Author Archives: Les Femmes Qui Lisent Sont Dangereuses

Beautiful Disaster, Jamie McGuire

images« Travis Maddox est sexy, bâti comme un dieu et couvert de tatouages. Il participe à des combats clandestins la nuit et drague tout ce qui bouge le reste du temps. Exactement le genre de mec qu’Abby doit éviter si elle veut réussir à démarrer une nouvelle vie. 

Mais Travis insiste et lui propose un pari. Si elle gagne, il renonce au sexe pendant un mois. Si elle perd, elle s’installe chez lui pendant un mois. Ce qu’il ignore, c’est qu’il a affaire à bien plus joueur que lui…Une fois toutes les cartes abattues, la catastrophe annoncée se muera-t-elle en amour passionné ? »

Il m’arrive parfois de faire des choix stupides. Comme lire un livre que je sais pertinemment que je vais détester. C’était le cas de Beautiful Disaster. A la seconde même où j’ai lu la première phrase, j’ai su que j’avais fait une bêtise. Mais comme je suis têtue, et que sur un malentendu, il se pourrait que le livre ne soit pas si nul que ça, je l’ai terminé.

Et bien non, ce livre est bel et bien une daube.

Attention, les propos qui suivent ne reflètent que mon avis (et j’ai encore le droit d’en avoir un héhé). Quelques spoilers sont disséminés par-ci par-là, et bien évidemment, mon article est rempli de gros mots en tout genre. Have fun les churros !

giphyPar où commencer ? Je n’en ai pas la moindre idée, il y a tellement d’options qui s’offrent à moi : des personnages dangereux et psychotiques, une intrigue au ras des pâquerettes, une écriture au rabais et un titre ridicule (je peux continuer des heures comme ça).

Parlons d’abord de Travis Maddox. Travis « Mad Dog » Maddox. Il est l’un des personnages les plus détestables et dangereux que j’ai pu croiser dans mes lectures New/Young Adult. Outre son charisme digne d’un bernard-l’ermite malade, Travis a de sérieux problèmes mentaux*. Ce type est un psychopathe, catégorie Ted Bundy. Laissez-moi vous dresser son portrait-robot :

  • Travis est possessif, jaloux, et ne supporte pas qu’un autre homme s’approche d’Abby.
  • Travis exprime son mécontentement par une violence extrême, notamment en frappant tout ce qui bouge ou en saccageant son appartement.
  • Travis est obsédée par Abby d’une façon malsaine et il présente une forte dépendance affective (cf tout ce que je raconte dans cet article).
  • Travis désire contrôler chaque aspect de la vie d’Abby.
  • Travis a un sérieux penchant pour l’alcool.
  • Travis n’a aucune notion de ce qu’on appelle le RESPECT.
  • Travis est donc un gros con.

AU SECOURS JE SUIS A TERRE APPELEZ LES POMPIERS.

Je trouve ça absolument intolérable/scandaleux/irresponsable de prétendre que le comportement de Travis est acceptable. Il n’y a rien de romantique dans la violence, absolument rien. Je ne vois pas non plus comment un harceleur peut être considéré comme sexy ou attirant. Son obsession pour Abby est malsaine au plus haut point, c’est vraiment effrayant. Les filles, ce genre de comportement n’est pas normal, et relève clairement du domaine psychiatrique. J’ai eu du mal avec certains avis que j’ai lus, et dont les auteures rêvent d’un homme comme Travis dans leur vie. Personnellement, je ne rêve que d’un homme qui me respecte, et qui ne m’empêche pas de vivre ma vie comme je l’entends (#jeunedemoisellerechercheunmecmortel). Mais chacune son style, j’imagine. Alors je sais, je fais souvent ma maline avec les bad boys et blablabla. Mais il y a quand même une grande différence entre un mec qui « se la joue » et qui veut seulement impressionner une fille, et un type qui tabasse tout ce qui bouge, et qui est quasiment prêt à tuer quelqu’un. Travis est une bête incapable de se contrôler, avec des pulsions à la limite de la morbidité. Aucune fille ne devrait accepter d’être traitée pareil. C’est typiquement le genre d’homme qui commence par casser la figure des autres, mais qui finira un jour par frapper sa femme (coucou j’extrapole). Je vous jure qu’il faut vraiment lire ce livre pour y croire.

Je suis vraiment déçue qu’une femme soit à l’origine de ce carnage littéraire. Je mettrais mes deux mains à couper qu’elle n’apprécierait pas être traitée de cette façon.

De la même façon, imaginez le genre de message que ce genre de livre envoie aux hommes/garçons ? Alors ok, ce n’est pas la cible principale des livres New Adult, mais il y a quand même des hommes qui l’auront lu, et bonjour les dégâts. Le comportement de Travis n’est pas à reproduire. En aucun cas. Un mec qui risque à tout moment de vous en coller une n’est pas hot. Il est juste bon à croupir en prison.

Je passe rapidement sur Abby, qui est le cliché du personnage féminin que l’on retrouve dans ce genre de livre. Mais en pire. Et oui, c’est tout à fait possible. Je vous promets qu’Ana Steele a l’air intelligente et équilibrée à côté d’elle. Je ne comprends pas comment on peut avoir aussi peu de respect pour soi-même. Abby est stupide, immature et ne trouve rien de mieux à faire que d’encourager le comportement destructeur de Travis. Elle ne voit aucun problème à se faire humilier constamment. On en parle de Travis qui ramène pas une mais deux filles chez lui, alors qu’Abby dort juste à côté (dans sa chambre à lui)? On se doute bien qu’ils n’ont pas fait une partie de Uno tous les trois sur le canapé.

Damn, il y a des limites à ma tolérance.

Je ne parle même pas des personnages secondaires, tant ils sont inutiles et creux. Le seul personnage intéressant et un tant soit peu mûr dans sa tête, c’est Kara, la colloc d’Abby. Et pourtant, celle-ci la fait passer pour une pimbêche. Encore une fois, c’est une belle preuve de maturité de la part d’Abby. En tout cas, Kara va nous lâcher le mot qui résume le livre : CO DEPENDANCE.

Do you know what codependency is, Abby? Your boyfriend is a prime example, which is creepy considering he went from having no respect for women at all to thinking he needs you to breathe.”

Au niveau de l’intrigue, c’est tellement du réchauffé que ça en devient forcément mou. Je mentionne à peine la fin -cheesy et horrifiante à la fois- qui m’a mise hors de moi. Le tatouage « Mrs Maddox » d’Abby conclue le livre en beauté et en bêtises.

BONUS (parce qu’on n’en a pas eu assez) : Travis a cette manie ridicule d’appeler Abby « poulette »… Ah, combien de fois je n’ai pas eu envie de brûler ce livre et de danser autour des flammes (avec un rire démoniaque).

Ce livre est un ramassis de conneries. Sorry les girls (et les boys), mais il n’y a pas d’autre mot pour définir ce qu’a écrit Jamie McGuire. Beautiful Disaster m’a complètement affligée et mise en colère. C’est du terrorisme. Ni plus, ni moins (#dramaqueen).

En résumé :

Les copines, il va falloir m’interdire de lire ce genre de livres, c’est très mauvais pour ma santé mentale, et ça fait palpiter la veine de mon front d’une façon très disgracieuse.

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*Et j’ai lu à peu près tous les articles possibles sur comment débusquer un psychopathe, un pervers narcissique ou un obsédé, je les flaire donc à des kilomètres à la ronde. Appelez-moi en cas de doute (50,04€/min + coût d’un appel selon opérateur).

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Mini-avis: mes dernières lectures (2)

Aloha mes poissons tropicaux! Cela fait bien quelques semaines que je fais la morte sur la blogo, mais que voulez-vous, il y a eu pas mal de changements dans ma petite vie! Je suis donc de retour -pour de bon cette fois- avec mes mini-avis sur les derniers livres que j’ai lus. Comme d’habitude, il y a de tout, et comme d’habitude, l’article est long!

 Une Autre Vie, S. J Watson

1507-1“Julia mène une vie bien rangée à Londres avec son mari et son fils. Lorsqu’elle apprend la mort de sa jeune sœur, Kate, victime d’une agression à Paris, elle est sous le choc. Les deux sœurs, dont les relations n’ont jamais été faciles, s’étaient perdues de vue. Ne parvenant pas à faire son deuil, Julia décide d’aller sur place afin d’en savoir plus sur la vie que menait Kate. Elle apprend que cette dernière fréquentait assidûment les sites de rencontre. Le doute s’insinue alors dans son esprit : et si la mort de sa sœur n’était pas due à une simple agression mais à une mauvaise rencontre ? Ne pouvant se débarrasser de cette idée obsédante, Julia décide de se faire passer pour Kate sur le site que celle-ci utilisait. Mais, à l’âge des bilans, des remises en question, des ambitions laissées derrière elle, Julia ne réalise pas qu’elle est en train de jouer un jeu dangereux. Si elle a en effet raison sur les circonstances de la mort de sa sœur, elle prend tous les risques. Et en goûtant à une autre vie, plus excitante, que va-t-il rester de la sienne? ”

BOOOH LA DECEPTION. Je ne m’en remets toujours pas. Moi qui avais adoré Avant d’aller dormir, je me suis lancée avec enthousiasme dans celui-ci. Ma motivation s’est effritée dès le premier chapitre. J’ai trouvé le personnage principal, Julia, absolument détestable. Elle rentre même dans mon Top Ten* des personnages littéraires que je déteste. Égoïste, égocentrique, obsessive, pimbêche et ingrate, choisissez un adjectif! Même le personnage mort (la sœur de Julia) m’a tapée sur le système, c’est vous dire l’ampleur de mon désespoir… L’histoire est simpliste et surtout très mal menée : des personnages secondaires inintéressants, des lenteurs interminables et des pseudo-rebondissements ratés. Vous l’aurez donc compris, l’intrigue est aussi subtile que la perruque de Patrick Juvet. J’ai perdu mon temps, mon argent, et quelques neurones au passage.

Une citation pour vous faire fuir:

“Ce n’est pas bon. Je le sais, je me le répète, encore et encore. ”

An Untamed State, Roxane Gay 

Gay, An Untamed State jacket art 9780802122513“Mireille Duval Jameson is living a fairy tale. The strong-willed youngest daughter of one of Haiti’s richest sons, she has an adoring husband, a precocious infant son, by all appearances a perfect life. The fairy tale ends one day when Mireille is kidnapped in broad daylight by a gang of heavily armed men, in front of her father’s Port au Prince Estate. Held captive by a man who calls himself The Commander, Mireille waits for her father to pay her ransom. As it becomes clear her father intends to resist the kidnappers, Mireille must endure the torments of a man who resents everything she represents.”

Mon dieu, quel livre. Attention, An Untamed Sate n’est pas à mettre entre les mains de tout le monde. La lecture est difficile, j’ai trouvé des passages quasi insoutenables à lire. Une femme pour une dizaine d’hommes sadiques, je vous laisse imaginer le carnage. Certaines scènes sont explicites, et d’autres moins détaillées, mais dans tous les cas l’horreur est bien là. Mireille est un personnage remarquable. C’est assez impressionnant et clairement effroyable de voir ce qu’elle a su encaisser durant 13 jours de captivité. Plusieurs flashbacks nous racontent sa vie d’avant, lorsqu’elle était encore heureuse avec son mari et son fils. Et puis il y a l’après. Brisée par ce qu’il lui est arrivé, elle essaye de se reconstruire et de trouver une vie normale. Je l’ai lu sur la route en allant chill à Acapulco, et je peux vous dire que Roxane Gay ne vous met pas vraiment dans l’ambiance des vacances… Je ne le relirai pas c’est certain, mais j’ai adoré l’écriture de Gay, donc je compte bien lire Hunger, et bien sûr Bad Feminist.

Une citation pour vous convaincre:

“Once upon a time, my life was a fairy tale and then I was stolen from everything I’ve ever loved. There was no happily ever after. After days of dying, I was dead.”

Cruel Summer, James Dawson

16275049“A year after Janey’s suicide, her friends reunite at a remote Spanish villa, desperate to put the past behind them. However, an unwelcome guest arrives claiming to have evidence that Janey was murdered. When she is found floating in the pool, it becomes clear one of them is a killer. Only one thing is for certain, surviving this holiday is going to be murder…”

Cruel Summer est un mixe entre Pretty Little Liars de Sara Shepard et Nous les Menteurs d’E. Lockhart. C’est sympa, agréable à lire, sans pour autant être le thriller ou le drame du siècle. J’ai bien aimé certains personnages, détesté les autres, mais dans l’ensemble, je les ai trouvés plutôt intéressants. C’était assez prenant de voir les relations changer et évoluer entre eux, même si certains sont plus creusés que d’autres. Malgré une fin un peu facile à mon goût, il y a quand même du suspense, et les quelques petites révélations bien juteuses ont fait leur effet. A lire tranquillou bilou sur la plage, accompagné d’un coco mojito bien frais.

Une citation pour vous convaincre:

“He’d assumed Janey’s death was the finale. Turned out, it was only the beginning.”

Behind closed doors, B.A Paris

26050845Everyone knows a couple like Jack and Grace. He has looks and wealth, she has charm and elegance. You might not want to like them, but you do. Though, you’d like to get to know Grace better. But it’s difficult, because you realise Jack and Grace are never apart. Some might call this true love. Others might ask why Grace never answers the phone. Or how she can never meet for coffee, even though she doesn’t work. How she can cook such elaborate meals but remain so slim. And why there are bars on one of the bedroom windows. Sometimes, the perfect marriage is the perfect lie.

Et allez, la deuxième déception du jour. Le résumé m’avait laissée toute tremblante d’excitation -il m’en faut peu- alors j’en attendais beaucoup. Et je n’ai RIEN eu. Shame on you, B.A Paris. Je n’ai pas vraiment compris l’intérêt de ce livre, qui a pour seul mérite d’être court. L’histoire est absurde et les rebondissements complètement surréalistes. Le type lui annonce de but en blanc « je suis un psychopathe » et Grace est là « ok chéri, aide moi à sortir le rôti du four ». Je caricature, Grace a un peu eu la pétoche quand même. Mais c’est mou, c’est plat, et ça ne casse pas trois pattes à un canard. J’ai trouvé que l’intrigue manquait d’explications (éternelle insatisfaite que je suis), et le suspense très largement soutenable. Quand je vois qu’on le compare à Gone Girl (le saint graal du thriller) ou à The Girl on the Train, je dis NON, et je vous propose avec gentillesse, mais avec fermeté, de lire Gillian Flynn. Sans attendre.

Une citation pour vous faire fuir:

“As he closes it behind me, I can’t help thinking it’s a shame he’s such a sadistic bastard, because he has wonderful manners.”

More than this, Patrick Ness

21969786“A boy drowns, desperate and alone in his final moments. He dies. Then he wakes, naked and bruised and thirsty, but alive. How can this be? And what is this strange deserted place? As he struggles to understand what is happening, the boy dares to hope. Might this not be the end? Might there be more to this life, or perhaps this afterlife?”

Patrick Ness est dans ma PAL depuis le couronnement de Louis XIV, donc il était grand temps! Je l’ai lu alors que je souffrais d’un traumatisme physique et psychologique sévère, communément appelé le décalage horaire**. Je déteste ces insomnies mais d’un autre côté, elles ont quelques avantages héhé! J’ai pu découvrir le fantastique génie qu’est Patrick Ness. Seth, le personnage principal, est officiellement l’un de mes préférés de l’univers tout entier: torturé, envahi par la culpabilité et les regrets. Un personnage bien compliqué en somme, et j’adore ça.  L’intrigue est hallucinante, originale et touchante. More Than This sort vraiment de l’ordinaire. Le monde construit par Ness est inquiétant et sombre, mais les secrets qu’il cache sont surprenants et vous retournent le cerveau. Il aborde tellement de sujets que c’est impossible de s’ennuyer, le livre se lit d’une traite. Et je ne vous parle même pas de son écriture brillante et magnifique, qui vous tient en haleine et vous fait pleurer comme jamais. Une dernière chose: je peux maintenant rajouter More Than This à la liste de mes livres LGBT préférés

Une citation pour vous convaincre:

“Haven’t you ever felt like there has to be more? Like there’s more out there somewhere, just beyond your grasp, if you could only get to it…”

Snow Like Ashes, Sara Raasch

17399160« A heartbroken girl. A fierce warrior. A hero in the making.

Sixteen years ago the Kingdom of Winter was conquered and its citizens enslaved, leaving them without magic or a monarch. Now, the Winterians’ only hope for freedom is the eight survivors who managed to escape, and who have been waiting for the opportunity to steal back Winter’s magic and rebuild the kingdom ever since. Orphaned as an infant during Winter’s defeat, Meira has lived her whole life as a refugee, raised by the Winterians’ general, Sir. Training to be a warrior—and desperately in love with her best friend, and future king, Mather — she would do anything to help her kingdom rise to power again. »

Quelle honte d’avoir laissé ce livre sur mes étagères pendant tout ce temps!  J’ai beaucoup aimé Snow Like Ashes pour plusieurs raisons. Dressons une liste voulez-vous:

  • La couverture. Helloooo, la couverture!
  • Meira est une fille bad-ass qui n’a pas peur de se battre. C’est un personnage indépendant, une vraie princesse Xena. Elle n’aspire qu’à une chose: protéger son royaume et son peuple. Meira est intelligente, têtue, et sait très bien ce qu’elle veut (enfin presque, cf raison n°4). Elle me fait penser à une jeune Keleana, armée jusqu’aux dents, et prête à botter des fesses.
  • L’univers: Winter et les autres royaumes m’ont charmé. J’y ai retrouvé tout ce que j’aime : la magie, les complots politiques, les batailles et les guerres. J’ai bien évidemment adoré le fait que Winter soit un royaume matriarcal: la magie et le pouvoir se transmettent chez les femmes, le mâle est donc là pour servir de plante verte, et éventuellement procréer. HOW COOL. C’est quand même bien sympa à lire, je vous le dis. Comme l’a dit cette merveilleuse philosophe qu’est Beyonce: Who run the world? Girls.
  • Le triangle amoureux. Alors ok. D’habitude j’ai un peu la haine des trios amoureux qui se cherchent, se séparent, se remettent ensemble, et finissent en club échangiste (mais non je plaisante là). Je dois dire que cette fois, je suis un peu folle de nos deux lovers, à savoir Mather (mon poulain, car il m’en faut bien un), et Theron. Donc je valide!
  • Le fait que ce soit une trilogie. J’adore les séries, principalement parce que j’ai toujours un mal fou à quitter mes héros préférés. Le tome deux -Ice like Fire- est déjà sorti, et le troisième -Frost like Night- sort en septembre 2016. J’ai donc encore du temps à passer avec Meira!

Une citation pour vous convaincre:

“Someday we will be more than words in the dark.”

Rush, à fleur de peau, Maya Banks

518tl910« Gabe est l’un des hommes d’affaires les plus en vue de New York. Il obtient toujours ce qu’il désire. Et ce qu’il veut le plus, c’est le fruit défendu. Il rêve d’assouvir ses fantasmes avec la seule fille qu’il ne peut pas avoir : la belle Mia, la sœur de son meilleur ami. Depuis l’adolescence, celle-ci rêve de Gabe. C’est l’associé de son frère et il est plus âgé, mais son charisme et sa sensualité l’attirent intensément… Alors, pourquoi ne pas vivre ses désirs les plus secrets? »

J’ai lu ce livre dans un moment de grande faiblesse émotionnelle. Vous me connaissez depuis le temps, le New Adult et moi, ce n’est pas ça. Je n’ai trouvé la perle rare qu’une seule fois (ici), et depuis, plus rien. J’ai de nouveau tenté ma chance avec le livre de Maya Banks, et malheureusement, ce n’est toujours pas ça. Mia est aussi intelligente qu’une huitre, et Gabe a autant de charisme qu’une moule. C’est vous dire le couple sexy qu’ils forment… Dans l’ensemble, j’ai eu l’impression de lire un mauvais copié/collé de Fifty Shades of Grey, qui n’était déjà pas terrible… On a donc droit au riche dominateur avec des goûts BDSM, à la fille naïve qui n’hésite pas à signer LE contrat, aux ébats sexuels remplis de vulgarité, et à la traditionnelle dispute qui va séparer nos tourtereaux. Je crois sincèrement que je suis allergique aux hommes dominateurs, possessifs et jaloux à mort. Gabe est le pire du pire, et Mia, en tant que bonne gourdasse, obéit et dit amen. Je n’y arrive pas, ce n’est pas le genre d’histoire que j’aime lire. Il n’y a rien de sexy ou de sensuel dans les scènes décrites, et voir Mia se faire humilier par deux fois m’a très légèrement irrité le côlon. L’écriture est simpliste et niaise, les dialogues ne vendent pas du rêve, et la fin dégouline de bons sentiments. Je ne compte pas lire la suite, et je range définitivement Rush sur mes étagères.

Une citation pour vous faire fuir: 

“Je veux t’épouser, ma belle. Je veux que tu sois ma femme, pour toujours.”  (il est où l’emoji qui vomit quand on en a besoin?)

Voilà mes chatons, pour l’instant je n’ai pas plus à vous proposer! Je compte me remettre au boulot très vite, j’ai déjà deux ou trois livres dont j’aimerais vous parler! En attendant, je vous fais des bisous paillettes 

tumblr_inline_msvhbvgScy1qz4rgp*Top Ten que je ferai un jour, histoire de déverser ma rage et ma haine contre certains personnages (Ana Steele et sa déesse intérieure sont bien entendu visées).

**J’ai commencé à écrire cet article à mon retour de Mexico fin mai. Donc vous vous doutez bien qu’à l’heure où je le publie (maintenant), le décalage horaire n’est plus vraiment d’actualité…

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Favorite LGBT Books

lgbqtHello mes cactus! Comment allez-vous? J’ai récemment lu A Kiss in The Dark, de Cat Clarke. Bien que je n’aie pas aimé ma lecture (l’intrigue est juste absurde selon moi), le thème principal m’a beaucoup touchée. Je me suis donc dit que j’allais vous faire une liste de mes livres préférés qui rentrent dans la catégorie (au sens large) LGBTQIA -aka Lesbian, Gay, Bisexual, Transsexual, Queer, Intersex, Asexual- et qui parlent de ces thèmes-là. Parce qu’il y a des trésors à découvrir absolument. Évidemment, ce n’est pas une liste exhaustive. Je sais que beaucoup de ces livres sont en anglais, mais si j’arrive à les lire, vous aussi! Je vous précise quand même si le livre existe en français (les liens renvoient à la librairie Mollat, c’est un peu la meilleure du monde). Si vous avez des titres à me conseiller je suis toute ouïe.

Comme d’habitude, le présent article risque de faire 10km de long, alors on s’installe confortablement avec un cookie, un spéculoos ou une raclette, au choix.

Simon vs the homo sapiens agenda, Becky Albertalli

“Sixteen-year-old and not-so10015384._SY540_-openly gay Simon Spier prefers to save his drama for the school musical. But when an email falls into the wrong hands, his secret is at risk of being thrust into the spotlight. Now Simon is actually being blackmailed: if he doesn’t play wingman for class clown Martin, his sexual identity will become everyone’s business. Worse, the privacy of Blue, the pen name of the boy he’s been emailing, will be compromised.”

Les gens, si vous aimez les Oreos et si vous m’aimez-moi, LISEZ-LE. Je me calme sur les majuscules si vous jurez sur la tête de ce bon vieux Boris que vous le lirez (#blackmail). Simon est l’un des personnages les plus réalistes, drôles, touchants –préparez-vous la liste est longue- intelligents, adorables, honnêtes, respectueux de l’orthographe et grammaire anglaise (oui oui), curieux, et vulnérables. Et en plus, il aime les Oreos. Et Harry Potter. Sans l’avoir voulu, et à cause d’un crétin, Simon est contraint de révéler son homosexualité à ses proches et sa famille. Il est confronté au harcèlement et à la difficulté de dévoiler sa sexualité auprès de son entourage, ce qui –on sera tous d’accord- craint quand on a seulement 17 ans. J’adore Simon parce qu’il a la tête sur les épaules, il assume qui il est, même si ce n’est pas toujours évident pour lui. Toutes ses réflexions sur le coming-out, la différence de traitement qu’il reçoit, et sur l’homosexualité en général, sont justes et criantes de vérité. Pour couronner le tout, sa romance virtuelle avec le mystérieux Blue est FREAKING ADORABLE. Personnellement, j’étais aussi stressée que Simon de découvrir la véritable identité de Blue, et je n’ai pas été déçue. Vous allez rire (peut-être bien pleurer) ET réfléchir en même temps sur des thèmes importants. Mais que demande le peuple? QUE VOUS LE LISIEZ. S’il vous plait

Une citation pour vous convaincre:

“Honestly, the weirdest part is how they made it feel like this big coming out moment. Which can’t be normal. As far as I know, coming out isn’t something that straight kids generally worry about.”

En français: Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens, Becky Albertalli

Winger, Stand-Off, Andrew Smith

sm“Ryan Dean West is a fourteen-year-old junior at a boarding school for rich kids in the Pacific Northwest. He’s living in Opportunity Hall, the dorm for troublemakers, and rooming with the biggest bully on the rugby team. And he’s madly in love with his best friend Annie, who thinks of him as a little boy. With the help of his sense of humor, rugby buddies, and his penchant for doodling comics, Ryan Dean manages to survive life’s complications and even find some happiness along the way. But when the unthinkable happens, he has to figure out how to hold on to what’s important, even when it feels like everything has fallen apart.” Winger

“It’s his last year at Pine Mountain, and Ryan Dean should be focused on his future, but instead, he’s haunted by his past.” Stand-Off  (j’ai volontairement coupé le résumé, trop de spoilers)

Ah. Ryan Dean West. J’aime peut-être Simon d’amour, mais tu resteras mon préféré. Je vous ai littéralement cassé les oreilles avec Winger et la suite parue récemment, Stand-Off. C’est juste que j’adore ces livres de toutes mes forces. Je ne m’épancherai pas trop sur l’intrigue en général parce que je ne veux pas vous gâcher l’histoire. Ce que je peux vous dire sans prendre le risque de me récolter un coup de pelle dans les dents pour cause de spoilers, c’est que Joey aka le meilleur ami de Ryan Dean est gay. Il l’assume, en plaisante, et le vit bien. C’est assez agréable de voir un personnage bien dans ses baskets. Joey est l’un de mes personnages préférés parce qu’il est joyeux, plein d’entrain et de vie. Bref c’est un rayon de soleil à lui tout seul. Winger et Stand-Off nous en apprennent pas mal sur l’homophobie, la violence, et la connerie des gens. C’est hilarant et poignant à la fois. Je vous laisse lire mon avis sur ces deux livres absolument parfaits ici et .

Une citation pour vous convaincre: (from Winger)

“Joey told me nothing ever goes back exactly the way it was, that things expand and contract- like breathing, but you could never fill your lungs up with the same air twice.”

Aristotle and Dante Discover the Secrets of the Universe, Benjamin Alire Sáenz

12000020« Aristotle is an angry teen with a brother in prison. Dante is a know-it-all who has an unusual way of looking at the world. When the two meet at the swimming pool, they seem to have nothing in common. But as the loners start spending time together, they discover that they share a special friendship—the kind that changes lives and lasts a lifetime. And it is through this friendship that Ari and Dante will learn the most important truths about themselves and the kind of people they want to be. »

ÉVIDEMMENT. Comment ne pas citer Ari & Dante? J’en ai parlé pendant à peu près dix mille ans sur le blog, donc je pense que vous connaissez déjà mon amour pour ce livre. Je pense qu’à l’heure qu’il est, la blogosphère toute entière l’a déjà lu, et tant mieux. Que vous l’avez apprécié ou non (j’ose espérer qu’il a fait l’unanimité), on sera d’accord pour dire que ce livre est une perle. Je suis tellement amoureuse des personnages que c’est un livre que je vais lire et relire jusqu’à la fin de mes jours. Il y a tellement de thèmes abordés, dont l’homosexualité. C’est beau, c’est poétique et c’est sincère. Je meurs d’envie de vous mettre mon passage préféré mais je ne voudrais pas spoiler ceux qui ne l’ont pas lu. Je peux juste vous dire que vous ratez quelque chose. Vous pouvez retrouver mon avis sur cette merveille ici.

Une citation pour vous convaincre:

“We all fight our own private wars.”

En français: Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers, Benjamin Alire Saenz

The Miseducation of Cameron Post, Emily M. Danforth

covermorris“Cameron Post feels a mix of guilt and relief when her parents die in a car accident. Their deaths mean they will never learn the truth she eventually comes to – that she’s gay. Orphaned, Cameron comes to live with her old-fashioned grandmother and ultraconservative aunt Ruth. There she falls in love with her best friend, a beautiful cowgirl. When she’s eventually outed, her aunt sends her to God’s Promise, a religious conversion camp that is supposed to “cure” her homosexuality. At the camp, Cameron comes face to face with the cost of denying her true identity.”

Je l’ai terminé il y a peu et j’en suis encore toute chamboulée. Cam est un personnage difficile à aimer aux premiers abords. Elle n’a que 12 ans au début du livre, mais quand on le referme, elle en a presque 17. Si la jeune Cam m’a paru un peu froide lors du décès de ses parents, l’ado Cam m’a totalement conquise. J’aime son caractère, sa fierté et sa repartie. L’auteur manie le sujet sensible de la religion & l’homosexualité avec brio, sans juger ni l’un, ni l’autre. Elle évite certains clichés auxquels on aurait pu s’attendre. La facilité aurait été de construire des personnages chrétiens qui lanceraient une chasse aux sorcières en brandissant torches et fourches. Un peu comme les villageois dans Shrek. Les camps comme God’s Promise existent vraiment dans la réalité, et même s’il n’y a pas de maltraitance à proprement parlé dans ce cas-là, les propos tenus restent très très -TRÈS-  discutables. Comment peut-on dire à un ado qu’il n’est pas normal? Enfin, j’ai beau ne pas être d’accord avec leurs discours et méthodes, j’ai quand même apprécié ces personnages, parce qu’ils restent des humains après tout. Rien n’est noir ou blanc, l’auteur nous prouve que c’est bien plus compliqué que ça. Découvrir les différents de point de vue est donc extrêmement intéressant, et il est dur de lâcher ce livre. Evidemment, il y a des passages difficiles à lire, c’est dur d’être insensible quand on réalise ce que les adolescents comme Cam vivent au quotidien. A lire d’urgence donc.

Une citation pour vous convaincre:

“Maybe I still haven’t become me. I don’t know how you tell for sure when you finally have.”

None of the above, I.W. Gregorio

NoneoftheAbove_Cover“When Kristin Lattimer is voted homecoming queen, it seems like another piece of her ideal life has fallen into place. She’s a champion hurdler with a full scholarship to college and she’s madly in love with her boyfriend. In fact, she’s decided that she’s ready to take things to the next level with him. But Kristin’s first time isn’t the perfect moment she’s planned—something is very wrong. A visit to the doctor reveals the truth: Kristin is intersex, which means that though she outwardly looks like a girl, she has male chromosomes, not to mention boy « parts. » Dealing with her body is difficult enough, but when her diagnosis is leaked to the whole school, Kristin’s entire identity is thrown into question. As her world unravels, can she come to terms with her new self?”        

None of the Above est le tout premier livre que j’ai lu qui parle d’intersexualité. Kristin est atteinte d’un trouble du développement sexuel appelé syndrome d’insensibilité aux androgènes. Ce qui signifie qu’elle est née sans utérus, mais avec des testicules «cachées» (je ne suis pas fan du mot, mais je n’en vois pas d’autre). Ce qui a rendu ma lecture géniale, c’est que j’ai ressenti beaucoup d’émotions en même temps que Kristin: la confusion et le choc lorsque la vérité éclate, l’incompréhension, le désespoir (elle l’a ressenti plus que moi, clairement), et finalement l’acceptation. J’étais une inculte sur le sujet, donc on a appris énormément d’infos en même temps. Kristin est une héroïne kick-ass comme je les aime. Même si elle ne s’en rend pas toujours compte, elle est forte, c’est une vraie warrior. Et elle reste drôle malgré tout. I.W Gregorio nous montre que les gens ont peur de ce qu’ils ne comprennent pas. Et c’est Kristin qui en fait malheureusement les frais. Dans ce livre aussi, on découvre que la bêtise des gens n’a aucune limite. Kristin est harcelée et moquée sur les réseaux sociaux. En seulement quelques pages, elle perd énormément de choses importantes pour elle: son copain, ses amies, le sport qu’elle pratique. C’est très frustrant de lire la haine des gens envers Kristin, et d’être impuissant face à ce qu’elle endure. Il y a des claques qui se perdent, comme on dit. None of the Above est une lecture passionnante, avec un personnage principal qu’on ne peut qu’adorer. Mention spéciale pour son père, qui, après le mien bien sûr, semble être le meilleur papa de la Terre. Kristin sera toujours un personnage spécial à mes yeux.

Une citation pour vous convaincre:

“Love isn’t a choice. You fall for the person, not their chromosomes.”

Golden Boy, Abigail Tarttelin

cover-uk“Max Walker is a golden boy. Attractive, intelligent, and athletic, he’s the perfect son, the perfect friend, and the perfect crush for the girls in his school. He’s even really nice to his little brother. […] The Walkers are hiding something, you see. Max is special. Max is different. Max is intersex. When an enigmatic childhood friend named Hunter steps out of his past and abuses his trust in the worst possible way, Max is forced to consider the nature of his well-kept secret. Why won’t his parents talk about it? What else are they hiding from Max about his condition and from each other? The deeper Max goes, the more questions emerge about where it all leaves him and what his future holds, especially now that he’s starting to fall head over heels for someone for the first time in his life. Will his friends accept him if he is no longer the Golden Boy? Will anyone ever want him—desire him—once they know? And the biggest one of all, the question he has to look inside himself to answer: Who is Max Walker, really?”

Un autre roman sur un personnage intersexe. Celui-ci est nettement plus violent et sombre. Ames sensibles faites-attention, le livre commence avec une scène de viol carrément glauque, qui m’a traumatisée, probablement à vie. Je spoile, mais j’aurais aimé être prévenue parce que c’est vraiment dur à digérer. Golden Boy est un peu plus «hardcore» que None of the Above. Max, le personnage principal, traverse des choses absolument terribles. Etant peu familière avec les concepts de troubles du développement sexuel, beaucoup de situations ont dépassé mon entendement. Lire None of the Above ne vous prépare absolument pas à ce que vit Max dans Golden Boy. C’est là que l’auteur intervient. Abigail Tarttelin a fait un ENORME travail. A travers les différents personnages du livre, elle explique clairement ce que signifie qu’être intersexe, terme qui est très souvent confondu avec celui de transgenre. Elle soulève aussi des questions auxquelles il est difficile de répondre, mais qui sont plus que pertinentes, vu le contexte du livre. Est-ce que Max est un garçon parce qu’il agissait comme tel étant enfant, ou parce que ses parents ont choisi de le traiter comme un garçon? Peut-il être une fille et un garçon en même temps, ou aucun des deux? L’auteur donne la parole à Max, à ses parents, à son frère, à son docteur et à sa petite-amie. Tous ces personnages vivent de manière différente l’intersexualité de Max, et chacun essaye de trouver des réponses. Golden Boy est vraiment un livre intense, qui couvre énormément de sujets, certains encore tabous. Je le recommande vraiment, parce que c’est une lecture qui nous ouvre les yeux sur les personnes intersexes et sur ce qu’elles traversent. Un reading buddy est quand même fortement conseillé. Juste histoire de préserver votre santé mentale..

Une citation pour vous convaincre:

“It takes strength to be proud of yourself and to accept yourself when you know that you have something out of the ordinary about you. “

The Perks of Being a Wallflower, Stephen Chbosky

cvr9781476772431_9781476772431_hr“Charlie is a freshman. And while he’s not the biggest geek in the school, he is by no means popular. Shy, introspective, intelligent beyond his years yet socially awkward, he is a wallflower, caught between trying to live his life and trying to run from it. Charlie is attempting to navigate his way through uncharted territory: the world of first dates and mix tapes, family dramas and new friends; the world of sex, drugs, and The Rocky Horror Picture Show, when all one requires is that perfect song on that perfect drive to feel infinite. But he can’t stay on the sideline forever. Standing on the fringes of life offers a unique perspective. But there comes a time to see what it looks like from the dance floor.”

Je sais que ce livre a divisé la blogo, mais je fais partie des gens qui l’adorent. Charlie est l’exemple parfait de l’adolescent perdu et mal dans sa peau. Je sais exactement ce que ça fait, donc c’est peut-être pour ça que j’ai aimé ce livre, parce que c’est plus que facile de s’identifier à Charlie. Il y a tellement –tellement- de sujets abordés, que c’est dur de le caser dans une seule catégorie. Personnellement, je pense que le livre vaut le détour en partie à Patrick. Qui est gay, c’est donc pour ça que le livre de Chbosky est dans cette liste. J’adore son extravagance et surtout sa loyauté envers Charlie et Sam. Patrick est super cute avec les gens, même si on sent qu’il en a gros sur le cœur par moment. Sa relation secrète avec Brad m’en a fait voir de belles. Entre homophobie, harcèlement et passage à tabac, Patrick aura sans doute tout vu. Je déteste Brad pour des raisons évidentes, et je déteste d’ailleurs tous les Brad de la Terre. Ce que j’aime chez Patrick, c’est qu’il nous montre qu’il n’a rien de mal à être soi-même. Et ça fait du bien de l’entendre des fois, non?

Une citation pour vous convaincre:

“We accept the love we think we deserve.”

En français: Le monde de Charlie, Stephen Chbosky

The Danish Girl, David Ebershoff

The-Danish-Girl-MTI“Loosely inspired by a true story, this tender portrait of marriage asks: What do you do when the person you love has to change? It starts with a question, a simple favour asked by a wife of her husband while both are painting in their studio, setting off a transformation neither can anticipate. Uniting fact and fiction into an original romantic vision, The Danish Girl eloquently portrays the unique intimacy that defines every marriage and the remarkable story of Lili Elbe, a pioneer in transgender history, and the woman torn between loyalty to her marriage and her own ambitions and desires.”

Tout le monde connait l’histoire de Greta et Lili, depuis la sortie du film. Film qui m’a fait pleurer toutes les larmes de mon corps. C’est l’un des rares cas où j’ai d’abord regardé le film, et lu le livre après. Je ne suis pas déçue, ni de l’un, ni de l’autre. Lili Elbe, née Einar Wegener, est une artiste peintre danoise, connue pour être la première personne à être transsexuelle, et avoir subi une opération de réattribution sexuelle. Certains auteurs suggèrent que Lili ait été en fait intersexe: des ovaires auraient été découverts dans son corps lors d’une des nombreuses opérations qu’elle a subies. Difficile d’être sûr à 100% quand nombres d’archives ont été détruits par les Nazis en 1933. Dans tous les cas, le courage de Lili est exemplaire, car à l’époque, lorsque elle parle de son mal-être aux médecins, elle est diagnostiquée homosexuelle ou hystérique. Elle s’est battue jusqu’au bout pour enfin devenir elle-même, aux côtés de Greta, qui ne l’a jamais abandonnée. J’ai un peu la phobie des romances culculs d’habitude, mais le couple Greta/Lili est juste parfait. J’ai fondu en larmes lorsque j’ai compris que Lili voulait être mère. C’était juste trop pour moi. The Danish Girl a clairement brisé mon petit cœur. Même si je ne suis pas toujours d’accord avec les libertés prises par David Ebershoff, The Danish Girl est une très belle lecture.

Une citation pour vous convaincre:

“Einar felt lonely, and he wondered if anybody in the world would ever know him.”

En français: Danish Girl, David Ebershoff

More happy than not, Adam Silvera

1430283193437“In the months after his father’s suicide, it’s been tough for 16-year-old Aaron Soto to find happiness again–but he’s still gunning for it. With the support of his girlfriend Genevieve and his overworked mom, he’s slowly remembering what that might feel like. But grief and the smile-shaped scar on his wrist prevent him from forgetting completely. When Genevieve leaves for a couple of weeks, Aaron spends all his time hanging out with this new guy, Thomas. Aaron’s crew notices, and they’re not exactly thrilled. But Aaron can’t deny the happiness Thomas brings or how Thomas makes him feel safe from himself, despite the tensions their friendship is stirring with his girlfriend and friends. Since Aaron can’t stay away from Thomas or turn off his newfound feelings for him, he considers turning to the Leteo Institute’s revolutionary memory-alteration procedure to straighten himself out, even if it means forgetting who he truly is.”

OMG est-ce que j’arriverais à parler de ce livre sans sangloter comme une hystérique? Probablement pas. More Happy Than Not est l’un des livres les plus tristes de ce top. Homophobie, suicide et dépression, c’est le monde dans lequel vit Aaron. C’est absolument déchirant de lire ses pensées. Aaron pense qu’il peut régler ses problèmes et «soigner» son homosexualité en effaçant sa mémoire. Dans sa famille, personne ne lui a jamais dit qu’il n’y avait rien de mal à être gay ou à être tout simplement soi-même, et il a grandi dans un quartier où avouer son homosexualité signerait son arrêt de mort. L’intrigue est intelligente et surtout bien maitrisée. [Je n’ai pas arrêté de penser au film Eternal Sunshine of the Spotless Mind, qui est SUBLIME (#TeamKateWinslet).] Je suis restée comme deux ronds de flanc au fur et à mesure que ma lecture avançait. Je n’avais RIEN vu venir. Alors certes, les personnages regardent des pornos, jurent comme des charretiers, et fument des joints. Mais d’un autre côté, il y a de l’amitié, de l’amour, des rires et de l’espoir. Et c’est aussi ce qui rend le livre aussi réel et aussi vrai. Adam Silvera a vraiment une très belle écriture, ce serait dommage de passer à côté. Je le confesse: More Happy Than Not m’a transformée en loque. Mais j’ai adoré ça

Une citation pour vous convaincre:

“I can’t believe I was once that guy who carved a smile into his wrist because he couldn’t find happiness, that guy who thought he would find it in death.”

George, Alex Gino

24612624“BE WHO YOU ARE. When people look at George, they think they see a boy. But she knows she’s not a boy. She knows she’s a girl. George thinks she’ll have to keep this a secret forever. Then her teacher announces that their class play is going to be Charlotte’s Web. George really, really, REALLY wants to play Charlotte. But the teacher says she can’t even try out for the part . . . because she’s a boy. With the help of her best friend, Kelly, George comes up with a plan. Not just so she can be Charlotte — but so everyone can know who she is, once and for all. »

George est une courte nouvelle destinée aux enfants. J’en ai déjà parlé ici, donc je ne m’étalerai pas davantage, surtout quand je vois la longueur de cet article. Ce livre est absolument génial pour expliquer aux enfants ce que signifie être transsexuel. Je rajouterais juste que George est la petite fille la plus adorable de l’univers, et que je rêve de pouvoir lui faire des CALINS

Une citation pour vous convaincre:

“George stopped. It was such a short, little question, but she couldn’t make her mouth form the sounds.
Mom, what if I’m a girl?

Je vous aurais bien parlé du livre de Nina Lacour, Everything leads to you, mais je me suis tellement ennuyée pendant ma lecture que je n’en vois pas l’intérêt. Même chose pour I’ll give you the sun de Jandy Nelson, Playlist for the dead de Michelle Falkoff et Two boys kissing de David Levithan. Dans tous ces livres il y avait à chaque fois un personnage pour m’agacer, ou une intrigue molle du genou. Je les mentionne quand même car peut-être que certains les apprécieront plus que moi. ccghj

Si jamais vous avez de discuter de l’un de ces livres, j’en serais absolument enchantée. Je suis très curieuse de connaitre vos préférés donc dites-moi tout!

Pour conclure ce trèèès long article, je vous invite (j’aurais bien dit “force” mais j’essaye de me calmer) à regarder l’excellent documentaire d’Ellen Page sur la situation des personnes LGBTQIA dans le monde. GAYCATION est diffusé en plusieurs épisodes sur le site Viceland, les premiers sont déjà disponibles. Je suis super fan d’Ellen Page donc je me suis jetée dessus, et j’ai ri et j’ai pleuré et j’adore Ellen Page Et Ian

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Mini-avis: mes dernières lectures

Pour ceux qui me suivent sur la page Facebook, vous avez pu avoir un aperçu de la magnifique, que dis-je, sublimissime bibliothèque de mon université. Je rêve d’y dormir, mais le vigile me jetterait dehors à coup de matraques. Mon excitation littéraire a atteint des sommets lorsque j’ai découvert qu’il y avait une LIBRAIRIE dans le campus. Bref, c’est l’extase.

J’en ai donc profité pour acheter trois livres en VO, c’est-à-dire en espagnol.

Je suis en plein dans une période poésie, donc Neruda s’imposait. Veinte poemas de amor y una canción desesperada est désormais l’un de mes recueils de poésie préféré. Pablito n’avait que 19 ans à l’époque où il a écrit ces poèmes, et son jeune âge a scandalisé compte tenu du sujet abordé. Halte là! Rien de choquant dans ce recueil, Neruda a un sens de l’érotisme tout à fait respectable, à la fois sensuel et doux, provoquant parfois mais toujours sans mauvais goût. E. L. James prends-en de la graine, s’il te plait. Pablo Neruda a un style d’écriture renversant, qui vous prend aux tripes et vous chamboule tout entier. Si vous n’êtes pas à l’aise en espagnol, le français passe aussi très bien. Mon poème préféré du recueil s’appelle Aquí te amo. Mon poème préféré de tous les temps écrit par Neruda est le Soneto XVII, que vous pouvez découvrir ici. Lisez-le, dévorez-le, vivez-le.9788432248429

J’ai enchainé avec une pièce de théâtre du brillant Federico Garcia Lorca. Bodas de Sangre raconte une passion impossible, forcément tragique, au cœur d’un village fermé d’Andalousie. Lorca nous transporte dans une Espagne fière, traditionnelle, où les femmes n’ont pas de choix en ce qui concerne le mariage, et où les hommes n’hésitent pas à régler les conflits avec les armes. L’attachement à la terre, la violence, et surtout cette passion interdite sont retranscrits à merveille dans cette pièce de théâtre. Bien que j’aie trouvé l’espagnol un tantinet plus difficile que celui de Neruda, je vous le conseille vivement en VO. Je me suis laissée emporter par ces personnages de caractère pour lesquels on ne peut que compatir à leurs malheurs. En bref, excellente pièce, excellent Lorca.Imprimir

Le troisième livre que je me suis offert est celui du mexicain Edmundo Valadés, La muerte tiene permiso. Je ne l’ai pas encore terminé, je ne vous cache pas que je rame un peu. Ce recueil de nouvelles traite essentiellement de la justice, de la corruption, et de la condition paysanne. Oui, c’est un peu moins sexy qu’un Neruda, mais que voulez-vous, j’ai ouïe dire que c’était un incontournable. Affaire à suivre donc.

Dans un registre beaucoup moins intellectuel, j’ai lu les tomes un et deux d’Amy Ewing, à savoir Le Joyau, et La Rose Blanche. Bien que j’aimais assez le concept de départ, je dois dire que j’ai été déçue. J’ai trouvé l’intrigue facile, les personnages creux comme une noix de coco, et le rythme trèèèès lent. J’avoue que ces deux livres restent des lectures faciles, pour lire le soir après une grosse journée par exemple. Mais rien d’extraordinaire pour moi, je m’attendais à davantage d’actions, un vrai complot politique. Et j’ai eu l’impression de lire les messes basses de vieilles mégères qui se disputent des poules pondeuses. Est-ce que j’ai le droit de rajouter que je trouve les couvertures hideuses? J’ai cru comprendre que le dernier tome sortait bientôt, et en sadique que je suis, je lirai forcément la fin. Laissez-moi quand même hurler ma déception. DECEPTIOOOOOOON. ewing

Dans ma lancée, j’ai continué avec A Kiss in the Dark, de Cat Clarke. Entre Cat et moi, ce n’est pas l’amour fou. Mais alors vraiment pas. Ses personnages m’irritent le côlon et son style d’écriture m’agace au plus point. Bref, je ne l’aime pas. Et pourtant, je continue d’être intriguée par la publicité qu’on nous pond autours de ses livres. Je me dis qu’un jour, j’accrocherais peut-être à ses intrigues tordues. Hélas, ce ne sera pas avec A Kiss in the Dark. ATTENTION SPOILER (vous êtes prévenus). Mais quelle idée?! Mais pourquoi?! Mais comment?! Expliquez-moi comment vous pouvez sortir avec un garçon pendant des mois sans vous rendre compte que c’est en réalité une fille?! A moins d’être lobotomisé du cerveau par des extraterrestres, je n’y crois pas. Donc outre le fait que c’est une histoire complètement absurde, le personnage de Kate m’a grandement horripilé (coucou la nunuche). J’aime bien Alex parce que c’est clairement un personnage compliqué, mais HÉ HO c’est quoi ce faux plan que tu nous fais là Cat? Une fois de plus, c’est la désillusion… CVT_A-kiss-in-the-dark_9284

Dans un registre nettement plus intéressant, j’ai enfin lu le livre d’Aziz Ansari, Modern Romance. Vous savez sans doute que je voue un culte sans limite pour un certain nombre d’acteurs/actrices: Amy Poehler, Tina Fey, Mindy Kaling, Nick Offerman, Chris Medina, et bien d’autres. Aziz Ansari fait bien évidemment parti de cette liste, il y est même en top de classement. Je le trouve tellement drôle que je manque de me faire dessus à chaque fois qu’il parle. Le meilleur dans tout ça, c’est que ce qu’il raconte est tellement VRAI. Modern Romance est une étude sociologique sur les comportements amoureux dans l’ère du digital. Des nouvelles façons de rencontrer l’âme sœur (coucou Tinder…) au sexting, tout y passe. Aziz Ansari a fait un vrai travail de recherche, ses propos sont étayés par des études qu’il a menées lui-même, par des graphiques et par des anecdotes. J’ai énormément ri parce que même si n’est pas un livre humoristique à proprement parlé, l’auteur reste Aziz Ansari. J’ai adoré qu’il aille comparer plusieurs cultures différentes, à savoir le Japon, la France et l’Argentine. Je me suis aussi beaucoup reconnue dans Modern Romance. D’abord parce que je fais partie de cette génération qui dort avec son smartphone, et ensuite parce que moi aussi je fais ce truc débile quand un mec m’écrit un sms: je laisse un certain laps de temps s’écouler (très exactement le temps de sa réponse à lui x2 + une pause goûter) avant de répondre à son message. Avouez, je ne suis pas la seule à faire ça. Ou si? Au final, comme le dit Aziz, je n’arrive toujours pas à décider si rencontrer quelqu’un est plus dur aujourd’hui ou « avant ».  Les méthodes sont bien différentes mais le combat est le même. A savoir: ne pas finir avec un mec qui sera chauve et sans dent dans 10 ans. 81IWfWiI1vLPour terminer cet article, c’est au tour de The Revenant de Michael Punke de passer à la casserole. Je l’ai gentiment « emprunté » à la réception de l’hôtel où j’ai séjourné pendant mes vacances à la playa. Et ok, je ne l’ai pas rendu parce que je ne l’avais pas terminé. Allez-y, brûlez-moi sur la place publique si vous y tenez. Tout le monde connait l’histoire de The Revenant depuis que Dicaprio nous a ENFIN décroché l’Oscar pour son interprétation dans le film d’Alejandro González Iñárritu. Pour ceux qui vivent dans une cave, c’est l’histoire de Hugh Glass un trappeur américain qui se fait bouffer par un ours et abandonné par sa team dans le froid des Rocheuses. Hughie survit et décide de se venger de ses anciens camarades qui l’ont laissé pour mort. Sérieusement, j’ai cru que j’allais recracher mon coco-mojito par le nez lorsque j’ai lu le passage de l’attaque. Comment peut-on survivre à ça?! Même avec un morceau de scalpe en moins, Hugh est une vraie force de la nature que rien n’arrête, pas même un serpent ou le froid qui gèle les orteils. J’adore les histoires de vengeance et cette ambiance de chasseur/trappeur à la Docteur Quinn. J’ai été servie avec The Revenant. On ne s’ennuie pas, on prie que pour Hughie s’en sorte, et on espère qu’il trucidera cette bande de traitres. On se prend au jeu quoi. 28492027

Voilà mes petits cactus. J’espère que ce tour d’horizon vous aura plu. Je suis en train d’écrire un article qui me tient énormément à cœur, j’ose espérer qu’il vous plaira et qu’il vous donnera envie de lire certains livres en particulier. Sur ce, je vous embrasse tous, à très vite

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Stand off, Andrew Smith

9780141354774

« It’s his last year at Pine Mountain, and Ryan Dean should be focused on his future, but instead, he’s haunted by his past. And somehow he’s stuck rooming with twelve-year-old freshman Sam Abernathy, a cooking whiz with extreme claustrophobia and a serious crush on Annie Altman—aka Ryan Dean’s girlfriend, for now, anyway. Equally distressing, Ryan Dean’s doodles and drawings don’t offer the relief they used to. He’s convinced N.A.T.E. (the Next Accidental Terrible Experience) is lurking around every corner.

Will Ryan Dean ever regain his sanity? »
 
Disclaimer: j’ai volontairement squeezé des passages du résumé. Non aux spoilers. Allez lire Winger plutôt.
 
Vous le savez depuis le temps: Ryan Dean West est l’homme de ma vie. Le fait qu’il n’existe pas en réalité n’est qu’un léger détail. J’ai attendu patiemment la sortie de ce second tome, que j’avais précommandé des mois en avance.
 
ET LE MESSIE EST ENFIN ARRIVE.

tumblr_m5qkw12sKr1rrouptOn retrouve donc Ryan Dean West lors de sa dernière année à Pine Mountain. Et les choses ont bien changé. Annie est officiellement sa petite-amie. O Hall, son ancien dortoir, a fermé ses portes. Certains de ses camarades sont diplômés, ce qui entraine des changements dans l’équipe de rugby. Mais surtout, Ryan Dean va devoir apprendre à surmonter la perte d’un proche. Sortez vos mouchoirs les amis, vous allez rire et pleurer avec Stand-Off.

Forcément, quand on sait comment s’est terminé Winger, on se doute qu’il n’y aura pas que des moments drôles dans ce tome. Ryan Dean fait face au deuil d’un être cher, il a perdu ses repères et ne trouve plus sa place. Je trouve qu’Andrew Smith a eu une excellente idée en créant N.A.T.E (the Next Accidental Terrible Experience), qui est une espèce d’ombre qui suit partout Ryan Dean, et qui lui provoque des crises d’angoisse. N.A.T.E est en réalité la représentation de l’anxiété, de la dépression de Ryan Dean. C’est sa façon à lui d’exorciser ce qu’il a vécu, en s’imaginant un personnage contre lequel il peut se battre (ou se laisser faire, au choix). Andrew Smith met N.A.T.E en scène dans les comics de Ryan Dean, avec beaucoup d’humour noir. Je trouve ça brillant et intelligent.

Heureusement, malgré la période difficile que traverse Ryan Dean, Andrew Smith garde son comique qui le caractérise. Un nouveau personnage fait son apparition en la personne de Sam Abernathy, qui partage désormais la chambre de Ryan Dean. Sam est l’un des personnages les plus hilarants et attendrissants qui existent. Leur relation est complètement loufoque. Sam est claustrophobe, ce qui complique grandement leur cohabitation. Il est obsédé par les chaînes de tv culinaires, le pop-corn et les pyjamas rigolos. Sam a 12 ans et le décalage avec Ryan Dean se fait sentir. Mais heureusement, il y a un mais: Sam Abernathy est LE personnage qu’il fallait dans la vie de Ryan Dean. Il est une vraie bouffée d’air frais, une bulle d’optimisme, un rayon de soleil.

On pourrait croire à certains moments que Ryan Dean est resté un gamin grossier, puéril, et obsédé sexuel. PAS DU TOUT. Mon élève préféré de Pine Mountain a bien grandi, il est devenu beaucoup plus mature. Sa relation avec l’adorable Annie prend un tournant sérieux, et c’est assez agréable de voir une relation saine, pour changer.

L’écriture d’Andrew Smith est toujours un régal. C’est drôle, touchant, et le tout est très bien dosé. Ryan Dean est un narrateur exceptionnel: il sait me faire rire aux éclats, et parfois, me faire pleurer. L’anglais est facile à lire (ceci est un sous-entendu subtile pour vous faire comprendre que vous n’avez pas d’excuse pour ne pas le lire donc hop hop hop on s’y met), et les comics de Ryan Dean sont toujours hilarants à découvrir, bien que parfois tristes. Mention spéciale pour quelques personnages qui sont juste parfaits : Spotted John (le roi de la connerie), Nico, et Seanie. J’aime absolument tout dans ce livre : les personnages, le mélange d’humour et de mélancolie, l’écriture et les comics d’Andrew Smith.

Je ne sais vraiment pas ce que je devrais faire pour vous convaincre de lire ces livres. Winger et Stand-Off sont deux trésors pour moi, et j’aimerais tellement que la Terre entière les découvre.

En résumé :

“Good books are about everything.”
― Andrew Smith

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George, Alex Gino

24612624« BE WHO YOU ARE.

When people look at George, they think they see a boy. But she knows she’s not a boy. She knows she’s a girl.

George thinks she’ll have to keep this a secret forever. Then her teacher announces that their class play is going to be Charlotte’s Web. George really, really, REALLY wants to play Charlotte. But the teacher says she can’t even try out for the part . . . because she’s a boy.  

With the help of her best friend, Kelly, George comes up with a plan. Not just so she can be Charlotte — but so everyone can know who she is, once and for all. »

George, 10 ans, a l’air d’un petit garçon «normal». Il travaille bien à l’école, se chamaille avec son grand frère à la maison, et passe de bons moments avec sa meilleure amie. Une vie banale en apparence. George est en réalité une fille, mais le monde ne le voit pas.

George est une petite fille adorable. Elle n’ose pas dire la vérité à son sujet, de peur de bouleverser ses proches (notamment sa mère). George souffre de voir à quel point la société est régie par des codes et des stéréotypes. Les adultes, qui sont censés montrer l’exemple, n’ont de cesse de mettre les gens dans des cases bien définies. Tout ça est complètement con (whoops la grossièreté) mais c’est malheureusement le cas. George décide alors de sortir de sa coquille, en auditionnant pour un rôle féminin. Le moins que l’on puisse dire, c’est que George est sacrément courageuse pour son âge. Elle vit avec ce lourd secret et pour son âge, elle fait preuve d’une force incroyable. Heureusement, elle peut compter sur son meilleure amie, Kelly. Kelly et George sont deux vraies copines, et qu’est-ce que c’est mignon à leur âge! C’est la petit touche cute du livre!

Il y a forcément un côté triste dans l’histoire de George. Celle-ci se heurte à l’incompréhension de ses proches. Entre sa mère qui fait la sourde oreille, sa maitresse d’école qui est aussi ouverte d’esprit qu’une huitre, et ses camarades d’école qui la maltraitent, George en a vu de toutes les couleurs. J’ai eu mal au cœur plus d’une fois.

J’ai beaucoup aimé le fait que l’auteur introduise George dès les premières pages en tant que fille. Alex Gino utilise systématique le pronom féminin lorsqu’il se réfère à George. Le doute ne plane pas, George est une fille, malgré son corps de garçon..

Alex Gino a une écriture très simple. Rien d’étonnant puisque ce livre est destiné aux enfants. Il n’empêche que son écriture est honnête et sans prétention. Gino n’essaye pas de forcer les émotions, et son livre se lit très naturellement. Le tout est écrit dans un anglais facile et très abordable. Donc pas d’excuse pour ne pas le lire!

C’est un livre rempli d’espoir. L’auteur souhaite dire ici à tous les George de la planète qu’ils ne sont pas seuls. Et qu’il existe des solutions à chaque situation. On y découvre un message universel de tolérance, d’acceptance de soi et des autres. Je suis parfois dégoutée de voir le peu de tolérance dont on peut faire preuve. Mais lire George remonte le moral.

J’ai eu envie de prendre George dans mes bras, de la serrer contre moi. L’histoire de George est une histoire que tout le monde devrait lire. Le thème abordé est comme vous le savez, un sujet de société important, et qui prend de l’ampleur aujourd’hui. Pourtant, on trouve encore peu de livres estampillés LGBT dans nos rayons. Et les livres qui traitent déjà de ce sujet sont généralement pour les adolescents ou les adultes. George est un livre écrit pour les enfants, et je trouve ça plutôt cool.

En résumé:

George m’a réchauffé le cœur.

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The Walking Dead, tome deux, Kirkman & Adlard

31646« Un fléau a transformé les morts en zombies errants à la recherche des derniers humains pour s’en repaître. Un groupe de rescapés, menés par Rick – ancien policier de son état – tente de s’en sortir dans ce monde devenu fou où une seule règle prévaut dorénavant: survivre à tout prix. Fuyant les zones urbaines infestées, les rescapés trouvent refuge dans une ferme aux ressources providentielles, mais qui recèle également de nouveaux dangers. »

On retrouve dans ce deuxième tome la bande de survivants, qui après avoir été attaquée dans leur campement, est obligée de reprendre la route. Les rescapés, menés par Rick, doivent alors faire face au pire. Entre la perte de certains de leurs membres, la quête d’un refuge, et évidemment, leur survie quotidienne, ce tome apporte énormément d’actions et de rebondissements.

Rick prend officiellement le poste de leader, et merci, c’est ce que j’attendais de ce tome. Je l’aime beaucoup, je trouve qu’il a un charme fou. Je ne sais pas qui est l’acteur dans la série qui interprète Rick, mais j’espère qu’il est au niveau! J’ai plus de mal avec sa femme par contre, pour des raisons évidentes… Certains personnages font leur apparition, comme le très charismatique Tyreese, qui devient mon nouveau héros. J’espère qu’on le verra encore davantage, et je vous le dis, il n’a pas intérêt à se faire bouffer celui-là.

J’ai beaucoup aimé la rencontre avec un autre groupe de survivants : la famille Grenne, dont le patriarche, Hershel, ne partage pas la même conception des choses que Rick… Cela donne lieu à des situations explosives entre les membres du groupe, situations qui n’ont malheureusement pas toujours une fin heureuse. La tension entre les deux groupes est clairement palpable, et vient s’ajouter à l’angoisse que les zombies apportent.

J’ai comme l’impression que les zombies sont légèrement moins présents dans ce tome. Mais quand ils sont là, je peux vous garantir que le stress monte. Ce n’est que le tome deux de la série, mais on glane déjà quelques informations sur ces zombies : ils gèlent lorsqu’il fait très froid, et certains (les Rôdeurs, comme Rick les surnomme) ont l’air plus intelligents que d’autres. J’ai vraiment hâte d’en savoir davantage sur toute cette épidémie et s’il y a un moyen de guérir ces zombies. Ou pas.

Le scénario est une fois de plus à la hauteur de mes espérances. J’ai passé ma lecture à flipper de voir mes personnages préférés servir de goûter aux zombies. Et la fin, aaaaaaaaaah, qu’il me tarde de lire la suite!

Comme pour le premier tome, je ne suis pas déçue du graphisme. Je ne suis pas une professionnelle de la BD, donc je suis incapable de vous dire si les dessins sont proportionnels, équilibrés ou que sais-je encore. Tout ce que je peux vous dire, c’est que j’adore toujours autant le côté noir et blanc. Je trouve que certains personnages sont très bien travaillés, et j’aime beaucoup le jeu d’ombres et de lumière (je fais ma belle là, vous avez vu ?!). En clair, ce tome deux reste un plaisir pour les yeux.

Je dois absolument mais absolument regarder la série. Je me répète ça depuis des millénaires, mais je n’ai pas encore sauté le pas. Pour Halloween peut-être…

En résumé:

Plus que 22 tomes à lire.

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The Queen of the Tearling, Erika Johansen

51sXwymh2CL._SX323_BO1,204,203,200_“On her nineteenth birthday, Princess Kelsea Raleigh Glynn, raised in exile, sets out on a perilous journey back to the castle of her birth to ascend her rightful throne. Plain and serious, a girl who loves books and learning, Kelsea bears little resemblance to her mother, the vain and frivolous Queen Elyssa. But though she may be inexperienced and sheltered, Kelsea is not defenseless: Around her neck hangs the Tearling sapphire, a jewel of immense magical power; and accompanying her is the Queen’s Guard, a cadre of brave knights led by the enigmatic and dedicated Lazarus. Kelsea will need them all to survive a cabal of enemies who will use every weapon—from crimson-caped assassins to the darkest blood magic—to prevent her from wearing the crown. Despite her royal blood, Kelsea feels like nothing so much as an insecure girl, a child called upon to lead a people and a kingdom about which she knows almost nothing. But what she discovers in the capital will change everything, confronting her with horrors she never imagined. An act of singular daring will throw Kelsea’s kingdom into tumult, unleashing the vengeance of the tyrannical ruler of neighboring Mortmesne: the Red Queen, a sorceress possessed of the darkest magic. Now Kelsea will begin to discover whom among the servants, aristocracy, and her own guard she can trust. But the quest to save her kingdom and meet her destiny has only just begun—a wondrous journey of self-discovery and a trial by fire that will make her a legend . . . if she can survive.»

WARNING: le résumé ci-dessus est très très long. Ma chronique l’est encore plus, car J’AIME CE LIVRE DE TOUT MON CŒUR. Voilà, c’est dit.

Kelsea est l’héritière du trône de Tearling. Sa mère, égoïste et légèrement stupide –si je peux me permettre- a quasiment ruiné le royaume, et s’est vue contrainte de signer un traité avec la terrible Red Queen. Lorsque sa mère est assassinée, Kelsea, qui n’est qu’un bébé, est cachée loin de la cour, où elle est élevée au fin fond d’une forêt. A ses 19 ans, elle quitte alors son foyer, accompagnée des soldats de la garde royale, pour récupérer son trône. Et affronter The Red Queen.

Ce tome sert d’introduction à la saga. J’ai cru que comprendre que beaucoup de lecteurs ont été perturbés par l’univers de ce livre. Pas moi. L’histoire se déroule dans le futur, OR, à la suite d’un événement (appelé The Crossing), la civilisation a régressé vers un monde médiéval. Bye bye la médecine moderne et la technologie, on dit coucou aux chevaux, aux armures et épées. Et à la magie! Les explications de cette catastrophe aux airs apocalyptiques restent encore vagues, mais ça ne me gêne pas. Un peu de suspense entretient la flamme, comme j’aime dire. Mais je conçois tout à fait que le monde d’Erika Johansen soit difficile à visualiser. On a quand même quelques informations sur l’histoire de Tearling, ses rois et reines, ses guerres et sa situation actuelle. Je dois dire que je suis complètement tombée sous le charme. Je suis restée captivée devant son récit, Erika Johansen a une façon bien à elle de manier, de tourner les mots. C’est tout simplement magique. Tearling fait dorénavant parti de ces lieux fictifs que je rêve de visiter.

Le gros plus de ce roman (et ah la la comme je suis aux anges) : ce sont deux personnages féminins forts et indépendants. J’ai un peu la phobie des nénettes inutiles qui ont besoin d’un homme pour se coiffer. Pas de ça ici, ouf! Pas de crêpage de chignon, mais une guerre, une vraie, entre deux reines. Et elles ne reculeront devant rien pour gagner. tumblr_mydul5Vijp1r4hnp6o1_r1_400Notre héroïne Kelsea est une fille badass. Elle qui a grandi dans un coin reculé d’une forêt n’a certainement pas froid aux yeux. Elle est téméraire, têtue et oui, elle se sert de son cerveau. Rien que ça a suffi pour que j’adore ce livre. Kelsea a vraiment à cœur les intérêts de ses sujets –qui vivent dans une misère absolue- et j’ai vraiment aimé sa façon de se battre pour eux. Elle est prête à tout pour sauver son royaume, quitte à foncer dans le tas elle-même, à tenir tête à ses soldats qui la dénigrent. Elle arrive à prouver à ceux qui la sous-estiment qu’ils ont tort, à lutter contre ses angoisses et ses doutes. Le peuple de Tearling reste extrêmement méfiant à son égard, il faut dire que sa mère, Queen Elyssa, lui a laissé un lourd fardeau. Et pourtant, Kelsea s’en sort avec brio. Elle affronte avec courage son oncle le Régent, qui s’est emparé du trône lorsqu’elle était bébé, et c’est jouissif de la voir le remettre à sa place.

Ah et dernière chose sur Kelsea, elle a une passion pour les LIVRES.

The Red Queen est à elle seule un mystère plus complexe que celui de l’univers. Elle règne sur le royaume de Mortmesne, et rien que le nom me fait peur. J’ai rarement croisé un personnage –féminin de surcroit- aussi cruel. Et vas-y que j’organise tranquillement mon commerce d’êtres humains, que je sacrifie des enfants tout mimis, et que je me fais plaisir avec des esclaves sexuels. La base quoi. J’ai plus qu’adoré le fait qu’elle soit barbare jusqu’au bout des ongles. Pas de pitié, pas d’état d’âme. Elle cache aussi bien des secrets, même son véritable nom reste encore inconnu. Quelques chapitres sont écrits de son point de vue, et je dois dire que ce sont mes préférés. Il me tarde d’en apprendre plus sur elle, notamment sur ses dangereux pouvoirs.tumblr_mapbt5DIEN1qk4vl9o1_500J’ai aussi eu un énorme coup de cœur pour les personnages secondaires. Les parents adoptifs de Kelsea, Barty et Carlin, qui l’ont élevée comme leur propre enfant. Les Glynn sont finalement peu présents dans le livre, mais ça ne m’a pas empêché de m’attacher à eux. Impossible de ne pas citer Lazarus aka The Mace aka le capitaine de la garde royale. Bien que je sente venir une révélation aussi grosse que le popotin de Kim Kardashian à propos de lui, je l’adore. Je le trouve protecteur, intelligent, fin stratège et sa loyauté n’a pas d’égal. Il est prêt à tout pour garder Kelsea sur le trône. Et je l’aimeeeee.

L’intrigue politique est tellement bien menée. Je suis restée souvent comme deux ronds de flanc devant les rebondissements, les coups bas et les trahisons. L’histoire est très prenante, c’est impossible de lâcher ce livre. J’ai eu des moments de panique où j’ai pris peur pour Kelsea et ses soldats, mais je les ai aussi applaudis maintes fois! La magie est habilement introduite dans ce tome. Kelsea possède deux colliers magiques, légués par sa mère. Elle ne sait pas encore les maitriser, ni quels sont leurs véritables pouvoirs. En tout cas, avec le petit aperçu auquel on a eu droit, il y a un énorme potentiel de ce côté-là. La fin est juste… Heureusement que j’ai le tome deux dans ma PAL. Heureusement.

Quasiment pas de romance dans ce livre, mais ça ne m’empêche pas de souhaiter que Kelsea trouve l’amour dans les tomes suivants dans les bras d’un certain garde. Je dis ça, mais il est fort possible que je me mette le doigt dans l’œil jusqu’à la rate. Il y a quand même un sacré potentiel de hot men dans la garde royale! Parce que oui, au milieu des bastons et du sang, je trouverai toujours le moyen de fantasmer sur un personnage. Je ne vous parle même pas de The Fetch, le voleur le plus énigmatique et handsome du royaume. Mais mon cœur appartient à un autre… #SexyvibeaboutPen

Et aller comprendre pourquoi ce livre me fait penser au film Snow White and the Huntsman. A cause des personnages féminins peut-être?

En résumé:

LA SUITE. MAINTENANT.

Cadeau bonus: J’ai ouïe dire que la saga allait être adaptée au cinéma. Et qu’Emma Watson avait signé pour jouer Kelsea. AMEN.

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I am the Messenger, Markus Zusak

19057« Ed Kennedy is an underage cabdriver without much of a future. He’s pathetic at playing cards, hopelessly in love with his best friend, Audrey, and utterly devoted to his coffee-drinking dog, the Doorman. His life is one of peaceful routine and incompetence until he inadvertently stops a bank robbery. That’s when the first ace arrives in the mail. That’s when Ed becomes the messenger. Chosen to care, he makes his way through town helping and hurting (when necessary) until only one question remains: Who’s behind Ed’s mission? »

Je pense que Markus Zusak n’est plus à présenter. Ou peut-être que si? Bon dans tous les cas, il est l’auteur du meilleur livre de la Terre, à savoir La Voleuse de Livres. Du coup, j’avais très envie de lire celui-ci, histoire de voir si le génie était toujours là. Ca faisait à peu près trois millénaires que je cherchais ce bouquin, et quand j’ai fini par tomber dessus à la librairie, j’ai cru que j’allais pleurer sous le coup de l’émotion.

Ed est le loser de l’année. A seulement 19 ans, il conduit un taxi clandestinement. Il passe le reste de son temps à jouer aux cartes avec ses amis, Marv et Richie, et à rêver d’Audrey, sa meilleure amie dont il est amoureux depuis toujours. Sa vie bascule le jour où il reçoit une carte, avec trois adresses marquée dessus. Ed doit alors délivrer un message pour chaque personne, qui se cache derrière une adresse.

Le livre commence avec les chapitres les plus drôles de la décennie. Ed se retrouve au milieu d’un braquage de banque, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il a de la répartie. C’est cette situation qui va faire de lui un héros local, et qui va l’amener à recevoir sa première carte. On le sait tous, Markus Zusak a un don formidable pour nous faire pleurer. Mais avec ces chapitres-là, j’ai ri comme jamais.  

Ed est un personnage assez moyen dans l’ensemble. Il n’a aucun talent particulier, sa meilleure amie sait à peine qu’il existe, et il n’a aucune ambition dans la vie. Et pourtant. Ed arrive à toucher les gens d’une façon rare. Chaque adresse, chaque nom, cache une bonne action à accomplir. Que ce soit de simplement tenir compagnie à une dame âgée, ou d’arrêter un mari violent, Ed sait toujours prendre les bonnes décisions. Il n’y aucune indication sur les cartes qu’il reçoit (à part les adresses), donc il se voit contraint d’observer, de réfléchir et surtout de suivre son intuition. Il y a certains moments où on le sent basculer du mauvais côté (stresse intense les amis, si vous avez des problèmes cardiaques, laissez tomber) mais Ed a cette particularité de toujours agir dans l’intérêt des autres. Il est constamment en train de se rabaisser, toujours avec humour bien sûr, mais je crois qu’il ne se rend pas compte à quel point il est extraordinaire.

Ses compères Marv et Richie sont uniques dans leur genre. Ils sont incroyablement humains dans leurs réactions, et leurs réparties. J’ai davantage été émue par Marv, de par son histoire personnelle (que je ne vous raconterai pas, non mais, allez lire ce livre plutôt). Audrey est celle avec qui j’ai le moins accroché. Peut-être parce qu’elle rejette Ed. Les personnages directement touchés par les cartes sont très attendrissants. Je pense à Sophie, en particulier, ou à Milla. Je ne vous gâcherai pas l’intrigue qui les concerne, mais j’ai été plusieurs fois au bord des larmes.

C’est quasiment impossible de ne pas être touché par cette histoire. Les messages que reçoit Ed, sont parfois simples, parfois violents et complexes, mais toujours positifs dans le fond. Juste pour nous montrer qu’il en faut peu pour accomplir beaucoup. Que l’humanité n’est pas encore bonne à jeter aux ordures. Qu’avec des gens comme Ed, il y a encore un peu d’espoir. Le livre donne matière à réfléchir. Sur notre façon de traiter les gens, sur tout ce qui nous entoure (le bon comme le mauvais). C’est le genre d’histoire qui vous tire vers le haut.

Markus Zusak est extrêmement doué pour faire passer les émotions. J’ai eu envie de rire et de pleurer en même temps, mon cœur s’est serré plus d’une fois, et j’ai vécu des moments de pur bonheur. Il a réussi à instaurer un suspense qui m’a rendu folle. La fin m’a donc complètement retourné le cerveau. C’est original, inédit et ça relève, une fois de plus, du génie.

En résumé:

“I’m not the messenger at all. I’m the message.”

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I Hunt Killers, Barry Lyga

51LpiBFUmBL._SX351_BO1,204,203,200_« Et si le plus dangereux serial killer au monde était…votre propre père?À Lobo’s Nod, petite ville tranquille des États-Unis, nul ne veut croire que le corps d’une jeune fille retrouvé dans un champ est l’œuvre d’un serial killer. Jazz, lui, en est convaincu. Et il sait de quoi il parle puisqu’il n’est autre que le fils d’un criminel célèbre dans tout le pays pour avoir assassiné des dizaines de femmes. Son père est en prison mais Jazz, lui, est libre et n’a qu’une crainte: que l’opinion le désigne comme le coupable idéal. Il décide alors de faire équipe avec le shérif et de mettre à profit les enseignements de son père dans l’espoir de démasquer le véritable coupable… Mais est-ce si facile quand on a reçu le goût du sang en héritage? »

Je dois le dire, j’ai cette glauque fascination pour les serials killers. Jusqu’à il y a peu de temps, j’étais convaincue que mon voisin en était un (long story), il faut dire que j’ai un radar à psychopathes qui est plus que rodé. Je n’ai donc pas hésité une seconde quand j’ai vu ce livre à la bibliothèque.

Jasper, dit Jazz, est le fils du tristement célèbre Bill Dent. Bill, qui est connu sous plusieurs noms: Green Jack, L’Artiste, La Main de Velours ou L’œil de Satan. Bill, qui est un tueur en série. Lorsque son père est enfin arrêté, Jazz tente de retrouver une vie aussi normale que possible. C’était sans compter l’apparition de deux cadavres. Très vite, Jazz est soupçonné et décide alors de résoudre les enquêtes par lui-même, afin de prouver son innocence.

Jazz cumule les handicaps. Son père est l’un des serials killers les plus prolifiques des États-Unis, mais comme si ce n’était pas assez, il l’a parfois forcé à regarder ses crimes, et même à participer… Comment voulez-vous avoir une vie équilibrée avec ce genre de bagages? Jazz est clairement un adolescent perturbé. La narration fait qu’on plonge directement dans ses pensées, et c’est parfois assez dérangeant à lire. Jasper se débat avec ses pensées morbides, sa curiosité malsaine et surtout avec le lourd héritage de son père. On sent qu’il est terrorisé de terminer comme lui et de blesser, tuer des gens. Il essaye de réfréner ses pulsions meurtrières au maximum. J’ai beaucoup de peine pour lui évidemment, d’autant plus qu’il a participé aux horreurs que son père a fait subir à ses victimes. Mais en même temps, il a un humour noir qui me plait beaucoup. Je le trouve assez courageux d’être resté dans sa ville natale, et d’affronter les regards des gens au quotidien.

Jazz n’est jamais aussi humain que lorsqu’il est avec son meilleur ami Howie. Laissez-moi vous le présenter brièvement. Howie est devenu le BFF de Jasper le jour où ce dernier l’a défendu comme une bande de trépanés du bocal. Howie est hémophile, et quelques crétins ont trouvé ça drôle de lui taper dessus. Heureusement, Jazz est arrivé et depuis, ils ne se sont plus quittés. Ensemble, ils font les quatre cents coups, comme pénétrer par effraction dans une morgue. Mes copines et moi, on préfère faire du shopping mais chacun son passe-temps. Howie est vraiment hilarant, mais surtout il arrive à rassurer Jazz dans les moments difficiles. Ils ont une belle bromance, et j’aime bien ça.

L’auteur pose les éternelles questions: sommes-nous condamnés à finir comme nos parents? A quel point notre environnement nous influence-t-il? Existe-il un gène estampillé «tueur en série»? C’est le fameux débat nature vs nurture (un article ici). Je trouve le sujet très intéressant et l’exemple de Jazz est fascinant. Son profil psychologique est digne d’un épisode d’Esprit Criminel, sa personnalité est très complexe. Personnellement, je n’ai aucune réponse à toutes ces questions. J’aime bien me dire que chacun est libre de choisir son destin*. Que ce n’est pas parce qu’on a une subite envie de découper ses collègues en petits cubes et de les servir à l’apéro, qu’il faut forcément le faire.

L’intrigue est très prenante. Jazz fait tout de suite le lien avec les victimes de son père, et à partir de là, on est vite entrainés dans l’enquête. Il y a quelques rebondissements très bien placés, donc on ne s’ennuie pas. Certains crimes sont assez détaillés, et les précisions peuvent parfois retourner des estomacs. J’ai quand même été un tout petit peu déçue d’avoir trouvé le meurtrier avant la fin (appelez-moi Sherlock). Mais ça n’empêche pas que l’histoire est très captivante.

J’ai froid dans le dos quand je me dis que la profession où le taux de psychopathes est le plus élevé est… PDG. Dois-je dire adieu à ma future carrière de directrice mondiale d’une super multinationale? Sans doute que oui, je croise assez de cinglés comme ça.

En résumé:

Jazz est un mini Dexter, et j’adore ça.tumblr_mb6u9o6duV1qav8l5o1_500*Mon dieu mais d’où je sors des phrases aussi nulles? J’ai touché le fond là.

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