Divergente, tome 3, Veronica Roth

«Le règne des factions a laissé place à une nouvelle dictature. Tris et ses amis refusent de s’y soumettre. Ils doivent s’enfuir. Mais que trouveront-ils au-delà de la clôture ? Et si tout n’était que mensonge?»
 
Pour ceux qui suivent, je pense que vous vous rappelez mes déboires avec le tome 2. Je n’ai été que peu attentive pendant ma lecture, ce qui fait que je n’ai rien compris. Mais rien de rien. A part que Quatre est sexy as hell (ça, je l’ai vite intégré). Mais un jour, je me suis dit qu’il était temps de voir le film, et là fut ma révélation. Je me suis relancée dans le tome 2, et ô miracle, j’ai adoré (et compris)! Ni une ni deux, je me jette sur le tome 3, qui faisait la sieste sur une étagère.
 
Petit piqûre de rappel. A la fin du tome 2, Evelyn, la mère de Tobias, et les sans-factions s’emparent de la ville, et la vidéo d’Edith Prior fait l’effet d’une bombe. Ah Evelyn. What a bitch. Je n’ai jamais gobé un seul mot de son baratin, elle est l’hypocrisie incarnée. Son nouveau gouvernement a bien aboli les factions, mais pour mieux mettre en place une nouvelle dictature. Tris et sa clique quittent alors la ville, pour se rendre de l’autre côté de la Clôture, au Bureau Génétique, afin de trouver des réponses.
 
La première partie est d’une mollesse. Je comprends bien que c’est le tome des révélations, mais l’auteure nous a tellement habitués à de l’action, que c’est dur de se contenter d’autant de blablas. Cela dit, on connait maintenant la vérité sur les origines des factions, et sur le monde qui existe au-delà de la Clôture. Mais est-ce vraiment nécessaire de consacrer plus de la moitié du livre à ces révélations? Pour moi, il est clair que non. D’autant plus que les explications ne sont pas toujours convaincantes, ou simples d’ailleurs. En gros, le monde à l’extérieur est divisé en deux groupes, ceux qui ont des gênes pur et les malchanceux, qui ont des gênes déficients. La vie n’est donc pas forcément meilleure que celle que menaient nos héros dans la société des factions. Anyway, les chapitres de dialogues s’enchainent, et je commence à piquer du nez.
 
Quant aux personnages, la palme de la plus belle évolution revient à Tris. Elle est déterminée, forte, et plus en confiance avec elle-même. Son petit côté impulsif est toujours là, mais elle est plus réfléchie. Elle en a fait du chemin depuis le tome 1. Pour Tobias, c’est tout le contraire. Les révélations lui font perdre pied, et c’est une première. C’est assez perturbant de le voir se battre avec son identité, au moment même au Tris s’affirme. Leur relation s’en trouve forcément changée, et on les voit se fuir, se disputer, se torturer, mais malgré tout, l’amour est bien là entre eux. J’ai quand même un faible pour les personnages secondaires, à savoir Christina, Uriah, mais surtout Peter (et oui) et Caleb. L’auteure a d’ailleurs très bien approché la relation Tris/Caleb, relation plus que conflictuelle. 
 
La nouveauté de ce tome, c’est la double narration. On alterne les chapitres racontés par Tris et par Quatre. J’aimais bien ce concept, parce que j’avais envie de connaitre les pensées de Quatre, de savoir comment il fonctionnait. Mais finalement, ça m’a gêné dans ma lecture, au sens où j’ai eu du mal à distinguer les chapitres où Tris narre l’histoire, de ceux de Quatre. Leurs points de vue sont quasi identiques, et le ton employé est le même. Je me suis donc un peu perdue, et il m’est arrivé de repartir en début de chapitre pour vérifier qui parlait. C’est dommage, parce que l’idée est plutôt bonne. Surtout pour un dernier tome. 
 
Et puis vient LE chapitre. Pour ceux qui l’ont lu, je pense que vous avez compris de quoi je parle. Je ne sais pas ce qui s’en dit sur la blogosphère, mais je suis absolument ravie de la fin. Je suis contente de voir que l’auteure sort des sentiers battus du happily ever after. Le final est à la fois triste, j’ai du mal à me dire que certains personnages ne seront pas là pour voir ce qu’ils ont accompli, mais aussi plein d’espoir. J’ai donc été agréablement surprise par ce tournant, et par la décision audacieuse qu’a prise l’auteure. Veronica Roth a été jusqu’au bout de ses choix, et ce que j’ai aimé. Ça valait le coup de s’ennuyer pendant 300 pages. 
 
En résumé:
 
C’est le tome que j’ai le moins apprécié. Des conversations à rallonge, et quelques explications confuses font considérablement ralentir le rythme. Mais un excellent final rattrape le tout: c’est pour moi une belle conclusion à cette saga!
 

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5 Thoughts on “Divergente, tome 3, Veronica Roth

  1. Un tome que j’ai beaucoup aimé, même si évidemment le premier reste mon préféré. L’auteure sort des sentiers battus, et c’est vraiment bien ! Même si j’ai pleuré comme une madeleine à la fin ;).

  2. Je n’ai pas encore mis le nez dedans, je le vois sur les étagères à la bibliothèque mais très franchement je n’ai pas envie de me lancer… Trop de livres du même genre qui sortent, j’ai envie d’autre chose du coup 🙂

  3. Un jour je lirais cette saga. Un jour.

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