Me and Earl and the Dying Girl, Jesse Andrews

12700353«Greg Gaines is the last master of high school espionage, able to disappear at will into any social environment. He has only one friend, Earl, and together they spend their time making movies, their own incomprehensible versions of Coppola and Herzog cult classics. Until Greg’s mother forces him to rekindle his childhood friendship with Rachel. Rachel has been diagnosed with leukemia -cue extreme adolescent awkwardness- but a parental mandate has been issued and must be obeyed. When Rachel stops treatment, Greg and Earl decide the thing to do is to make a film for her, which turns into the Worst Film Ever Made and becomes a turning point in each of their lives. And all at once Greg must abandon invisibility and stand in the spotlight.»

ATTENTION coup de cœur

Greg est vraiment drôle. Son but dans la vie? Survivre au lycée en passant inaperçu. Forcément, on a droit à des moments bien gênants comme il faut. Mais qu’est que c’est bon à lire. Le chapitre où il raconte ses techniques de séduction m’a fait tellement rire, que j’ai cru que j’allais me casser une côte. Et tout le livre est comme ça. Sa famille est aussi timbrée que lui (mention spéciale pour ses parents tout de même), et lorsque sa mère le force à reprendre contact avec Rachel, atteinte d’une leucémie, Greg s’exécute à contrecœur. Parce qu’il est comme ça Greg. Il y a des tas de choses qu’il n’aime pas faire. Rendre visite à Rachel est sur sa liste, par exemple. Greg peut paraitre assez égoïste et maladroit par moment: il n’a aucune envie de trainer avec Rachel, et aimerait pouvoir faire l’autruche. Mais je peux vous assurer que je l’ai trouvé plus réel et plus honnête que n’importe quel personnage de n’importe quel livre sur le cancer.

Sa relation avec Earl est juste hilarante. Earl vient dans une famille «à problèmes» si je peux dire ça comme ça. Sa façon de parler est absolument délicieuse, c’est impossible de ne pas rire. C’est leur passion pour le cinéma qui unit les deux amis, et réaliser des films ensemble est leur activité principale. Ils se sont vraiment bien trouvés, Earl n’hésite pas à balancer à Greg ses quatre vérités, quitte à le faire pleurer (best scene ever). J’ai aussi beaucoup aimé Rachel. Elle ne se plaint jamais, et surtout elle nous épargne des discours grandiloquents sur la vie et la mort. Et ça fait du bien!

J’ai trouvé ça génial que Jesse Andrew ait créé un personnage, Greg donc, qui ne culpabilise pas. Ce n’est pas le genre d’histoire pour faire pleurer dans les chaumières, ou pour faire en sorte que le lecteur se sente mal vis-à-vis de la maladie. Absolument pas. Les réactions de Greg sont humaines, et pas stéréotypées du tout. Il n’y pas de leçon de vie à retenir (à part peut-être de ne pas dire à une fille qu’elle a de chouettes boobs si vous voulez la pécho). C’est ça que j’ai aimé dans ce livre: tout n’est pas prétexte à de grands moments où les héros se rendent compte que la vie vaut la peine d’être vécue et blablabla. Certains détesteront probablement ce livre. Parce qu’il n’y a pas de bon sentiment, de larme, ou de romance entre deux personnages. Quand je dis ça je pense évidemment à Nos Etoiles Contraires de John Green –que j’adore, ne vous méprenez pas- mais qui est dans un registre complètement différent. Tout le monde n’est pas Hazel et Augustus. Je ne sais pas si les deux livres sont comparables. Mais je prends le risque de me faire casser la figure par des milliers de fans en colère, lorsque je dis que j’ai largement préféré celui-ci. Juste parce qu’il sort du lot. Par pitié, ne me détestez pas pour ce que je viens d’écrire, je ne suis pas insensible, je trouve juste ce livre différent. Et j’aime bien ce qui est différent.

Le livre est vraiment facile à lire. Pour ceux que l’anglais peut gêner, je n’ai pas trouvé de difficultés notables. J’ai aussi adoré le fait que Greg raconte certains dialogues ou certaines scènes à la façon d’un script de film. La lecture est plus facile du coup. Il est sorti en VF, pour ceux qui ne lisent pas en anglais, et mon dieu. Non seulement, on lui a collé une couverture des plus immondes (non mais sérieusement), mais en plus de ça, on massacre gentiment le titre: Journal d’un loser. Franchement, si le reste du livre va avec la couverture et le titre, vous êtes mal barrés! Mais ça vous donnera une excuse pour vous mettre à l’anglais mouhaha (rire diabolique).

En résumé:

LISEZ-LE ❤ 

It's only fair to share...Email this to someoneShare on FacebookTweet about this on TwitterPin on PinterestShare on Tumblr

27 Thoughts on “Me and Earl and the Dying Girl, Jesse Andrews

  1. Ah je crois que je vais me laisser tenter par le livre en version francaise (et puis, pourquoi pas, par le livre en VO ensuite !). En tout cas, je suis sûre que je vais déjà l’aimer !
    Et au risque de me faire lyncher, je n’ai pas tant aimé que Nos étoiles contraires… Si je devais le noter sur 20, ce serait un 12, 13…

    • Les femmes qui lisent sont dangereuses on 05/09/2015 at 10:16 said:

      Cooool tu me diras comment est la version française (je suis bien curieuse de voir si c’est raté) 🙂 Hahaha je ne te lyncherai jamais, tu le sais bien!! J’avais aimé mais voilà, c’est vraiment différent comme histoire et comme point de vue! Je comprends que ça ne plaise pas forcément!

  2. Je ne peux qu’applaudir cette chronique qui vient de me faire craquer :p Ce sera dans mes prochains achats : bravo :p !!

  3. Je déteste la couverture VO et je n’aurais jamais eu envie d’ouvrir le livre si tu ne m’en avais pas parler en bien. Mais là j’ai envie de courir acheter ce livre. Si je le trouve en occasion je testerais. 🙂 Méchante tentatrice.

    • Les femmes qui lisent sont dangereuses on 05/09/2015 at 10:19 said:

      Oh noooon la couverture VO ne te plait pas?? Je l’adore moi 🙂 Met tes chaussures de sport et cours l’acheter alors 😉

  4. Oh c’est sympa d’avoir un livre un peu différent comme ça. Je ne connaissais pas du tout mais j’adore ton enthousiasme et tu donnes vraiment envie d’en découvrir plus.

    • Les femmes qui lisent sont dangereuses on 05/09/2015 at 10:20 said:

      C’est exactement pour ça que je me suis lancée dedans, parce que c’était différent!!

  5. Oh non, je n’en peux plus de tes chroniques. A chaque fois, ça me donne une folle envie. Ne te méprend pas, Je trouve ça super que tu nous présentes des livres que je ne vois nulle part ailleurs, et qui se révèlent être des petites pépites. Pour en revenir au bouquin, on ne va pas se mentir, le trailer est alléchant comme il faut. Je pense avoir un bon feeling avec les personnages. Reste à savoir si je vais craquer (comme je l’ai fait fait avec Winger by the way).

    • Les femmes qui lisent sont dangereuses on 05/09/2015 at 10:26 said:

      Ouiiiii j’ai vu pour Winger (j’étais trop contente), j’espère qu’il te plait! J’ai presque envie de dire tant mieux si ça te donne envie de les acheter, je me sens moins seule à dépenser tout ce que j’ai dans les livres 🙂 Sans oublier que c’est aussi mon but de vous montrer ce que j’aime (et ce que je n’aime pas) 🙂

  6. Je ne connaissais pas du tout mais la couverture est vraiment sympa en tout cas et tu donnes bien sûr très envie de le découvrir! 🙂

  7. AAAAAAAAARGHH !! Mais quel est le con qui a eu l’idée de faire une couverture comme ça ?! Alors que la VO est tellement réussie !!!

    Bon après, je t’avoue que malgré ta chronique plus que tentatrice, je ne me lancerai pas dedans, le cancer est un sujet trop difficile pour moi (bien traité ou non), vu que j’ai perdu ma maman à cause de ça. Autant te dire que me plonger dedans me ferait trop de peine.

  8. Je suis charmée par ce que tu dis du livre, mais aussi par la bande-annonce du film!
    Tu viens de me convaincre, voilà !

    Ps : c’est vrai que cette couverture française est immonde.

  9. C’est vrai que la couverture anglaise est magnifique (en revanche la couverture française, j’ai cru que c’était une blague ;)) !
    Je note le titre pour me changer les idées ! 😉

    • Les femmes qui lisent sont dangereuses on 05/09/2015 at 10:29 said:

      Je suis entrée en hyperventilation quand j’ai vu cette horreur! C’est une chouette lecture en tout cas 🙂

  10. Aaaah mais c’est ce roman qui se cache derrière cette couverture VF hideuse ?!
    J’ai croisé de nombreuses fois le bouquin en VO sur BookTube et j’étais déjà intriguée, mais là tu me donnes carrément envie de le lire ^^

  11. Cette couverture VF…. je crois que je n’ai JAMAIS vu une horreur pareille. Il a l’air vraiment chouette, je me laisserai bien tenter, mais par la VO du coup 😉

    • Les femmes qui lisent sont dangereuses on 05/14/2015 at 20:56 said:

      Ils ont fait très fort avec cette couverture! La VO est mieux, je n’en doute pas!

  12. Okay. Tu viens d’entrer direct dans les tentateurs de la semaine, vilaine. IL A L’AIR TROP BIEN ! Mais la couverture VF est immonde, ma parole. Le genre qui te donne envie de le planquer derrière tous les autres bouquins de ta bibliothèque ‘_’

    • Les femmes qui lisent sont dangereuses on 05/14/2015 at 20:54 said:

      J’irais même jusqu’à le balancer par la fenêtre perso^^ ET IL EST TROP BIEN!!

  13. Arf! C’est clair!!! Autant, pour la couverture que tu présentes, je me suis dit « wahou » elle est super originale, autant pour la française…. beurkkk! Nan mais à quoi ils pensent des fois??
    Si tu dis que le niveau d’anglais est accessible, je vais peut-être tenter car il m’intéresse!
    Merci pour cette chronique!!
    A bientôt!

    • Les femmes qui lisent sont dangereuses on 05/13/2015 at 20:53 said:

      Oui heureusement que le niveau d’anglais n’est pas insurmontable, parce que la version français promet…. 🙂

  14. Pingback: Sunday’s Books #39 - Les lectures de Bouch'

  15. J’avais adoré ce liiiiivre! Par contre je ne savais pas qu’il était sorti en français… J’ai failli mourir en voyant la couverture haha. Sérieusement, si j’avais été en train de boire du lait en découvrant la photo, il me serait ressorti par le nez, voilà! 😀

Gone reading, leave a message.

Post Navigation