Category Archives: Fantastique

Cornes, Joe Hill

«Lorsqu’un matin des cornes lui ont ob_d7c517_cornespoussé sur la tête, Ig croit d’abord à une hallucination, un tour que lui joue son esprit rongé par la colère et le chagrin. Car depuis un an, depuis que sa petite amie a été violée et tuée dans de mystérieuses circonstances, il vit un enfer. Pourtant, les cornes sont bien réelles, et assorties d’un nouveau pouvoir qui incite quiconque s’approchant d’Ig à lui confier ses secrets les plus inavouables. D’abord torturé par ce macabre don, Ig a tôt fait de comprendre qu’il va pouvoir l’utiliser pour retrouver le monstre qui a assassiné Merrin et détruit sa vie. Il est temps de prendre sa revanche, de donner sa part au diable… Car en fin de compte, ce dernier ne nous comprend-il pas mieux que son éternel rival?»

Petite parenthèse avant de commencer ma chronique sur ce livre. Je discutais innocemment avec ma copine XenAddict (qui soit dit en passant m’a demandé de lire ce livre une bonne centaine de fois), quand j’ai appris la nouvelle. Joe Hill a un papa célèbre. L’idole de ma vie (non, ce n’est pas le fils caché de Patrick Swayze) grâce à qui j’ai connu mes premières terreurs littéraires. Au cas où vous ne l’auriez pas deviné, je parle de Stephen King. C’est là que je me suis dit qu’il était temps que je le sorte de ma PAL. J’ai profité du marathon de lecture pour me lancer. Alors est-ce que le fait de savoir que Joe Hill est la descendance du King a influencé ma lecture et mon jugement ? Très certainement.

Ignatus mène sa vie tranquillement, jusqu’au jour où sa petite-amie, la belle Merrin est retrouvée violée et assassinée. Ig est rapidement suspecté, mais faute de preuves, il est relâché. Il erre comme une âme en peine, en tentant tant bien que mal d’encaisser les commérages et autres affronts de l’opinion publique, qui le croit coupable. Après une énième gueule de bois, Ig se réveille avec des cornes sur le crâne. Des cornes qui poussent les gens à lui avouer leurs secrets les plus sombres. Ig se lance alors sur la trace du meurtrier de Merrin, prêt à tout pour la venger.

Je dois dire que je me suis un peu ennuyée. L’histoire traine pas mal en longueur. Il n’y a au final que peu d’action, ce qui est dommage parce que l’idée de départ est originale. Les flash-backs sont aussi beaucoup trop longs à mon goût. Même si Ig et Merrin sont mignons, c’est certain. J’ai trouvé que le lien entre ces flash-backs et le retour à la réalité était très décousu, et parfois, j’ai eu l’impression de lire deux histoires différentes. Ce qui fait qu’on lit de très bons -voire excellents- chapitres, mais aussi de moins bons, ou carrément moyens. On apprend très vite le nom du coupable, et j’avoue que de savoir qui a tué Merrin au tiers du bouquin a un tantinet gâché ma lecture. J’aurais voulu chercher avec Ig le coupable, et mener une véritable enquête.

Là où l’action peut faire défaut, les personnages sont eux très réussis. Joe Hill nous décrit parfaitement la noirceur de l’âme humaine. Les personnages sont en apparence gentils, serviables, bien propres sur eux mais grâce au pouvoir des cornes, on les découvre tous plus malsains les uns que les autres. Entre mensonges, hypocrisie, et petits secrets inavouables, tout le monde en prend pour son grade. Beaucoup de cruauté et de violence chez ces personnages, mais c’est aussi ce qui nous donne à réfléchir sur la frontière entre le bien et le mal. Ig n’y échappe pas non plus, puisque on le voit basculer vers la folie. Les cornes sont-elles un don ou une malédiction? Le voir lutter contre lui-même, contre ses démons est assez perturbant des fois, mais ce sont clairement les meilleurs moments du livre. L’auteur a pris le temps de bien décrire cette atmosphère pesante et c’est ce que j’ai adoré.

Je n’ai pas pu m’empêcher de comparer son style à celui de son cher père. Bien que les thèmes soient plus ou moins similaires, Joe Hill n’est pas un copié/collé de son père. Une touche d’humour noir bien à lui, un cynisme très efficace et des dialogues percutants, c’est ce que je retiens de l’écriture de Joe Hill.

En résumé:

Je suis assez confuse. Le récit qui s’essouffle vite m’a clairement pris la tête, mais l’univers sombre de Joe Hill, qui oscille entre fantastique et thriller, m’a fascinée. Joe Hill a du talent, c’est indéniable. Je pense lire ses autres livres, peut-être que le coup de cœur m’attend ailleurs!

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La communauté du Sud, tome 1, Charlaine Harris

la-communauté-du-sud-tome-1«Les vampires vivent désormais parmi les humains grâce à un substitut leur permettant de se nourrir sans tuer. Mais la méfiance règne toujours à Bon Temps, petite ville de l’Amérique profonde. L’arrivée de Bill, ténébreux vampire du me siècle va bouleverser la vie de la jeune serveuse télépathe, Sookie, d’autant qu’une vague de crimes s’abat sur la ville.»

Les vampires ont finalement fait leur coming out dans notre société. Et grâce à du sang synthétique, plus besoin de bouffer ses voisins pour se nourrir. Tout va bien donc. Jusqu’au jour où une série de meurtres vient troubler la ville de Bon Temps en Louisiane. C’est à ce moment là que Sookie rencontre Bill, «son» vampire. Le boring Bill.

Sookie. Par où commencer avec elle? Je n’avais pas lu 100 pages et la voilà qui se la raconte avec ses jambes interminables, ses beaux cheveux blonds (dignes d’une pub L’Oréal) et sa poitrine généreuse. Et elle est humble avec ça. Bitch. 
Mais attention, Sookie n’est pas qu’une bimbo écervelée (ah bon?) qui sert des bières à longueur de journée. Non, Sookie lit dans les pensées des gens. C’est le genre de super pouvoir que j’aurais adoré avoir. Et quand je vois qu’il ne sert à rien dans le roman, ça me désole. Son don est complètement sous exploité. Quel est l’intérêt, je vous le demande.

Sookie en a autant dans le cerveau que Justin Bieber en a dans le pantalon. Non pas que je sois allée vérifier pour Bieber, mais l’idée est là. Sérieusement, qu’est ce qui ne va pas chez elle ? Sa grand mère meurt (assez violemment, il faut dire qu’on lui a cassé la gueule), et Sookie ne trouve rien de mieux à faire que de se taper Bill. Dans le lit de sa grand mère. WTF?
Et encore, si seulement c’était le seul moment WTF que j’ai vécu en lisant ce livre… J’ai du lever les yeux au ciel une bonne dizaine de fois ! Le pompon sur la Garonne : le vampire Bubba aka Elvis Presley. Quelle idée de nous sortir une connerie pareil. Pardon, mais là c’était trop pour moi.
J’ai trouvé les personnages sans intérêt et complètement fadasses. Bill a le sex appeal d’un rat crevé (dans le meilleur des cas). Son histoire d’amour avec Sookie est bidon. Entre leurs changements d’avis et leurs drames puérils, impossible de m’attacher à eux. Eric, avec ses pseudos airs de vampire mystérieux et bad boy, ne me fait aucun effet. C’est vrai qu’il est quasi inexistant dans ce tome, mais quand même. Pour une première impression, on repassera. Sam le barman a le rôle pourri, à savoir celui du bon copain. Son super pouvoir m’a quand même bien fait rire. Enfin, la palme du gros naze est décernée à Jason, le frère de Sookie, obsédé sexuel et débile profond. Non vraiment, c’est plutôt brillant de se filmer au lit avec la victime, hein. 
Je me suis ennuyée royalement. Pas de suspense, c’est mou, c’est plat. C’est aussi passionnant et vivant qu’un cours d’analyse financière, c’est vous dire. Le style ne me plaît pas plus que ça. L’utilisation de la première personne fait qu’on est constamment dans les pensées de Sookie, ce qui devient vite barbant. L’intrigue en général est plutôt simple, ce n’est pas hyper creusé. Rien de transcendant. Moi qui ai des problèmes de concentration, j’ai eu du mal à rester centrée sur le livre. Je crois même que j’ai piqué du nez à un moment, oops!

En résumé:  
Je cherche encore à savoir si c’est pire que Twilight… Je pense avoir perdu quelques neurones pendant ma lecture. Neurones que je compte bien retrouver, en lisant un vrai livre par exemple. 
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Comment se débarrasser d’un vampire amoureux, Beth Fantaskey

«Jessica attendait beaucoup de son année de Terminale : indépendance, liberté, fêtes… Elle n’avait certainement pas vu venir Lucius Vladescu ! Adoptée seize ans plus tôt en Roumanie, Jessica découvre avec stupeur qu’elle est fiancée à un prince vampire depuis sa plus tendre enfance, et qu’il a bien l’intention de réclamer sa promise. Séduisant, ténébreux, romantique, Lucius est persuadé que Jessica va lui tomber dans les bras. Mais la jeune fille a d’autres projets et pas la moindre envie de suivre un inconnu en Roumanie, tout prince vampire qu’il soit.»
 
Je ne sais même pas pourquoi j’ai acheté ce livre. Je commençais à en avoir marre de ces histoires de vampires, avec des héroïnes écervelées qui en tombent amoureuses en trois secondes et demi…
Je vous arrête de suite. Rien à voir ici! Je me félicite d’avoir eu une idée de génie en l’achetant (oui, je m’envoies des fleurs)!
 
Jessica (Antanasia, de son nom roumain), fait une rencontre un peu spéciale. Lucius Vladescu, prince vampire, et accessoirement, son futur époux. Pas de chance pour elle, elle lui est promise pour honorer un pacte conclu par leurs parents, et qui consiste à unir leurs deux clans pour pacifier le royaume. Oui mais voilà, Jessica a une vie et pas moyen de se marier avec un type qui se prend pour un vampire et qui se balade au lycée  avec sa cape et ses bottes.
 
Jessica est une héroïne que j’aime beaucoup. Elle a un cerveau! Je sais, c’est rare dans les histoires de vampires, mais elle a des neurones, et elle s’en sert! Pas de niaiserie de sa part, ou de coup de foudre romantique at first sight (auquel je ne crois pas d’ailleurs). Parce que oui, elle résiste! Dieu merci il existe des filles qui ne se jettent pas dans les bras du premier suceur de sang venu (Bella, Elena et les autres minettes, c’est bien de vous que je parle)! Jessica fait poireauter Lucius, et c’est tant mieux. Elle a un petit coté rationnel qui fait plaisir, elle aime les maths et la science, et s’y accroche tant bien que mal! Et cerise sur le gâteau, elle est dotée d’un humour insolent qui me fait beaucoup rire! Mais au délà de ça, on sent qu’elle lutte contre sa nature de vampire, probablement pour éviter toute ressemblance avec sa famille biologique. Justement, Jessica a l’air très sensible, elle est torturée par son passé, dont elle ne connaît pas grand chose.
 
Quant à Lucius, c’est le vampire par définition. Un peu sombre, un peu mystérieux. Mais beau gosse, bien sûr. Et avec des manières irréprochables (un vrai gentleman). Et étonnamment, il a lui aussi beaucoup d’humour. On suit sa correspondance avec son oncle resté en Roumanie, et ses pensées sur la vie à l’américaine sont vraiment hilarantes! Ce n’est que mon avis, mais j’ai l’impression que lui a flashé sur Jessica dès le début. Il lui court après, mais pas seulement pour honorer le pacte entre les deux familles. Bon, alors il va quand même se sentir pousser des ailes, et se rebeller, mais ce n’est pas plus mal. Il a lui aussi un cerveau (Edward hum hum), et décide par lui même, même si on n’est pas toujours d’accord avec lui.
 
Leur histoire semble très mal démarrer, et pourtant, on sent de l’attachement entre eux. Quelque chose qui va au delà du pacte. J’ai juste une remarque : pourquoi LA rencontre se fait-elle toujours au lycée ? Il ne pourraient pas se rencontrer au supermarché ou chez le dentiste? Ça changerait un peu! Au niveau des personnages secondaires, mention spéciale pour les parents qui sont complètement barrés, et pour la meilleure copine nympho.
 
L’histoire est bien construite, on est curieux d’en savoir plus. La guerre des clans est bien exploitée, ce n’est pas franchement original, mais ça fonctionne quand même! Certaines répliques sont particulièrement savoureuses, et d’autres m’ont bien fait rire («Non maman. C’est un déséquilibré.» Allez savoir pourquoi j’ai ri pendant dix minutes quand j’ai lu ce passage!). Et ce qui est bien, c’est qu’on voit petit à petit une évolution dans les personnages: Jessica va tant bien que mal prendre conscience de sa nature et de son rôle à jouer en tant que princesse vampire, et Lucius, qui croyait dur comme fer en ses obligations, va finalement les remettre en cause. C’est ce qui fait que la deuxième partie du livre est un peu moins drôle, mais plus sombre!

Pour le style, c’est clair que ce n’est pas de la grande littérature, mais ça se lit tellement vite qu’on en redemande!


En résumé:
J’espère vous avoir convaincus de lire ce livre, parce que ce serait bien dommage de passer à coté! La suite arrive dans ma PAL, il me tarde de la lire!

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