Lieutenant Eve Dallas, Nora Roberts

«New York. Le lieutenant de police Eve Dallas consacre sa vie à traquer les criminels. Dans son métier, pas de place pour les sentiments ni pour les états d’âme. Alors, les cauchemars qui hantent ses nuits, elle les oublie. Comme son passé. Mais le jour où l’on découvre Sharon DeBlass assassinée à son domicile, sa belle assurance vacille. Son enquête – strictement confidentielle – la conduit chez Connors, milliardaire au passé trouble, séduisant et énigmatique, que tous les indices placent au premier rang des suspects. Lorsque deux autres prostituées sont assassinées, Eve se débat entre suspicion et passion. Le meurtrier la nargue. Connors veut l’aider. L’un resserre lentement son étau autour d’elle, tandis que l’autre l’enivre de ses étreintes.»
Oh my. Ce livre est un calvaire. Tout n’est que clichés et bons sentiments à deux balles. Pour ma défense, ma mère l’a laissé trainer dans ma chambre. Je suis juste curieuse, que voulez-vous.
 
Je dois d’abord souligner que j’ai raté un énorme détail, qui m’a plus que gêné dans ma lecture, à savoir le cadre spatio temporel. Les mots «vidéocom», «intercom», «disquette», m’ont rapidement mis la puce à l’oreille. Sauf que, en grosse nouille que je suis, j’ai cru que le récit se passait il y a très très longtemps (genre les années 80). Le livre ayant été écrit en 1995, le décalage de technologie me paraissait logique. Je pensais avoir affaire à une technologie obsolète. Raté! L’histoire se déroule en 2058, dans un monde soit disant «futuriste». Bon, alors je n’ai absolument rien vu de futuriste dans ce roman. Le coté d’identification par ordinateur et tout le tralala, c’est limite banal. Cependant, je l’ai lu en 2014, à l’ère où on respire carrément la technologie. Et vu les avancées majeures dans le domaine (RIP Steve Jobs), je pense qu’en 95, le roman devait paraitre en effet avant-gardiste. Dommage que ça n’ait plus de sens aujourd’hui… J’ai cru comprendre que le Lieutenant Eve Dallas était une série de 36 romans. J’espère vraiment que l’auteur a bossé sur ce point, parce que les lecteurs sont mal barrés sinon! 
 
Anyway, revenons aux personnages. Des prostituées assassinées. Un milliardaire suspect mais beau comme un dieu. Et au milieu de tout ça, il y a le lieutenant Eve Dallas. J’aurais pu adorer ce personnage, une fille badass, qui descend les méchants et qui n’a pas besoin d’un mec pour exister. Et pourtant… Eve Dallas est niaise comme ce n’est pas possible. En plus d’avoir deux de tensions (ce qui n’est franchement pas pratique pour un flic, vous en conviendrez), je la trouve tellement insipide et fade. Évidemment, elle cache un lourd secret, secret qui a bien évidement suscité sa vocation de flic. Sa capacité à tomber amoureuse du premier type qu’elle croise me sidère. On peut dire adieu à la jeune femme forte et indépendante. Mais parlons-en justement de Connors. Lui, c’est le cliché du mec handsome et riche, qui apparait au début comme un salaud (et comme le suspect n°1 aussi, moi je dis ça, je ne dis rien). Mais en fait, on s’aperçoit qu’il est doux comme un agneau, qu’il a beaucoup d’amour à donner, et que son coté bad boy n’est que la conséquence d’un drame survenu dans son enfance. Les autres personnages sont inexistants, impossible de s’attacher un minimum à quiconque.
 
Et sinon, je vous avais dit que ce livre était bourré de clichés ou bien?
 
L’intrigue est beaucoup trop simpliste à mon goût. J’ai flairé le pourquoi du comment à dix kilomètres. Prostituées + sénateur + famille dérangée = pas besoin d’avoir un grade de lieutenant pour comprendre. Le tout étant gâché par des situations et des mises en scène où nos héros s’en sortent avec beaucoup de facilité. Madame a besoin d’un transport en urgence? Monsieur a un jet privé qui l’attend. Un petit afternoon delight dans la bibliothèque? Monsieur appuie sur un bouton, et bam, un lit caché derrière un mur apparait. For God’s sake, STOOOOP! (ceci est un cri du cœur)
 
 (Oui c’est une bonne excuse pour caser Damon)
 
Si je dois retenir un point positif de ce livre, ce serait le titre en VO. «Naked in Death». Évidement la traduction française ne s’est pas foulée (et pas que pour le titre d’ailleurs). Mais mince, voilà que je recommence à critiquer!
 
J’ai cru qu’il allait falloir me mettre sous perfusion pour arriver à bout de ce livre. J’ai failli lancer un appel à l’aide pour qu’on me prescrive du bromazépam (aka un sédatif-hypnotique anxiolytique de la classe des benzodiazépines, très puissant, hypnotique et myorelaxant). Je m’autorise donc à m’auto-congratuler pour avoir terminé ce livre. Et pour avoir résisté à l’envie de me crever les yeux.
 
En résumé:
 
Lorsque j’ai terminé ma lecture, j’ai pensé: ce livre est une grosse blague. A freakin’ joke. Dommage, c’était mon premier Nora Roberts, et ce sera certainement mon dernier.
 
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13 Thoughts on “Lieutenant Eve Dallas, Nora Roberts

  1. Bon après avoir réussi à me relever de mon carrelage d’où je me poilais allègrement, je me dois de protester.

    J’ai lu plusieurs Nora Roberts géniaux. Dont le plus marquant : Possession. Un thriller glauque, morbide, dégueulasse, et dérangeant. En tout cas, il m’a marquée.

    Cela dit je te comprends. Le gros problème de Nora Robert c’est son manque de régularité (à croire qu’elle n’est pas toute seule à écrire mais je dis ça je dis rien), un coup elle écrit un petit bijou (cf Possession, ouais ouais j’insiste) et de l’autre elle écrit un navet (cf la série que tu as eu le malheur de connaître et dont je suis familière).

    Bref, un roman pour dire que je kiffe quand même ta chronique parce qu’elle est fuckin’ awesome et que t’es trop genre une bilingue Sistah Bestah Niggah.

    • J’ai lu quelque part qu’elle engageait des écrivains privés à sa place, parce qu’elle pond genre 10 romans à l’année, et que c’est assez étrange ce rythme d’écriture…. Cela dit, ça expliquerait les différences dont tu parles! Alors pour toi Alex, je note Possession pour ne pas n’oublier, on ne sait jamais, peut être qu’un jour je changerais d’avis… Mouhaha je suis polyglotte moi (ou pas finalement) 😉

  2. Alors ça, ça pique ! Et je pense que je ne mettrais probablement jamais le nez dans ce bouquin (dont je n’avais jamais entendu parlé auparavant d’ailleurs). Le résumé à l’air sympa pourtant, mais ta chronique m’a dissuadée 🙂 Et euh, j’avoue, la couverture aussi… une cassette vidéo. UNE CASSETTE VIDÉO ! oO
    Bref. Je file me coucher, j’ai les quatre filles d’Ann Brashares qui m’attendent 🙂

  3. Ah dommage. Et c’est sur que si ça parle encore de disquettes, à notre époque ça n’a plus rien de futuriste…

  4. aaaaaaaaaaaaaaaaaah non ne me dis pas ça ! J’ai toute la série, oui TOUTE la série donc genre 35 livres que je n’ai pas lu, si ça commence aussi difficilement j’ai peur de voir ce que ça va donner le jour ou je les commencerais.

  5. Tu as vraiment l’art de trouver les perles toi hein… Déjà « La communauté du Sud » c’était pas folichon, mais celui-là ça a l’air d’être pire ^^
    Mais en fait, continue à lire ce genre de bouquin, tes chroniques n’en sont que plus savoureuses ^^
    Je pouffe de rire toutes les deux lignes tellement tes remarques me font rire.

  6. Ah mince, je viens d’acheter le premier volume reprenant le premier et le deuxième tome de la série xD Je le lirai donc à un moment où mon cerveau est prêt à rendre l’âme tant il est fatigué sinon ça risque de ne pas passer^^.

    Par contre, j’ai déjà lu plusieurs romans de cette auteure et si certains sont carrément nuls, il y en a eu un ou l’autre qui m’ont vraiment bien plu. Celui que je retiens, que j’ai préféré est Si tu m’abandonnes. Mais c’est dommage qu’une auteure soit aussi irrégulière dans ses écrits :S

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