Category Archives: Contemporain

Le Maitre des Illusions, Donna Tartt

cvbn« Fuyant sa Californie natale, bourse en poche, Richard doit son entrée à l’université de Hampden, dans le Vermont, à son opportunisme bien plus qu’à son talent. Prêt à tout pour arriver haut, et vite, le voilà introduit dans la classe du professeur Julian, vouée à l’étude des Anciens, grecs et latins. Bastion de savoir et de snobisme, la petite communauté vit en vase clos, avec deux mots d’ordre : discipline et secret. Très vite, Richard devine sous le vernis des apparences une tache indélébile, du rouge le plus sombre. »

LC avec La planque à libellules

Poussées par notre enthousiasme pour la très génialissime série How To Get Away With Murder, ma libellule et moi-même avons pris le temps de chercher minutieusement une lecture dans ce genre-là. Et bingo, je tombe sur un article qui détaille quelques titres de livres qui se rapprochent de la série. Notre choix a fini par se porter sur ce livre. Erreur fatale.

Mais qu’est-ce que c’est que ce livre?! Je ne comprends plus. Je me sens trahie, on m’a vendu du rêve, et je me retrouve avec un cauchemar de 700 pages. Mensonges et calomnies.

Des étudiants en Grec Ancien commettent un jour un meurtre, à la suite d’une soirée qui tourne mal. Meurtre qui est en fait accidentel, mais avec la panique et la quantité d’alcool qu’ils ingurgitent, ils préfèrent abandonner le cadavre. Et garder le secret. Jusqu’à ce que l’un d’entre eux ne puisse plus vivre avec. Alors le groupe décide de l’éliminer, tout simplement.

Richard, notre narrateur, cache le fait que sa famille ne soit pas riche, et tente par tous les moyens de s’intégrer à la bande. Et quelle bande. Sérieusement, quand on voit les personnes qui la composent, on se demande pourquoi Richard veut tant y entrer. Tous des snobs. Je n’en ai trouvé aucun sympathique, ou drôle, ou juste gentil. Bunny est l’idiot du village, il passe son temps à dépenser de l’argent qui n’est pas le sien. Francis est l’homosexuel refoulé du groupe, et à la rigueur, c’est peut-être lui que j’apprécie le plus. Parce qu’au moins, il m’a fait ressentir quelque chose, même si c’est de la peine. Tout gang se doit d’avoir un brillant intellectuel dans ses rangs, et c’est chose faite avec Henry (qui a quand même de sérieux problèmes relationnels, il faut le dire). Enfin, nous avons les jumeaux, Charles et Camilla (on en parle, du choix des prénoms?) qui sont fusionnels, mais à un point… Eww, mille fois eww! En règle générale, les personnages m’ont laissé de marbre. Je ne comprends pas l’intérêt que Richard peut leur trouver. Impossible de s’attacher à quiconque, tellement ils sont froids, distants, inhumains, cruels et surtout bêtes comme leurs pieds. Considérés comme la crème de la crème des étudiants de leur fac, les mecs ne trouvent pas mieux à faire que d’organiser des bacchanales –aka des orgies à la romaine- (avec tous les rites étranges et barbares qui vont avec). Le récit de leur transe, mortelle, puisque c’est avec un meurtre que tout commence, est vraiment ridicule. Mais ridicule. Je préfère avaler du liquide vaisselle que de relire un livre pareil.

Il y a un autre personnage, qui est soit disant important, puisque c’est le professeur de Grec Ancien de nos étudiants trépanés du bocal. Là encore, je suis perdue. Je pensais lire un livre sur des étudiants menés à la baguette par un professeur charismatique, avec beaucoup d’influence. C’est du vent tout ça, non seulement je l’ai trouvé peu présent, mais en plus Julian met les voiles dès qu’il réalise que les actes de ses étudiants risquent de lui causer du tort. Ce type est juste une vieille chaussette.

En plus de personnages aussi charismatiques et sexy que Julien Lepers, j’ai trouvé ce roman tellement long. J’ai déploré l’absence d’action. Il n’y a quasiment que du descriptif, et c’est vite devenu lassant. J’ai l’impression que l’auteure s’est donnée à fond pour endormir ses lecteurs. Je me suis ennuyée du début jusqu’à la fin, et j’ai cru que j’allais devoir finir ce livre sous perfusion. Même les passages qui auraient pu être palpitants sont ratés et retombent instantanément. Je pense notamment à la fin, ou un peu d’action pointe le bout de son nez. De beaux passages WTF sont bien mis en avant, et comme vous pouvez le voir, on a eu du mal (la réaction de Chicky, les bulles grises, est parfaite):lemaitredesillusionsJe finirai par vous dire que, quitte à lire ce livre, choisissez la VO. Mon dieu mais qu’est-ce que c’est que cette traduction? Pierre Alien, tu as déconné là. Au départ, je pensais que la façon de parler des étudiants venait de leur côté méprisant et hautain, mais avec le temps, certaines expressions ont commencé à me gêner. Je reste relativement sympa sur ce point-là, mais je sais que Chicky a la rage du Bronx face à cette traduction!ghjkJe ne peux pas m’empêcher de partager nos réactions, parce que Chicky (toujours les bulles grises) m’a tellement fait rire. Au final, c’est le seul bon point de ce livre. J’ai passé un excellent moment avec Chicky, on s’est soutenues moralement pour finir ce qui relève du terrorisme littéraire. Vive nous j’ai envie de dire!

Je ne comprends pas comment les critiques peuvent être aussi bonnes (voire excellentes, Donna Tartt a même reçu un Pulitzer pour un autre livre), mais en même temps, un nombre incalculable de lecteurs s’est ennuyé. Je suis complètement passée à côté.

En résumé:

EPIC FAIL pour notre première LC! Je n’ai pas su voir le génie qui se cache dans Donna Tartt. Il a peut-être envie de jouer à cache-cache avec moi, mais je suis fatiguée de le chercher.

L’avis de ma libellule (elle au moins, a eu une jolie édition) est par

It's only fair to share...Email this to someoneShare on FacebookTweet about this on TwitterPin on PinterestShare on Tumblr

Central Park, Guillaume Musso

CVT_Central-Park_5496«Alice et Gabriel n’ont aucun souvenir de la nuit dernière … pourtant, ils ne sont pas près de l’oublier. New York, huit heures du matin … Alice, jeune flic parisien, et Gabriel, pianiste de jazz américain, se réveillent menottés l’un à l’autre sur un banc de Central Park. Ils ne se connaissent pas et n’ont aucun souvenir de leur rencontre. La veille au soir, Alice faisait la fête avec ses copines sur les Champs-Élysées tandis que Gabriel jouait du piano dans un club de Dublin. Impossible? Et pourtant … »

Le moment «confessions intimes» devait forcément arriver un jour ou l’autre. Je lis Guillaume Musso. Alors je sais, pour les plus élitistes de la littérature française, lire Guillaume Musso, c’est comme si un Italien mangeait des pâtes avec du fromage râpé Monoprix*. Et bien vous voulez que je vous dise? Il n’y a rien de mal à manger des pâtes au râpé de temps en temps.

Alice et Gabriel se retrouvent un beau matin menottés l’un à l’autre, sur un banc de Central Park. Ils ne se connaissent pas: elle est flic à Paris, et lui est un pianiste en tournée. Comment en sont-ils arrivés là? Alice va devoir faire face à un vieil ennemi et aux démons du passé afin de découvrir l’atroce vérité… (je me moque). Gabriel, lui, ne sert à rien (je me moque encore). Bon, mon résumé n’est pas terrible, mais je n’ai pas vraiment aimé ce livre.

Alice m’a un peu agacée. Vous le savez, j’ai une tolérance assez limitée quant aux personnages féminins. J’aime bien son petit côté kick-ass, elle est déterminée et elle n’a pas besoin qu’on la materne. Mais, je l’ai trouvée quand même un peu trop sûre d’elle, et de ce fait, j’ai eu du mal à la trouver attachante. Elle fait confiance à Gabriel alors qu’elle ne le connait ni d’Adam ni d’Eve. L’explication qu’il lui donne sur son identité est complètement en désaccord avec son comportement, et j’ai peine à croire qu’Alice soit tombée dans le panneau aussi facilement. J’ai trouvé leur relation complètement superficielle et fausse. Je souligne quand même que j’ai bien aimé l’humour de Gabriel. J’aime sa répartie, et sa façon d’être en général. Il égaye quand même le roman, il faut le dire. Je suis donc un peu partagée sur les personnages, ils m’horripilent mais en même temps, il y a des côtés que j’aime bien chez eux!

Dès le début, on est pris dans les aventures d’Alice et Gabriel. Il n’y a pas vraiment de temps morts, les rebondissements s’enchainent à toute vitesse. J’ai même parfois eu du mal à suivre! C’est donc un très bon point, Dieu sait comme j’ai une sainte horreur des scénarios mous du genou. Oui mais voilà, au bout de la moitié du livre, j’ai eu un mauvais pressentiment.

Je vais le dire franchement, cette impression de «déjà lu» m’a clairement irrité le côlon. J’ai commencé à perdre mon intérêt pour l’intrigue, j’ai trouvé que c’était du réchauffé. Je m’attendais à un dénouement incroyable, qui m’aurait coupé le souffle. Et puis non, j’ai juste soupiré lourdement. Mes yeux ont fait même mille tours dans leurs orbites (un peu comme dans Beetlejuice) à certains moments tellement la mise en scène était grotesque et caricaturale. Et je ne vous parle même pas de mon exaspération en lisant le dernier chapitre. Expliquez-moi pourquoi les héros finissent toujours ensemble? Je trouve ça contrariant au plus haut point, surtout quand ça sort de nulle part! Je suis d’autant plus déçue et frustrée parce que j’aimais bien l’idée de départ. Mais les explications m’ont laissée complètement dubitative. Je ne suis pas convaincue par le fin mot de l’histoire.

Niveau style, rien de nouveau sous le soleil. C’est facile et rapide à lire. Comme dans tous les Musso, on retrouve une citation qui ouvre chaque chapitre. J’aime bien, ça me donne envie de lire certains auteurs.

En résumé:

Il s’avère que des fois, le plat de pâtes au fromage râpé n’est pas si bon que ça.

*Et lire Marc Levy, c’est comme manger au Macdo. Guess what? J’aime bien le Macdo de temps à autre.

It's only fair to share...Email this to someoneShare on FacebookTweet about this on TwitterPin on PinterestShare on Tumblr

American Sniper, Chris Kyle

1016763695«Chris Kyle est le sniper le plus redoutable de toute l’histoire militaire américaine. Surnommé «Al-Shaitan» (le Diable) par ceux qu’il traquait et «La Légende» par ses frères d’armes des Navy SEALs, il est crédité de 225 ennemis tués. Déployé à quatre reprises en Irak dans le cadre de l’opération Iraqi Freedom, il a été engagé dans les combats urbains les plus terribles du conflit: Fallouja, Ramadi ou encore Sadr City. Progressant au cœur des fournaises insurgées, investissant les maisons en tête des groupes d’assaut, protégeant ses camarades depuis son poste de tir, pris pour cible par les insurgés qui mirent sa tête à prix, Chris Kyle a été de toutes les batailles. Témoins des atrocités de la guerre et de la malveillance d’un ennemi fanatique, il livre un récit brut et dévoile au grand public son quotidien de SEAL et de sniper, mais aussi les conséquences de celui-ci sur sa vie personnelle.»

C’est toujours difficile de juger une autobiographie. Celle-ci en particulier, puisque la vie de Chris Kyle a déclenché des polémiques particulièrement houleuses. Chris Kyle est, comme vous le savez, le sniper ayant tué le plus d’ennemis de l’histoire de l’armée des États-Unis. Le chiffre varie, mais le Pentagone a reconnu 160 morts officielles. Chris est considéré comme un héros national, malgré des propos controversés qu’il a tenus à son retour de la guerre. Il a été décoré de deux Silver Stars, et de nombreuses autres médailles. En 2013, Chris Kyle est assassiné par un ancien Marine, à qui il venait en aide.

Chris Kyle a été élevé dans les plus pures traditions américaines: Dieu, la famille et la patrie. Son enfance, il la passe au milieu des chevaux dans un ranch, et c’est tout naturellement qu’il rêve d’être cow-boy. Jusqu’à ce jour des attentats du 11 septembre 2001, où son engagement dans l’armée prend alors un autre tournant.

Chris Kyle nous raconte sa vie avec beaucoup de franchise et parfois avec un peu d’agressivité. Cela lui vient sans doute de son côté texan. L’histoire est brute et sans effort particulier de style. Son récit est forcément technique puisqu’il emploie énormément de vocabulaire militaire, mais ce que j’ai apprécié, ce sont les explications qui vont avec. La précision avec laquelle il décrit sa formation de SEAL, son équipement et ses armes, est quand même impressionnante, même si elle peut faire froid dans le dos. Me dire que tout ce qu’il raconte est bel et bien réel m’a laissé un peu sonnée. Le livre comporte quelques pages remplies de photos de Chris en tant que sniper, on y voit même la fameuse arme avec laquelle il a accompli l’un de ses nombreux exploits (un tir à plus de 1900m de portée).

Kyle était une machine de guerre, entrainé pour tuer. Et pourtant, tout au long de son récit, on sent bien que ça cogite dans sa tête. Certes, il n’avait pas de pitié pour ses ennemis, et considère qu’ils ont mérité leur sort. Mais il s’est quand même posé LA question fondamentale, à savoir, «qu’est ce qui me donne le droit de tuer un être humain?». Il ne s’attarde pas sur des débats philosophiques ou moraux à propos de la guerre, et de ce qu’elle engendre pour les soldats, mais on voit bien que dans certaines situations, il n’a pas l’esprit tranquille. Certains passages sont un peu durs à lire et à digérer, puisque Chris Kyle reste très catégorique sur ses propos.

Les liens qui l’unissent aux membres de sa Team 3 sont extrêmement forts. Mon cœur s’est brisé net en mille morceaux lorsque Chris nous rapporte la mort de ses frères d’armes, ou leurs blessures. Kyle a risqué sa vie un nombre incalculable de fois pour sauver celle de ses frères. Il y a d’ailleurs des photos de ses camarades, et des différents hommages que Chris et sa Team leur ont rendu. C’est très touchant de voir à quel point ils sont une famille.

J’ai beaucoup apprécié le fait que certains passages soient racontés par Taya, la femme de Chris. Elle nous parle de leur vie personnelle avec un autre regard. De la venue au monde de leurs deux enfants, jusqu’aux crises qu’ils traversent ensemble, on est immergés dans leur vie de famille. On se rend bien compte de l’impact qu’à la guerre non seulement sur les soldats, mais aussi sur leur famille. Chris a appris à être père, entre deux opérations militaires, et les passages où il évoque sa femme sont très émouvants. C’est une femme à la fois fragile et solide, qui a dû faire face aux petits et grands tracas du quotidien seule. Chris porte beaucoup d’amour à Taya et à leurs enfants, et le voir se déchirer entre servir son pays ou assumer son devoir de père est assez difficile. J’ai été un peu triste de voir qu’il a quand même toujours fait passer son pays avant sa famille. Chris Kyle a une notion du patriotisme qui est poussée à l’extrême, et quand on n’a pas l’habitude, c’est assez déroutant, voire même incompréhensible pour certains.

Au-delà des polémiques sur les actions de Chris Kyle au combat ou même après la guerre, on ne peut que reconnaitre le courage et la force dont il a fait preuve tout au long de sa vie. Quelle que soit la nature de son travail, il le faisait bien, et avec beaucoup de conviction. Chris aura passé le reste de sa vie à aider les vétérans en difficulté.

En résumé:

Une histoire d’amour bouleversante entre un homme et son pays. Chris Kyle a tout sacrifié pour les États-Unis, même sa famille. Ce livre est un immense coup de cœur pour moi! giphy

J’ai enfin vu l’adaptation de Clint Eastwood. Inutile de préciser que j’ai pleuré pendant les trois-quarts du film. Je le trouve assez fidèle au livre (Taya raconte d’ailleurs au début du livre sa rencontre avec Clint Eastwood et Bradley Cooper, et leur point de vue sur l’adaptation). J’ai trouvé Bradley Cooper absolument génial, sa transformation physique est assez incroyable, et il a vraiment fini par ressembler à Chris Kyle! Vous avez vu le film? Vous en avez pensé quoi?

It's only fair to share...Email this to someoneShare on FacebookTweet about this on TwitterPin on PinterestShare on Tumblr

Bossypants, Tina Fey

2012-04-12-bossypants« Before Liz Lemon, before « Weekend Update, » before « Sarah Palin, » Tina Fey was just a young girl with a dream: a recurring stress dream that she was being chased through a local airport by her middle-school gym teacher. She also had a dream that one day she would be a comedian on TV. She has seen both these dreams come true. At last, Tina Fey’s story can be told. From her youthful days as a vicious nerd to her tour of duty on Saturday Night Live; from her passionately halfhearted pursuit of physical beauty to her life as a mother eating things off the floor; from her one-sided college romance to her nearly fatal honeymoon — from the beginning of this paragraph to this final sentence. Tina Fey reveals all, and proves what we’ve all suspected: you’re no one until someone calls you bossy. »

Tina Fey, pour ceux qui ne la connaissent pas, est la fameuse « comedy wife » d’Amy Poehler, dont j’ai parlé dans mon article sur Yes Please. Ces deux-là font vraiment la paire. Je peux vous dire que j’ai gagné des jours, des mois même, de vie tellement elles me font rire. Bref, Tina Fey a écrit son livre bien avant celui d’Amy Poehler, en 2011 donc. Et là où vous pouviez retirer des leçons de Yes Please, Bossypants est vraiment là pour vous faire rire, jusqu’à ce que mort s’ensuive.

tumblr_mzbn0bTvVw1qh0b3jo1_250

Avant de commencer, je tiens à dire que cette couverture me fait étrangement flipper. Creepy creepy.

Les premiers chapitres sont consacrés à son enfance. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais Tina Fey a une cicatrice sur son visage, un peu au-dessus de sa mâchoire. Elle nous raconte ici ce qu’il s’est passé, et comment ses camarades, et les gens en général, ont réagi face à ça. Ça n’a rien de drôle en soi, mais elle a une façon de raconter les choses qui est juste hilarante. De même, le moment où elle nous raconte comment sa mère a abordé LES fameux sujets qu’on évite à tout prix à l’adolescence a déclenché une crise aigüe de fou rire chez moi. Quand j’ai enfin pu reprendre ma lecture et ma respiration (quelques décennies plus tard), j’en étais au chapitre sur son père. J’ai lu ce passage dans le tram, et je n’ai pas réussi à rester impassible. J’ai encore dû arrêter ma lecture le temps de rigoler un bon coup, et de me calmer. Don Fey, son « handsome but terrifying » papa, est aussi drôle que sa fille apparemment. Comme quoi, dans certaines familles, tout n’est qu’une question de génétique (et de chance, moi j’ai hérité d’une taille de nain de jardin perso…). 

Tina Fey évoque aussi ses souvenirs au Saturday Night Live. Son imitation et ses sketchs de Sarah Palin resteront dans ma mémoire pendant longtemps, je vous le dis! Ce que j’apprécie chez elle, c’est qu’elle ne se laisse pas faire. Elle n’hésite pas à remettre les gens (les mecs en général) à leur place, surtout quand ceux-ci lui suggèrent que les femmes ne sont pas aussi drôles que les hommes. Elle et Amy Poehler sont de fortes têtes, et c’est rassurant de voir que les femmes arrivent à se faire respecter dans un milieu d’hommes. Et même si comme je le disais, ce livre a pour vocation de vous faire rire comme des baleines (mission accomplished by the way), je pense qu’on peut quand même en retirer quelques enseignements. Comme de répondre « Suck my dick » aux mecs bien lourds qui vous accostent en voiture. Restons classes en toutes circonstances, voulez-vous?

Ce qui me fait penser qu’il y a un autre passage que j’ai adoré (j’ai adoré tout le bouquin en fait, au cas où vous n’auriez pas compris). Tina Fey prend le temps, à la fin du bouquin, de répondre à quelques emails (principalement des critiques) qu’elle a reçus, et OH-MON-DIEU qu’est-ce que je me suis marrée. Ses réponses sont cyniques, ironiques, et bien envoyées! Prenons par exemple le type qui lui dit: « […] she has not a single funny bone in her body », et voyez sa réponse:

“You know who DOES have a funny bone in her body? Your Mom every night for a dollar!”

Comme vous le voyez, Tina Fey fait preuve de beaucoup d’autodérision, et ça fait du bien de voir des célébrités qui ne prennent pas la grosse tête! Un des meilleurs exemples du livre est lorsqu’elle aborde le sujet de Photoshop. Non seulement elle avoue avoir eu recours à Photoshop, mais elle en plaisante volontiers :

bubba-685x625

Best quotes:

“This requires a level of delusion/egomania usually reserved for popes and drag queens.”

“By the way, when Oprah Winfrey is suggesting you may have overextended yourself, you need to examine your fucking life.”

“Gay people don’t actually try to convert people. That’s Jehovah’s Witnesses you’re thinking of.”

“Do your thing and don’t care if they like it.”

giphy

Dans mon monde imaginaire, Tina Fey, Amy Poehler et moi même sommes BFF. Dans la vraie vie, quand j’ai besoin de rire, je lis leurs livres.

Bossypants est LE livre qui vous changera les idées. Tina Fey est drôle, attachante et tellement naturelle! Croyez-moi, vous ressortirez de cette lecture d’excellente humeur!

It's only fair to share...Email this to someoneShare on FacebookTweet about this on TwitterPin on PinterestShare on Tumblr

Wild, Cheryl Strayed

71bK5hqX0LL«Lorsque, sur un coup de tête, Cheryl Strayed enfile son sac à dos, elle n’a aucune idée de ce qui l’attend. Tout ce qu’elle sait, c’est que sa vie est un désastre. Entre une mère trop aimée, brutalement disparue, un divorce douloureux et un lourd passé de junky, Cheryl vacille. Pour tenir debout et affronter les fantômes de son passé, la jeune femme n’a aucune réponse, mais un point de fuite : tout quitter pour une randonnée sur le «Chemin des Crêtes du Pacifique». Lancée au cœur d’une nature immense et sauvage, seule sous un sac à dos trop lourd, elle doit avancer pour survivre, sur 1700 kilomètres d’épuisement et d’effort, et réussir à atteindre le bout d’elle-même. Une histoire poignante et humaine, où la marche se fait rédemption.»

*Avant toute chose, je me suis dit que quelques informations sur le Pacific Crest Trail pourraient être utiles à ceux qui ne le connaissent pas. Le Pacific Crest Trail (PCT) est un sentier de randonnée qui traverse trois états Américains (la Californie, l’Oregon et Washington), jusqu’aux frontières Mexicaine et Canadienne. Il est long –accrochez-vous– de 4240 km. Pas mal pour un chemin de rando, pas vrai? Il est l’un des trois plus longs sentiers qui existent aux États-Unis, avec le sentier des Appalaches et le Continental Divide Trail. Ce trail traverse les paysages les plus magnifiques et mythiques des États-Unis, avec entre autres, le Sequoia National Park, le Mont Whitney, Crater Lake, Yosemite, et bien d’autres. En moyenne, entre 300 et 500 marcheurs (appelés « thru-hikers ») se lancent chaque année dans cette aventure. Moins de 200 arrivent jusqu’au bout.

5a8e5ebe4b48af2d7e4ba184ec8e62a5

Cheryl Strayed a 26 ans lorsqu’elle décide de faire cette randonnée. Le déclic? Le décès de sa mère, et sa vie qui part en vrille. Mariée à Paul depuis ses 19 ans, son divorce s’annonce houleux et douloureux. Alors même qu’elle aime toujours son mari, Cheryl Strayed s’enfonce dangereusement dans un tourbillon d’excès, de liaisons sans lendemain et de drogues. Jusqu’au jour où elle tombe sur un guide du PCT par hasard, guide qui lui trottera dans la tête jusqu’à ce qu’elle décide de se lancer. Elle va donc parcourir une portion du PCT longue de 1700km, en partant du désert de Mojave, en Californie, jusqu’en Oregon.

Cheryl Strayed est une warrior, dans tous les sens du terme. Face au désastre qu’est sa vie, elle prend les choses en main, décide d’aller elle-même chercher la rédemption tant désirée. Elle montre qu’avec beaucoup de ténacité et d’audace, il est possible de changer de vie. Je suis d’autant plus admirative qu’elle s’était peu préparée à cette randonnée. D’où un sac à dos beaucoup trop lourd, et quelques mésaventures qu’elle a vécues (un ours et un ongle de pied arraché entre autres choses). Heureusement pour elle, elle a rencontré des gens formidables, les «trail’s angels», qui l’ont aidée dans son périple. Que ce soient des habitants qui l’hébergent, ou des compagnons de route momentanés, Cheryl Strayed profite à fond de chaque rencontre, chaque personne qu’elle croise.

L’écriture de Cheryl Strayed est poignante. A la moitié du livre, j’ai fondu en larmes. Je ne sais pas vraiment pourquoi, elle-même n’a pas pleuré une seule fois lors de son périple, mais il fallait que toute cette souffrance et cette douleur sorte, de n’importe quelle façon. C’est donc moi qui ai pleuré! Il faut dire que les passages consacrés à sa mère sont d’une tristesse infinie, et en même temps ce sont des moments de pur bonheur. Cheryl Strayed a aussi beaucoup d’humour! Elle a baptisé son sac à dos «Monster». Tout simplement parce qu’elle l’a beaucoup trop chargé, et qu’il pèse un âne mort. Certaines situations deviennent donc drôles, notamment lorsqu’elle essaye de le soulever, ou de se le mettre sur le dos.

J’ai voyagé avec ce livre. Il ne m’a fallu qu’une journée pour le lire, tellement j’ai été prise par ce récit, les paysages et les personnages. Il y a évidemment un petit côté d’Into The Wild, mais les raisons qui ont poussé Christopher McCandless et Cheryl Strayed à partir sont différentes. Heureusement, la fin du voyage de Cheryl Strayed est bien plus heureuse. On est soulagé d’apprendre qu’elle a enfin trouvé la paix intérieure, et le bonheur qu’elle a tant cherché. Et même si j’ai été attristée d’apprendre ce qu’est devenu l’un de ses compagnons de randonnée (j’avoue, je me suis remise à pleurer), le livre se termine sur une belle note. Cheryl Strayed partage son aventure avec nous, son récit est authentique, et la voir évoluer et se retrouver est un vrai plaisir. Personnellement, lire ce livre m’a fait un bien fou.

En résumé :

Ce livre s’adresse à tous ceux qui ont perdu espoir, et qui veulent voir la vie différemment. Les amoureux de la nature y trouveront leur compte sans l’ombre d’un doute. L’une des plus belles leçons de vie que je n’ai jamais lues! Coup de cœur absolu!

*Les infos viennent de Wikipédia

 

It's only fair to share...Email this to someoneShare on FacebookTweet about this on TwitterPin on PinterestShare on Tumblr

Yes Please, Amy Poehler

ce123045c653d66d9e1ca78ec0428e59« In a perfect world . . . We’d get to hang out with Amy Poehler, watching dumb movies, listening to music, and swapping tales about our coworkers and difficult childhoods. Because in a perfect world, we’d all be friends with Amy—someone who seems so fun, is full of interesting stories, tells great jokes, and offers plenty of advice and wisdom (the useful kind, not the annoying kind you didn’t ask for, anyway). Unfortunately, between her Golden Globe-winning role on Parks and Recreation, work as a producer and director, place as one of the most beloved SNL alumni and cofounder of the Upright Citizens’ Brigade, involvement with the website Smart Girls at the Party, frequent turns as acting double for Meryl Streep, and her other gig as the mom of two young sons, she’s not available for movie night. »

J’étais tellement excitée de lire ce livre. Je suis une fan absolue d’Amy Poehler. Je la trouve intelligente, comique, attachante. Je l’ai adorée dans Saturday Night Live, son sketch d’Hillary Clinton, avec Tina Fey en Sarah Palin, m’a tuée (I can see Russia from my house, je rigole à chaque fois). Leslie Knope, qu’elle incarne dans Parks and Recreation, est mon personnage préféré de l’univers tout entier, et lorsque elle a présenté la cérémonie des Golden Globes, trois ans d’affilé, avec son partner in crime de toujours, Tina Fey, j’ai ri comme jamais.

– Golden Globes 2013 2014 2015

En gros, j’ai envie d’être sa meilleure amie.

Je sentais d’avance que ce livre ferait parti de mes préférés. Et ça n’a pas raté. Je vous le dis, quand je serais grande, je voudrais être comme elle. Amy Poehler est spontanée, tellement drôle, et d’une gentillesse incroyable. Badass, vous avez dit badass?

11071100

Amy Poehler a divisé son livre en trois parties: Say Whatever You Want, Do Whatever You Like, et enfin Be Whoever You Are. Le livre en lui-même est magnifique. Certes, il pèse plus lourd que moi, mais il est rempli de photos personnelles d’Amy Poehler, de dessins, de poèmes, et il y a même un espace pour que le lecteur puisse y écrire des notes. Elle a aussi intégré des doubles pages, avec à chaque fois, un conseil (toujours vrai). Celui-là me plait beaucoup :

ap

Et point non négligeable, les pages brillent.

Amy Poehler nous présente donc ici ses souvenirs d’enfance, ses début à Chicago, ses anecdotes de tournage pour le SNL, ses enfants, bref des morceaux de sa vie. Sans toutefois en révéler des masses : j’ai cru comprendre que certains lecteurs attendaient des détails croustillants et bien juteux sur son divorce, et bien c’est raté! Elle se livre mais sans tomber dans le voyeurisme non plus.

De son enfance, et croyez-moi, elle a fait les quatre cents coups, elle parle beaucoup de ses parents, qui lui ont tout appris et donné. De longs passages sont concentrés sur son groupe d’improvisation lorsqu’elle était à Chicago, et où elle a rencontré ses amis de toujours, dont l’hilarante Tina Fey. Elles se sont bien trouvé toutes les deux, puisque depuis leur rencontre, elles ne se quittent plus. Il y a d’ailleurs un passage en hommage à Tina Fey, sa «comedy wife» comme elle l’appelle, et qui m’a fait mourir de rire!tumblr_mglcuvT6vI1rvszrdo1_500

Ça m’a donné envie d’appeler toutes mes copines, et de leur dire que je les aime et qu’elles me font rire. Parce que c’est aussi ça le livre d’Amy Poehler, une fois terminé, on a envie d’être une meilleure personne, moins égoïste et ingrate (tiens tiens, ça me rappelle quelque chose…), et définitivement plus tournée vers les autres.

Le chapitre dédié à ses deux fils est le plus émouvant. Clairement, c’est ce qui lui est arrivé de mieux. Elle parle de l’accouchement en dédramatisant la chose (et pourtant, j’en ai une vision absolument terrifiante), et rend hommage à son arme secrète pour s’en sortir: ses nounous. Ce que j’adore chez elle, c’est qu’elle assume tout! Elle parle sans complexe de sexe ou de drogue, sans pour autant inciter à prendre du crack en guise de petit dej’. Elle consacre aussi un chapitre à ses collègues de Parks and Recreation, et c’est l’un de mes chapitres préférés! Pour chacun des acteurs, elle écrit un fait que les fans ne connaissent pas sur eux, le meilleur moment qu’elle a passé avec eux en tournage, et enfin le moment où elle a le plus ri avec eux.

Evidephoto.jpgmment, son côté Girl Power ne pouvait pas me laisser indifférente. Amy Poehler a lancé une web serie “Smart Girls at the Party”, et très vite une communauté Amy Poehler’s Smart Girls se met en place. Leur slogan : Change the World by Being Yourself. J’adore son engagement auprès des jeunes filles, et les conseils qu’elle leur donne. On voit où elle a trouvé l’inspiration pour son personnage de Leslie Knope, qui dans un élan de féminisme, a créé le camp «Pawnee Goddesses» (cet épisode est génial by the way).

Yes Please 8304ecfd23e1113da6369d194512ee0bs’apparente beaucoup aux livres de développement personnel (que je ne lis jamais d’ailleurs), mais en MIEUX. Elle parle de l’estime de soi, et elle donne quelques conseils pour se sentir mieux, mais toujours avec beaucoup d’humour. J’ai beaucoup aimé son passage sur les démons intérieurs, ces petites voix dans nos têtes qui nous soufflent que l’on n’est pas assez belle/mince/intelligente et j’en passe. Elle a une façon bien à elle de leur donner un bon coup de pied au derrière! J’ai adoré son point de vue sur la façon de gérer une vie de famille et une carrière. Ses propos sur les femmes au foyer et les femmes qui travaillent sont pleins de bon sens et de vérité. J’ai trouvé ça génial et à la fois rassurant, parce que beaucoup de femmes culpabilisent de retourner travailler alors qu’elles viennent d’avoir des enfants. Si vous êtes dans ce cas-là, je vous promets que vous vous sentirez mieux après avoir lu son livre. Elle aborde aussi la question du pardon. Là où certains se seraient contentés de dire qu’il n’est jamais trop tard pour s’excuser et pardonner, Amy Poehler l’illustre avec ce qu’il lui est arrivé lorsqu’elle a joué un sketch pour le SNL. C’est une anecdote que j’ai trouvée très touchante, et qui montre surtout son courage pour assumer ses fautes, parce que c’est une histoire embarrassante et honteuse pour elle. Ce livre s’adresse à tout le monde, qu’on soit une femme ou un homme, qu’on soit des fans d’Amy Poehler, ou pas. Ce livre est lumineux et frais, avec un effet antidépresseur assuré!

Mes citations préférées:

«Saying “yes” doesn’t mean I don’t know how to say no, and saying “please” doesn’t mean I am waiting for permission»

«The only way we will survive is by being kind. The only way we can get by in this world is through the help we receive from others. No one can do it alone, no matter how great the machines are. »

«That is the motto women should constantly repeat over and over again. Good for her! Not for me.» 

«A bossy woman is someone who cares and commits and is a natural leader.»

«No one looks stupid when they’re having fun.»

Amy Poehler représente exactement ce que j’aimerais être plus tard. Riche et célèbre. Mais non, je déconne les gars! Elle mène une super carrière et une vie de famille, sans avoir honte d’aimer l’un et l’autre. A mon humble avis, beaucoup de choses dont Amy Poehler parle devraient être enseignées dans les écoles. Au risque de me faire huer par tous les profs de philo de la planète, je préfère largement les propos d’Amy Poehler (qui sont d’une justesse absolue), que ceux d’un Nietzche sous acide. Voilà c’est dit.

En conclusion, ce livre est ma BIBLE.

It's only fair to share...Email this to someoneShare on FacebookTweet about this on TwitterPin on PinterestShare on Tumblr

Les Disparus de Mapleton, Tom Perrotta

CpPqQPI_YCX68ukGq7mvR3QnQ2o«Que feriez-vous si certains de vos proches, de vos amis, de vos voisins, disparaissaient soudain en même temps, en une fraction de seconde ? Sans aucune explication? Pourriez-vous continuer à vivre comme si de rien n’était? C’est la question que se posent les habitants de Mapleton. Même s’ils n’ont pas été touchés directement, Kevin, le nouveau maire, sa femme Laurie et leurs deux enfants, Tom et Jill, se débattent pour retrouver un sens à leur vie. Laurie part rejoindre une secte de « pénitents », Tom un groupe d’illuminés hippies, et Jill, autrefois lycéenne modèle, se livre à tous les excès. Peut-on faire son deuil quand l’autre disparaît sans raison?»

J’ai lu pas mal d’avis négatifs sur ce livre. Et lorsque je l’ai refermé, j’ai très vite compris pourquoi. L’auteur ne donne aucune explication sur le Ravissement, ce phénomène qui a emporté des milliers de personnes. Rien. Nada. Nothing. Si vous cherchez de l’action, et surtout une réponse à ce mystère, lâchez l’affaire, et lisez autre chose. Parce que dans ce livre, il n’y aura pas d’extraterrestres qui veulent jouer avec votre cerveau, de soucoupes volantes ou de cercles dans les champs de maïs. Dans ce livre, il y a ceux qui restent, et qui tentent tant bien que mal de reprendre le cours de leur vie. Je conçois que tout ça a un petit côté frustrant, mais avec le recul, j’ai réalisé que ce livre était bien plus qu’un roman vaguement apparenté à la SF (je ne vois pas spécialement en quoi d’ailleurs).

Tom Perrotta a pris le parti de se concentrer sur les personnages et leur psychologie. Le livre traite principalement de la famille Garvey. Et quelle famille. Chacun de ses membres a eu sa propre réaction au Ravissement. Jill, l’adolescente de 16 ans, est celle qui m’a le plus touchée. Son comportement me rappelle énormément celui de Dana, dans Homeland. Toutes les deux doivent faire face aux conséquences des actes de l’un de leur parent (bon, ce ne sont pas du tout les mêmes actes, mais le principe est là), et ont des difficultés à vivre avec. Jill adopte le comportement destructeur par excellence: une copine toxique au plus haut point, un décrochage scolaire, une attitude déplorable et bien évidement, des fréquentations peu recommandables. La totale quoi. Et pourtant, on sent bien qu’elle essaye de cacher le vide qu’a laissé sa mère. Parlons-en, de maman Garvey. Laurie a rejoint un groupe d’illuminés en puissance, les Coupables Survivants. Un choix plutôt étonnant compte tenu du fait que sa famille a été épargnée par le Ravissement. Tu m’étonnes que Jill se sente abandonnée. Les CS ont des règles de vie assez strictes, et pour le moins étranges : s’habiller en blanc, faire vœux du silence (je ne tiendrais pas 30 secondes là-dedans, je vous le dis), et fumer des cigarettes. Oh et le harcèlement des citoyens de la ville est leur activité préférée. Weirdos? Probablement. En tous les cas, les CS, et Laurie donc, ont pour mission d’empêcher les autres de tourner la page. Heureusement, Laurie fait la connaissance de Meg, jeune recrue, et les deux vont se lier d’amitié. J’aime bien leur relation, parce qu’elle leur permet de garder un pied dans la réalité.

Quant aux hommes de la famille Garvey, là aussi, on en voit des belles! Kevin m’a un peu laissée de marbre. Peut-être parce que sa vie est la plus banale au final. Fraichement élu maire, il tente de maintenir une vie de famille comme il le peut. Kevin ramène un peu de normalité dans une famille brisée, et une ville terrorisée par ce 14 Octobre. Le genre héros de tous les jours. Tom, le fils aîné, a quitté l’université pour rejoindre une secte, dirigée par Saint Wayne. Sous l’emprise de son gourou, Tom pense qu’ils vont pouvoir sauver le monde. Jusqu’à ce que Saint Wayne se fasse arrêter. Tom se retrouve sur la route, avec l’une des multiples femmes de Wayne, et qui porte l’enfant-qui-sauvera-le-monde. Tom est complètement paumé. On voit bien qu’il a un cerveau, mais il se laisse porter par les autres, et enchaine les décisions pas toujours judicieuses.

La question du deuil est centrale. Comment continuer à vivre, lorsque les êtres chers ne sont plus là? Le pire pour eux, c’est de ne pas savoir. L’absence de réponse ou d’explication est une torture, et pour certains, comme Laurie, il est alors impossible d’aller de l’avant. Chacun réagit différemment aux pertes causées par le Ravissement. L’auteur aborde aussi les thèmes de la deuxième chance et de la rédemption. L’espoir renaît à la fin du livre, et ça fait quand même du bien. Tom Perrotta exploite aussi très bien le fanatisme religieux. Aujourd’hui plus vrai que jamais, ces sectes et autres groupes extrémistes profitent du chaos et de la terreur pour gagner en puissance. Saint Wayne est le parfait exemple du leader charismatique: un excellent orateur, avec une horde de gens prêts à le suivre n’importe où, un harem de femmes (mineures, bien sûr), et des arguments douteux. Flippant.

L’ambiance est lourde, et quelque fois un peu dépressive. Toute la difficulté de vivre dans un monde terne et morose nous prend aux tripes, et c’est dur de l’ignorer ou de ne pas se poser de questions. Comme je l’ai dit plus haut, il n’y a pas vraiment d’action, mais les différentes histoires personnelles sont toutes prenantes. Et finalement, c’est dur de lâcher ce bouquin.

Dernière remarque, je trouve le titre en VO bien plus parlant, et surtout plus approprié : The Leftovers. Non?

En résumé:

Des personnages forts, à la recherche d’eux-mêmes ou tout simplement de réponses, ont fait que j’ai beaucoup aimé cette lecture. Ces personnages ordinaires, ça aurait pu être vous comme moi. Bref, j’ai aimé ce livre.

It's only fair to share...Email this to someoneShare on FacebookTweet about this on TwitterPin on PinterestShare on Tumblr

Le chat du jeu de quilles, Tome 1, Florence Clerfeuille

A1s1eVk-R9L._SL1500_« La cinquantaine passée, Marc vient de quitter son job de journaliste. Il est un peu désœuvré dans son appartement parisien quand son ancienne collègue, la jeune Manon, vient le solliciter pour mener une enquête. Il s’agit d’élucider un meurtre vieux de dix ans qui s’est produit dans un petit village de l’Aveyron. Marc quitte alors Paris sans regret pour découvrir un autre univers qui tourne essentiellement autour d’un sport inconnu pour lui : les quilles de huit. Il apprend à connaître les figures locales : Gaston le cafetier bavard, Célestin le gentil benêt, Monsieur Thomas le vieil homme silencieux, Attila le coiffeur originaire de Hongrie… Mais qui a tué, il y a dix ans, le père Pommier? Et sa femme, la jeune et belle Clotilde, s’est-elle vraiment suicidée? Que vont bien pouvoir trouver Marc et Manon? »

Mille remerciements à Florence Clerfeuille, grâce à qui j’ai pu lire ce livre! Non seulement j’ai eu un beau marque-page (avec un chat dessus), mais sa dédicace m’a fait sourire!

Journaliste à la retraite, Marc tourne en rond dans son appartement, rêvant de quitter Paris mais sans jamais sauter le pas. Jusqu’à ce que Manon, ex-collègue, l’emmène dans un petit village d’Aveyron. Rapidement adoptés par les villageois, ils tentent discrètement d’élucider un cold case, à savoir la mort du Père Pommier, et surtout, beaucoup plus intriguant (pour moi), le suicide de sa femme, Clotilde.

Que dire de Marc? Je l’aime bien. C’est quelqu’un de foncièrement gentil mais je l’ai trouvé un peu mou du genou parfois. Mais heureusement, Manon est là. Elle est sans conteste mon personnage préféré! Plus jeune que Marc, elle est pleine de fraicheur. J’ai horreur d’utiliser ce mot, «fraicheur», pour qualifier quelqu’un (j’ai l’impression de la comparer à une salade, on se croirait dans une pub), mais honnêtement, je ne vois pas d’autre mot pour parler de Manon. Elle est drôle, un brin cynique, et elle a une vision bien à elle de voir les choses. J’étais limite déçue de ne pas la voir plus souvent, mais, mais, mais (toujours trois mais avec moi) la fin laisse présager qu’on la verra davantage dans le tome 2! J’espère en tout cas, parce qu’ils font un bon duo. On en parle d’ailleurs de cette fin : j’étais persuadée que tout se finirait bien et puis non en fait. Un suspense qui m’a laissée comme une pauvre andouille, puisque je ne m’attendais vraiment pas à ça! Je suis bien curieuse de lire la suite.

Je me suis rendue compte que plus j’avançais, et plus je me préoccupais des personnages, au détriment de l’intrigue. J’adore les histoires de meurtre, et celle-ci n’échappe pas à la règle. Mais finalement, ce n’est pas ce qui m’a le plus plu dans ce livre. L’ambiance qui règne au village est très bien décrite (et surtout réaliste), et j’ai adoré découvrir les différentes personnalités, et leurs relations.

Ah et puis j’ai découvert ce sport qu’est le jeu de quilles. Pour avoir des voisins qui pratiquent assidument ce magnifique loisir qu’est la pétanque (et ce à grand renfort de cris et de « Tu tires ou tu pointes? »), j’avais plus ou moins deviné en quoi ça consistait. Rassurez-moi, ce n’est pas une hérésie de comparer les deux? Ça me rappelle aussi le bowling (en plus l’air d’avoir l’air ridicule avec ces chaussures immondes, je suis une quiche internationale à ce jeu) mais loin de moi l’idée de provoquer les dieux des quilles…

Il n’y a que deux choses qui m’ont un peu gênée. La taille du roman, d’abord. Une petite centaine de pages en plus ne m’aurait pas dérangée, les personnages y auraient gagné à être plus développés, et un peu plus d’action n’aurait pas été de refus. Ensuite, j’ai trouvé que la fracture ville/campagne était un tantinet exagérée, un peu trop clichée peut-être. En dehors de ça, le style est efficace et très fluide, le roman se lit tout seul. Je sais que certains n’aiment pas comparer les auteurs, et bla bla bla, mais moi j’ai trouvé un peu de Gilles Legardinier dans ce livre. Le côté convivial et la petite touche d’humour m’ont beaucoup plu! Je précise aussi que j’ai adoré le début du livre: Marc raconte son enquête auprès d’un juge, et leurs répliques m’ont faire rire (surtout celles du juge en fait)!

En résumé:

Un roman agréable à lire, surtout pour ses personnages. Et si vous aimez les chats, jetez-vous dessus!

It's only fair to share...Email this to someoneShare on FacebookTweet about this on TwitterPin on PinterestShare on Tumblr

L’étrange destin de Katherine Carr, Thomas H. Cook

l etrange destin de catherine carr [blog]« Il y a sept ans le corps de Teddy, le jeune fils de l’écrivain George Gates, a été repêché dans la rivière. On n’a jamais retrouvé son assassin. Depuis, George écrit pour son journal local. Quand il découvre qu’il existe un lien secret entre le meurtre de son petit garçon et l’étrange poétesse Katherine Carr, disparue mystérieusement depuis vingt ans, George sort de sa torpeur… »

Mes premiers mots après avoir refermé ce livre: je n’ai rien compris. Ma sœur à côté de moi s’est marrée comme une baleine. J’ai lu la grosse partie de ce livre avec elle, affalée sur son lit, ce qui fait que mon quotient d’attention était très (très) bas! Mais L’étrange destin de Katherine Carr reste une bonne lecture malgré ce détail.

Rarement un personnage ne m’a fait autant de peine. George Gates a vécu le pire du pire : son petit garçon a été enlevé et assassiné. Et le coupable court toujours. George porte sur ses épaules une culpabilité immense: celle de ne pas avoir été cherché son fils à la descente du bus. Il entend constamment la voix de Teddy –son garçon- qui lui reproche de l’avoir abandonné. Ce qui donne lieu à des passages très émouvants, voire difficiles à lire si on est un peu sensible (comme moi). Surtout lorsque George imagine les horreurs que son petit a pu subir avant de mourir. Soyons honnêtes, j’ai eu envie de pleurer une bonne vingtaine de fois.  Thomas H. Cook a vraiment une superbe écriture, c’est indéniable. Toute la souffrance de George, sa détresse et sa colère sont retranscrites avec une absolue finesse et beaucoup de poésie. C’est mon premier roman de cet auteur, et je suis épatée de voir qu’il a réussi à nous éviter des scènes de pathos (qui m’auraient aussi fait pleurer cela dit). Gates porte constamment le souvenir de son Teddy, et ça me fait mal au cœur pour lui.

George, ancien reportage de voyages, ne peut s’empêcher de comparer ce qu’il voit avec ce qu’il a pu voir lors de ses périples. Et j’ai beaucoup apprécié ces moments d’évasion, qui lui permettent d’échapper pendant un instant à l’absence de son fils. Sa relation avec Alice, 12 ans et atteinte de la progéria (c’est une maladie qui accélère le vieillissement) est spéciale. Gates doit être la seule personne qui ne la prend pas pour une bête de foire, et qui veut réellement passer du temps avec elle. A eux deux, ils vont tenter de résoudre le mystère Katherine Carr. Il est clair qu’Alice est quelqu’un d’extrêmement courageux, et qui malgré sa situation, ne se plaint jamais. Les liens qu’elle a avec George sont assez forts, bien que sans effusion de sentiments, de larmes ou de gros câlins entre eux. C’est de la compassion et du respect vis-à-vis de leur tragédie respective. Je les aime bien tous les deux. Les moments qu’ils passent ensemble sont mes préférés. Quant à Katherine, écrivaine et poétesse, j’ai eu du mal à me faire une opinion sur elle. Gates et Alice cherchent à démêler le vrai du faux de son récit. Récit qui m’a un peu lassée d’ailleurs, puisque le lecteur lit les écrits de Katerine en même temps que les deux personnages.

C’est au niveau de l’intrigue que ça a légèrement coincé. J’ai trouvé l’histoire de Katherine triste, certes, mais assez longue à se mettre en place. Le fait qu’il n’y ait pas vraiment d’enquête –George et Alice s’en tiennent à la lecture des écrits de Katherine et à la visite de certains lieux- m’a un peu gênée, et je pense que c’est en partie pour ça que j’ai eu du mal à rentrer dedans (ça et aussi le fait que ma sœur n’a pas arrêté de se foutre de la gueule des candidats de The Voice, essayez donc de lire quand vous rigolez toutes les 30 secondes). L’auteur sème constamment le doute : Katherine a-t-elle bel et bien disparu? George a-t-il aperçu quelque chose le jour où Teddy a été enlevé? Je me suis retrouvée perdue dans un dédale de questions. Et il n’y a eu que peu de réponses à mon goût. Je pensais vraiment trouver un lien fort entre la disparition de Carr et la mort de Teddy, et puis je n’ai vu qu’un maigre et vague rapport. D’où mes premiers mots après cette lecture: je ne suis pas sûre à 100% d’avoir tout compris. Je le dis donc, le meilleur du livre réside dans les personnages, et leurs émotions.

J’ai été plus que séduite par l’écriture de Thomas H. Cook. C’est clair que ce ne sera pas ma dernière lecture de l’auteur. Il y a un passage que j’ai envie de partager avec vous, et qui a brisé mon cœur en mille morceaux (à la page 31):

« Tout comme Faust qui avait vendu son âme au diable, j’avais remis la mienne à Dieu, ou à la Providence, ou à n’importe quoi dès lors que ça avait le pouvoir d’intercéder pour mon fils. Ça pouvait bien avoir une tête d’éléphant sur un corps d’homme gras, comme Ganesh, le fils de Shiva, peut m’importait. Je me serais prosterné devant Baal, quelle que fût sa forme, agenouillé devant n’importe quel veau d’or. J’aurais allumé tous les cierges de la cathédrale Saint Patrick, empilé autant de paniers de riz qu’il l’aurait fallu sur les marches des pagodes, marché jusqu’à la Grande Mosquée de Samarra en me flagellant le dos jusqu’au sang, pour que soit exaucée cette unique prière: ramenez-le-moi sain et sauf. »

En résumé:

Un beau livre qui traite d’une perte insurmontable, de la culpabilité et de la souffrance qui va avec. L’intrigue semble être reléguée au second plan, mais ce n’est pas plus mal, parce qu’on aurait pu passer à côté d’une belle écriture.

It's only fair to share...Email this to someoneShare on FacebookTweet about this on TwitterPin on PinterestShare on Tumblr

Outlander, Tome 1: Le chardon et le tartan, Diana Gabaldon

1507-1« 1945. Claire passe ses vacances en Écosse, où elle s’efforce d’oublier la Seconde Guerre Mondiale auprès de son mari, tout juste rentré du front. Au cours d’une balade, la jeune femme est attirée par un mégalithe, auquel la population locale voue un culte étrange. Claire aura tôt fait d’en découvrir la raison: en s’approchant de la pierre, elle se volatilise pour atterir au beau milieu d’un champ de bataille. Le menhir l’a mené tout droit en l’an de grâce 1743, au cœur de la lutte opposant Highlanders et Anglais. Happée par ce monde inconnu et une nouvelle vie palpitante, saura-t-elle revenir à son existence d’autrefois? »

Tout le monde connait les Highlands, cette belle région d’Écosse. Mais je me suis toujours demandée ce qui avait déclenché la folie Highlanders. J’ai fait quelques recherches, histoire de me coucher moins bête. Et j’ai découvert qu’Highlander, à la base c’est ça :

highlander-1986-03-g

I know. On est loin du beau gosse roux () qui porte le kilt à merveille. A la place, on a droit à un Christophe Lambert qui a oublié d’aller chez le coiffeur. Hum, difficile de croire que c’est pourtant ce film qui a inspiré tous ces livres (et l’univers en général) autour des Highlanders. Suite à la performance de notre Chrichri, les auteurs se sont lâchés, et ont révélé leur passion pour le tartan, et les muscles saillants.

Et je dois dire que certains auteurs sont très inspirés. D’après mon enquête, il y a trois ingrédients à mélanger pour écrire le livre parfait sur les Highlanders :

  • Un titre révélateur mais néanmoins subtil: Captured by the Highlander (Julianne MacLean), Never Seduce a Scot (Maya Banks), To Wed A Highlander (Michele Sinclair)
  • Un résumé qui met l’eau à la bouche: “The bold and passionate Lucan MacLeod–one of three brothers cursed by dark magic for eternity–is driven by desire for the one woman he dare not let himself possess…” (Dangerous Highlander, Donna Grant)
  • Une cover glamour et légèrement suggestive:

Hglanhder

 Les équipes marketing ont parfois fait un travail de folie, reconnaissons-le.

higlander2Je moque mais je confesse volontiers que j’avais une foi inébranlable dans ce livre. J’avais lu tellement d’avis positifs que j’étais sûre que ce livre allait me plaire. Je n’ai pas détesté, mais je n’ai pas adoré pour autant.

Personnellement, je suis une inculte sur l’histoire de l’Écosse. Donc j’ai pas mal appris sur la révolte des Jacobites, les histoires de clans, la bataille de Culloden, etc. Mais j’ai eu du mal à rester concentrée. J’ai trouvé le tout trop fouillis, trop dense, et pas toujours bien amené. En fait, j’aurais largement préféré regarder un documentaire. Oui j’ai bien dit ça. Je suis entièrement d’accord pour dire que l’auteure a fait un énorme travail historique et géographique, mais je n’ai pas été convaincue. J’ai trouvé qu’il se passait beaucoup de choses, mais rien d’extraordinaire. L’intrigue n’avance pas très vite et les personnages prennent vraiment trop de place, d’où mon manque d’intérêt. Certes, les paysages ont l’air magnifiques, mais ça ne fait pas tout.

Claire est très agaçante. Vous le savez depuis le temps, j’ai une phobie des héroïnes au QI de hamster et qui s’amourache du beau gosse en dix seconde et demie. Claire n’échappe pas à la règle, malheureusement. J’ai été exaspérée de voir qu’elle s’adapte aussi bien à l’époque. Apparemment, elle n’a aucun problème pour se passer du confort moderne… Ce n’est peut-être qu’un détail, mais je pense qu’il aurait fait la différence. Le fait que l’auteure n’ait pas inclus d’anecdotes liées aux différences entre les deux époques m’a déçue. Claire se fait donc très vite aux coutumes des Highlanders, même les plus barbares. Donc se faire frapper bien comme il faut par son mari, mais retourner dans son lit dès le lendemain, c’est ok pour elle. Soit. Au bout de quelques pages, la question existentielle apparaît enfin : Claire va-t-elle pécho Jamie oui ou non? J’ai senti dès le début qu’elle avait très envie de voir ce qui frétillait sous son kilt. J’ai été déconcertée de voir avec quelle facilité elle oublie Frank. Elle n’a aucun état d’âme à se jeter dans les bras du premier kilt venu. Le tout sans subtilité ou estime pour elle-même. (Le coup du mariage, on en parle ou pas?)

Allez, il y a quand même deux choses chez Claire qui sont appréciables. Son métier d’infirmière pendant la Seconde Guerre Mondiale. Je reconnais volontiers qu’il faut en avoir pour affronter les horreurs de la guerre au quotidien. C’est peut-être ce qui fait qu’elle s’est adaptée aussi vite chez les Highlanders? Je ne sais pas trop, mais en tout cas, elle a un petit côté kick-ass que j’aurais aimé voir davantage. Et enfin, j’adore sa façon de parler. Elle jure plus que tous les Highlanders réunis, et bizarrement, j’ai trouvé ça cool.

Du côté de Jamie, et des autres personnages, on est servi là aussi. Jamie est le sosie officiel de Tarzan. Moi Jamie, toi Claire. Euh ok. Ses idées plus qu’arriérées en matière de droit de la femme lui viennent de son époque, on ne peut rien y faire. Mais c’est quand même horripilant de l’entendre débiter sa vision du mari idéal. Qui est trèèèèèès loin de la mienne, qu’on se le dise! J’ai quand même bien aimé son petit côté protecteur. Mais j’ai préféré Frank, je crois. Même s’il n’apparait pas beaucoup dans le livre, il m’a laissé un bien meilleur souvenir. Je ne me suis attachée à aucun autre personnage, pas même Geillis.

J’ai souligné beaucoup de points négatifs, mais ma lecture n’a pas été un désastre complet. Le style n’est pas mauvais, et j’ai apprécié les quelques touches d’humour. Et malgré le pavé (850 pages), le livre se lit très vite.

En résumé:

Mon intérêt pour l’intrigue et pour les personnages a commencé à fondre comme neige au soleil, en même temps que la bêtise de Claire atteignait des sommets. Ce n’est pas le livre de l’année pour moi, mais ça se laisse lire quand même.

2015 RC« A book turned into a TV show »  Et d’un!

It's only fair to share...Email this to someoneShare on FacebookTweet about this on TwitterPin on PinterestShare on Tumblr