Cosmétique de l’ennemi, Amélie Nothomb

«Sans le vouloir, j’avais commis le crime parfait : personne ne m’avait vu venir, à part la victime. La preuve, c’est ce que je suis toujours en liberté. C’est dans le hall d’un aéroport que tout a commencé. Il savait que ce serait lui. La victime parfaite. Le coupable désigné d’avance. Il lui a suffit de parler. Et d’attendre que le piège se referme. C’est dans le hall d’un aéroport que tout s’est terminé. De toute façon, le hasard n’existe pas.»
 
Tout a commencé dans le hall d’un aéroport (mais ça, vous le savez déjà), quand un type bien bavard engage la discussion avec Jérôme. On a tous connu quelqu’un comme ça, qui vous parle alors que vous êtes dans le bus/tram en train de lire. Et qui surtout, n’a pas compris que vous en avez strictement rien à faire de ce qu’il vous raconte. Le mien, je l’ai baptisé sobrement « le boulet », je baisse la tête quand je le repère à l’arrêt de bus, et je prie très fort pour que lui ne me repère pas, parce que sinon, c’est la fin pour moi ! Bref tout ça pour dire que dès le début j’ai eu de la peine pour Jérôme, qui au bout de la première page se fait prendre au piège.
 
 Alors le cinglé c’est Textor Texel. I know, c’est quoi ce nom ? Textor commence à raconter son enfance (comment il aime manger de la patée pour chat, ou comment il a tué un camarade de classe à seulement 8 ans, je sais, une enfance exemplaire). Et là on se dit vraiment qu’il ne tourne pas rond ! Honnêtement, je pensais qu’il n’était pas tout seul dans sa tête. Le genre border line (et finalement je n’étais pas loin mais chut je ne spoilerai point!). Mais c’est vraiment quand il raconte qu’il a violé une femme, que là j’ai commencé à me sentir mal. Ce (long) passage est hyper perturbant, il ne regrette absolument pas son geste, au contraire, pour lui c’était une preuve d’amour (mais où on va là). Et pendant ce temps, on a Jérôme, qui était pourtant déterminé à ne plus lui répondre, qui assiste au déballage glauque de Textor, et qui commente. Sans plus. Je ne l’ai pas trouvé plus choqué que ça en fait. Textor continue dans son délire de psychopathe, jusqu’à nous raconter l’acte ultime qu’il va commettre.
 
Jusque là, rien de palpitant, je suis plus dégoûtée par ce taré qu’autre chose. Mais vient LA big révélation. Alors certains l’auront sûrement vue venir, mais pas moi. D’une naïveté désolante, ça m’est tombée dessus sans prévenir ! Je suis très satisfaite de cette fin, je finis sur une bonne note en fin de compte. Au niveau du style, ça reste du Nothomb, facile et rapide à lire.
 
En résumé :
 
Un livre qui m’a mise un peu mal à l’aise par moment, un Textor qu’on a envie de transformer en torche humaine tellement il est dégoûtant. Et pourtant, un retournement de situation que je n’ai pas vu venir, et au final ça me plait ! Comme d’habitude pour les romans d’Amélie Nothomb, c’est dur de savoir si on a aimé ou pas. Le final vaut quand même le détour.
 
Et grâce à ma BFF, mon chaton préféré, le brother que je n’ai jamais eu, oui cette copine là qui a fait la queue pendant des heures et des heures, sans eau ni ravitaillement, qui a du jouer des coudes avec une horde de sauvages sanguinaires, dans le froid et les flammes (pendant que j’étais confortablement installée en amphi), mon exemplaire de Cosmétique de l’ennemi est maintenant dédicacé… (thank you bro)
 
Admirez l’écriture de la dame (et si quelqu’un arrive à déchiffrer le message crypté, je suis preneuse!) (et oui il y a une lettre de trop dans mon prénom, mais on ne va pas chipoter hein).
 
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2 Thoughts on “Cosmétique de l’ennemi, Amélie Nothomb

  1. Chaaaa on 11/09/2013 at 22:58 said:

    Thanks pour ce retour de dédicace à travers ton blog , c’est trop cute !!! Continue à faire vivre ce blog comme tu le fais actuellement 🙂 Kiss love BBF <3

  2. Anonymous on 09/24/2014 at 22:32 said:

    Je crois lire « à Johanna de tout cœur » et sa signature.

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