Category Archives: Young Adult

Stand off, Andrew Smith

9780141354774

« It’s his last year at Pine Mountain, and Ryan Dean should be focused on his future, but instead, he’s haunted by his past. And somehow he’s stuck rooming with twelve-year-old freshman Sam Abernathy, a cooking whiz with extreme claustrophobia and a serious crush on Annie Altman—aka Ryan Dean’s girlfriend, for now, anyway. Equally distressing, Ryan Dean’s doodles and drawings don’t offer the relief they used to. He’s convinced N.A.T.E. (the Next Accidental Terrible Experience) is lurking around every corner.

Will Ryan Dean ever regain his sanity? »
 
Disclaimer: j’ai volontairement squeezé des passages du résumé. Non aux spoilers. Allez lire Winger plutôt.
 
Vous le savez depuis le temps: Ryan Dean West est l’homme de ma vie. Le fait qu’il n’existe pas en réalité n’est qu’un léger détail. J’ai attendu patiemment la sortie de ce second tome, que j’avais précommandé des mois en avance.
 
ET LE MESSIE EST ENFIN ARRIVE.

tumblr_m5qkw12sKr1rrouptOn retrouve donc Ryan Dean West lors de sa dernière année à Pine Mountain. Et les choses ont bien changé. Annie est officiellement sa petite-amie. O Hall, son ancien dortoir, a fermé ses portes. Certains de ses camarades sont diplômés, ce qui entraine des changements dans l’équipe de rugby. Mais surtout, Ryan Dean va devoir apprendre à surmonter la perte d’un proche. Sortez vos mouchoirs les amis, vous allez rire et pleurer avec Stand-Off.

Forcément, quand on sait comment s’est terminé Winger, on se doute qu’il n’y aura pas que des moments drôles dans ce tome. Ryan Dean fait face au deuil d’un être cher, il a perdu ses repères et ne trouve plus sa place. Je trouve qu’Andrew Smith a eu une excellente idée en créant N.A.T.E (the Next Accidental Terrible Experience), qui est une espèce d’ombre qui suit partout Ryan Dean, et qui lui provoque des crises d’angoisse. N.A.T.E est en réalité la représentation de l’anxiété, de la dépression de Ryan Dean. C’est sa façon à lui d’exorciser ce qu’il a vécu, en s’imaginant un personnage contre lequel il peut se battre (ou se laisser faire, au choix). Andrew Smith met N.A.T.E en scène dans les comics de Ryan Dean, avec beaucoup d’humour noir. Je trouve ça brillant et intelligent.

Heureusement, malgré la période difficile que traverse Ryan Dean, Andrew Smith garde son comique qui le caractérise. Un nouveau personnage fait son apparition en la personne de Sam Abernathy, qui partage désormais la chambre de Ryan Dean. Sam est l’un des personnages les plus hilarants et attendrissants qui existent. Leur relation est complètement loufoque. Sam est claustrophobe, ce qui complique grandement leur cohabitation. Il est obsédé par les chaînes de tv culinaires, le pop-corn et les pyjamas rigolos. Sam a 12 ans et le décalage avec Ryan Dean se fait sentir. Mais heureusement, il y a un mais: Sam Abernathy est LE personnage qu’il fallait dans la vie de Ryan Dean. Il est une vraie bouffée d’air frais, une bulle d’optimisme, un rayon de soleil.

On pourrait croire à certains moments que Ryan Dean est resté un gamin grossier, puéril, et obsédé sexuel. PAS DU TOUT. Mon élève préféré de Pine Mountain a bien grandi, il est devenu beaucoup plus mature. Sa relation avec l’adorable Annie prend un tournant sérieux, et c’est assez agréable de voir une relation saine, pour changer.

L’écriture d’Andrew Smith est toujours un régal. C’est drôle, touchant, et le tout est très bien dosé. Ryan Dean est un narrateur exceptionnel: il sait me faire rire aux éclats, et parfois, me faire pleurer. L’anglais est facile à lire (ceci est un sous-entendu subtile pour vous faire comprendre que vous n’avez pas d’excuse pour ne pas le lire donc hop hop hop on s’y met), et les comics de Ryan Dean sont toujours hilarants à découvrir, bien que parfois tristes. Mention spéciale pour quelques personnages qui sont juste parfaits : Spotted John (le roi de la connerie), Nico, et Seanie. J’aime absolument tout dans ce livre : les personnages, le mélange d’humour et de mélancolie, l’écriture et les comics d’Andrew Smith.

Je ne sais vraiment pas ce que je devrais faire pour vous convaincre de lire ces livres. Winger et Stand-Off sont deux trésors pour moi, et j’aimerais tellement que la Terre entière les découvre.

En résumé :

“Good books are about everything.”
― Andrew Smith

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I am the Messenger, Markus Zusak

19057« Ed Kennedy is an underage cabdriver without much of a future. He’s pathetic at playing cards, hopelessly in love with his best friend, Audrey, and utterly devoted to his coffee-drinking dog, the Doorman. His life is one of peaceful routine and incompetence until he inadvertently stops a bank robbery. That’s when the first ace arrives in the mail. That’s when Ed becomes the messenger. Chosen to care, he makes his way through town helping and hurting (when necessary) until only one question remains: Who’s behind Ed’s mission? »

Je pense que Markus Zusak n’est plus à présenter. Ou peut-être que si? Bon dans tous les cas, il est l’auteur du meilleur livre de la Terre, à savoir La Voleuse de Livres. Du coup, j’avais très envie de lire celui-ci, histoire de voir si le génie était toujours là. Ca faisait à peu près trois millénaires que je cherchais ce bouquin, et quand j’ai fini par tomber dessus à la librairie, j’ai cru que j’allais pleurer sous le coup de l’émotion.

Ed est le loser de l’année. A seulement 19 ans, il conduit un taxi clandestinement. Il passe le reste de son temps à jouer aux cartes avec ses amis, Marv et Richie, et à rêver d’Audrey, sa meilleure amie dont il est amoureux depuis toujours. Sa vie bascule le jour où il reçoit une carte, avec trois adresses marquée dessus. Ed doit alors délivrer un message pour chaque personne, qui se cache derrière une adresse.

Le livre commence avec les chapitres les plus drôles de la décennie. Ed se retrouve au milieu d’un braquage de banque, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il a de la répartie. C’est cette situation qui va faire de lui un héros local, et qui va l’amener à recevoir sa première carte. On le sait tous, Markus Zusak a un don formidable pour nous faire pleurer. Mais avec ces chapitres-là, j’ai ri comme jamais.  

Ed est un personnage assez moyen dans l’ensemble. Il n’a aucun talent particulier, sa meilleure amie sait à peine qu’il existe, et il n’a aucune ambition dans la vie. Et pourtant. Ed arrive à toucher les gens d’une façon rare. Chaque adresse, chaque nom, cache une bonne action à accomplir. Que ce soit de simplement tenir compagnie à une dame âgée, ou d’arrêter un mari violent, Ed sait toujours prendre les bonnes décisions. Il n’y aucune indication sur les cartes qu’il reçoit (à part les adresses), donc il se voit contraint d’observer, de réfléchir et surtout de suivre son intuition. Il y a certains moments où on le sent basculer du mauvais côté (stresse intense les amis, si vous avez des problèmes cardiaques, laissez tomber) mais Ed a cette particularité de toujours agir dans l’intérêt des autres. Il est constamment en train de se rabaisser, toujours avec humour bien sûr, mais je crois qu’il ne se rend pas compte à quel point il est extraordinaire.

Ses compères Marv et Richie sont uniques dans leur genre. Ils sont incroyablement humains dans leurs réactions, et leurs réparties. J’ai davantage été émue par Marv, de par son histoire personnelle (que je ne vous raconterai pas, non mais, allez lire ce livre plutôt). Audrey est celle avec qui j’ai le moins accroché. Peut-être parce qu’elle rejette Ed. Les personnages directement touchés par les cartes sont très attendrissants. Je pense à Sophie, en particulier, ou à Milla. Je ne vous gâcherai pas l’intrigue qui les concerne, mais j’ai été plusieurs fois au bord des larmes.

C’est quasiment impossible de ne pas être touché par cette histoire. Les messages que reçoit Ed, sont parfois simples, parfois violents et complexes, mais toujours positifs dans le fond. Juste pour nous montrer qu’il en faut peu pour accomplir beaucoup. Que l’humanité n’est pas encore bonne à jeter aux ordures. Qu’avec des gens comme Ed, il y a encore un peu d’espoir. Le livre donne matière à réfléchir. Sur notre façon de traiter les gens, sur tout ce qui nous entoure (le bon comme le mauvais). C’est le genre d’histoire qui vous tire vers le haut.

Markus Zusak est extrêmement doué pour faire passer les émotions. J’ai eu envie de rire et de pleurer en même temps, mon cœur s’est serré plus d’une fois, et j’ai vécu des moments de pur bonheur. Il a réussi à instaurer un suspense qui m’a rendu folle. La fin m’a donc complètement retourné le cerveau. C’est original, inédit et ça relève, une fois de plus, du génie.

En résumé:

“I’m not the messenger at all. I’m the message.”

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Forbidden, Tabitha Suzuma

Forbidden_by_Tabitha_SuzumaShe is pretty and talented – sweet sixteen and never been kissed. He is seventeen; gorgeous and on the brink of a bright future. And now they have fallen in love. But… they are brother and sister. Seventeen-year-old Lochan and sixteen-year-old Maya have always felt more like friends than siblings. Together they have stepped in for their alcoholic, wayward mother to take care of their three younger siblings. As defacto parents to the little ones, Lochan and Maya have had to grow up fast. And the stress of their lives—and the way they understand each other so completely—has also also brought them closer than two siblings would ordinarily be. So close, in fact, that they have fallen in love. Their clandestine romance quickly blooms into deep, desperate love. They know their relationship is wrong and cannot possibly continue. And yet, they cannot stop what feels so incredibly right. As the novel careens toward an explosive and shocking finale, only one thing is certain: a love this devastating has no happy ending.

Ok les amis, la chronique qui suit est trèèèès longue! Déjà parce qu’Anaïs et moi avons réuni nos deux avis dans un seul article. Et ensuite parce qu’il y a tellement -tellement- de choses à dire sur ce livre. Installez-vous confortablement, avec un cookie de préférence (ça remonte le moral) et on peut commencer. 

tumblr_inline_mfa4n1RUPI1r5zkmdPourquoi avons-nous décidé de lire ce livre ?

Little A.

Forbidden est un livre qui fait beaucoup parler de lui. Pour certains c’est un coup de cœur, pour d’autres absolument pas et pour cause, cette histoire traite d’un sujet particulier, celui d’un frère et d’une sœur qui tombent amoureux. Ce roman m’intriguait, j’avais envie de découvrir la raison de son succès. Le fait qu’il soit en VO me freinait un peu (beaucoup), mais Echos de Mots qui l’a adoré me l’a offert pour mon anniversaire (En édition, trop trop magnifique d’ailleurs, Encore Merci Copine). Il traînait depuis le mois de mai dans ma PAL quand avec Johanna (Les femmes qui lisent sont dangereuses) nous avons décidé d’en faire une lecture commune 🙂

Les femmes qui lisent sont dangereuses.

Forbidden est clairement un livre qui divise. Sans l’avoir lu, je comprends parfaitement pourquoi certains ont trouvé ce livre malsain (vous vous imaginez sortir avec votre sœur/frère vous?). Mais c’est vraiment pour comprendre comment certains y ont vu une magnifique histoire d’amour, entre Maya et Lochan, que je l’ai acheté. Le côté «passion interdite» est très souvent attirant dans les romances, mais ici, le sujet est quand même assez hardcore. C’est donc poussée par une curiosité –sûrement morbide- que je me suis jetée à l’eau. Je suis bien contente de l’avoir lu avec Anaïs, my reading buddy pour cette lecture commune, je n’aurai pas survécu si je n’avais pas pu partager mon ressenti sur le moment à quelqu’un!

Little A.

Je pense que je n’aurai pas survécu à cette lecture sans Johanna également. Déjà parce que sans elle, certains passages seraient encore flous pour moi (je suis toujours novice en lecture VO) et aussi parce que c’était une lecture tellement particulière que j’avais besoin d’en parler très souvent!tumblr_ns5x2svXMJ1u7n54ro1_500

Les personnages et nous:

Little A.

Avec Forbidden, nous faisons la connaissance de deux personnages qui resteront à jamais gravé dans mon cœur. Me laisseront-ils un beau souvenir ? Telle est la question. J’ai adoré Maya et Lochan et cela dès les premières lignes même si le jeune homme semble très étrange au début. Mais leur histoire est si triste, si déroutante que… je ne sais. Je me suis tellement attachée à eux en peu de temps, que je ne voulais qu’une seule chose, leur bonheur. Mais celui-ci est difficile à atteindre, parce que tomber amoureux de son frère ou de sa sœur n’est pas une chose courante (avouons-le tout de même) et encore moins facile à gérer. Maya est une jeune fille un brin secret mais à la différence de son frère aîné, très sociable. Lochan, est réservé et renfermé sur lui-même. Il ne parle pas aux autres et forcément n’a pas d’ami. Il vit exclusivement pour sa famille tout comme sa sœur. D’ailleurs, parlons-en un poco de cette famille. Kit, Tiff et Willa sont les jeunes frères et sœurs de Lochan et Maya. Cette fratrie est livrée à elle-même car leur ignoble mère (je ne souhaite pas même parler d’elle, tellement elle est irresponsable et horrible) se fiche royalement d’eux. Elle boit et sort tous les 4 matins. Leur père quant à lui, s’est déjà fait la malle il y a quelques temps. Du coup, Maya et Lochan sont obligés de jouer au papa et à la maman avec les petits derniers. Willa et Tiff sont encore que des enfants et leur innocence apporte une petite touche de légèreté à ce roman qui en a par moment besoin. Mais certains de leurs mots brisent le cœur par moments. Kit lui est en pleine d’adolescence et Lochan et Maya ont du mal à le gérer par moment. Ces personnages nous offrent souvent des moments tristes, mais malgré leur situation, ils arrivent à vivre quelques instants joyeux et on essaie de savourer un maximum ces derniers.

Les femmes qui lisent sont dangereuses.

Maya et Lochan sont deux personnes que tout oppose. Maya est assez extravertie, et Lochan complètement renfermé. J’ai vraiment eu du mal avec eux, que ce soit individuellement, ou ensemble. Lochan a un sérieux problème d’anxiété, les crises de panique sont fréquentes, et il est incapable de parler en public, ou à n’importe qui qui n’est pas de sa famille. Il a une certaine violence en lui, et une jalousie extrême, qui m’ont limite fait peur. Maya est quand même celle qui m’a le plus horripilée. C’est surtout son côté «séductrice» qui m’a déplu. Lochan est clairement torturé par les sentiments qu’il éprouve pour sa sœur, et elle ne trouve rien de mieux à faire que de se frotter à lui. Je vous le dis: je n’adhère pas à leur couple. Vous verrez pourquoi plus bas, mais la raison est évidente je pense. Comme Anaïs, je voulais les voir heureux, malgré leurs défauts. Mais séparément. En ce qui concerne les autres personnages, on a droit à tout. De la mère indigne qui mérite un séjour en prison à un père absent qui ne vaut pas mieux, la famille n’est vraiment pas gâtée! J’ai adoré les petits frères et sœur de Maya et Lochan. Kit a beau être l’ado de treize ans insupportable, qui tourne délinquant, je me suis attachée à lui. On ressent tellement sa détresse, que franchement, ça m’a fait mal. Tiff est le plus inutile, il a huit ans et passe sa vie à jouer au ballon. Ma préférée reste Willa, cinq ans, qui est un vrai rayon de soleil au milieu de cette tempête. Je dois dire que les liens de la fratrie sont vraiment forts, et chacun est prêt à tout pour protéger les autres. J’ai eu beaucoup de peine sur la fin, en particulier quand je pense à Kit, Tiff et Willa. On a très vite compris que ça finirait mal entre Maya et Lochan (Anaïs et moi avons tous deviné, notre reconversion en détectives privés est pour bientôt), et j’avoue que je me suis inquiétée pour leur avenir. Et effectivement, les dernières pages sont difficiles à lire.tumblr_md1ewcWJFN1qm9z7ro1_500La plume de l’auteur.

Les femmes qui lisent sont dangereuses.

Le style de Tabitha Suzuma est vraiment très dense. Elle utilise énormément d’adjectifs, et chaque situation est prétexte à des descriptions sans fin. Ce côté descriptif est vite devenu lourd à force. Du coup, l’anglais n’est pas toujours facile à lire quand la phrase fait trois kilomètres de long. Je sais que beaucoup aimeront ce style torturé, mais j’ai trouvé ça parfois assez agaçant. Evidemment, le fait que les personnages ne me plaisent pas ne m’a pas aidé. Je suis quasi persuadée que si le thème ne relevait que d’une histoire d’amour lambda, j’aurais sans doute adoré l’écriture de Tabitha Suzuma. J’en suis consciente, c’est une très belle écriture, poétique et sensible. Mais pour moi, ce livre un est un tout, je n’arrive pas à l’apprécier dans sa globalité. J’ai même fini par me lasser de voir le même schéma revenir plusieurs fois: Maya vient titiller Lochan, Lochan dit «non merci je trouve ça dégoûtant», Maya revient à la charge et Logan cède, Maya et Lochie prennent du bon temps, Lochan réalise que c’est illégal et se fâche, Maya se vexe et s’en va, tout le monde se réconcilie deux secondes plus tard, à grand renfort de déclarations d’amour mélodramatique. Avouez que ça vous a fatigué de lire ma phrase! Certains passages étaient un peu too much pour moi. Et difficiles à supporter! Et pourtant, il y a quand même quelques passages qui m’ont brisé le cœur. L’auteure dégage une mélancolie et une tristesse qui m’a bouleversée. Je pense à tous les moments qui ne sont pas centrés sur Lochan et Maya, mais sur leur famille. C’est poignant de découvrir dans quelle misère ils vivent. Une chose est sûre, l’auteure est très douée pour faire passer les émotions des personnages. Rien ne nous est épargné, que ce soit le «bon» ou le «mauvais».

Je pense qu’Anaïs a été davantage sensible à l’écriture de Tabitha Suzuma, donc je vous laisse lire son avis (qui est sans doute plus constructif que le mien).

Little A.

Johanna a raison, j’ai été sensible à l’écriture de cette auteure, mais je pense pas que mon avis sera plus constructif que le sien parce que mes pensées sur cette histoire se bousculent et ne sont pas très très bien organisées. Une chose est certaine, j’ai envie de découvrir d’autres écrits de cette auteure parce que sa plume ne m’a laissé indifférente loin de là.

C’est vrai néanmoins que Tabitha Suzuma est friande de descriptions et c’est parfois un peu long et dure à tout comprendre surtout quand on est un peu novice en VO (like me). C’est à cause de ces longues phrases que j’ai eu du mal parfois à tout saisir et que Translate Google devenait mon ami. Mais ces longues phrases et descriptions permettent de s’immiscer complètement dans l’esprit de Lochan et de Maya. Et du coup, je me suis sentie proche des personnages, de leur misère, de leur bonheur et de leurs malheurs. Parce que comme Johanna l’écrit, l’auteure est très douée pour faire passer les émotions. Certains passages sont déchirants. Totalement. Certains mots de l’auteur m’ont touchée en plein cœur. J’ai aimé la manière dont elle a mené son histoire, c’est à dire lentement mais avec passion. Et puis, ces mots dégagent une véritable tension. Durant tout le long du roman, j’étais tendue parce que j’avais peur, peur de l’issue que pouvait prendre l’histoire tragique de nos deux personnages. L’auteure sait vraiment attirer notre attention et nous rendre accro à son histoire. Et cela encore plus vers la fin du roman où là il devient impossible de le lâcher.

giphyLe thème et nous.

Les femmes qui lisent sont dangereuses.

Alors voilà, je n’ai pas réussi à passer outre le fait que Maya et Lochan soient frère et sœur. C’est juste impossible pour moi. J’ai trouvé leur relation inappropriée et dérangeante. Ils ont beau exprimé de long en large leurs sentiments, je ne comprends pas d’où tout ça peut venir. JE NE COMPRENDS PAS. C’est sûr que leur situation familiale y est pour beaucoup, et qu’à force de jouer au papa et à la maman, tout devient confus. Mais je n’ai pas trouvé leur relation romantique, loin de là. Et lorsqu’on a du mal avec les personnages et leur relation, lire les scènes un peu hot relève de la torture. Je ne vous raconte même pas dans quel état j’étais quand j’ai lu LA scène. Anaïs m’a même demandée plusieurs fois si j’allais terminer le livre. Ce que j’ai fait parce qu’il fallait que je lise la fin. J’ai eu le même problème avec Lolita de Nabokov, où il s’agissait d’une relation entre un homme de 37 ans et une gamine de 13 ans. Pour moi c’est de la pédophilie, pour d’autre, c’est de l’amour. Dans tous les cas, Lolita est aujourd’hui considéré comme un classique. Tabitha Suzuma nous fait découvrir un amour qui est, comme celui de Lolita, loin d’être conventionnel. C’est perturbant pour moi, parce que je n’ai pas l’habitude. Je n’avais jamais rien lu sur l’inceste. Je ne m’étais même jamais fait la réflexion que l’inceste pouvait être consenti par les deux parties. Ce qui est complètement stupide quand j’y pense. Mais c’est ce que la majorité des gens pensent, moi y compris. Jusqu’à ce que Forbidden me montre qu’inceste ne rime pas toujours avec abus. Rien que pour m’avoir ouvert les yeux sur un amour différent, mais pas forcément moins légitime qu’un autre, je ne regrette pas de l’avoir lu. Bien que je ne comprenne pas ce genre de sentiments, je respecte. A chacun son opinion et son histoire, je ne suis pas là pour juger la vie des autres et me mêler de leurs affaires. Chacun est libre d’aimer celui ou celle qu’il a choisi. Vous pouvez même vous marier avec votre cochon d’Inde si ça vous chante (mais invitez-moi à la cérémonie, j’ai adoré Alvin et les Chipmunks).

Little A.

Honnêtement ? Ce livre m’effrayait à cause de son sujet, celui de l’inceste. Ce mot a un sens assez péjoratif, il rime souvent avec viol ou abus… Mais dans Forbidden, il n’est pas question de cela, loin de là. Avec Maya et Lochan il s’agit vraiment d’amour avec un grand A. Du coup, même si j’ai encore du mal à comprendre comment l’on peu tomber amoureux de son frère ou de sa sœur, j’ai compris Maya et Lochan. Ils sont livrés à eux-même depuis leur enfance et ils n’ont jamais eu une vrai relation frère/sœur mais plutôt une relation de meilleur ami. Puis ensuite, ils sont devenus les parents de substitutions de leur frère et sœur. Du coup, c’était peut-être un peu difficile pour eux de savoir qui ils étaient l’un pour l’autre. Quoiqu’il en soit, ça leur tombe dessus et ils n’arrivent pas à oublier leurs sentiments. Lochan essaie lui d’oublier ses sentiments tandis que Maya le pousse dans le sens inverse (la coquine). Les moments qu’ils arrivent à passer que tous les deux sont des moments volés et ce sont les moments où ils sont le plus heureux. En fait je n’ai pas trouvé horrible le fait qu’ils s’aiment malgré leur lien de parenté, j’ai trouvé horrible le fait qu’ils ne puissent pas s’aimer librement comme n’importe quel couple. Et c’est là que je tire mon chapeau à l’auteure parce qu’elle a réussi à me faire aimer cette relation et à me faire espérer qu’elle ait une fin heureuse malgré le fait que j’avais du mal à lire les scènes un peu hot. En fait, l’auteure m’a chamboulé le cerveau. D’un côté j’espérais que Maya et Lochan soient heureux ensemble mais d’un autre côté leur relation me paraissait toujours… «pas normale » parce que tout comme Johanna avant de découvrir Forbidden je n’avais jamais pensé que l’inceste pouvait être consenti par les deux parties. (Maudits préjugés). Ainsi pour moi ce roman est une histoire d’amour unique, compliquée, horrible et tragique, mais une histoire d’amour dont je me souviendrai toujours.vmcCcLe mot de la fin:

Les femmes qui lisent sont dangereuses.

Ce livre m’a rendu schizophrène. J’ai eu énormément de mal à accepter la relation de Maya et Lochan, et de ce fait, à apprécier l’écriture de Tabitha Suzuma. Encore aujourd’hui, je suis indécise. Est-ce que j’ai aimé ce livre? Je n’arrive toujours pas à répondre cette question. Ce que je sais, c’est que Forbidden me laisse un souvenir fort, impérissable. Je le recommande à tous ceux qui ont envie de découvrir une histoire d’amour unique et hors du commun. Mais attention, lecture traumatisante…

Un reading buddy est FORTEMENT conseillé. Juste histoire de préserver votre santé mentale.    

 Little A.

Ce livre est le livre le plus difficile du monde à chroniquer. Je vous promets. Mais je vous le conseille, parce que l’auteur peut parvenir à vous mettre la tête à l’envers et à renverser vos préjugés. Et puis parce que si vous avez envie de découvrir une histoire d’amour comme jamais vous n’en découvrirai, Forbidden est pour vous. Et puis parce que Maya et Lochan méritent d’être connus.tumblr_no01glyiAc1u17td1o1_400

Bravo aux courageux qui ont eu la force de tout lire! Ça va, pas trop déprimés? Surtout si vous l’avez lu, n’hésitez pas à me contacter, quelque soit le moyen, si vous voulez en discuter!

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Aristotle and Dante discover the secrets of the universe, Benjamin Alire Sáenz

 12000020« Aristotle is an angry teen with a brother in prison. Dante is a know-it-all who has an unusual way of looking at the world. When the two meet at the swimming pool, they seem to have nothing in common. But as the loners start spending time together, they discover that they share a special friendship—the kind that changes lives and lasts a lifetime. And it is through this friendship that Ari and Dante will learn the most important truths about themselves and the kind of people they want to be. »

Été 1987, El Paso, Texas. Aristotle, quinze ans, est un garçon solitaire. Mal à l’aise en compagnie d’autres personnes –des jeunes de son âge surtout-, Ari préfère rester seul avec ses pensées. Pensées assez sombre par moment, puisqu’il est obsédé par son frère qu’il n’a pas connu, et qui est en prison. Ari est un garçon impulsif, qui n’a pas peur de se battre. Son côté sombre a tendance à prendre le dessus rapidement. Mais tout change lorsqu’il rencontre Dante. Dante qui lui fait voir le monde différemment. Dante qui est son exact opposé. Passionné, rêveur et sensible, c’est un personnage doux et calme. J’ai rarement vu une relation aussi belle. Imaginez les plus belles histoires d’amour/amitié, et multipliez les par, disons, dix mille. Vous êtes encore loin du compte.

L’histoire d’Ari et Dante est simple. Simple mais remplie d’amour, de loyauté (chose rare de nos jours), de découvertes, de balades dans le désert, et de poèmes. Chacun va apprendre de l’autre, et surtout chacun va comprendre que leur amitié est la chose la plus précieuse qu’ils ont. L’histoire est raconté du point de vue d’Ari, ce que j’ai trouvé super puisque c’est un personnage compliqué, qui se pose beaucoup de questions. J’avoue qu’à certains moments, j’aurais aussi aimé connaitre les pensées de Dante. Ce garçon est un ange. Leur histoire est touchante et émouvante. Les personnages sont d’une justesse incroyable. Ils semblent bien réels, et mon dieu, j’ai eu presque mal de me dire qu’ils n’existaient que dans ces pages.

Ce que j’ai également trouvé génial, c’est la relation que chacun a avec ses parents. On est loin de l’habituel conflit parents/ados. Ari est surprotégé par une mère drôle et attachante, et bien qu’il ait du mal à communiquer avec son père (qui reste marqué par la guerre), il y a toujours du respect entre eux. Le respect, c’est bien ce qui caractérise les personnages. Dante est encore plus proche de ses parents, et franchement, c’est agréable à lire. On s’éloigne un peu du cliché des ados rebelles en rage contre des parents démunis/alcooliques/absents, et personnellement, ça me fait du bien.

La question de l’identité est également abordée. Ari et Dante sont tous les deux nés de parents mexicains, qui ont immigrés aux Etats-Unis durant leur jeunesse. J’ai trouvé ça très intéressant parce qu’ils ne vivent vraiment pas de la même façon le fait d’être mexicain-américain. L’auteur est lui-même latino, donc il sait très bien de quoi il parle. Au-delà de ce thème, il est question de trouver sa place dans le monde. Les interrogations d’Ari, et il y en a beaucoup, sonnent juste, c’est impossible de ne pas se reconnaitre dedans. Ce livre touchera tous ceux qui se sont déjà sentis différents, au moins une fois dans leur vie.

LA FIN. Mais quelle fin. J’ai pleuré de joie. Et j’ai souri comme une idiote quand j’ai refermé ce livre. Je crois que c’est la première fois qu’un livre me fait pleurer de bonheur. C’est tellement rare. Je suis habitée à pleurer comme une vieille madeleine, de tristesse, de frustration, de tout ce que vous voulez. Mais pas de joie. Il y a un passage en particulier qui a fait battre mon cœur tellement vite, que j’ai cru qu’il allait s’arrêter. C’était la tachycardie assurée, suivi d’un encéphalogramme plat. Autrement dit, j’ai mis trois jours à me remettre de cette lecture. Aujourd’hui encore (ça doit faire bien des mois que je l’ai terminé), je n’y arrive pas. Ce livre me reste dans la tête, quoi que je fasse.

Je meurs d’envie de vous mettre LA citation du livre, mais ce serait tout vous ruiner. Et comme je souhaite à tous de vivre ce que j’ai vécu avec ce livre, je me retiens. Mais c’est bien parce que c’est vous. En tout cas, c’est l’un des meilleurs passages que je n’ai jamais lu.

Mon avis ne lui rend pas justice et j’en suis désolée. J’ai eu du mal à mettre des mots sur ma lecture parce qu’il y a quelque chose d’indescriptible dans ce livre. Je me rends compte que j’ai l’air hyper dramatique et sérieuse, mais je vous assure que ce livre va vous faire rire. C’est un condensé de poésie, d’espoir et d’amour. Que demander de plus? J’aimerais tellement pouvoir le relire comme si c’était la première fois. C’était juste sublime.

N’hésitez pas à me laisser vos liens en commentaires (ou directement vos avis d’ailleurs) si vous l’avez lu. Je suis très curieuse de lire vos ressentis sur l’histoire d’Ari et Dante. J’espère ne pas être la seule à avoir été toute chamboulée par ce livre. Je précise que la VO est ultra abordable.

En résumé:

L ’A M O U R  ❤ 

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Crash and Burn, Michael Hassan

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«Steven Crashinsky saved more than a thousand people when he stopped his classmate David Burnett from taking their high school hostage armed with assault weapons and high-powered explosives. What you didn’t know: the words that burn whispered to Crash right as the siege was ending, a secret that Crash has never spoken of. Until now.»

Par où commencer avec ce livre. Crash et Burn. Steven «Crash» Crashinsky et David «Burn» Burnett. Même leurs surnoms sont faits sur mesure. Crash et Burn se rencontrent pour la première fois lorsqu’ils ont huit ans, poussés par leurs mères qui se sont liées d’amitié. Crash est atteint de ce qu’on appelle ADHD (Attention deficit hyperactivity disorder), ou en français: trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité. Contraint d’être «ami» avec Burn, et sa sœur Roxanne, Crash va vivre un enfer. Lorsque Burn tente de mettre le feu à leur école (à même pas dix ans…), Crash comprend qu’il est dangereux, et qu’un jour où l’autre Burn passera à un acte encore plus terrible. C’est chose faite le 21 avril 2008, quand Burn décide de prendre des étudiants et des professeurs du lycée en otage, armé jusqu’aux dents, avec des explosifs prêts à emploi.

Crash est assez détestable dans son genre. Il a certes sauvé des centaines d’étudiants, ses professeurs et le lycée de la prise d’otages de Burn mais quand même. Crash et sa bande passent 90% de leur temps défoncés, à fumer, à boire, et à profiter des filles qui cherchent à rencontrer le fameux héros. Il profite allègrement des gens et de sa célébrité. C’est parfois dur de suivre le fil de ses pensées, et évidemment on déplore certaines de ses actions. MAIS. Il m’a beaucoup touchée. Le voir lutter contre son ADHD m’a fait mal au cœur. Son père est l’être le plus méchant de tous les temps. Je n’ai jamais -jamais- lu un truc pareil. Et puis il y a Burn. Crash est littéralement terrifié par Burn, depuis le jour où celui-ci a voulu cramer leur école primaire. Michael Hassan retranscrit parfaitement cette peur et cette anxiété qui le rongent dès que Burn est dans les parages. Crash est forcément très affecté, et sa santé, mentale et physique, se dégrade à vue d’œil. Heureusement qu’il y a sa petite sœur Jamie, même si elle ne sert à rien pendant les trois quarts du livre. Crash lui voue un amour sans limite (sa relation avec sa grande sœur Lindsay est nettement plus conflictuelle), et son désir de la protéger lui donne forcément un côté attendrissant.

Burn me fait peur. Honnêtement, à part dans les romans de Stephen King, j’ai rarement peur d’un personnage. Et encore, dans certains livres, c’est surtout la situation qui m’effraie. Là, je vous garantis que c’est bel et bien David Burnett qui me fait peur. Burn est un personnage très complexe: un petit génie surdoué, prétentieux, obsédé par trois personnes en particulier, manipulateur et j’en passe. Il est lui aussi atteint de différents troubles du comportement, et de sévères névroses. Pendant la moitié du livre, j’ai eu du mal à déterminer s’il était un «gentil» ou un «méchant». Avec réflexion, je me dis qu’il est les deux. Et c’est aussi ça qui m’a terrifié. Parce que pour chaque bonne action qu’il fait, ou chaque mot gentil prononcé, on s’attend à un retour de flamme d’une malveillance absolue. Ce qui fait que comme Crash, à la seule mention du nom de Burn, je deviens tendue, je me crispe et j’ai la gorge sèche. Pour vous dire à quel point j’étais à fond dans ce livre. Je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir un tout petit peu de compassion pour Burn. Même s’il a des troubles du comportement depuis qu’il est enfant, c’est la mort de son père qui a déclenché sa folie et sa rage. Je ne lui cherche pas d’excuse, j’ai eu envie de l’assommer plusieurs fois avec mon livre. Mais je ne pense pas qu’il soit juste un psychopathe, il est bien plus que ça.

J’ai rarement vu une relation (je ne qualifie même pas ce qu’ils partagent d’amitié) aussi toxique. Crash et Burn sont liés, d’une manière difficile à comprendre. Steven déteste David, mais il se sent mal pour lui. Alors il le tolère plus ou moins. Crash raconte leur histoire depuis les années 90, jusqu’en 2008. Ce qui fait donc pas mal d’années où l’on observe la violence, qui monte lentement en puissance. Et il y a vraiment de quoi mettre le lecteur mal à l’aise. J’ai patiemment attendu le jour où cette violence a fini par exploser. Je dis patiemment parce que le roman m’a semblé long par moment. Crash raconte toutes les histoires liées à Burn, et il y en a beaucoup. Mais avec le recul, je pense qu’elles sont nécessaires pour comprendre comment Crash et Burn en sont arrivés là.

J’aimerais aussi vous parler de Roxanne, la sœur de Burn, mais impossible de le faire sans spoiler l’histoire. Je dirais juste que c’est un personnage assez incroyable, et une fois de plus, je n’ai jamais vu quelqu’un qui lui ressemble.

L’histoire est très bien construite. Michael Hassan a vraiment un style d’écriture particulier: les phrases sont longues, détaillées mais en même temps, percutantes. Bien que certains passages soient un peu difficiles à suivre (Crash et son ADHD n’aidant pas vraiment), j’ai beaucoup apprécié sa narration. Les allers retours entre le présent, où Crash doit écrire ce livre justement, et le passé sont vraiment bien dosés. L’intrigue est installée dès les premières pages, puisque Crash nous révèle que Burn lui a soufflé un secret le jour de la prise d’otage. Il entretient le mystère tout au long du livre, donc impossible de ne pas le terminer. Au vu de toutes les actions dangereuses et stupides de Burn, je n’ai pas arrêté de me demander ce que ça pouvait être. J’étais à mille lieues de deviner.

Ce livre est très intense, puisque énormément de sujets sont abordés. Pour faire une liste (non-exhaustive): le suicide, les attentats du 11 septembre 2001, la drogue, le sexe, l’alcool, les relations père-fils, les maladies mentales, etc. Je ne le conseillerais donc pas aux plus jeunes, évidemment.

Il y a tellement plus que la relation Crash/Burn dans ce livre, et je meurs d’envie de tout vous déballer. Ma chronique est déjà beaucoup trop longue, mais quand j’aime un livre, j’en parlerais pendant des heures et des heures…

En résumé:

 Excellent.

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Me and Earl and the Dying Girl, Jesse Andrews

12700353«Greg Gaines is the last master of high school espionage, able to disappear at will into any social environment. He has only one friend, Earl, and together they spend their time making movies, their own incomprehensible versions of Coppola and Herzog cult classics. Until Greg’s mother forces him to rekindle his childhood friendship with Rachel. Rachel has been diagnosed with leukemia -cue extreme adolescent awkwardness- but a parental mandate has been issued and must be obeyed. When Rachel stops treatment, Greg and Earl decide the thing to do is to make a film for her, which turns into the Worst Film Ever Made and becomes a turning point in each of their lives. And all at once Greg must abandon invisibility and stand in the spotlight.»

ATTENTION coup de cœur

Greg est vraiment drôle. Son but dans la vie? Survivre au lycée en passant inaperçu. Forcément, on a droit à des moments bien gênants comme il faut. Mais qu’est que c’est bon à lire. Le chapitre où il raconte ses techniques de séduction m’a fait tellement rire, que j’ai cru que j’allais me casser une côte. Et tout le livre est comme ça. Sa famille est aussi timbrée que lui (mention spéciale pour ses parents tout de même), et lorsque sa mère le force à reprendre contact avec Rachel, atteinte d’une leucémie, Greg s’exécute à contrecœur. Parce qu’il est comme ça Greg. Il y a des tas de choses qu’il n’aime pas faire. Rendre visite à Rachel est sur sa liste, par exemple. Greg peut paraitre assez égoïste et maladroit par moment: il n’a aucune envie de trainer avec Rachel, et aimerait pouvoir faire l’autruche. Mais je peux vous assurer que je l’ai trouvé plus réel et plus honnête que n’importe quel personnage de n’importe quel livre sur le cancer.

Sa relation avec Earl est juste hilarante. Earl vient dans une famille «à problèmes» si je peux dire ça comme ça. Sa façon de parler est absolument délicieuse, c’est impossible de ne pas rire. C’est leur passion pour le cinéma qui unit les deux amis, et réaliser des films ensemble est leur activité principale. Ils se sont vraiment bien trouvés, Earl n’hésite pas à balancer à Greg ses quatre vérités, quitte à le faire pleurer (best scene ever). J’ai aussi beaucoup aimé Rachel. Elle ne se plaint jamais, et surtout elle nous épargne des discours grandiloquents sur la vie et la mort. Et ça fait du bien!

J’ai trouvé ça génial que Jesse Andrew ait créé un personnage, Greg donc, qui ne culpabilise pas. Ce n’est pas le genre d’histoire pour faire pleurer dans les chaumières, ou pour faire en sorte que le lecteur se sente mal vis-à-vis de la maladie. Absolument pas. Les réactions de Greg sont humaines, et pas stéréotypées du tout. Il n’y pas de leçon de vie à retenir (à part peut-être de ne pas dire à une fille qu’elle a de chouettes boobs si vous voulez la pécho). C’est ça que j’ai aimé dans ce livre: tout n’est pas prétexte à de grands moments où les héros se rendent compte que la vie vaut la peine d’être vécue et blablabla. Certains détesteront probablement ce livre. Parce qu’il n’y a pas de bon sentiment, de larme, ou de romance entre deux personnages. Quand je dis ça je pense évidemment à Nos Etoiles Contraires de John Green –que j’adore, ne vous méprenez pas- mais qui est dans un registre complètement différent. Tout le monde n’est pas Hazel et Augustus. Je ne sais pas si les deux livres sont comparables. Mais je prends le risque de me faire casser la figure par des milliers de fans en colère, lorsque je dis que j’ai largement préféré celui-ci. Juste parce qu’il sort du lot. Par pitié, ne me détestez pas pour ce que je viens d’écrire, je ne suis pas insensible, je trouve juste ce livre différent. Et j’aime bien ce qui est différent.

Le livre est vraiment facile à lire. Pour ceux que l’anglais peut gêner, je n’ai pas trouvé de difficultés notables. J’ai aussi adoré le fait que Greg raconte certains dialogues ou certaines scènes à la façon d’un script de film. La lecture est plus facile du coup. Il est sorti en VF, pour ceux qui ne lisent pas en anglais, et mon dieu. Non seulement, on lui a collé une couverture des plus immondes (non mais sérieusement), mais en plus de ça, on massacre gentiment le titre: Journal d’un loser. Franchement, si le reste du livre va avec la couverture et le titre, vous êtes mal barrés! Mais ça vous donnera une excuse pour vous mettre à l’anglais mouhaha (rire diabolique).

En résumé:

LISEZ-LE ❤ 

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The DUFF, Kody Keplinger

d4ebbd6b3a705db29196f4b4c16ec989«Seventee-year-old Bianca Piper knows she’s not the hottest girl at school, but when school jock and man-slut Wesley casually refers to her as a DUFF, the gloves are off!”

Bianca apprend au cours d’une soirée qu’elle est la DUFF de son groupe de copines. Wesley Rush, le beau gosse du lycée, lui fait remarquer qu’elle est la Designated Ugly Fat Friend, ce qui veut dire, en gros, qu’on se sert d’elle pour paraître à son meilleur avantage. Etre DUFF, ce n’est pas forcément être moche ou doudou, c’est juste être moins attirant que les autres. Le ou la DUFF est en général une personne abordable, auprès de qui on vient collecter des informations sur ses hot copines, par exemple. C’est un peu le vieux tapis de service, ou le quatrième côté d’un triangle (je suis mauvaise en géométrie mais je suis sûre qu’il existe une expression pour ça). Est-ce que vous vous êtes déjà demandé pourquoi vos copines insistent toujours pour vous trainer en boîte, alors que vous détestez danser? You’re a DUFF, my friend.

(j’ai volontaire enlevé une partie du résumé, vous comprendrez en lisant mon avis)

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Bianca est le parfait exemple des héroïnes que j’adore. Elle est franche, cynique et elle emmerde les gens (sorry, mais je ne vois pas d’autre mot plus approprié que celui-là). Elle passe les trois quarts de sa vie à se plaindre, et je ne vous explique même pas la panique lorsqu’elle prend conscience de l’atroce vérité. Bianca va très mal vivre le fait d’être une DUFF. Elle va cogiter longuement sur ce que ça veut dire sur elle, en tant que personne. Elle m’a parfois fait beaucoup de peine, parce qu’elle se rabaisse constamment. Ajoutez le fait que ses relations avec ses copines se dégradent au fur et à mesure et surtout que sa mère ait plié bagages, et on la perd. J’aurais pu la détester, parce qu’elle a quand même pas mal de défauts, mais je me suis tellement attachée à elle. A la fin du livre, on remarque clairement son évolution, elle a grandi et elle est déjà nettement plus mature.

Wes doit être le personnage le plus sexy de tous les livres jamais lus. No kidding. Wesley est le petit con prétentieux du lycée (encore un gros mot, my bad), qui collectionne les filles. Et pourtant, il est d’une gentillesse incroyable. Wes a quelques difficultés à s’entendre avec sa famille, mais qui n’en a pas? Dans tous les cas, il a un vrai sens de l’humour ET des abdos à tomber. Je n’ai eu aucun problème à le visualiser, puisque un film adapté du livre est sorti début 2015, et que c’est Robbie Amell qui a été choisi pour jouer son rôle. Holy shit, j’ai failli tomber du canapé quand je l’ai vu.

Je n’irais pas plus loin sur Bianca et Wes pour ne pas spoiler. Leurs dialogues sont clairement les meilleurs passages du livre, et ça vaut le détour! Je peux vous jurer que je n’ai RIEN vu venir. En fait, j’ai acheté ce livre sans lire le résumé (et j’ai bien fait héhé) donc j’ai subi un gros WTF moment car je ne m’y attendais pas du tout! C’est aussi pour ça que je ne l’ai pas mis en entier, au cas où certains iraient comme moi, l’acheter les yeux fermés! Je ne dirais qu’une chose: Bianca en a une sacrée paire (notez mon effort pour rester polie). J’en avais par-dessus les oreilles de ces filles qui ont besoin d’un mec pour lacer leurs chaussures. Go Bianca!

L’histoire peut sembler superficielle: une nana qui en a marre de faire tapisserie et blablabla, et vous savez comme je suis très critique sur ce genre de livres, mais je vous promets que celui-ci est différent. Il n’y a pas de rebondissement de folie, c’est juste la vie (un peu compliquée parfois) d’une bande de lycéens. Pas de terrible secret improbable qui torture nos héros, et qui expliquerait pourquoi Wes est le man-whore du lycée par exemple. C’est juste la vraie vie. L’auteur aborde certains thèmes pas forcément faciles, mais toujours avec beaucoup d’humour (Bianca est hilarante), donc de suite, ça casse le côté dramatique que j’ai tendance à trouver insupportable. Peut-être que pour certains, ce livre n’aura sans doute rien d’exceptionnel, mais pour moi, il est juste génial. Et ce n’est pas mon genre de prédilection à la base! Je crois qu’il est classé dans les lectures YA, même si je n’ai jamais trop rien compris à toutes ces catégories de young/new/teen adult (mais je suis ouverte à un cours magistral sur le sujet). Dieu sait que j’ai essayé ce style-là, et que j’ai détesté! Je n’ai rien trouvé de vulgaire dans cette histoire -pas comme ma chronique apparemment- c’est drôle, sexy et attachant. The DUFF est donc l’exception qui confirme la règle. Si j’étais d’humeur pour une session thérapie, je vous expliquerai plus en détails pourquoi j’ai eu un coup de cœur pour ce livre. Mais pas besoin d’être un génie pour le deviner.

En résumé:

The DUFF est un excellent livre, que je recommande CHAUDEMENT (wink wink, Wes ❤) à tout le monde.

Comme je le disais plus haut, un film est sorti début 2015, avec la très belle Mae Whitman dans le rôle de Bianca, et la très insupportable Bella Thorne dans le rôle (carrément inventé) de la pimbêche de service. Pour ceux que le film tenterait, le scénario a entièrement été réécrit, le concept du DUFF a été gardé évidemment, mais c’est à peu près tout. On zappe les scènes de sexe (avouez, c’est la déception pour vous aussi), et on rajoute la classique bitch qui trouve marrant de torturer notre héroïne. Le livre est un million de fois mieux.

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Winger, Andrew Smith

 81W11G6n8TL« Ryan Dean West’s life is complicated. He’s a fourteen-year-old junior at Pine Mountain, a boarding school for rich kids. He’s stuck rooming with the biggest jerk on the rugby team in the dorm for miscreants and troublemakers. And he’s totally in love with his best friend, Annie, who thinks of him like a little kid. As Ryan Dean tries to get a handle on school, life, and rugby, he finds himself muddling through a lot of decisions and making some major mistakes along the way. But nothing can prepare him for what comes next. And when the unthinkable happens, Ryan Dean has to find a way to hold on to the important things, no matter what. »

Avant de commencer, je suis obligée de remercier Anne-So d’Echos de mots. En même pas trente secondes de conversation, elle a réussi à me faire mettre deux livres dans mon panier ET à passer commande. Well done, well done. Etant donné mon coup de cœur intergalactique pour ce livre, je ne peux que lui dire merci, et lui offrir ma reconnaissance à vie. Je t’ajoute donc sur ma liste des gens pour qui j’irais: cacher un cadavre, tuer quelqu’un à coups de pelle, et confronter un type aux cheveux gras. Merci donc!

Ryan Dean, surnommé Winger par ses camarades, est élève au pensionnat de Pine Mountain. Oui mais voilà, l’ami Winger est un gentil délinquant. Ok, j’abuse, il a fait deux/trois blagues pour s’amuser, mais ça lui a valu d’être résident au «Opportunity Hall», où tous les bad boys du pensionnat sont regroupés. Si je résume, Ryan Dean a trois passions dans la vie: le rugby, sa bande de potes, et Annie, sa meilleure amie. Obsédé sexuel notoire, Ryan Dean partage avec nous TOUTES ses pensées, des plus débiles aux plus touchantes. Parce que oui Annie est aussi la fille qu’il aime. Et oui, c’est dur d’être le plus jeune de la promo (Ryan Dean a 14 ans, et les autres, y compris Annie en ont 16). Pour être honnête, son histoire m’a rappelé mes années de prépa, où l’un de mes camarades avait deux ans de moins que nous. C’était le seul élève mineur de la promo, et avec le recul, je me dis qu’il en a bavé. Je vous rassure, il va bien hein, on ne l’a pas lynché ou attaché tout nu à un lampadaire!

Le livre en soi est déjà super cool. Regardez la couverture pour commencer: un ROUX. Alors oui il saigne du nez mais c’est un détail. Et quand vous l’ouvrez, vous trouvez une deuxième couverture qui m’a fait pousser un «ohhhh» de ravissement. Ryan Dean aime dessiner des petites BD, généralement sur sa relation avec Annie, et le lecteur en profite puisqu’elles sont glissées dans l’histoire! J’ai adoré pouvoir les lire, parce que ça rajoute une bonne couche bien épaisse d’humour, et que mon affection pour Winger grandit davantage à chaque découverte de ses dessins.winger_idJe dois maintenant faire une déclaration: Ryan Dean West est l’être le plus adorable de tous les temps. En deux pages, je me suis attachée à lui. Comme une moule à son rocher. Sérieusement, il est comme un petit poussin qu’on a envie de couver et de protéger. Ce qui est clairement l’opposé de ce qu’il souhaite. Ryan Dean est vraiment hilarant, chaque pensée (et les trois quarts du temps, c’est lié aux filles) m’a fait rire comme jamais. Il est attendrissant, drôle, et maladroit. Il a vraiment les pieds sur Terre, et sa tendance à se rabaisser constamment m’a beaucoup touchée. Le loser par excellence! Son histoire avec Annie est juste mignonne comme tout. J’ai beaucoup aimé les voir se chercher, notamment parce que Ryan Dean a la meilleure répartie du monde, et qu’Annie n’a pas la langue dans sa poche non plus. Quant à sa team, il y a évidemment les meilleurs amis de toujours, avec qui on sympathise d’entrée de jeu, mais aussi les vilains, les petits cons à qui on a envie de casser le nez à chaque fois qu’ils parlent. Joey, le BFF, est sans hésiter mon personnage préféré. Je n’ai qu’une envie: l’épouser. Alors, ok il est gay (et ok, il n’existe pas réellement), mais je reste convaincue que notre mariage aurait pu être heureux et éternel.

Andrew Smith aborde certains thèmes qui sont chers à mon cœur, à savoir comment survivre à l’adolescence. J’aurais aimé lire ce livre quand j’avais 14 ans, parce qu’en plus de me marrer, j’aurais pu en tirer des leçons, histoire d’éviter de me ridiculiser les trois quarts du temps. Ah l’adolescence, quel âge ingrat. Ici, l’auteur en parle avec tellement d’humour qu’on rêverait presque de retrouver sa tendre jeunesse (j’ai dit presque, l’acné, je vous le laisse). En plus des tourments existentiels qu’un jeune ado pré-pubère peut expérimenter, il y a quand même un thème assez sensible abordé: l’homosexualité. Et franchement, pour avoir lu quelques livres sur le sujet, c’est largement mon préféré sur ce thème là! Parce que l’auteur le fait tout en subtilité d’abord, à travers Winger qui se pose mille et une questions, et puis il finit par rentrer dans le vif du sujet, tout naturellement. Rien ne tombe du ciel, tout est très bien lié. C’est cohérent, et vraiment pas exagéré. Le paradis quoi!

La fin, on parle? MAIS POURQUOI MONDE CRUEL? Mon cœur a explosé en mille morceaux. J’ai fini par m’épuiser toute seule, à force de tant de larmes et de morve. Fœtus style. J’étais un peu sous pression quand je l’ai lu, alors il se pourrait, -il se pourrait-, que j’aie pris la fin très à cœur. Il n’empêche que celui qui n’est pas ému par cette histoire se dénonce, et je lui jetterai des cailloux.

L’écriture d’Andrew Smith est vraiment facile à lire, même en anglais. Il y a peut-être quelques vulgarités par ci par là, mais personnellement, je les ai trouvées tellement bien placées dans le contexte qu’elles m’ont fait beaucoup rire. J’ai trouvé l’histoire brillante et émouvante. Les histoires d’amitié me touchent toujours, souvent plus que les histoires d’amour, et ici, on a un bel exemple de bromance.

Il y a une suite, Stand-Off, qui paraitra en septembre 2015. Devinez quoi? Je l’ai déjà pré-commandée. Don’t judge me, quand j’aime, je fais des trucs bizarres. Ok non, n’allez pas vous imaginez des choses. C’est juste que j’aime tellement ce livre que je me dis qu’en septembre, une vague de folie peut très bien s’emparer des lecteurs, qui dévaliseront tout le stock, et au vu de ma relation chaotique avec Amazon, je pourrais ne jamais avoir le tome deux entre mes mains. Les amis, je crois que je suis paranoïaque…

En résumé:

BEST BOOK EVER. J’dis ça, j’dis rien moi…

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L’épreuve, tome 3: Le Remède Mortel, James Dashner

l-epreuve,-tome-3---le-remede-mortel-420323-250-400«Le Wicked a tout volé à Thomas: sa vie, sa mémoire, et maintenant ses seuls amis. Mais l’épreuve touche a sa fin. Ne reste qu’un dernier test… Terrifiant. Cependant, Thomas a retrouvé assez de souvenirs pour ne plus faire confiance à l’organisation. Il a triomphé du labyrinthe. Il a survécu sur la terre brûlée. Il fera tout pour sauver ses amis, même si la vérité risque de provoquer la fin de tout.»

Par où commencer? Les deux premiers tomes de la saga de James Dashner ont été les coups de cœur de ma vie. J’attendais donc énormément de ce dernier livre. Mais j’ai été déçue. Et frustrée surtout.

L’auteur donne peu de réponses dans ce dernier tome, alors qu’il a semé un nombre incalculable de questions. Le coup du « Wicked is good » a légèrement commencé à me taper sur le système. J’aurais aimé en savoir davantage sur cette organisation, sur son histoire, ses motivations. Je ne vous parle même pas de l’implication de Thomas et Teresa, puisqu’on ne sait pas grand chose. De plus, une nouvelle organisation fait son entrée, et c’est un fiasco total pour moi. Elle débarque un peu de nulle part, et elle n’est finalement que peu exploitée.  Il y a autre chose qui m’a frustrée au plus haut point: les souvenirs de nos Blocards. On nous fait tout une montagne de leurs souvenirs, doivent-ils les récupérer oui ou non? Et pour ceux qui choisissent de retrouver la mémoire, on ne nous dit rien. NADA. L’auteur ne prend pas la peine de nous donner un aperçu de leurs souvenirs. Et c’est très très frustrant. Tout ça pour ça.

A cinquante pages de la fin, j’ai commencé à paniquer, car j’avais encore trop de questions qui se battaient dans ma tête. J’avais encore espoir, j’attendais des révélations explosives, qui clôtureraient cette saga de façon magistrale. Et bien non. Je peux toujours attendre apparemment. Je n’ai pas retrouvé le suspense et les situations qui ont pu me tenir en haleine dans les deux premiers tomes. 

Au niveau des personnages, j’ai bien évidemment adoré retrouver la bande des Blocards, ou du moins ce qu’il en reste. Thomas reste mon préféré, même si j’aurais aimé que son rôle de leader soit plus affirmé.  Heureusement que son amitié avec Minho et Newt est toujours aussi solide, et cela donne lieu a de beaux moments de bromance (et sans niaiseries s’il vous plait). L’auteur nous réserve une jolie surprise en nous ramenant un personnage, et même si ce n’était pas quelqu’un que j’appréciais particulièrement, son retour m’a rappelé l’époque du labyrinthe. Par contre, du côté des personnages féminins, ça coince. Teresa, qui était carrément détestable dans le tome précédant, disparait de la circulation. Elle est très peu présente, et je me suis rendue compte que je l’appréciais bien plus que je ne le pensais. Sa relation avec Thomas, qui partait en cacahouète depuis un moment, est vite expédiée, sans même lui laisser le temps de s’expliquer dignement. Quant à Brenda, impossible de m’attacher à elle. Il y a quelque chose qui ne passe pas chez elle. Je souligne quand même que l’éternel cliché de l’histoire d’amour au milieu d’un monde ravagé est évité, c’est déjà bien! James Dashner nous présente ici un nouveau personnage: la chancelière Paige, qui ne sert strictement a rien de mon point de vue.

A part ce manque flagrants d’explications, j’ai adoré le dénouement. Je ne vais pas tout vous gâcher, mais j’ai trouvé la fin originale, surtout pour une dystopie.

En résumé:

Je suis déçue du manque d’explications et de la facilité avec laquelle l’auteur termine sa saga. Cependant, la série de James Dashner restera l’une de mes préférées, car je ne peux pas effacer le fait que j’ai plus qu’adoré les deux premiers tomes. Les Blocards vont me manquer. 

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L’Epreuve, tome 2: La Terre Brûlée, James Dashner

«Thomas en était sûr, la sortie du labyrinthe marquerait la fin de l’épreuve. Mais, à l’extérieur, il découvre un monde ravagé. La terre est dépeuplée, brûlée par un climat ardent. Plus de gouvernement, plus d’ordre… et des hordes de gens infestés, en proie à une folie meurtrière, errent dans les villes en ruines. Au lieu de la liberté espérée, Thomas se trouve confronté à un nouveau défi démoniaque. Au cœur de cette terre brûlée, parviendra-t-il à trouver la paix… et un peu d’amour?»
 
Nos blocards sont enfin sortis du Labyrinthe, et de ses horreurs. Pas de chance pour eux, le WICKED continue de les tester. Les survivants du Labyrinthe sont alors confrontés à la Terre Brûlée : un monde ravagé par une maladie, La Braise, qui défigure les gens et les rend complètement dingues (qu’on appelle les Fondus, je vous laisse imaginer l’horreur de la situation). Une fois de plus, Thomas et sa bande vont alors tout faire pour survivre, ce qui n’est pas toujours facile quand le WICKED vous a à l’œil…
 
OMG une fois de plus, énorme coup de cœur de ma vie! Cette saga est à lire d’urgence, lâchez tout et lancez-vous!

L’intrigue m’a retourné le cerveau. On rentre dans le vif du sujet dès le premier chapitre. Impossible de savoir qui est le gentil, qui est le vilain: tout le monde est suspect (on remercie le WICKED pour son talent de manipulation). L’auteur nous sert des rebondissements et du suspense à n’en plus finir. Et surtout de l’angoisse. Ce que je trouve génial, c’est que là où l’auteur aurait pu se reposer sur ses lauriers, il nous présente de nouvelles énigmes (le coup des tatouages j’ai adoré), et de nouvelles aventures (je ne peux pas tout vous dévoiler, mais clairement, je suis tombée sur le c*l, pour rester polie), et un nouveau lieu : le désert de la Terre Brûlée. Celle-ci est particulièrement bien décrite: les populations ravagées par La Braise, les corps qui s’entassent, et surtout la chaleur insupportable et étouffante. Tout y est pour qu’on souffre avec les blocards. Leur traversée sera violente, mortelle pour certains, et on essaye tant bien que mal de suivre leur rythme effréné. Pas le temps de s’ennuyer donc, je me suis laissée envouter par l’histoire, et je me suis prise au jeu des questionnements.
 
De nouveaux personnages font leur entrée dans ce tome. Et je suis plutôt sceptique quant à leurs intentions envers Thomas! Je n’en dirais pas plus sur les nouveaux pour ne pas spoiler, mais une fois de plus, l’auteur sème le trouble dans nos têtes! Je me méfie donc pas mal d’eux, et les blocards restent de toute façon mes personnages préférés (et vu le coup de massue que je me prends à chaque tome, combien vous pariez que l’un d’eux est un bad guy?). Je suis un tout petit peu déçue de moins voir certains personnages de la bande, Minho et Newt, que j’adore et qui sont un peu moins présents dans ce tome. On se concentre davantage sur Thomas (qui officiellement le nouvel homme de ma vie, surtout s’il a le physique de Dylan O’Brien).
 
 
Thomas, qui continue de se poser beaucoup de questions, de douter, mais qui s’affirme petit à petit au sein des blocards. Il fait preuve de beaucoup de courage, même s’il montre parfois quelques faiblesses. Cela dit, il n’est pas parfait, et c’est aussi pour ça qu’on ne peut que l’apprécier! J’ai adoré voir le groupe des blocards évoluer et faire face aux drames ensembles, on les découvre tous plus humains que dans le tome un.
 
La relation de Thomas avec Tessa est très étrange, conflictuelle même dans ce tome. Bon, en même temps, elle se le cherche aussi. J’avais une envie folle de tirer les cheveux de Tessa pour la calmer. Mais son comportement, plus que bizarre (et suspect peut-être?) fait qu’on assiste à un rebondissement de folie, et qu’on ne sait plus quoi penser d’elle. Je sentais le triangle amoureux se profiler à l’horizon, et puis finalement, je ne pense pas que ce soit le cas. L’auteur nous épargne des moments niais entre Thomas et Tessa (ou la troisième personne, vous voyez, j’essaie de ne pas vous spoiler) pas de phrases romantiques à deux balles, ou d’effusion de tendresse. James Dashner a préféré se concentrer sur l’intrigue, et je ne le remercierais jamais pour ça!
 
En résumé:
 
Un deuxième tome plus que réussi, l’intrigue est captivante, impossible de lâcher ce livre! Je suis plus qu’impatiente de lire le dernier tome! Jetez-vous dessus sans attendre!
  
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