Irrésistible alchimie, Simone Elkeles

«Brittany est belle, intelligente et douce. Elle sort avec le capitaine de l’équipe de football. Alex, terriblement séduisant, est connu pour être un membre du dangereux gang des Latino Blood. Tout les oppose jusqu’à ce cours de chimie et ce travail imposé en binôme. 
Au-delà des apparences, Alex et Brittany se rapprochent et se séduisent. 
 
Leur attirance, plus forte que les préjugés et les interdits, pourrait bien changer leur avenir… mais à quel prix ?»
 
Je confesse, j’étais super excitée de lire ce livre, pour plusieurs raisons : 
 
1) J’adore les histoires de gangs mexicains et de cartels. 
2) Je n’ai entendu que du bien de ce livre.
3) Il parait qu’il y a deux autres tomes.
4) J’adore les bad boys. 
 
 
Comme ça au moins c’est clair. Ce livre s’avérait donc une lecture hautement intellectuelle, avec son titre digne d’un bon Harlequin, et sa couverture kitchissime. 
 
Qu’on se le dise, ce livre n’était pas fait pour moi.
 
Tout d’abord, il va falloir m’expliquer pourquoi les auteurs ont une obsession pour les cours de chimie? Sérieusement, le coup du binôme forcé c’est vu, déjà vu et revu un million de fois. J’ai dû mal à comprendre d’où vient cet engouement pour les becs Bunsen et les travaux pratiques aussi intéressants que le journal de Jean Pierre Pernaut. De mon temps (je radote gn gn), les cours de chimie n’étaient pas aussi sexy, je vous le garantie. Vous voulez qu’on compare avec mon binôme de l’époque? Il doit probablement être en prison à l’heure où je vous parle («les enfants pyromanes ont parfois des antécédents de cruauté envers les animaux, souffrent d’autres troubles du comportement et témoignent de difficultés d’apprentissage et du trouble déficitaire de l’attention», autant de signes qui auraient dû me mettre la puce à l’oreille…). Et surtout, c’est quand même le pire endroit pour rencontrer l’âme sœur : la blouse blanche et les lunettes de protection orange fluo, ce n’est définitivement pas glamour. Allez, j’arrête de faire ma pipelette et je commence ma chronique.
 
Alex et Britanny vivent dans deux modes diamétralement opposés. Lui est tatoué, membre du gang les Latino Blood, porte un bandana et conduit une moto. Elle est la reine du lycée, capitaine des cheerleaders, et sort avec le sportif le plus populaire. Et pourtant, le destin (ou le manque flagrant d’imagination de l’auteure) va les réunir en cours de chimie. Commence alors un jeu de séduction entre les deux, mais leurs préjugés respectifs leur compliquent le chemin. Leur amour va-t-il résister aux barrières sociales …? (ouh le suspense) 
 
Alex est clairement stupide. Beau gosse, mais complètement gnangnan. J’entends par là, qu’en tant que membre d’un gang, on pourrait penser qu’il a l’habitude la violence, du trafic de drogues et autres petits joies qu’implique cette vie. Et bien non, Alex se refuse à dealer, il est contre les armes, passe son temps à faire la morale aux autres, mais il nous sort son baratin de bad boy. Sa principale activité consiste à terroriser les types de son lycée pour une place de parking. Je me demande qu’est-ce qu’il fout dans le gang. Même moi je leur serais plus utile. Il n’est que très peu actif au sein du gang, mais ça ne l’empêche pas de se sentir très important, et de se donner un (faux) air de gangsta torturé. Beaucoup de paroles et peu d’actions. Alex a beau se faire passer pour un dur, je n’ai pas été convaincue. Petit joueur, va. 
 
Le pompon sur la Garonne, c’est quand même Brittany. Elle m’a tapé sur le système tout au long de la lecture. En plus d’être le cliché d’une ado américaine, elle le don très agaçant de s’inventer des problèmes. Elle se cache derrière une apparence parfaite, un copain parfait, et rejette la faute sur ses parents. Et c’est là que ça coince. Brittany insiste sur le fait que ses parents lui mettent constamment la pression pour qu’elle soit parfaite à tous les niveaux, mais pourtant, ce n’est vraiment pas ce que j’ai ressenti. Ses parents sont certes négligents et peu présents, mais pas une seule fois ils ne lui ont fait un reproche. Et là voilà qui répète encore et encore qu’elle doit se cacher, qu’elle n’a pas le droit d’être elle-même et que c’est dur d’être à sa place. J’ai trouvé qu’elle avait une très haute estime d’elle-même. Elle est d’un ridicule, c’est effarant. Je crois que je suis complètement passée à côté de son personnage, mais que voulez-vous, elle m’horripile. Allez, il y a quand même quelque chose de positif chez elle : sa façon de s’occuper de sa sœur, lourdement handicapée. A ce niveau-là, rien à redire, elle lui porte un amour inconditionnel.
 
Quant à l’intrigue, et bien… Je vous fais signe quand je l’aurais trouvée. Je m’attendais vraiment à une histoire de gangs, avec de la violence, du sang et des bastons. Que dalle. Le monde des gangs est très largement sous exploité (et simplifié), et n’est pas vraiment convaincant. Parce qu’à part nous répéter que Le Latino Blood (oui ça m’a brulé les yeux de lire un nom pareil, j’ai cru qu’on m’avait balancé de l’acide) est super bad ass, concrètement on n’en sait pas plus. Et c’est exaspérant. L’auteur tente quand même une mini intrigue, autour du père d’Alex. Comment vous dire que le dénouement se voit comme le nez au milieu de la figure ? Mais allez, je salue sa tentative quand même. Avec des thèmes pareils, on n’échappe pas à une multitude de clichés, et à des situations niaises. Et alors l’épilogue… Je crois que je préfère encore être attachée à une chaise, pendant qu’on diffuse en boucle le best of de Gilbert Bécaud. 
 
La prose de l’auteur n’a rien d’exceptionnelle (comme le reste finalement). MAIS l’auteure fait le bel effort de mettre de l’espagnol. Et là je dis oui! Moi qui connais un mexicain, je peux vous dire que l’auteure a fait du beau boulot là-dessus, parce que l’espagnol d’Alex est parfait, et surtout très réaliste! Ça m’a fait tout drôle de reconnaitre quelques expressions (et pas les plus polies d’ailleurs), mais c’est le gros plus du livre. C’est probablement ce qui m’a empêché de m’endormir (ou d’aller jouer avec un rat mort, parce que reconnaissons-le, c’est plus intéressant).
 
En résumé:
 
Hasta luego Simone! (en même temps, dur de passer après James Dashner…)

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13 Thoughts on “Irrésistible alchimie, Simone Elkeles

  1. Ouais bah je vais m’abstenir hein 😉

  2. Ah bah ça donne pas envie dis donc! ^^ Je crois que je vais passer mon tour sur ce coup!

  3. Ouais, j’avoue que ça donne moyennement envie ^^ Après, je pense que je serais passée par-dessus rien que pour le résumé… vraiment pas mon genre ^^

  4. je crois que la confession 4 et 5 c’est la même mouahahah j’aime les bad boys aussi 🙂
    ah mince ça ne l’aura pas fait avec Simone, zut alors 🙁 j’avais bien aimé ce tome 1, y en faut pour tous les goûts 🙂
    bisette et bonne fin de semaine

  5. Ahahah ta chronique est à mourir de rire !
    Bon moi j’avais bien aimé quand je l’avais lu… Je ne m’attendais pas à des histoires de gangs je crois !

  6. Je n’ai pas lu celui ci et bon du coup je pense que je vais passer mais par contre j’avais bien aimé Paradise.

  7. Ah mince, dommage que ça n’ai pas fonctionné. Personnellement il ne me tente pas donc je vais passer mon chemin 🙂

  8. Encore une fois je suis écroulée de rire ^^ Autant te dire que le coup du cours de chimie m’a terriblement plu ! Surtout ton expérience personnelle :p
    Je ne pense pas que je lirai ce livre,car avec tout ce que tu en dis ça n’a pas l’air de casser trois pattes à un canard.
    Je pense que je vais m’abstenir.

  9. Bon, là tu me refroidis un peu sur mon envie de lire ce livre ^^

  10. Oh non non non sacrilège!!!! Tu ne peux pas faire ça à Simone!!! Non sérieusement moi j’avais beaucoup aimé !

  11. Ah mince, il m’avait bien plu ce livre. Faut dire que je l’ai lu en VO alors peut-être que mon attention ne s’est pas portée sur les banalités que tu évoques parce que j’étais trop contente de comprendre tout ce que je lisais :P.

  12. Ce livre ne me tentait pas du tout avant mais là je crois que je pourrais plus en entendre parler, j’adore ta chronique et ton humour ! *o*

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