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I Hunt Killers, Barry Lyga

51LpiBFUmBL._SX351_BO1,204,203,200_« Et si le plus dangereux serial killer au monde était…votre propre père?À Lobo’s Nod, petite ville tranquille des États-Unis, nul ne veut croire que le corps d’une jeune fille retrouvé dans un champ est l’œuvre d’un serial killer. Jazz, lui, en est convaincu. Et il sait de quoi il parle puisqu’il n’est autre que le fils d’un criminel célèbre dans tout le pays pour avoir assassiné des dizaines de femmes. Son père est en prison mais Jazz, lui, est libre et n’a qu’une crainte: que l’opinion le désigne comme le coupable idéal. Il décide alors de faire équipe avec le shérif et de mettre à profit les enseignements de son père dans l’espoir de démasquer le véritable coupable… Mais est-ce si facile quand on a reçu le goût du sang en héritage? »

Je dois le dire, j’ai cette glauque fascination pour les serials killers. Jusqu’à il y a peu de temps, j’étais convaincue que mon voisin en était un (long story), il faut dire que j’ai un radar à psychopathes qui est plus que rodé. Je n’ai donc pas hésité une seconde quand j’ai vu ce livre à la bibliothèque.

Jasper, dit Jazz, est le fils du tristement célèbre Bill Dent. Bill, qui est connu sous plusieurs noms: Green Jack, L’Artiste, La Main de Velours ou L’œil de Satan. Bill, qui est un tueur en série. Lorsque son père est enfin arrêté, Jazz tente de retrouver une vie aussi normale que possible. C’était sans compter l’apparition de deux cadavres. Très vite, Jazz est soupçonné et décide alors de résoudre les enquêtes par lui-même, afin de prouver son innocence.

Jazz cumule les handicaps. Son père est l’un des serials killers les plus prolifiques des États-Unis, mais comme si ce n’était pas assez, il l’a parfois forcé à regarder ses crimes, et même à participer… Comment voulez-vous avoir une vie équilibrée avec ce genre de bagages? Jazz est clairement un adolescent perturbé. La narration fait qu’on plonge directement dans ses pensées, et c’est parfois assez dérangeant à lire. Jasper se débat avec ses pensées morbides, sa curiosité malsaine et surtout avec le lourd héritage de son père. On sent qu’il est terrorisé de terminer comme lui et de blesser, tuer des gens. Il essaye de réfréner ses pulsions meurtrières au maximum. J’ai beaucoup de peine pour lui évidemment, d’autant plus qu’il a participé aux horreurs que son père a fait subir à ses victimes. Mais en même temps, il a un humour noir qui me plait beaucoup. Je le trouve assez courageux d’être resté dans sa ville natale, et d’affronter les regards des gens au quotidien.

Jazz n’est jamais aussi humain que lorsqu’il est avec son meilleur ami Howie. Laissez-moi vous le présenter brièvement. Howie est devenu le BFF de Jasper le jour où ce dernier l’a défendu comme une bande de trépanés du bocal. Howie est hémophile, et quelques crétins ont trouvé ça drôle de lui taper dessus. Heureusement, Jazz est arrivé et depuis, ils ne se sont plus quittés. Ensemble, ils font les quatre cents coups, comme pénétrer par effraction dans une morgue. Mes copines et moi, on préfère faire du shopping mais chacun son passe-temps. Howie est vraiment hilarant, mais surtout il arrive à rassurer Jazz dans les moments difficiles. Ils ont une belle bromance, et j’aime bien ça.

L’auteur pose les éternelles questions: sommes-nous condamnés à finir comme nos parents? A quel point notre environnement nous influence-t-il? Existe-il un gène estampillé «tueur en série»? C’est le fameux débat nature vs nurture (un article ici). Je trouve le sujet très intéressant et l’exemple de Jazz est fascinant. Son profil psychologique est digne d’un épisode d’Esprit Criminel, sa personnalité est très complexe. Personnellement, je n’ai aucune réponse à toutes ces questions. J’aime bien me dire que chacun est libre de choisir son destin*. Que ce n’est pas parce qu’on a une subite envie de découper ses collègues en petits cubes et de les servir à l’apéro, qu’il faut forcément le faire.

L’intrigue est très prenante. Jazz fait tout de suite le lien avec les victimes de son père, et à partir de là, on est vite entrainés dans l’enquête. Il y a quelques rebondissements très bien placés, donc on ne s’ennuie pas. Certains crimes sont assez détaillés, et les précisions peuvent parfois retourner des estomacs. J’ai quand même été un tout petit peu déçue d’avoir trouvé le meurtrier avant la fin (appelez-moi Sherlock). Mais ça n’empêche pas que l’histoire est très captivante.

J’ai froid dans le dos quand je me dis que la profession où le taux de psychopathes est le plus élevé est… PDG. Dois-je dire adieu à ma future carrière de directrice mondiale d’une super multinationale? Sans doute que oui, je croise assez de cinglés comme ça.

En résumé:

Jazz est un mini Dexter, et j’adore ça.tumblr_mb6u9o6duV1qav8l5o1_500*Mon dieu mais d’où je sors des phrases aussi nulles? J’ai touché le fond là.

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