur un coup de tête, Cheryl Strayed enfile son sac à dos, elle n’a aucune idée de ce qui l’attend. Tout ce qu’elle sait, c’est que sa vie est un désastre. Entre une mère trop aimée, brutalement disparue, un divorce douloureux et un lourd passé de junky, Cheryl vacille. Pour tenir debout et affronter les fantômes de son passé, la jeune femme n’a aucune réponse, mais un point de fuite : tout quitter pour une randonnée sur le «Chemin des Crêtes du Pacifique». Lancée au cœur d’une nature immense et sauvage, seule sous un sac à dos trop lourd, elle doit avancer pour survivre, sur 1700 kilomètres d’épuisement et d’effort, et réussir à atteindre le bout d’elle-même. Une histoire poignante et humaine, où la marche se fait rédemption.»

*Avant toute chose, je me suis dit que quelques informations sur le Pacific Crest Trail pourraient être utiles à ceux qui ne le connaissent pas. Le Pacific Crest Trail (PCT) est un sentier de randonnée qui traverse trois états Américains (la Californie, l’Oregon et Washington), jusqu’aux frontières Mexicaine et Canadienne. Il est long –accrochez-vous– de 4240 km. Pas mal pour un chemin de rando, pas vrai? Il est l’un des trois plus longs sentiers qui existent aux États-Unis, avec le sentier des Appalaches et le Continental Divide Trail. Ce trail traverse les paysages les plus magnifiques et mythiques des États-Unis, avec entre autres, le Sequoia National Park, le Mont Whitney, Crater Lake, Yosemite, et bien d’autres. En moyenne, entre 300 et 500 marcheurs (appelés « thru-hikers ») se lancent chaque année dans cette aventure. Moins de 200 arrivent jusqu’au bout.

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Cheryl Strayed a 26 ans lorsqu’elle décide de faire cette randonnée. Le déclic? Le décès de sa mère, et sa vie qui part en vrille. Mariée à Paul depuis ses 19 ans, son divorce s’annonce houleux et douloureux. Alors même qu’elle aime toujours son mari, Cheryl Strayed s’enfonce dangereusement dans un tourbillon d’excès, de liaisons sans lendemain et de drogues. Jusqu’au jour où elle tombe sur un guide du PCT par hasard, guide qui lui trottera dans la tête jusqu’à ce qu’elle décide de se lancer. Elle va donc parcourir une portion du PCT longue de 1700km, en partant du désert de Mojave, en Californie, jusqu’en Oregon.

Cheryl Strayed est une warrior, dans tous les sens du terme. Face au désastre qu’est sa vie, elle prend les choses en main, décide d’aller elle-même chercher la rédemption tant désirée. Elle montre qu’avec beaucoup de ténacité et d’audace, il est possible de changer de vie. Je suis d’autant plus admirative qu’elle s’était peu préparée à cette randonnée. D’où un sac à dos beaucoup trop lourd, et quelques mésaventures qu’elle a vécues (un ours et un ongle de pied arraché entre autres choses). Heureusement pour elle, elle a rencontré des gens formidables, les «trail’s angels», qui l’ont aidée dans son périple. Que ce soient des habitants qui l’hébergent, ou des compagnons de route momentanés, Cheryl Strayed profite à fond de chaque rencontre, chaque personne qu’elle croise.

L’écriture de Cheryl Strayed est poignante. A la moitié du livre, j’ai fondu en larmes. Je ne sais pas vraiment pourquoi, elle-même n’a pas pleuré une seule fois lors de son périple, mais il fallait que toute cette souffrance et cette douleur sorte, de n’importe quelle façon. C’est donc moi qui ai pleuré! Il faut dire que les passages consacrés à sa mère sont d’une tristesse infinie, et en même temps ce sont des moments de pur bonheur. Cheryl Strayed a aussi beaucoup d’humour! Elle a baptisé son sac à dos «Monster». Tout simplement parce qu’elle l’a beaucoup trop chargé, et qu’il pèse un âne mort. Certaines situations deviennent donc drôles, notamment lorsqu’elle essaye de le soulever, ou de se le mettre sur le dos.

J’ai voyagé avec ce livre. Il ne m’a fallu qu’une journée pour le lire, tellement j’ai été prise par ce récit, les paysages et les personnages. Il y a évidemment un petit côté d’Into The Wild, mais les raisons qui ont poussé Christopher McCandless et Cheryl Strayed à partir sont différentes. Heureusement, la fin du voyage de Cheryl Strayed est bien plus heureuse. On est soulagé d’apprendre qu’elle a enfin trouvé la paix intérieure, et le bonheur qu’elle a tant cherché. Et même si j’ai été attristée d’apprendre ce qu’est devenu l’un de ses compagnons de randonnée (j’avoue, je me suis remise à pleurer), le livre se termine sur une belle note. Cheryl Strayed partage son aventure avec nous, son récit est authentique, et la voir évoluer et se retrouver est un vrai plaisir. Personnellement, lire ce livre m’a fait un bien fou.

En résumé :

Ce livre s’adresse à tous ceux qui ont perdu espoir, et qui veulent voir la vie différemment. Les amoureux de la nature y trouveront leur compte sans l’ombre d’un doute. L’une des plus belles leçons de vie que je n’ai jamais lues! Coup de cœur absolu!

*Les infos viennent de Wikipédia

 

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