Insaisissable, tome 1: Ne me touche pas, Tahereh Mafi

«Juliette est enfermée depuis 264 jours dans une forteresse pour un crime. Un accident. 264 jours sans parler. Ni toucher personne. Alors pourquoi Adam, celui qu’elle aime en secret depuis l’enfance, vient-il partager sa cellule ? Et pourquoi semble-t-il ignorer qui elle est ?»
 
Est-il vraiment nécessaire de résumer ce livre, étant donné son succès? Allez, je vous la fais rapide. Juliette, isolée dans un asile depuis des lustres, voit arriver un nouveau compagnon de cellule. Compagnon qui s’avère être Adam, que Juliette a déjà rencontré des années auparavant, et qui est un beau gosse de premier choix (évidemment). Ça va, on aurait pu rêver pire comme roommate. On suit donc les pensées (plus que torturées) de Juliette, qui lutte contre, euh, tout en fait. 
 
J’avais un peu d’appréhension en le commençant. Je m’attendais à beaucoup de sentiments dégoulinants, des «je t’aime» au bout de 12 pages, et une dystopie inexistante. Et c’est presque ce que j’ai trouvé. Presque. J’ai trouvé Juliette un peu nouillasse au début. La première partie est assez lente, et ne m’a pas apportée grand-chose. Vous savez que j’ai un faible pour les héroïnes kick-ass, alors la voir se plaindre constamment, ça va cinq minutes. On a vite compris que son don (impossible pour elle de toucher quelqu’un sans lui infliger la pire douleur) lui pourrit la vie.  J’ai eu envie de la secouer comme un prunier, même si je comprends qu’elle soit au fond du trou (je vire schizophrène en fait). Pas besoin d’être un génie pour deviner qu’un épisode traumatisant de sa vie lui a fait perdre toute estime d’elle-même, et par la même occasion, le goût de la vie. Mais (car oui, il y a un mais), j’ai trouvé qu’au fur et à mesure, elle s’affirmait, prenait les choses en main. D’où les phrases rayées qui disparaissent peu à peu, et ses pensées qui s’éclaircissent. Et ô miracle, je crois qu’elle a un cerveau. Un vrai de vrai. Rien que pour ça, je lirais la suite un des jours! 
 
Par contre, la romance ne m’a que moyennement convaincue. Juliette, seule depuis dix piges, s’éprend du premier garçon qu’elle rencontre. Adam donc. Qui comme de par hasard, est super canon. Sérieusement, elle aurait pu s’amouracher d’un thon, ça aurait été plus réaliste (rassurez-moi les filles, je suis la seule à tomber sur des tocards en puissance?). Et pour ne pas frustrer les lectrices, notre joli cœur est immunisé au toucher mortel de sa belle. Ce qui est très pratique pour les parties de jambes en l’air, vous en conviendrez. Anyway, c’est très rapide et très facile tout ça. Et ça me laisse un tantinet exaspérée. 
 
Quant aux autres personnages, je déplore quelques clichés. Adam, qui joue les protecteurs et chevaliers servants, mais qui conserve un petit côté bad boy. Warner, le méchant de l’histoire, fils à papa et qui est obsédé par son nouveau jouet (à savoir Juliette). Le meilleur ami légèrement casse-cou, et suspicieux, mais très drôle. Et enfin, le petit frère, mignon comme tout. Tous ayant, bien évidemment, un physique d’Apollon. Rien de bien transcendant. Et pourtant, j’ai réussi à me prendre au jeu. Warner reste mon préféré (j’adore les vilains), j’espère vraiment qu’il sera à la hauteur de sa réputation. 
 
La dsytopie est bel et bien là. Ouf. Certes, elle est encore peu développée, mais on a quand même droit à quelques informations. Le tout reste assez classique: le peuple qui souffre de restrictions, la faune et la flore qui ont disparu, le méchant qui lève une armée pour s’accaparer le pouvoir, deux ados qui veulent sauver le monde (et leurs peaux), et qui rencontrent des alliés (avec un QG super pratique by the way) sur leur route. Bref, rien de nouveau sous le soleil, mais c’est suffisant pour titiller ma curiosité.
 
Au niveau du style d’écriture, je pense qu’on est d’accord pour dire que Tahereh Mafi a un réel sens de la poésie. J’ai beau trouvé qu’il y a beaucoup trop de passages romantiques, elle a le don de les rendre uniques, et vivants. Sans être touchée par l’histoire d’amour, je suis obligée d’avouer que certains passages sont émouvants. Et oui, il y a bien un cœur qui bat, caché quelque part en moi.
 
En résumé : Ce n’est pas un coup de cœur, j’aurais bien demandé plus de dystopie, moins de romantisme (et de clichés aussi), mais je ne peux que reconnaitre que l’auteure a une très belle écriture. Peut-être que mon cerveau était bien ramolli lors de ma lecture (ou qu’en ce moment, je me contente de peu), mais au risque de vous surprendre, je pense que j’ai bien aimé! A voir avec la suite!
 
 
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15 Thoughts on “Insaisissable, tome 1: Ne me touche pas, Tahereh Mafi

  1. Je l’avais bien aimé moi aussi ^^

  2. Je n’en ai jamais entendu parlé ! Mouais ça ne me branche pas vraiment.

  3. Ah mais moi dès qu’il y a trop de clichés dans un livre, ça me révolte et je m’énerve toute seule ! (Et pourtant, des clichés, il y en a aussi dans la vraie vie !)

  4. Contente que tu aies bien aimé quand même ^^

  5. Je t’avoue que je ne suis pas du tout tentée par ce bouquin, justement parce qu’il est un peu trop connu. Et puis je ne sais pas, le pitch ne me tente pas, tout simplement… et lire que l’héroïne est « nouillasse »et que l’histoire est pleine de clichés, ça me donne encore moins envie ^^

  6. J’ai un peu peur d’etre déçue par celui ci aprés tout ce que tout le monde en parle. J’ai une amie qui me l’a offert la semaine dernière et il faudrait que je tente maintenant.

  7. Une saga qui me tente pas mal, mais j’ai peur d’être déçue… Je me tâte… 🙂
    J’attends tes avis sur la suite 😉

  8. J’ai adoré ton avis ! Pour moi ça a été un coup de coeur néanmoins même si je suis tout à fait d’accord sur les points que tu nommes, c’est une histoire classique mais la plume de l’écrivain est tellement belle et je me suis beaucoup attachée à Juliette. TEAN WARNER EN FORCE !!! *o*

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