A découvert, Harlan Coben

«Suite à la mort de son père, le jeune Mickey Bolitar a dû s’installer chez son oncle Myron, en attendant que sa mère sorte de cure de désintoxication. Nouveau foyer et nouveau lycée pour cet adolescent. Mais aussi nouveaux amis, nouveaux ennemis et surtout nouvelle petite amie, Ashley. Alors que Mickey commence à retrouver le moral, Ashley disparaît sans laisser de traces. Déterminé à comprendre ce qui s’est passé, Mickey mène son enquête et fait des découvertes pour le moins déconcertantes. Ashley n’est peut-être pas la jeune fille discrète et timide qu’il pensait connaître… En tentant de comprendre ce qui a pu lui arriver, ce sont ses propres secrets familiaux qu’il s’apprête à découvrir. Malgré lui, Mickey plonge au cœur d’une aventure sur le point de bouleverser sa vie…»
 
Il faut savoir que je suis une fan d’Harlan Coben. Je crois que je les ai presque tous lu d’ailleurs. C’est donc pour cela que je suis restée perplexe en lisant A découvert…. Mais qu’est ce qu’il a pu se passer pour qu’on passe de Ne le dis à personne (mon préféré du monde entier) à ça ?
 
Mickey a 14 ans (ou 15 peut être, je n’ai pas bien saisi) et vit chez son oncle, le célèbre Myron Bolitar. Pour ceux qui suivent l’auteur, Myron est un personnage récurrent chez Harlan Coben. C’est un personnage que j’adore évidemment, parce qu’il est badass, et très drôle. Rien à avoir avec la loque qu’on nous présente dans ce livre, mais j’y reviendrai plus loin. Donc Mickey qui débarque au lycée se trouve une copine en moins de deux secondes et demie, mais pas de bol, sa bien aimée disparaît. Et comme enquêter c’est de famille, notre ado boutonneux se lance dans la quête de sa vie.
 
Par où commencer ? Les personnages ? Ok je me lance alors. Mickey est un peu mollasson à mon goût. Certes il a un tempérament de casse cou, mais ça ne le fait pas. En plus de répéter que monsieur a une carrure de rêve, qu’il est un sportif né et que se battre est une deuxième nature chez lui, Mickey se prend pour un preux chevalier. Je ne suis pas fan de lui. Alors ok, son père est mort dans un accident de voiture c’est triste, et sa mère est en rehab, c’est triste aussi, mais ça m’émeut pas plus que ça. On repassera pour le nouveau héros de Coben.
 
Par contre, ses deux BFF là j’accroche! Ema (Emma en fait, mais deux couillons l’ont gratifiée de ce surnom), une fille un peu doudou, gothique et qui n’a pas la langue dans sa poche. Clairement il y a un comme un malaise avec sa situation familiale (je pense que c’est une foster kid mais on n’a pas de réponse), mais elle reste courageuse et ne se plaint pas, quoi qu’il lui arrive. Quant à Spoon, je l’adore! Il est décalé et drôle, j’aime beaucoup sa répartie! Heureusement qu’ils sont là pour rendre les choses intéressantes. Je reviens donc à Myron… Mais qu’est ce que c’est que ce délire de le faire chialer toutes les deux secondes ? Je ne me rappelais pas de lui comme ça. Sérieusement ça m’a gonflé ce coté hyper sensible. Je n’ai pas compris d’où ça venait!
 
Quant à l’intrigue… WTF ? On commence avec la disparition d’Ashley, la nana de Mickey (depuis trois jours soit dit en passant), et d’un coup on se retrouve avec une vieille qu’on appelle la chauve-souris, une tombe, un papillon, un club de strip tease, un refuge et cerise sur le gâteau, les camps de concentrations. Du pur délire. C’en est trop pour moi! Franchement j’ai tout vu venir à des kilomètres, et je ne comprend pas que Mickey ait mis autant de temps à capter le pourquoi du comment. En plus, je me demande si c’est logique niveau chronologie, mais je ne veux pas en dire plus, au cas où quelqu’un serait intéressé par ce livre. Bref, une intrigue qui n’arrive pas à me convaincre, c’est too much.
 
Et pour couronner le tout, on a droit à des phrases très profondes et dramatiques telles que « Sauve Ashley » (merci on n’avait pas compris je crois) et « Cours et ne reviens jamais » (oui je pense que c’est ce que je vais faire). Les phrases ringardes et niaises n’aident pas donc.
 
Honnêtement, j’ai pensé que c’est un roman qui s’adresse aux ados (cf l’âge des héros). Et puis je me suis dit que c’était faire une insulte aux ados parce que vraiment, je pense qu’on prend le lecteur pour un con. Je suis tellement déçue, j’ai du mal à m’en remettre parce que c’est vraiment un auteur que j’adore. Et ça me fait mal de parler comme ça d’un livre de Harlan Coben, mais que voulez-vous.
 
En résumé :
 
Un héros mou du genou, un oncle pleurnichard, et une intrigue qu’on voit venir à mille kilomètres. Je pense que l’auteur doit être poursuivi par le fisc, je ne vois pas d’autre explication pour nous avoir pondu une daube pareil… Franchement, j’aurais préféré lui envoyer un don plutôt que de lire ça! Je suis donc déçue (pour ceux qui n’avaient pas compris).
 
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11 Thoughts on “A découvert, Harlan Coben

  1. Ah bon, t’es déçue ? J’avais pas remarqué :p
    Sinon, plus sérieusement, j’ai adoré « Ne le dis à personne », vraiment ! Moi qui ne lit pas de policier/thriller, celui-là ça a vraiment été un coup de coeur quand je l’ai lu.
    Mais depuis j’avoue que (honte à moi !) je n’ai plus ouvert un seul Harlan Coben, alors que j’en ai bien 1 ou 2 qui attendent dans ma PAL… Un jour peut-être ^^
    Mais en tout cas celui-là n’y est pas, et de ce que tu en dis je ne pense pas qu’il s’y retrouvera de sitôt.

    • Mouhaha c’est vrai que j’en fait toujours des caisses, je suis plutôt expressive comme fille^^ Ne le dit à personne est un chef d’œuvre, je suis archi fan j’ai massacré mon exemplaire à force de le lire!! D’où la déception monumentale… Ne perd pas ton temps avec celui là, les autres sont meilleurs^^

    • Moi c’est justement ton côté expressif que j’apprécie dans tes chroniques.
      Tu me fais toujours sourire (si pas rire) et je trouve ça chouette 🙂
      Surtout continue ! 😀

  2. J’adore Harlan Coben et j’avais failli acheter celui-ci. Une pote m’a devancée et elle était aussi déçue que toi. Après avoir beaucoup ri en lisant ton billet qui montre (noooon à peine) l’étendue de ta déception, je pense que je vais définitivement m’abstenir !

    Ne le dis à personne et Sans laisser d’adresse font définitivement parti de mes incontournables.

  3. Je pense que je ne vais pas le lire xD

  4. Mince, il me tentait bien!

  5. J’ai lu deux romans de Coben étant ado, et si j’avais beaucoup aimé le premier et trouvé le second trop ressemblant au premier, je ne me souviens ni de l’un ni de l’autre. C’est dire si j’ai envie de retenter l’expérience ^^ Je me souviens que j’avais eu la sensation qu’il faisait toujours le même genre de roman, agréable la première fois mais pénible à force parce qu’il ne sait pas se renouveler !

  6. J’en ai lu deux, Ne le dis à personne que j’ai adoré et Promets-moi, que j’ai bien aimé aussi, mais pas tant que le premier. Je ne l’ai pas relu depuis, mais pas par choix, juste parce que j’étais tentée par d’autres romans. Je note quand même de porter mon choix sur un autre tome 😉
    Ton billet est amusant !

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