Beautiful Disaster, Jamie McGuire

images« Travis Maddox est sexy, bâti comme un dieu et couvert de tatouages. Il participe à des combats clandestins la nuit et drague tout ce qui bouge le reste du temps. Exactement le genre de mec qu’Abby doit éviter si elle veut réussir à démarrer une nouvelle vie. 

Mais Travis insiste et lui propose un pari. Si elle gagne, il renonce au sexe pendant un mois. Si elle perd, elle s’installe chez lui pendant un mois. Ce qu’il ignore, c’est qu’il a affaire à bien plus joueur que lui…Une fois toutes les cartes abattues, la catastrophe annoncée se muera-t-elle en amour passionné ? »

Il m’arrive parfois de faire des choix stupides. Comme lire un livre que je sais pertinemment que je vais détester. C’était le cas de Beautiful Disaster. A la seconde même où j’ai lu la première phrase, j’ai su que j’avais fait une bêtise. Mais comme je suis têtue, et que sur un malentendu, il se pourrait que le livre ne soit pas si nul que ça, je l’ai terminé.

Et bien non, ce livre est bel et bien une daube.

Attention, les propos qui suivent ne reflètent que mon avis (et j’ai encore le droit d’en avoir un héhé). Quelques spoilers sont disséminés par-ci par-là, et bien évidemment, mon article est rempli de gros mots en tout genre. Have fun les churros !

giphyPar où commencer ? Je n’en ai pas la moindre idée, il y a tellement d’options qui s’offrent à moi : des personnages dangereux et psychotiques, une intrigue au ras des pâquerettes, une écriture au rabais et un titre ridicule (je peux continuer des heures comme ça).

Parlons d’abord de Travis Maddox. Travis « Mad Dog » Maddox. Il est l’un des personnages les plus détestables et dangereux que j’ai pu croiser dans mes lectures New/Young Adult. Outre son charisme digne d’un bernard-l’ermite malade, Travis a de sérieux problèmes mentaux*. Ce type est un psychopathe, catégorie Ted Bundy. Laissez-moi vous dresser son portrait-robot :

  • Travis est possessif, jaloux, et ne supporte pas qu’un autre homme s’approche d’Abby.
  • Travis exprime son mécontentement par une violence extrême, notamment en frappant tout ce qui bouge ou en saccageant son appartement.
  • Travis est obsédée par Abby d’une façon malsaine et il présente une forte dépendance affective (cf tout ce que je raconte dans cet article).
  • Travis désire contrôler chaque aspect de la vie d’Abby.
  • Travis a un sérieux penchant pour l’alcool.
  • Travis n’a aucune notion de ce qu’on appelle le RESPECT.
  • Travis est donc un gros con.

AU SECOURS JE SUIS A TERRE APPELEZ LES POMPIERS.

Je trouve ça absolument intolérable/scandaleux/irresponsable de prétendre que le comportement de Travis est acceptable. Il n’y a rien de romantique dans la violence, absolument rien. Je ne vois pas non plus comment un harceleur peut être considéré comme sexy ou attirant. Son obsession pour Abby est malsaine au plus haut point, c’est vraiment effrayant. Les filles, ce genre de comportement n’est pas normal, et relève clairement du domaine psychiatrique. J’ai eu du mal avec certains avis que j’ai lus, et dont les auteures rêvent d’un homme comme Travis dans leur vie. Personnellement, je ne rêve que d’un homme qui me respecte, et qui ne m’empêche pas de vivre ma vie comme je l’entends (#jeunedemoisellerechercheunmecmortel). Mais chacune son style, j’imagine. Alors je sais, je fais souvent ma maline avec les bad boys et blablabla. Mais il y a quand même une grande différence entre un mec qui « se la joue » et qui veut seulement impressionner une fille, et un type qui tabasse tout ce qui bouge, et qui est quasiment prêt à tuer quelqu’un. Travis est une bête incapable de se contrôler, avec des pulsions à la limite de la morbidité. Aucune fille ne devrait accepter d’être traitée pareil. C’est typiquement le genre d’homme qui commence par casser la figure des autres, mais qui finira un jour par frapper sa femme (coucou j’extrapole). Je vous jure qu’il faut vraiment lire ce livre pour y croire.

Je suis vraiment déçue qu’une femme soit à l’origine de ce carnage littéraire. Je mettrais mes deux mains à couper qu’elle n’apprécierait pas être traitée de cette façon.

De la même façon, imaginez le genre de message que ce genre de livre envoie aux hommes/garçons ? Alors ok, ce n’est pas la cible principale des livres New Adult, mais il y a quand même des hommes qui l’auront lu, et bonjour les dégâts. Le comportement de Travis n’est pas à reproduire. En aucun cas. Un mec qui risque à tout moment de vous en coller une n’est pas hot. Il est juste bon à croupir en prison.

Je passe rapidement sur Abby, qui est le cliché du personnage féminin que l’on retrouve dans ce genre de livre. Mais en pire. Et oui, c’est tout à fait possible. Je vous promets qu’Ana Steele a l’air intelligente et équilibrée à côté d’elle. Je ne comprends pas comment on peut avoir aussi peu de respect pour soi-même. Abby est stupide, immature et ne trouve rien de mieux à faire que d’encourager le comportement destructeur de Travis. Elle ne voit aucun problème à se faire humilier constamment. On en parle de Travis qui ramène pas une mais deux filles chez lui, alors qu’Abby dort juste à côté (dans sa chambre à lui)? On se doute bien qu’ils n’ont pas fait une partie de Uno tous les trois sur le canapé.

Damn, il y a des limites à ma tolérance.

Je ne parle même pas des personnages secondaires, tant ils sont inutiles et creux. Le seul personnage intéressant et un tant soit peu mûr dans sa tête, c’est Kara, la colloc d’Abby. Et pourtant, celle-ci la fait passer pour une pimbêche. Encore une fois, c’est une belle preuve de maturité de la part d’Abby. En tout cas, Kara va nous lâcher le mot qui résume le livre : CO DEPENDANCE.

Do you know what codependency is, Abby? Your boyfriend is a prime example, which is creepy considering he went from having no respect for women at all to thinking he needs you to breathe.”

Au niveau de l’intrigue, c’est tellement du réchauffé que ça en devient forcément mou. Je mentionne à peine la fin -cheesy et horrifiante à la fois- qui m’a mise hors de moi. Le tatouage « Mrs Maddox » d’Abby conclue le livre en beauté et en bêtises.

BONUS (parce qu’on n’en a pas eu assez) : Travis a cette manie ridicule d’appeler Abby « poulette »… Ah, combien de fois je n’ai pas eu envie de brûler ce livre et de danser autour des flammes (avec un rire démoniaque).

Ce livre est un ramassis de conneries. Sorry les girls (et les boys), mais il n’y a pas d’autre mot pour définir ce qu’a écrit Jamie McGuire. Beautiful Disaster m’a complètement affligée et mise en colère. C’est du terrorisme. Ni plus, ni moins (#dramaqueen).

En résumé :

Les copines, il va falloir m’interdire de lire ce genre de livres, c’est très mauvais pour ma santé mentale, et ça fait palpiter la veine de mon front d’une façon très disgracieuse.

giphyj

*Et j’ai lu à peu près tous les articles possibles sur comment débusquer un psychopathe, un pervers narcissique ou un obsédé, je les flaire donc à des kilomètres à la ronde. Appelez-moi en cas de doute (50,04€/min + coût d’un appel selon opérateur).

It's only fair to share...Email this to someoneShare on FacebookTweet about this on TwitterPin on PinterestShare on Tumblr

The Queen of the Tearling, Erika Johansen

51sXwymh2CL._SX323_BO1,204,203,200_“On her nineteenth birthday, Princess Kelsea Raleigh Glynn, raised in exile, sets out on a perilous journey back to the castle of her birth to ascend her rightful throne. Plain and serious, a girl who loves books and learning, Kelsea bears little resemblance to her mother, the vain and frivolous Queen Elyssa. But though she may be inexperienced and sheltered, Kelsea is not defenseless: Around her neck hangs the Tearling sapphire, a jewel of immense magical power; and accompanying her is the Queen’s Guard, a cadre of brave knights led by the enigmatic and dedicated Lazarus. Kelsea will need them all to survive a cabal of enemies who will use every weapon—from crimson-caped assassins to the darkest blood magic—to prevent her from wearing the crown. Despite her royal blood, Kelsea feels like nothing so much as an insecure girl, a child called upon to lead a people and a kingdom about which she knows almost nothing. But what she discovers in the capital will change everything, confronting her with horrors she never imagined. An act of singular daring will throw Kelsea’s kingdom into tumult, unleashing the vengeance of the tyrannical ruler of neighboring Mortmesne: the Red Queen, a sorceress possessed of the darkest magic. Now Kelsea will begin to discover whom among the servants, aristocracy, and her own guard she can trust. But the quest to save her kingdom and meet her destiny has only just begun—a wondrous journey of self-discovery and a trial by fire that will make her a legend . . . if she can survive.»

WARNING: le résumé ci-dessus est très très long. Ma chronique l’est encore plus, car J’AIME CE LIVRE DE TOUT MON CŒUR. Voilà, c’est dit.

Kelsea est l’héritière du trône de Tearling. Sa mère, égoïste et légèrement stupide –si je peux me permettre- a quasiment ruiné le royaume, et s’est vue contrainte de signer un traité avec la terrible Red Queen. Lorsque sa mère est assassinée, Kelsea, qui n’est qu’un bébé, est cachée loin de la cour, où elle est élevée au fin fond d’une forêt. A ses 19 ans, elle quitte alors son foyer, accompagnée des soldats de la garde royale, pour récupérer son trône. Et affronter The Red Queen.

Ce tome sert d’introduction à la saga. J’ai cru que comprendre que beaucoup de lecteurs ont été perturbés par l’univers de ce livre. Pas moi. L’histoire se déroule dans le futur, OR, à la suite d’un événement (appelé The Crossing), la civilisation a régressé vers un monde médiéval. Bye bye la médecine moderne et la technologie, on dit coucou aux chevaux, aux armures et épées. Et à la magie! Les explications de cette catastrophe aux airs apocalyptiques restent encore vagues, mais ça ne me gêne pas. Un peu de suspense entretient la flamme, comme j’aime dire. Mais je conçois tout à fait que le monde d’Erika Johansen soit difficile à visualiser. On a quand même quelques informations sur l’histoire de Tearling, ses rois et reines, ses guerres et sa situation actuelle. Je dois dire que je suis complètement tombée sous le charme. Je suis restée captivée devant son récit, Erika Johansen a une façon bien à elle de manier, de tourner les mots. C’est tout simplement magique. Tearling fait dorénavant parti de ces lieux fictifs que je rêve de visiter.

Le gros plus de ce roman (et ah la la comme je suis aux anges) : ce sont deux personnages féminins forts et indépendants. J’ai un peu la phobie des nénettes inutiles qui ont besoin d’un homme pour se coiffer. Pas de ça ici, ouf! Pas de crêpage de chignon, mais une guerre, une vraie, entre deux reines. Et elles ne reculeront devant rien pour gagner. tumblr_mydul5Vijp1r4hnp6o1_r1_400Notre héroïne Kelsea est une fille badass. Elle qui a grandi dans un coin reculé d’une forêt n’a certainement pas froid aux yeux. Elle est téméraire, têtue et oui, elle se sert de son cerveau. Rien que ça a suffi pour que j’adore ce livre. Kelsea a vraiment à cœur les intérêts de ses sujets –qui vivent dans une misère absolue- et j’ai vraiment aimé sa façon de se battre pour eux. Elle est prête à tout pour sauver son royaume, quitte à foncer dans le tas elle-même, à tenir tête à ses soldats qui la dénigrent. Elle arrive à prouver à ceux qui la sous-estiment qu’ils ont tort, à lutter contre ses angoisses et ses doutes. Le peuple de Tearling reste extrêmement méfiant à son égard, il faut dire que sa mère, Queen Elyssa, lui a laissé un lourd fardeau. Et pourtant, Kelsea s’en sort avec brio. Elle affronte avec courage son oncle le Régent, qui s’est emparé du trône lorsqu’elle était bébé, et c’est jouissif de la voir le remettre à sa place.

Ah et dernière chose sur Kelsea, elle a une passion pour les LIVRES.

The Red Queen est à elle seule un mystère plus complexe que celui de l’univers. Elle règne sur le royaume de Mortmesne, et rien que le nom me fait peur. J’ai rarement croisé un personnage –féminin de surcroit- aussi cruel. Et vas-y que j’organise tranquillement mon commerce d’êtres humains, que je sacrifie des enfants tout mimis, et que je me fais plaisir avec des esclaves sexuels. La base quoi. J’ai plus qu’adoré le fait qu’elle soit barbare jusqu’au bout des ongles. Pas de pitié, pas d’état d’âme. Elle cache aussi bien des secrets, même son véritable nom reste encore inconnu. Quelques chapitres sont écrits de son point de vue, et je dois dire que ce sont mes préférés. Il me tarde d’en apprendre plus sur elle, notamment sur ses dangereux pouvoirs.tumblr_mapbt5DIEN1qk4vl9o1_500J’ai aussi eu un énorme coup de cœur pour les personnages secondaires. Les parents adoptifs de Kelsea, Barty et Carlin, qui l’ont élevée comme leur propre enfant. Les Glynn sont finalement peu présents dans le livre, mais ça ne m’a pas empêché de m’attacher à eux. Impossible de ne pas citer Lazarus aka The Mace aka le capitaine de la garde royale. Bien que je sente venir une révélation aussi grosse que le popotin de Kim Kardashian à propos de lui, je l’adore. Je le trouve protecteur, intelligent, fin stratège et sa loyauté n’a pas d’égal. Il est prêt à tout pour garder Kelsea sur le trône. Et je l’aimeeeee.

L’intrigue politique est tellement bien menée. Je suis restée souvent comme deux ronds de flanc devant les rebondissements, les coups bas et les trahisons. L’histoire est très prenante, c’est impossible de lâcher ce livre. J’ai eu des moments de panique où j’ai pris peur pour Kelsea et ses soldats, mais je les ai aussi applaudis maintes fois! La magie est habilement introduite dans ce tome. Kelsea possède deux colliers magiques, légués par sa mère. Elle ne sait pas encore les maitriser, ni quels sont leurs véritables pouvoirs. En tout cas, avec le petit aperçu auquel on a eu droit, il y a un énorme potentiel de ce côté-là. La fin est juste… Heureusement que j’ai le tome deux dans ma PAL. Heureusement.

Quasiment pas de romance dans ce livre, mais ça ne m’empêche pas de souhaiter que Kelsea trouve l’amour dans les tomes suivants dans les bras d’un certain garde. Je dis ça, mais il est fort possible que je me mette le doigt dans l’œil jusqu’à la rate. Il y a quand même un sacré potentiel de hot men dans la garde royale! Parce que oui, au milieu des bastons et du sang, je trouverai toujours le moyen de fantasmer sur un personnage. Je ne vous parle même pas de The Fetch, le voleur le plus énigmatique et handsome du royaume. Mais mon cœur appartient à un autre… #SexyvibeaboutPen

Et aller comprendre pourquoi ce livre me fait penser au film Snow White and the Huntsman. A cause des personnages féminins peut-être?

En résumé:

LA SUITE. MAINTENANT.

Cadeau bonus: J’ai ouïe dire que la saga allait être adaptée au cinéma. Et qu’Emma Watson avait signé pour jouer Kelsea. AMEN.

It's only fair to share...Email this to someoneShare on FacebookTweet about this on TwitterPin on PinterestShare on Tumblr

Détraqué, Héloïse Cordelles

couv12119292«Craig Hensley n’hésite jamais à utiliser ses poings dans une bonne bagarre, juste pour le plaisir de se défouler. Lorsqu’il sauve l’imprudente Patience Maitland des griffes de trois motards prêts à la violer, il devient un véritable héros à ses yeux. Cependant, il va lui démontrer qu’il est loin d’incarner le preux chevalier qu’elle s’imagine, en lui enseignant une cruelle leçon qu’elle ne sera pas prête d’oublier: ne jamais accorder sa confiance à quiconque? Et surtout pas à lui!»

Je tiens à préciser que la couverture ne m’a pas du tout influencé à me lancer dans cette lecture. Je ne suis pas comme ça, voyons.

 

Non, non, non et NON. Comme ça au moins, c’est clair. Pour tout vous dire, quand je pense à ce livre, j’ai la moutarde qui me monte au nez, et j’ai envie de tout casser.

tumblr_mz413luVsL1sp3bh6o3_400

J’ai même envisagé de laisser le Hulk qui sommeille en moi prendre le dessus. Mais le vert ne me va pas au teint. Pourtant, il m’a été chaudement recommandé par mon litchi d’amour Bouquineuse-Accro, qui m’a encouragée à élargir mes horizons en matière de lecture. Allez lire son avis, pour ne pas rester sur une note négative avec ce livre. Car ce qui suit, je le clame haut et fort, n’engage que MOI.

Ce livre n’est rien d’autre qu’un attentat, une agression violente contre la littérature. J’incite d’ailleurs la littérature à porter plainte. Mais halte là, je vous vois venir! Non, je ne suis pas élitiste en ce qui concerne les livres. Je lis de tout (la preuve), MAIS je pense que le style New Adult ne me correspond pas. J’ai l’impression de tout le temps lire la même chose, et ce livre n’échappe pas à la règle. En tout cas, je cherche encore la perle rare.*

Passons maintenant aux raisons qui font que ce livre m’a irrité le côlon.

Commençons avec les personnages. Est-ce qu’un jour on pourrait avoir une héroïne de NA avec un cerveau? Ou au moins une moitié de cerveau, ce serait déjà pas mal. Patience réussit l’exploit de cumuler tous les clichés possibles et inimaginables. Belle à tomber (mais sans s’en rendre compte), intelligente bien que naïve, orpheline, maltraitée par son oncle, trahie par sa meilleure amie et son mec, et… vierge. Bien sûr. Parce que dans les livres NA, les filles n’ont pas le droit de coucher avec d’autres personnes que le héros. Elles se réservent pour lui, voyez-vous. Parlons-en du héros tiens. Craig est beau comme un dieu grec, enchaine les conquêtes, et aime se bagarrer méchamment. Mais derrière ses airs de bad boy, se cache un homme au passé tumultueux et un secret aussi terrible que traumatisant. Là encore, pour l’originalité, on repassera. Entre la gourde sans cervelle qui tombe dans les bras du premier venu, et le type torturé qui en veut à la Terre entière, c’est du réchauffé. C’est ce schéma, commun à beaucoup de NA, qui me gêne. Un peu d’originalité et de caractère ne tuera personne, pas vrai?

Au niveau de l’intrigue, il y a du niveau là aussi. Comme vous l’avez compris, Patience a été trahie: sa meilleure amie couche en secret avec son petit-ami. Mais comment osent-ils? Tout ce scandale est digne d’une chanson de Vitaa -feat Diam’s of course-, et on sent que la tension monte. Patiente décide qu’elle en a marre de tous ces drames, et préfère aller faire la fiesta de son côté. C’était sans compter les trois pervers qui l’accostent, en pleine nuit. Jusqu’à ce Craig, tel un preux chevalier sur son destrier, lui sauve la vie, la ramène chez lui et décide de faire d’elle une femme. FIN. Ha ha, ok ce n’est pas tout à fait la fin, mais ça pourrait. Le reste n’est que coucheries, pseudo-romantisme et orgasmes non-stop. Craig finit par être vilain avec Patience (là encore, je suis surprise, je ne m’y attendais pas), qui part en pleurant. La vie est tellement injuste, vous ne trouvez pas? Et oui, c’est la fameuse rupture. Rupture qui ne durera pas, puisque Patience s’accroche à Craig comme une tique qui s’accroche à un chien. Mais Craig lui révèle enfin son secret et décide de se soigner. Parce que malgré tout, il l’aime bien son jouet Patience.

La fin est à l’image du reste: vite fait mal fait. Craig est envoyé à l’asile, histoire qu’il décompresse un peu, et Patience l’attend bien sagement. La maman de Craig, alcoolique, se guérit miraculeuse entre deux conversations philosophiques avec sa nouvelle belle-fille. Trop forte cette Patience, rien ne lui résiste. Pas même une pochtronne qui a 20 ans de carrière derrière elle. Tout est bien qui finit bien, chacun s’est débarrassé de ses démons. Craig aime Patience, Patience aime Craig. Le monde est beau. Le ciel est bleu. Les oiseaux chantent. Et mes nerfs lâchent.

Je vous promets que j’y ai mis tout mon cœur. J’ai bien essayé mais trop c’est trop. J’ai trouvé ce livre bourré de clichés. Mais surtout, je trouve ça désolant d’écrire une histoire avec des personnages féminins qui n’ont aucun respect pour elle-même. Est-ce que c’est le genre de message qu’on veut faire passer aux jeunes aujourd’hui? A savoir que c’est ok de traiter les filles comme de la merde, parce qu’elles reviendront, de toute façon, au galop. J’ai peut-être pris le livre trop au sérieux, mais c’est tout moi ça! Il fera sans une doute une bonne lecture de plage pour certaines!

En résumé:

Fuyez, pauvres fous.

* Si quelqu’un connait des titres de NA qui seraient susceptibles de me plaire, n’hésitez pas à me le signaler, ou à laisser le lien de vos avis. J’ai horreur de rester sur un échec, et je ne lâcherai pas l’affaire! Alors si tu veux m’aider à passer ce cap difficile en matière de lecture, tu sais ce qu’il te reste à faire! 

It's only fair to share...Email this to someoneShare on FacebookTweet about this on TwitterPin on PinterestShare on Tumblr

Aristotle and Dante discover the secrets of the universe, Benjamin Alire Sáenz

 12000020« Aristotle is an angry teen with a brother in prison. Dante is a know-it-all who has an unusual way of looking at the world. When the two meet at the swimming pool, they seem to have nothing in common. But as the loners start spending time together, they discover that they share a special friendship—the kind that changes lives and lasts a lifetime. And it is through this friendship that Ari and Dante will learn the most important truths about themselves and the kind of people they want to be. »

Été 1987, El Paso, Texas. Aristotle, quinze ans, est un garçon solitaire. Mal à l’aise en compagnie d’autres personnes –des jeunes de son âge surtout-, Ari préfère rester seul avec ses pensées. Pensées assez sombre par moment, puisqu’il est obsédé par son frère qu’il n’a pas connu, et qui est en prison. Ari est un garçon impulsif, qui n’a pas peur de se battre. Son côté sombre a tendance à prendre le dessus rapidement. Mais tout change lorsqu’il rencontre Dante. Dante qui lui fait voir le monde différemment. Dante qui est son exact opposé. Passionné, rêveur et sensible, c’est un personnage doux et calme. J’ai rarement vu une relation aussi belle. Imaginez les plus belles histoires d’amour/amitié, et multipliez les par, disons, dix mille. Vous êtes encore loin du compte.

L’histoire d’Ari et Dante est simple. Simple mais remplie d’amour, de loyauté (chose rare de nos jours), de découvertes, de balades dans le désert, et de poèmes. Chacun va apprendre de l’autre, et surtout chacun va comprendre que leur amitié est la chose la plus précieuse qu’ils ont. L’histoire est raconté du point de vue d’Ari, ce que j’ai trouvé super puisque c’est un personnage compliqué, qui se pose beaucoup de questions. J’avoue qu’à certains moments, j’aurais aussi aimé connaitre les pensées de Dante. Ce garçon est un ange. Leur histoire est touchante et émouvante. Les personnages sont d’une justesse incroyable. Ils semblent bien réels, et mon dieu, j’ai eu presque mal de me dire qu’ils n’existaient que dans ces pages.

Ce que j’ai également trouvé génial, c’est la relation que chacun a avec ses parents. On est loin de l’habituel conflit parents/ados. Ari est surprotégé par une mère drôle et attachante, et bien qu’il ait du mal à communiquer avec son père (qui reste marqué par la guerre), il y a toujours du respect entre eux. Le respect, c’est bien ce qui caractérise les personnages. Dante est encore plus proche de ses parents, et franchement, c’est agréable à lire. On s’éloigne un peu du cliché des ados rebelles en rage contre des parents démunis/alcooliques/absents, et personnellement, ça me fait du bien.

La question de l’identité est également abordée. Ari et Dante sont tous les deux nés de parents mexicains, qui ont immigrés aux Etats-Unis durant leur jeunesse. J’ai trouvé ça très intéressant parce qu’ils ne vivent vraiment pas de la même façon le fait d’être mexicain-américain. L’auteur est lui-même latino, donc il sait très bien de quoi il parle. Au-delà de ce thème, il est question de trouver sa place dans le monde. Les interrogations d’Ari, et il y en a beaucoup, sonnent juste, c’est impossible de ne pas se reconnaitre dedans. Ce livre touchera tous ceux qui se sont déjà sentis différents, au moins une fois dans leur vie.

LA FIN. Mais quelle fin. J’ai pleuré de joie. Et j’ai souri comme une idiote quand j’ai refermé ce livre. Je crois que c’est la première fois qu’un livre me fait pleurer de bonheur. C’est tellement rare. Je suis habitée à pleurer comme une vieille madeleine, de tristesse, de frustration, de tout ce que vous voulez. Mais pas de joie. Il y a un passage en particulier qui a fait battre mon cœur tellement vite, que j’ai cru qu’il allait s’arrêter. C’était la tachycardie assurée, suivi d’un encéphalogramme plat. Autrement dit, j’ai mis trois jours à me remettre de cette lecture. Aujourd’hui encore (ça doit faire bien des mois que je l’ai terminé), je n’y arrive pas. Ce livre me reste dans la tête, quoi que je fasse.

Je meurs d’envie de vous mettre LA citation du livre, mais ce serait tout vous ruiner. Et comme je souhaite à tous de vivre ce que j’ai vécu avec ce livre, je me retiens. Mais c’est bien parce que c’est vous. En tout cas, c’est l’un des meilleurs passages que je n’ai jamais lu.

Mon avis ne lui rend pas justice et j’en suis désolée. J’ai eu du mal à mettre des mots sur ma lecture parce qu’il y a quelque chose d’indescriptible dans ce livre. Je me rends compte que j’ai l’air hyper dramatique et sérieuse, mais je vous assure que ce livre va vous faire rire. C’est un condensé de poésie, d’espoir et d’amour. Que demander de plus? J’aimerais tellement pouvoir le relire comme si c’était la première fois. C’était juste sublime.

N’hésitez pas à me laisser vos liens en commentaires (ou directement vos avis d’ailleurs) si vous l’avez lu. Je suis très curieuse de lire vos ressentis sur l’histoire d’Ari et Dante. J’espère ne pas être la seule à avoir été toute chamboulée par ce livre. Je précise que la VO est ultra abordable.

En résumé:

L ’A M O U R  ❤ 

It's only fair to share...Email this to someoneShare on FacebookTweet about this on TwitterPin on PinterestShare on Tumblr