Il était quatre fois Noël

Ho ho ho. Non ce n’est pas Géant Vert, mais bien le Père Noël qui débarque bientôt ! Quand il s’agit de Noël, j’oublie toute l’éducation que mes parents m’ont donnée, l’excitation prenant complètement le dessus. Prenons l’exemple de la nourriture noëlesque (est-ce que c’est un mot qui existe ?). Mes deux calendriers de l’avant sont prêts depuis le mois de Novembre : un pour chez moi (le calendrier bad ass Kinder XXL) et un pour le bureau (plus sobre et élégant aka La Reine des Neiges). Je m’arrête à deux calendriers car il ne faut pas abuser non plus… En résumé, Noël c’est MA saison de gavage intensif. Chocolats, foie gras, bûche glacée, saumon, dindes et autres volatiles, bref je compte ingurgiter une quantité astronomique de nourriture. Il faut au moins ça pour affronter l’hiver.anigif_enhanced-buzz-27240-1361987137-1Sur la blogo, le mois de Noël signifie le retour du challenge organisé par Samarian et La Planque à Libellules. C’est l’occasion de partager toutes les mignonneries liées à Noël (et il va y en avoir).logo-il-etait-4-fois-noel-v3Comme d’habitude, je vous présente les étapes auxquelles je compte participer. Le planning complet et les modalités d’inscription sont disponibles chez les filles, ici et .

Jeudi 1er décembre – Billet de présentation et décoration du blog. C’est également aujourd’hui que les participants au mini-swap (ma passion) connaitront le nom de leur binôme. Qui dois-je soudoyer pour tomber sur Ryan Gosling ?

Vendredi 2, Samedi 3 & Dimanche 4 décembre – Marathon de lecture avec au moins un livre sur le thème de l’hiver/Noël. J’ai déjà le mien (offert par ma copine Little A-read, et jamais lu parce que je suis un boulet) : Wintertown de Stephen Emond. J’ai opté pour la formule Santa Baby, pour aménager mon temps de lecture comme je le souhaite (sachant que samedi matin je comate dans mon lit et que dimanche, je suis à Montreuil).

Mercredi 7 décembre – Album jeunesse autour de l’hiver et/ou de Noël.

Dimanche 11 décembre – MOVIE TIME ! Raaah je suis la première fan des films de noël, ou des épisodes de série autour de cette période ! Je vous ferai une petite liste de mes films/épisodes préférés, et bien évidemment, je compte regarder le film choisi par toute la bande du challenge (The Night Before). Pensez à dégainer vos réseaux sociaux si vous le visionnez avec nous !tumblr_mtjy6kj5yj1qz581wo1_500Dimanche 18 décembre – D.I.Y. (je préviens il est interdit de se moquer de mon manque flagrant de talent artistique).

Mardi 20 décembre – Partage du billet sur la lecture commune. Le livre choisi par le gang du challenge : All I want for Christmas, d’Emily Blaine.

Vendredi 23 décembre – Playlist de Noël, histoire de se remuer le popotin (et d’éliminer la demi tonne de foie gras que je vais m’enfiler pendant les fêtes).

Samedi 31 décembre – Bonnes résolutions pour 2017 (que je ne tiendrai jamais, bien sûr).

J’ai hâte de voir votre programme et surtout vos billets, xoxo mes flocons de neige 

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Fall Book Tag

Hellooo mes petites châtaignes! On peut dire que l’automne est bien là : j’ai ressorti le manteau, les belles écharpes écossaises (ma passion en vrai), et même les bottes de pluie. Les couleurs changent et que c’est beauuuuuu. Je n’ai qu’une envie à l’automne/hiver : c’est de rester sous la couette au chaud, à lire pendant des heures et des heures. Quand j’y réfléchis, c’est un peu ce que je fais à chaque saison finalement…cdc14992665937a35b77b7657446fb04J’ai donc eu l’envie de faire ce tag, histoire de célébrer les feuilles mortes. 

Crunching Leaves: The world is full of color – choose a book that had reds/oranges/yellows on the cover.

Little Red Chairs, d’Edna O’Brien. Je triche un peu, il n’y a que du rouge sur la couverture, et c’est plutôt ambiance hiver finalement. Mais je sèche, je ne trouve rien d’autre. Je l’adore quand même cette cover, un peu mystérieuse et creepy comme je les aime.61y51p4cdkl-_sx324_bo1204203200_

Cozy Sweater – It’s finally cold enough to don warm cozy clothing: what book gives you the warm fuzzies?

Mon livre doudou? Harry Potter (bien sûr). A chaque fois que j’en relis un, j’ai comme cette sensation de chaleur qui m’envahit, et tout de suite, je me sens bien. Comme si j’étais à la maison. Est-ce que ça a du sens pour vous, ou je passe pour une trépanée du bocal?  

Fall Storm: The wind is howling & the rain is pounding – choose your favorite book or genre that you like to read on a stormy day.

Jane Austen, Orgueil et Préjugés. DARCY DARCY tumblr_myxkriqyes1r4ueyro1_500

Cool Crisp Air: What’s the coolest character you’d want to trade places with?

J’échangerais bien ma place avec celle d’Heidi, de Johanna Spyri. En réfléchissant, Heidi vit aux milieux des montagnes suisses avec son papi et ses chèvres. Elle a le droit de marcher pieds nus (ELLE), et de se gaver de fromages toute la journée. Je ne sais pas vous, mais ça m’a l’air bien sympa quand même.

Hot Apple Cider: What under hyped book do you want to see become the next biggest, hottest thing?

Je ne le dirais jamais assez, mais Andrew Smith est un génie. Donc faites-moi plaisir, courez lire Winger ET Stand-Off, vous ne le regretterez pas. Ryan Dean West est incontestablement l’un de mes personnages préférés, je l’aime d’amour (et pour les sceptiques, oui c’est tout à fait possible).  

Coat, Scarves, and Mittens – The weather has turned cold & it’s time to cover up – What’s the most embarrassing book cover you own that you like to keep hidden in public?

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Pumpkin Spice: What’s your favorite fall time comforts food?

J’aurais bien répondu « les pectoraux du Highlander » mais je ne veux pas passer pour une obsédée (j’ai une réputation à tenir). Sans hésiter donc: le CHOCOLAT. Damnnnnn, le chocolat. Ma passion n°368764, j’en mange à toute heure et sous toutes ses formes. Le petit Nesquick chaud passe crème à 23h, tout comme le rocher praliné à l’heure du goûter. La base quoi.

Warm, Cozy Bonfire: Spread the cozy warmth – Who do you tag?

Facile : Little A-ReadLa Planque à Libellules & Le Chat du Cheshire. Avouez les filles, vous l’aviez vu venir! Xoxo

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*Sachez que je voulais vous montrer celle-ci à la base, mais je compte l’utiliser pour rendre mon voisin de tram très mal à l’aise. 

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Happy Halloween

Helloo mes petits caribous ! Comment allez-vous ? Je reviens aujourd’hui avec un article spécial Halloween. Je ne le répèterais jamais assez : j’adore Halloween. Et de manière générale, j’adore toutes ces fêtes bien commerciales, dont on nous inonde de pubs à la télé (sauf la Saint Valentin, pour des raisons évidentes hum hum).rawPour nous mettre dans l’ambiance, j’ai sélectionné quelques livres parfaits pour se coller une petite trouille. Rien ne vaut une bonne pétoche un soir de tempête, lorsque tu es seule dans ton appartement… Si vous n’avez pas de nouvelle de moi d’ici 24H, soyez mignons et contactez le GIGN, il est fort probable que je sois littéralement morte de peur, ou que l’un des personnages psychopathes de mes livres se soit dématérialisé pour me kidnapper.

L’ordre des livres n’a pas d’importance, j’aime bien cette idée d’ordonné/désordonné. Et évidemment, cette liste a été raccourcie, vous vous doutez bien que j’aurais pu citer 350 livres, mais vous avez une vie à vivre (et moi aussi).

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Dracula, Bram Stocker

dracula-380393« En arrivant dans les Carpates, le clerc de notaire londonien Jonathan Harker est épuisé par son périple. Mais son client et hôte, le comte Dracula, a tout prévu : une chambre lui a été retenue à l’auberge pour la nuit, an attendant de rejoindre le château en calèche. Mais pourquoi les habitants du village se signent-ils avec des mines épouvantées quand Jonathan leur dit où il compte se rendre ? Pourquoi lui fait-on cadeau d’un crucifix et de guirlandes d’ail ? Malgré ces mises en garde, Harker poursuit sa route. Certes, ces montagnes escarpées, ces loups qui hurlent dans le lointain ont de quoi faire frissonner. Mais enfin, tant de superstitions au cœur du XIXe siècle ! Jonathan est un homme raisonnable… »

Je me rappelle ne pas avoir fermé l’œil de la nuit après l’avoir terminé. Dracula reste pour moi le classique absolu en la matière (désolée Edward Cullen et ta tronche digne d’une boule à facettes), et c’est un régal de se faire peur avec lui. J’ai rarement retrouvé cette atmosphère gothique dans un autre roman, et j’ai grandement apprécié l’inexistence de niaiseries que l’on trouve d’habitude dans les livres de vampires. A déguster sans modération donc.

Une citation pour vous convaincre :

« Once again…welcome to my house. Come freely. Go safely; and leave something of the happiness you bring. »

Alex, Pierre Lemaitre

9782253166443-001-t« Qui connaît vraiment Alex ? Elle est belle. Excitante. Est-ce pour cela qu’on l’a enlevée, séquestrée et livrée à l’inimaginable ? Mais quand le commissaire Verhoeven découvre enfin sa prison, Alex a disparu. Alex, plus intelligente que son bourreau. Alex qui ne pardonne rien, qui n’oublie rien, ni personne. »

Dear Lord. J’ai halluciné quand j’ai vu la tournure que prenait l’intrigue. Jamais, jamais, je ne me serais doutée du pourquoi du comment. C’est brillant, et très bien amené. Aussi étrange que cela puisse paraitre, je me suis attachée à Alex, et évidemment je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir de la peine pour elle. J’ai aussi failli tourner de l’œil lorsque j’ai lu un certain chapitre (impliquant des rats). De façon générale, Lemaitre a écrit ici un livre glauque et tordu, mais qui relève du génie. J’adore et j’en redemande. Enfin, peut-être pas pour les rats.

Une citation pour vous convaincre :

« Le rat est debout sur ses pattes de derrière, reniflant au-dessus de lui. » 

You, Caroline Kepnes

20821614« When a beautiful, aspiring writer strides into the East Village bookstore where Joe Goldberg works, he does what anyone would do: he Googles the name on her credit card. There is only one Guinevere Beck in New York City. She has a public Facebook account and Tweets incessantly, telling Joe everything he needs to know: she is simply Beck to her friends, she went to Brown University, she lives on Bank Street, and she’ll be at a bar in Brooklyn tonight—the perfect place for a “chance” meeting. As Joe invisibly and obsessively takes control of Beck’s life, he orchestrates a series of events to ensure Beck finds herself in his waiting arms. Moving from stalker to boyfriend, Joe transforms himself into Beck’s perfect man, all while quietly removing the obstacles that stand in their way—even if it means murder. »

J’en ai déjà parlé, mais You est à lire absolument. Ne serait-ce que pour la narration, qui vous met la tête à l’envers. Joe -le libraire et accessoirement psychopathe- est un vrai manipulateur. Obsédé par Beck, sa proie, il nous offre un parfait exemple de l’utilisation abusive et malsaine (et surtout illégale) des réseaux sociaux. Raconté du point de vue de Joe –qui s’adresse à Beck-, je peux vous dire que vous ne fermerez plus l’œil de la nuit. You est un thriller prenant et dérangeant, mais vous ne le reposerez pas avant de l’avoir terminé.

Une citation pour vous convaincre :

« You are a woman and I am a man and we belong in the dark together. »

Le Crime de l’Orient Express, Agatha Christie

9782253010210-t« Alors qu’il rentre de mission et compte s’arrêter quelques jours à Istanbul, Hercule Poirot est rappelé d’urgence à Londres. On est en hiver et à cette époque de l’année, l’Orient Express roule habituellement quasiment à vide. Pourtant, sans l’aide du directeur de la compagnie, Hercule Poirot n’aurait pas trouvé de place à bord, comme si tous les voyageurs s’étaient donné rendez-vous dans ce train ! Dès la première nuit, un homme est assassiné. Le train est immobilisé par la neige qui empêche l’assassin de s’enfuir. Dans les wagons isolés du reste du monde, Hercule Poirot, au sommet de son art, mène l’enquête. Et ce ne sont pas les pistes qui manquent! »

La reine du polar. Elle tient une place toute particulière dans mon cœur, puisque ses romans me retournent le cerveau à chaque fois. Je crois bien que l’Orient Express a été mon premier et j’en garde un souvenir mémorable (on ne peut pas en dire autant de toutes mes premières fois, malheureusement). Je n’ai rien de plus à ajouter parce qu’on parle d’Agatha Christie, et rien que son nom est synonyme de perfection.

Une citation pour vous convaincre :

« Madame, la bonté et l’intelligence ne vont pas toujours de pair. »

Bird Box, Josh Malerman

18498558« Something is out there, something terrifying that must not be seen. One glimpse of it, and a person is driven to deadly violence. No one knows what it is or where it came from. Five years after it began, a handful of scattered survivors remains, including Malorie and her two young children. Living in an abandoned house near the river, she has dreamed of fleeing to a place where they might be safe. Now that the boy and girl are four, it’s time to go, but the journey ahead will be terrifying: twenty miles downriver in a rowboat–blindfolded–with nothing to rely on but her wits and the children’s trained ears. One wrong choice and they will die. Something is following them all the while, but is it man, animal, or monster? »

Je l’avoue sans gêne, j’ai bien cru me faire pipi dessus tout le livre. Le niveau de stress et de tension que Josh Malerman arrive à installer est incroyable. Je pense que j’aurais dû prendre ma tension avant et après ma lecture, les chiffres auraient été très intéressants médicalement parlant. L’intrigue est juste démente, je suis quasiment sûre d’avoir arrêté de respirer pendant ma lecture. Les personnages ne sont pas forcément attirants, mais on ne peut que leur reconnaitre une certaine force de caractère.

Une citation pour vous convaincre :

« It’s better to face madness with a plan than to sit still and let it take you in pieces. »

Walking Dead, Robert Kirkman, Charlie Adlard

138398« How many hours are in a day when you don’t spend half of them watching television? When is the last time any of us REALLY worked to get something we wanted? How long has it been since any of us really NEEDED something that we WANTED? The world we knew is gone. The world of commerce and frivolous necessity has been replaced by a world of survival and responsibility. An epidemic of apocalyptic proportions has swept the globe causing the dead to rise and feed on the living. In a matter of months society has crumbled. No government, no grocery stores, no mail delivery, no cable TV. In a world ruled by the dead, we are forced to finally start living. »

La base de la base lorsqu’on parle zombies! Cette série de BD est composée d’à peu près 36000 tomes, alors il va me falloir plusieurs Halloween pour en venir à bout! J’adore ces BD, et pourtant j’en lis très peu en général. L’intrigue me prend et me reprend aux tripes à chaque tome. J’adore les personnages (enfin presque tous) et surtout je suis très fan des dessins. J’ai un gros faible pour le noir et blanc des illustrations. Il faudrait peut-être que je me mette à la série tv un de ces jours, mais pas avant d’avoir fini les BD. On en reparle dans 70 ans alors!

Une bulle pour vous convaincre :
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Frankenstein ou le Prométhée moderne, Marry Shelley

9782070415847fs« Victor Frankenstein, scientifique genevois, est recueilli sur la banquise par un équipage faisant route vers le Pôle Nord. Très tourmenté, il livre son histoire au capitaine du bateau : quelque temps auparavant, il est parvenu à donner la vie à une créature surhumaine. Mais celle-ci sème bientôt la terreur autour d’elle… »

Autre grand classique de la littérature d’épouvante. J’aime beaucoup Marie Shelley, pas seulement parce qu’elle m’a permis de tout déchirer à mon oral de prépa, mais surtout pour son audace et son style.  Elle fut l’une des premières femmes à s’attaquer à ce genre littéraire, hélas jusque-là dominé par les mâles. Succès garanti puisqu’aujourd’hui, tout le monde connait l’histoire du docteur Victor Frankenstein et de sa créature. Histoire que je trouve fascinante d’ailleurs. Il était donc normal que son chef d’œuvre apparaisse dans cette liste.

Une citation pour vous convaincre :

« If I cannot inspire love, I will cause fear! »

Bonus : Stephen King, aka le roi de mes nuits blanches. Je ne cite pas de livre en particulier puisqu’il me fait peur à chaque fois. A chaque fois.  tumblr_myvnunfwlo1s0tsu6o1_500

Voilà mes cailles, je suis bien curieuse de savoir ce que vous lisez à Halloween. Profitez de votre soirée, et n’oubliez pas de vous gaver de sucreries, il parait que c’est bon pour la santé ! xoxo

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Beautiful Disaster, Jamie McGuire

images« Travis Maddox est sexy, bâti comme un dieu et couvert de tatouages. Il participe à des combats clandestins la nuit et drague tout ce qui bouge le reste du temps. Exactement le genre de mec qu’Abby doit éviter si elle veut réussir à démarrer une nouvelle vie. 

Mais Travis insiste et lui propose un pari. Si elle gagne, il renonce au sexe pendant un mois. Si elle perd, elle s’installe chez lui pendant un mois. Ce qu’il ignore, c’est qu’il a affaire à bien plus joueur que lui…Une fois toutes les cartes abattues, la catastrophe annoncée se muera-t-elle en amour passionné ? »

Il m’arrive parfois de faire des choix stupides. Comme lire un livre que je sais pertinemment que je vais détester. C’était le cas de Beautiful Disaster. A la seconde même où j’ai lu la première phrase, j’ai su que j’avais fait une bêtise. Mais comme je suis têtue, et que sur un malentendu, il se pourrait que le livre ne soit pas si nul que ça, je l’ai terminé.

Et bien non, ce livre est bel et bien une daube.

Attention, les propos qui suivent ne reflètent que mon avis (et j’ai encore le droit d’en avoir un héhé). Quelques spoilers sont disséminés par-ci par-là, et bien évidemment, mon article est rempli de gros mots en tout genre. Have fun les churros !

giphyPar où commencer ? Je n’en ai pas la moindre idée, il y a tellement d’options qui s’offrent à moi : des personnages dangereux et psychotiques, une intrigue au ras des pâquerettes, une écriture au rabais et un titre ridicule (je peux continuer des heures comme ça).

Parlons d’abord de Travis Maddox. Travis « Mad Dog » Maddox. Il est l’un des personnages les plus détestables et dangereux que j’ai pu croiser dans mes lectures New/Young Adult. Outre son charisme digne d’un bernard-l’ermite malade, Travis a de sérieux problèmes mentaux*. Ce type est un psychopathe, catégorie Ted Bundy. Laissez-moi vous dresser son portrait-robot :

  • Travis est possessif, jaloux, et ne supporte pas qu’un autre homme s’approche d’Abby.
  • Travis exprime son mécontentement par une violence extrême, notamment en frappant tout ce qui bouge ou en saccageant son appartement.
  • Travis est obsédée par Abby d’une façon malsaine et il présente une forte dépendance affective (cf tout ce que je raconte dans cet article).
  • Travis désire contrôler chaque aspect de la vie d’Abby.
  • Travis a un sérieux penchant pour l’alcool.
  • Travis n’a aucune notion de ce qu’on appelle le RESPECT.
  • Travis est donc un gros con.

AU SECOURS JE SUIS A TERRE APPELEZ LES POMPIERS.

Je trouve ça absolument intolérable/scandaleux/irresponsable de prétendre que le comportement de Travis est acceptable. Il n’y a rien de romantique dans la violence, absolument rien. Je ne vois pas non plus comment un harceleur peut être considéré comme sexy ou attirant. Son obsession pour Abby est malsaine au plus haut point, c’est vraiment effrayant. Les filles, ce genre de comportement n’est pas normal, et relève clairement du domaine psychiatrique. J’ai eu du mal avec certains avis que j’ai lus, et dont les auteures rêvent d’un homme comme Travis dans leur vie. Personnellement, je ne rêve que d’un homme qui me respecte, et qui ne m’empêche pas de vivre ma vie comme je l’entends (#jeunedemoisellerechercheunmecmortel). Mais chacune son style, j’imagine. Alors je sais, je fais souvent ma maline avec les bad boys et blablabla. Mais il y a quand même une grande différence entre un mec qui « se la joue » et qui veut seulement impressionner une fille, et un type qui tabasse tout ce qui bouge, et qui est quasiment prêt à tuer quelqu’un. Travis est une bête incapable de se contrôler, avec des pulsions à la limite de la morbidité. Aucune fille ne devrait accepter d’être traitée pareil. C’est typiquement le genre d’homme qui commence par casser la figure des autres, mais qui finira un jour par frapper sa femme (coucou j’extrapole). Je vous jure qu’il faut vraiment lire ce livre pour y croire.

Je suis vraiment déçue qu’une femme soit à l’origine de ce carnage littéraire. Je mettrais mes deux mains à couper qu’elle n’apprécierait pas être traitée de cette façon.

De la même façon, imaginez le genre de message que ce genre de livre envoie aux hommes/garçons ? Alors ok, ce n’est pas la cible principale des livres New Adult, mais il y a quand même des hommes qui l’auront lu, et bonjour les dégâts. Le comportement de Travis n’est pas à reproduire. En aucun cas. Un mec qui risque à tout moment de vous en coller une n’est pas hot. Il est juste bon à croupir en prison.

Je passe rapidement sur Abby, qui est le cliché du personnage féminin que l’on retrouve dans ce genre de livre. Mais en pire. Et oui, c’est tout à fait possible. Je vous promets qu’Ana Steele a l’air intelligente et équilibrée à côté d’elle. Je ne comprends pas comment on peut avoir aussi peu de respect pour soi-même. Abby est stupide, immature et ne trouve rien de mieux à faire que d’encourager le comportement destructeur de Travis. Elle ne voit aucun problème à se faire humilier constamment. On en parle de Travis qui ramène pas une mais deux filles chez lui, alors qu’Abby dort juste à côté (dans sa chambre à lui)? On se doute bien qu’ils n’ont pas fait une partie de Uno tous les trois sur le canapé.

Damn, il y a des limites à ma tolérance.

Je ne parle même pas des personnages secondaires, tant ils sont inutiles et creux. Le seul personnage intéressant et un tant soit peu mûr dans sa tête, c’est Kara, la colloc d’Abby. Et pourtant, celle-ci la fait passer pour une pimbêche. Encore une fois, c’est une belle preuve de maturité de la part d’Abby. En tout cas, Kara va nous lâcher le mot qui résume le livre : CO DEPENDANCE.

Do you know what codependency is, Abby? Your boyfriend is a prime example, which is creepy considering he went from having no respect for women at all to thinking he needs you to breathe.”

Au niveau de l’intrigue, c’est tellement du réchauffé que ça en devient forcément mou. Je mentionne à peine la fin -cheesy et horrifiante à la fois- qui m’a mise hors de moi. Le tatouage « Mrs Maddox » d’Abby conclue le livre en beauté et en bêtises.

BONUS (parce qu’on n’en a pas eu assez) : Travis a cette manie ridicule d’appeler Abby « poulette »… Ah, combien de fois je n’ai pas eu envie de brûler ce livre et de danser autour des flammes (avec un rire démoniaque).

Ce livre est un ramassis de conneries. Sorry les girls (et les boys), mais il n’y a pas d’autre mot pour définir ce qu’a écrit Jamie McGuire. Beautiful Disaster m’a complètement affligée et mise en colère. C’est du terrorisme. Ni plus, ni moins (#dramaqueen).

En résumé :

Les copines, il va falloir m’interdire de lire ce genre de livres, c’est très mauvais pour ma santé mentale, et ça fait palpiter la veine de mon front d’une façon très disgracieuse.

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*Et j’ai lu à peu près tous les articles possibles sur comment débusquer un psychopathe, un pervers narcissique ou un obsédé, je les flaire donc à des kilomètres à la ronde. Appelez-moi en cas de doute (50,04€/min + coût d’un appel selon opérateur).

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Tag Inside Out

characters-xsAloha mes kiwis! Il y a quelques millénaires, ma copine Anaïs m’a taguée, et comme d’habitude, j’ai trainéééé pour y répondre! Le mal est enfin réparé en tout cas! Le principe du tag est très simple, il nous fallait citer un livre qui correspond à chaque émotion du dessin animé Inside Out, à savoir: la joie, la tristesse, le dégout, la peur, et la colère. Et voilà mes réponses!

La joie : Harry Potter and the Cursed Child, J.K Rowling

harry_potter_and_the_cursed_child_special_rehearsal_edition_book_coverHARRY POTTER. Forcément! Je l’avais précommandé des mois à l’avance (j’étais encore au Mexique, c’est pour vous dire), et l’attente commençait à être vraiment longue. Et puis j’ai reçu le fameux sms « ton livre est arrivé à la maison ».

Ce n’est pas une surprise, j’ai adoré! J’ai lu pas mal de critiques négatives sur ce livre : scénario digne d’une fanfiction, anciens/nouveaux personnages fades et sans intérêt, etc. Et bien vous savez quoi? Je m’en fiche héhé! J’étais tellement -tellement- excitée de retrouver JK Rowling (et j’avoue, Ronron ) que les éventuels défauts du livre me sont passés au-dessus. Je me serais même contentée du pire du pire à vrai dire. J’ai aimé chaque seconde de ma lecture, et j’ai comme une envie de relire tous les tomes.

La tristesse : Testament of Youth, Vera Brittain

518zbkkukxlParce que ROLANDDDDDD. Achevez-moi de suite, c’est trop de larmes pour moi! Déjà parce que l’histoire en elle-même vous déchire le cœur : Vera qui n’aspire qu’à une chose, pouvoir étudier dans une grande université anglaise comme n’importe quel garçon. Elle rencontre Roland, qui lui compte fleurette (et qui accessoirement, est joué par le torride Kit Harrington dans le film). Mais parce que le destin est cruel, ils se retrouvent plongés dans l’enfer de la Première Guerre Mondiale, lui comme soldat, elle comme infirmière. Comme on se l’imagine, Vera va perdre des êtres chers, et OH MON DIEU OU EST LA JUSTICE DANS CE MONDE?! J’ai pleuré ma vie (littéralement). Le fait que Vera et Roland soient poètes n’arrange rien. Lire les poèmes qu’ils se composent c’est juste… La la, je n’ai plus les mots (et non, je ne cite pas Jena Lee). Enfin, savoir que ce livre est une biographie finit de vous enterrer.

Le dégoût : Forbidden, Tabitha Suzuma

41ck6geglml-_sx324_bo1204203200_Et c’est le moment fatidique où je me prends un coup de pelle dans la figure. Je sais que beaucoup l’ont adoré et ont trouvé l’histoire de Maya et Logan romantique et que sais-je encore. Mais personnellement, je n’ai pas réussi à m’enlever de la tête qu’ils sont FRÈRE ET SŒUR. Je ne juge pas, chacun ses fréquentations, mais j’ai quand même du mal à l’accepter. Mon avis détaillé (et celui d’Anaïs, nous avions fait une LC) est ici.

La peur : You, Caroline Kepnes

25161131Good Lord, Joe est sacrément atteint du bocal. J’ai rarement vu un psychopathe aussi réaliste et aussi terrifiant. Alors le fait qu’il soit libraire ruine un peu mes espoirs de m’en dégoter un (je fais d’un cas une généralité, malheureusement, je suis trèèèès influençable), mais je ne lâche pas l’affaire. You vous fera vraiment peur, c’est remarquablement écrit, les personnages sont tordus et bien cinglés, et l’intrigue vous donnera la chair de poule. La suite -Hidden Bodies- est sortie et il me la faut absolument!

La colère : After, Anna Todd

after-saison-1J’allais vous parler de Beautiful Disaster, de Jamie McGuire. Mais j’ai tellement la haine de ce livre, que j’ai beaucoup trop écrit, et mon petit paragraphe de 5 lignes s’est finalement transformé en chronique (à venir). Du coup, je choisis plutôt : After, d’Anna Todd. WHAT THE FUCK ? Pour une fois que les personnages ne me rendaient pas complètement folle, c’est l’intrigue qui m’a fait dérailler. Je dois dire que j’étais CHOQUÉE lors de la révélation finale, alors que d’habitude je sais bien à quoi m’attendre avec ce genre de livre. La méchanceté d’Hardin et de sa bande va quand même très très loin, et j’ai compati à mort pour Tessa, qui en a sérieusement pris pour son grade. Le livre dans son ensemble est assez nul (les clichés sont malheureusement bien présents) mais le clash de fin vaut le détour. J’envisage sérieusement de lire la suite. Et oui, on parle bien d’une saga new romance ou new adult ou new quelque chose, alors que j’en ai toujours eu la phobie.

Voilà pour mes réponses les petits melons! Je reviens vite avec un nouvel article, et j’attends avec impatience la réception de mon tout nouvel ordinateur pour vous écrire des avis de folie (on y croit). Besitos

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Mini-avis: mes dernières lectures (2)

Aloha mes poissons tropicaux! Cela fait bien quelques semaines que je fais la morte sur la blogo, mais que voulez-vous, il y a eu pas mal de changements dans ma petite vie! Je suis donc de retour -pour de bon cette fois- avec mes mini-avis sur les derniers livres que j’ai lus. Comme d’habitude, il y a de tout, et comme d’habitude, l’article est long!

 Une Autre Vie, S. J Watson

1507-1“Julia mène une vie bien rangée à Londres avec son mari et son fils. Lorsqu’elle apprend la mort de sa jeune sœur, Kate, victime d’une agression à Paris, elle est sous le choc. Les deux sœurs, dont les relations n’ont jamais été faciles, s’étaient perdues de vue. Ne parvenant pas à faire son deuil, Julia décide d’aller sur place afin d’en savoir plus sur la vie que menait Kate. Elle apprend que cette dernière fréquentait assidûment les sites de rencontre. Le doute s’insinue alors dans son esprit : et si la mort de sa sœur n’était pas due à une simple agression mais à une mauvaise rencontre ? Ne pouvant se débarrasser de cette idée obsédante, Julia décide de se faire passer pour Kate sur le site que celle-ci utilisait. Mais, à l’âge des bilans, des remises en question, des ambitions laissées derrière elle, Julia ne réalise pas qu’elle est en train de jouer un jeu dangereux. Si elle a en effet raison sur les circonstances de la mort de sa sœur, elle prend tous les risques. Et en goûtant à une autre vie, plus excitante, que va-t-il rester de la sienne? ”

BOOOH LA DECEPTION. Je ne m’en remets toujours pas. Moi qui avais adoré Avant d’aller dormir, je me suis lancée avec enthousiasme dans celui-ci. Ma motivation s’est effritée dès le premier chapitre. J’ai trouvé le personnage principal, Julia, absolument détestable. Elle rentre même dans mon Top Ten* des personnages littéraires que je déteste. Égoïste, égocentrique, obsessive, pimbêche et ingrate, choisissez un adjectif! Même le personnage mort (la sœur de Julia) m’a tapée sur le système, c’est vous dire l’ampleur de mon désespoir… L’histoire est simpliste et surtout très mal menée : des personnages secondaires inintéressants, des lenteurs interminables et des pseudo-rebondissements ratés. Vous l’aurez donc compris, l’intrigue est aussi subtile que la perruque de Patrick Juvet. J’ai perdu mon temps, mon argent, et quelques neurones au passage.

Une citation pour vous faire fuir:

“Ce n’est pas bon. Je le sais, je me le répète, encore et encore. ”

An Untamed State, Roxane Gay 

Gay, An Untamed State jacket art 9780802122513“Mireille Duval Jameson is living a fairy tale. The strong-willed youngest daughter of one of Haiti’s richest sons, she has an adoring husband, a precocious infant son, by all appearances a perfect life. The fairy tale ends one day when Mireille is kidnapped in broad daylight by a gang of heavily armed men, in front of her father’s Port au Prince Estate. Held captive by a man who calls himself The Commander, Mireille waits for her father to pay her ransom. As it becomes clear her father intends to resist the kidnappers, Mireille must endure the torments of a man who resents everything she represents.”

Mon dieu, quel livre. Attention, An Untamed Sate n’est pas à mettre entre les mains de tout le monde. La lecture est difficile, j’ai trouvé des passages quasi insoutenables à lire. Une femme pour une dizaine d’hommes sadiques, je vous laisse imaginer le carnage. Certaines scènes sont explicites, et d’autres moins détaillées, mais dans tous les cas l’horreur est bien là. Mireille est un personnage remarquable. C’est assez impressionnant et clairement effroyable de voir ce qu’elle a su encaisser durant 13 jours de captivité. Plusieurs flashbacks nous racontent sa vie d’avant, lorsqu’elle était encore heureuse avec son mari et son fils. Et puis il y a l’après. Brisée par ce qu’il lui est arrivé, elle essaye de se reconstruire et de trouver une vie normale. Je l’ai lu sur la route en allant chill à Acapulco, et je peux vous dire que Roxane Gay ne vous met pas vraiment dans l’ambiance des vacances… Je ne le relirai pas c’est certain, mais j’ai adoré l’écriture de Gay, donc je compte bien lire Hunger, et bien sûr Bad Feminist.

Une citation pour vous convaincre:

“Once upon a time, my life was a fairy tale and then I was stolen from everything I’ve ever loved. There was no happily ever after. After days of dying, I was dead.”

Cruel Summer, James Dawson

16275049“A year after Janey’s suicide, her friends reunite at a remote Spanish villa, desperate to put the past behind them. However, an unwelcome guest arrives claiming to have evidence that Janey was murdered. When she is found floating in the pool, it becomes clear one of them is a killer. Only one thing is for certain, surviving this holiday is going to be murder…”

Cruel Summer est un mixe entre Pretty Little Liars de Sara Shepard et Nous les Menteurs d’E. Lockhart. C’est sympa, agréable à lire, sans pour autant être le thriller ou le drame du siècle. J’ai bien aimé certains personnages, détesté les autres, mais dans l’ensemble, je les ai trouvés plutôt intéressants. C’était assez prenant de voir les relations changer et évoluer entre eux, même si certains sont plus creusés que d’autres. Malgré une fin un peu facile à mon goût, il y a quand même du suspense, et les quelques petites révélations bien juteuses ont fait leur effet. A lire tranquillou bilou sur la plage, accompagné d’un coco mojito bien frais.

Une citation pour vous convaincre:

“He’d assumed Janey’s death was the finale. Turned out, it was only the beginning.”

Behind closed doors, B.A Paris

26050845Everyone knows a couple like Jack and Grace. He has looks and wealth, she has charm and elegance. You might not want to like them, but you do. Though, you’d like to get to know Grace better. But it’s difficult, because you realise Jack and Grace are never apart. Some might call this true love. Others might ask why Grace never answers the phone. Or how she can never meet for coffee, even though she doesn’t work. How she can cook such elaborate meals but remain so slim. And why there are bars on one of the bedroom windows. Sometimes, the perfect marriage is the perfect lie.

Et allez, la deuxième déception du jour. Le résumé m’avait laissée toute tremblante d’excitation -il m’en faut peu- alors j’en attendais beaucoup. Et je n’ai RIEN eu. Shame on you, B.A Paris. Je n’ai pas vraiment compris l’intérêt de ce livre, qui a pour seul mérite d’être court. L’histoire est absurde et les rebondissements complètement surréalistes. Le type lui annonce de but en blanc « je suis un psychopathe » et Grace est là « ok chéri, aide moi à sortir le rôti du four ». Je caricature, Grace a un peu eu la pétoche quand même. Mais c’est mou, c’est plat, et ça ne casse pas trois pattes à un canard. J’ai trouvé que l’intrigue manquait d’explications (éternelle insatisfaite que je suis), et le suspense très largement soutenable. Quand je vois qu’on le compare à Gone Girl (le saint graal du thriller) ou à The Girl on the Train, je dis NON, et je vous propose avec gentillesse, mais avec fermeté, de lire Gillian Flynn. Sans attendre.

Une citation pour vous faire fuir:

“As he closes it behind me, I can’t help thinking it’s a shame he’s such a sadistic bastard, because he has wonderful manners.”

More than this, Patrick Ness

21969786“A boy drowns, desperate and alone in his final moments. He dies. Then he wakes, naked and bruised and thirsty, but alive. How can this be? And what is this strange deserted place? As he struggles to understand what is happening, the boy dares to hope. Might this not be the end? Might there be more to this life, or perhaps this afterlife?”

Patrick Ness est dans ma PAL depuis le couronnement de Louis XIV, donc il était grand temps! Je l’ai lu alors que je souffrais d’un traumatisme physique et psychologique sévère, communément appelé le décalage horaire**. Je déteste ces insomnies mais d’un autre côté, elles ont quelques avantages héhé! J’ai pu découvrir le fantastique génie qu’est Patrick Ness. Seth, le personnage principal, est officiellement l’un de mes préférés de l’univers tout entier: torturé, envahi par la culpabilité et les regrets. Un personnage bien compliqué en somme, et j’adore ça.  L’intrigue est hallucinante, originale et touchante. More Than This sort vraiment de l’ordinaire. Le monde construit par Ness est inquiétant et sombre, mais les secrets qu’il cache sont surprenants et vous retournent le cerveau. Il aborde tellement de sujets que c’est impossible de s’ennuyer, le livre se lit d’une traite. Et je ne vous parle même pas de son écriture brillante et magnifique, qui vous tient en haleine et vous fait pleurer comme jamais. Une dernière chose: je peux maintenant rajouter More Than This à la liste de mes livres LGBT préférés

Une citation pour vous convaincre:

“Haven’t you ever felt like there has to be more? Like there’s more out there somewhere, just beyond your grasp, if you could only get to it…”

Snow Like Ashes, Sara Raasch

17399160« A heartbroken girl. A fierce warrior. A hero in the making.

Sixteen years ago the Kingdom of Winter was conquered and its citizens enslaved, leaving them without magic or a monarch. Now, the Winterians’ only hope for freedom is the eight survivors who managed to escape, and who have been waiting for the opportunity to steal back Winter’s magic and rebuild the kingdom ever since. Orphaned as an infant during Winter’s defeat, Meira has lived her whole life as a refugee, raised by the Winterians’ general, Sir. Training to be a warrior—and desperately in love with her best friend, and future king, Mather — she would do anything to help her kingdom rise to power again. »

Quelle honte d’avoir laissé ce livre sur mes étagères pendant tout ce temps!  J’ai beaucoup aimé Snow Like Ashes pour plusieurs raisons. Dressons une liste voulez-vous:

  • La couverture. Helloooo, la couverture!
  • Meira est une fille bad-ass qui n’a pas peur de se battre. C’est un personnage indépendant, une vraie princesse Xena. Elle n’aspire qu’à une chose: protéger son royaume et son peuple. Meira est intelligente, têtue, et sait très bien ce qu’elle veut (enfin presque, cf raison n°4). Elle me fait penser à une jeune Keleana, armée jusqu’aux dents, et prête à botter des fesses.
  • L’univers: Winter et les autres royaumes m’ont charmé. J’y ai retrouvé tout ce que j’aime : la magie, les complots politiques, les batailles et les guerres. J’ai bien évidemment adoré le fait que Winter soit un royaume matriarcal: la magie et le pouvoir se transmettent chez les femmes, le mâle est donc là pour servir de plante verte, et éventuellement procréer. HOW COOL. C’est quand même bien sympa à lire, je vous le dis. Comme l’a dit cette merveilleuse philosophe qu’est Beyonce: Who run the world? Girls.
  • Le triangle amoureux. Alors ok. D’habitude j’ai un peu la haine des trios amoureux qui se cherchent, se séparent, se remettent ensemble, et finissent en club échangiste (mais non je plaisante là). Je dois dire que cette fois, je suis un peu folle de nos deux lovers, à savoir Mather (mon poulain, car il m’en faut bien un), et Theron. Donc je valide!
  • Le fait que ce soit une trilogie. J’adore les séries, principalement parce que j’ai toujours un mal fou à quitter mes héros préférés. Le tome deux -Ice like Fire- est déjà sorti, et le troisième -Frost like Night- sort en septembre 2016. J’ai donc encore du temps à passer avec Meira!

Une citation pour vous convaincre:

“Someday we will be more than words in the dark.”

Rush, à fleur de peau, Maya Banks

518tl910« Gabe est l’un des hommes d’affaires les plus en vue de New York. Il obtient toujours ce qu’il désire. Et ce qu’il veut le plus, c’est le fruit défendu. Il rêve d’assouvir ses fantasmes avec la seule fille qu’il ne peut pas avoir : la belle Mia, la sœur de son meilleur ami. Depuis l’adolescence, celle-ci rêve de Gabe. C’est l’associé de son frère et il est plus âgé, mais son charisme et sa sensualité l’attirent intensément… Alors, pourquoi ne pas vivre ses désirs les plus secrets? »

J’ai lu ce livre dans un moment de grande faiblesse émotionnelle. Vous me connaissez depuis le temps, le New Adult et moi, ce n’est pas ça. Je n’ai trouvé la perle rare qu’une seule fois (ici), et depuis, plus rien. J’ai de nouveau tenté ma chance avec le livre de Maya Banks, et malheureusement, ce n’est toujours pas ça. Mia est aussi intelligente qu’une huitre, et Gabe a autant de charisme qu’une moule. C’est vous dire le couple sexy qu’ils forment… Dans l’ensemble, j’ai eu l’impression de lire un mauvais copié/collé de Fifty Shades of Grey, qui n’était déjà pas terrible… On a donc droit au riche dominateur avec des goûts BDSM, à la fille naïve qui n’hésite pas à signer LE contrat, aux ébats sexuels remplis de vulgarité, et à la traditionnelle dispute qui va séparer nos tourtereaux. Je crois sincèrement que je suis allergique aux hommes dominateurs, possessifs et jaloux à mort. Gabe est le pire du pire, et Mia, en tant que bonne gourdasse, obéit et dit amen. Je n’y arrive pas, ce n’est pas le genre d’histoire que j’aime lire. Il n’y a rien de sexy ou de sensuel dans les scènes décrites, et voir Mia se faire humilier par deux fois m’a très légèrement irrité le côlon. L’écriture est simpliste et niaise, les dialogues ne vendent pas du rêve, et la fin dégouline de bons sentiments. Je ne compte pas lire la suite, et je range définitivement Rush sur mes étagères.

Une citation pour vous faire fuir: 

“Je veux t’épouser, ma belle. Je veux que tu sois ma femme, pour toujours.”  (il est où l’emoji qui vomit quand on en a besoin?)

Voilà mes chatons, pour l’instant je n’ai pas plus à vous proposer! Je compte me remettre au boulot très vite, j’ai déjà deux ou trois livres dont j’aimerais vous parler! En attendant, je vous fais des bisous paillettes 

tumblr_inline_msvhbvgScy1qz4rgp*Top Ten que je ferai un jour, histoire de déverser ma rage et ma haine contre certains personnages (Ana Steele et sa déesse intérieure sont bien entendu visées).

**J’ai commencé à écrire cet article à mon retour de Mexico fin mai. Donc vous vous doutez bien qu’à l’heure où je le publie (maintenant), le décalage horaire n’est plus vraiment d’actualité…

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Favorite LGBT Books

lgbqtHello mes cactus! Comment allez-vous? Comme je l’ai dit ici, j’ai récemment lu A Kiss in The Dark, de Cat Clarke. Bien que je n’aie pas aimé ma lecture (l’intrigue est juste absurde selon moi), le thème principal m’a beaucoup touchée. Je me suis donc dit que j’allais vous faire une liste de mes livres préférés qui rentrent dans la catégorie (au sens large) LGBTQIA -aka Lesbian, Gay, Bisexual, Transsexual, Queer, Intersex, Asexual- et qui parlent de ces thèmes-là. Parce qu’il y a des trésors à découvrir absolument. Évidemment, ce n’est pas une liste exhaustive. Je sais que beaucoup de ces livres sont en anglais, mais si j’arrive à les lire, vous aussi! Je vous précise quand même si le livre existe en français (les liens renvoient à la librairie Mollat, c’est un peu la meilleure du monde). Si vous avez des titres à me conseiller je suis toute ouïe.

Comme d’habitude, le présent article risque de faire 10km de long, alors on s’installe confortablement avec un cookie, un spéculoos ou une raclette, au choix.

Simon vs the homo sapiens agenda, Becky Albertalli

“Sixteen-year-old and not-so10015384._SY540_-openly gay Simon Spier prefers to save his drama for the school musical. But when an email falls into the wrong hands, his secret is at risk of being thrust into the spotlight. Now Simon is actually being blackmailed: if he doesn’t play wingman for class clown Martin, his sexual identity will become everyone’s business. Worse, the privacy of Blue, the pen name of the boy he’s been emailing, will be compromised.”

Les gens, si vous aimez les Oreos et si vous m’aimez-moi, LISEZ-LE. Je me calme sur les majuscules si vous jurez sur la tête de ce bon vieux Boris que vous le lirez (#blackmail). Simon est l’un des personnages les plus réalistes, drôles, touchants –préparez-vous la liste est longue- intelligents, adorables, honnêtes, respectueux de l’orthographe et grammaire anglaise (oui oui), curieux, et vulnérables. Et en plus, il aime les Oreos. Et Harry Potter. Sans l’avoir voulu, et à cause d’un crétin, Simon est contraint de révéler son homosexualité à ses proches et sa famille. Il est confronté au harcèlement et à la difficulté de dévoiler sa sexualité auprès de son entourage, ce qui –on sera tous d’accord- craint quand on a seulement 17 ans. J’adore Simon parce qu’il a la tête sur les épaules, il assume qui il est, même si ce n’est pas toujours évident pour lui. Toutes ses réflexions sur le coming-out, la différence de traitement qu’il reçoit, et sur l’homosexualité en général, sont justes et criantes de vérité. Pour couronner le tout, sa romance virtuelle avec le mystérieux Blue est FREAKING ADORABLE. Personnellement, j’étais aussi stressée que Simon de découvrir la véritable identité de Blue, et je n’ai pas été déçue. Vous allez rire (peut-être bien pleurer) ET réfléchir en même temps sur des thèmes importants. Mais que demande le peuple? QUE VOUS LE LISIEZ. S’il vous plait

Une citation pour vous convaincre:

“Honestly, the weirdest part is how they made it feel like this big coming out moment. Which can’t be normal. As far as I know, coming out isn’t something that straight kids generally worry about.”

En français: Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens, Becky Albertalli

Winger, Stand-Off, Andrew Smith

sm“Ryan Dean West is a fourteen-year-old junior at a boarding school for rich kids in the Pacific Northwest. He’s living in Opportunity Hall, the dorm for troublemakers, and rooming with the biggest bully on the rugby team. And he’s madly in love with his best friend Annie, who thinks of him as a little boy. With the help of his sense of humor, rugby buddies, and his penchant for doodling comics, Ryan Dean manages to survive life’s complications and even find some happiness along the way. But when the unthinkable happens, he has to figure out how to hold on to what’s important, even when it feels like everything has fallen apart.” Winger

“It’s his last year at Pine Mountain, and Ryan Dean should be focused on his future, but instead, he’s haunted by his past.” Stand-Off  (j’ai volontairement coupé le résumé, trop de spoilers)

Ah. Ryan Dean West. J’aime peut-être Simon d’amour, mais tu resteras mon préféré. Je vous ai littéralement cassé les oreilles avec Winger et la suite parue récemment, Stand-Off. C’est juste que j’adore ces livres de toutes mes forces. Je ne m’épancherai pas trop sur l’intrigue en général parce que je ne veux pas vous gâcher l’histoire. Ce que je peux vous dire sans prendre le risque de me récolter un coup de pelle dans les dents pour cause de spoilers, c’est que Joey aka le meilleur ami de Ryan Dean est gay. Il l’assume, en plaisante, et le vit bien. C’est assez agréable de voir un personnage bien dans ses baskets. Joey est l’un de mes personnages préférés parce qu’il est joyeux, plein d’entrain et de vie. Bref c’est un rayon de soleil à lui tout seul. Winger et Stand-Off nous en apprennent pas mal sur l’homophobie, la violence, et la connerie des gens. C’est hilarant et poignant à la fois. Je vous laisse lire mon avis sur ces deux livres absolument parfaits ici et .

Une citation pour vous convaincre: (from Winger)

“Joey told me nothing ever goes back exactly the way it was, that things expand and contract- like breathing, but you could never fill your lungs up with the same air twice.”

Aristotle and Dante Discover the Secrets of the Universe, Benjamin Alire Sáenz

12000020« Aristotle is an angry teen with a brother in prison. Dante is a know-it-all who has an unusual way of looking at the world. When the two meet at the swimming pool, they seem to have nothing in common. But as the loners start spending time together, they discover that they share a special friendship—the kind that changes lives and lasts a lifetime. And it is through this friendship that Ari and Dante will learn the most important truths about themselves and the kind of people they want to be. »

ÉVIDEMMENT. Comment ne pas citer Ari & Dante? J’en ai parlé pendant à peu près dix mille ans sur le blog, donc je pense que vous connaissez déjà mon amour pour ce livre. Je pense qu’à l’heure qu’il est, la blogosphère toute entière l’a déjà lu, et tant mieux. Que vous l’avez apprécié ou non (j’ose espérer qu’il a fait l’unanimité), on sera d’accord pour dire que ce livre est une perle. Je suis tellement amoureuse des personnages que c’est un livre que je vais lire et relire jusqu’à la fin de mes jours. Il y a tellement de thèmes abordés, dont l’homosexualité. C’est beau, c’est poétique et c’est sincère. Je meurs d’envie de vous mettre mon passage préféré mais je ne voudrais pas spoiler ceux qui ne l’ont pas lu. Je peux juste vous dire que vous ratez quelque chose. Vous pouvez retrouver mon avis sur cette merveille ici.

Une citation pour vous convaincre:

“We all fight our own private wars.”

En français: Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers, Benjamin Alire Saenz

The Miseducation of Cameron Post, Emily M. Danforth

covermorris“Cameron Post feels a mix of guilt and relief when her parents die in a car accident. Their deaths mean they will never learn the truth she eventually comes to – that she’s gay. Orphaned, Cameron comes to live with her old-fashioned grandmother and ultraconservative aunt Ruth. There she falls in love with her best friend, a beautiful cowgirl. When she’s eventually outed, her aunt sends her to God’s Promise, a religious conversion camp that is supposed to “cure” her homosexuality. At the camp, Cameron comes face to face with the cost of denying her true identity.”

Je l’ai terminé il y a peu et j’en suis encore toute chamboulée. Cam est un personnage difficile à aimer aux premiers abords. Elle n’a que 12 ans au début du livre, mais quand on le referme, elle en a presque 17. Si la jeune Cam m’a paru un peu froide lors du décès de ses parents, l’ado Cam m’a totalement conquise. J’aime son caractère, sa fierté et sa repartie. L’auteur manie le sujet sensible de la religion & l’homosexualité avec brio, sans juger ni l’un, ni l’autre. Elle évite certains clichés auxquels on aurait pu s’attendre. La facilité aurait été de construire des personnages chrétiens qui lanceraient une chasse aux sorcières en brandissant torches et fourches. Un peu comme les villageois dans Shrek. Les camps comme God’s Promise existent vraiment dans la réalité, et même s’il n’y a pas de maltraitance à proprement parlé dans ce cas-là, les propos tenus restent très très -TRÈS-  discutables. Comment peut-on dire à un ado qu’il n’est pas normal? Enfin, j’ai beau ne pas être d’accord avec leurs discours et méthodes, j’ai quand même apprécié ces personnages, parce qu’ils restent des humains après tout. Rien n’est noir ou blanc, l’auteur nous prouve que c’est bien plus compliqué que ça. Découvrir les différents de point de vue est donc extrêmement intéressant, et il est dur de lâcher ce livre. Evidemment, il y a des passages difficiles à lire, c’est dur d’être insensible quand on réalise ce que les adolescents comme Cam vivent au quotidien. A lire d’urgence donc.

Une citation pour vous convaincre:

“Maybe I still haven’t become me. I don’t know how you tell for sure when you finally have.”

None of the above, I.W. Gregorio

NoneoftheAbove_Cover“When Kristin Lattimer is voted homecoming queen, it seems like another piece of her ideal life has fallen into place. She’s a champion hurdler with a full scholarship to college and she’s madly in love with her boyfriend. In fact, she’s decided that she’s ready to take things to the next level with him. But Kristin’s first time isn’t the perfect moment she’s planned—something is very wrong. A visit to the doctor reveals the truth: Kristin is intersex, which means that though she outwardly looks like a girl, she has male chromosomes, not to mention boy « parts. » Dealing with her body is difficult enough, but when her diagnosis is leaked to the whole school, Kristin’s entire identity is thrown into question. As her world unravels, can she come to terms with her new self?”        

None of the Above est le tout premier livre que j’ai lu qui parle d’intersexualité. Kristin est atteinte d’un trouble du développement sexuel appelé syndrome d’insensibilité aux androgènes. Ce qui signifie qu’elle est née sans utérus, mais avec des testicules «cachées» (je ne suis pas fan du mot, mais je n’en vois pas d’autre). Ce qui a rendu ma lecture géniale, c’est que j’ai ressenti beaucoup d’émotions en même temps que Kristin: la confusion et le choc lorsque la vérité éclate, l’incompréhension, le désespoir (elle l’a ressenti plus que moi, clairement), et finalement l’acceptation. J’étais une inculte sur le sujet, donc on a appris énormément d’infos en même temps. Kristin est une héroïne kick-ass comme je les aime. Même si elle ne s’en rend pas toujours compte, elle est forte, c’est une vraie warrior. Et elle reste drôle malgré tout. I.W Gregorio nous montre que les gens ont peur de ce qu’ils ne comprennent pas. Et c’est Kristin qui en fait malheureusement les frais. Dans ce livre aussi, on découvre que la bêtise des gens n’a aucune limite. Kristin est harcelée et moquée sur les réseaux sociaux. En seulement quelques pages, elle perd énormément de choses importantes pour elle: son copain, ses amies, le sport qu’elle pratique. C’est très frustrant de lire la haine des gens envers Kristin, et d’être impuissant face à ce qu’elle endure. Il y a des claques qui se perdent, comme on dit. None of the Above est une lecture passionnante, avec un personnage principal qu’on ne peut qu’adorer. Mention spéciale pour son père, qui, après le mien bien sûr, semble être le meilleur papa de la Terre. Kristin sera toujours un personnage spécial à mes yeux.

Une citation pour vous convaincre:

“Love isn’t a choice. You fall for the person, not their chromosomes.”

Golden Boy, Abigail Tarttelin

cover-uk“Max Walker is a golden boy. Attractive, intelligent, and athletic, he’s the perfect son, the perfect friend, and the perfect crush for the girls in his school. He’s even really nice to his little brother. […] The Walkers are hiding something, you see. Max is special. Max is different. Max is intersex. When an enigmatic childhood friend named Hunter steps out of his past and abuses his trust in the worst possible way, Max is forced to consider the nature of his well-kept secret. Why won’t his parents talk about it? What else are they hiding from Max about his condition and from each other? The deeper Max goes, the more questions emerge about where it all leaves him and what his future holds, especially now that he’s starting to fall head over heels for someone for the first time in his life. Will his friends accept him if he is no longer the Golden Boy? Will anyone ever want him—desire him—once they know? And the biggest one of all, the question he has to look inside himself to answer: Who is Max Walker, really?”

Un autre roman sur un personnage intersexe. Celui-ci est nettement plus violent et sombre. Ames sensibles faites-attention, le livre commence avec une scène de viol carrément glauque, qui m’a traumatisée, probablement à vie. Je spoile, mais j’aurais aimé être prévenue parce que c’est vraiment dur à digérer. Golden Boy est un peu plus «hardcore» que None of the Above. Max, le personnage principal, traverse des choses absolument terribles. Etant peu familière avec les concepts de troubles du développement sexuel, beaucoup de situations ont dépassé mon entendement. Lire None of the Above ne vous prépare absolument pas à ce que vit Max dans Golden Boy. C’est là que l’auteur intervient. Abigail Tarttelin a fait un ENORME travail. A travers les différents personnages du livre, elle explique clairement ce que signifie qu’être intersexe, terme qui est très souvent confondu avec celui de transgenre. Elle soulève aussi des questions auxquelles il est difficile de répondre, mais qui sont plus que pertinentes, vu le contexte du livre. Est-ce que Max est un garçon parce qu’il agissait comme tel étant enfant, ou parce que ses parents ont choisi de le traiter comme un garçon? Peut-il être une fille et un garçon en même temps, ou aucun des deux? L’auteur donne la parole à Max, à ses parents, à son frère, à son docteur et à sa petite-amie. Tous ces personnages vivent de manière différente l’intersexualité de Max, et chacun essaye de trouver des réponses. Golden Boy est vraiment un livre intense, qui couvre énormément de sujets, certains encore tabous. Je le recommande vraiment, parce que c’est une lecture qui nous ouvre les yeux sur les personnes intersexes et sur ce qu’elles traversent. Un reading buddy est quand même fortement conseillé. Juste histoire de préserver votre santé mentale..

Une citation pour vous convaincre:

“It takes strength to be proud of yourself and to accept yourself when you know that you have something out of the ordinary about you. “

The Perks of Being a Wallflower, Stephen Chbosky

cvr9781476772431_9781476772431_hr“Charlie is a freshman. And while he’s not the biggest geek in the school, he is by no means popular. Shy, introspective, intelligent beyond his years yet socially awkward, he is a wallflower, caught between trying to live his life and trying to run from it. Charlie is attempting to navigate his way through uncharted territory: the world of first dates and mix tapes, family dramas and new friends; the world of sex, drugs, and The Rocky Horror Picture Show, when all one requires is that perfect song on that perfect drive to feel infinite. But he can’t stay on the sideline forever. Standing on the fringes of life offers a unique perspective. But there comes a time to see what it looks like from the dance floor.”

Je sais que ce livre a divisé la blogo, mais je fais partie des gens qui l’adorent. Charlie est l’exemple parfait de l’adolescent perdu et mal dans sa peau. Je sais exactement ce que ça fait, donc c’est peut-être pour ça que j’ai aimé ce livre, parce que c’est plus que facile de s’identifier à Charlie. Il y a tellement –tellement- de sujets abordés, que c’est dur de le caser dans une seule catégorie. Personnellement, je pense que le livre vaut le détour en partie à Patrick. Qui est gay, c’est donc pour ça que le livre de Chbosky est dans cette liste. J’adore son extravagance et surtout sa loyauté envers Charlie et Sam. Patrick est super cute avec les gens, même si on sent qu’il en a gros sur le cœur par moment. Sa relation secrète avec Brad m’en a fait voir de belles. Entre homophobie, harcèlement et passage à tabac, Patrick aura sans doute tout vu. Je déteste Brad pour des raisons évidentes, et je déteste d’ailleurs tous les Brad de la Terre. Ce que j’aime chez Patrick, c’est qu’il nous montre qu’il n’a rien de mal à être soi-même. Et ça fait du bien de l’entendre des fois, non?

Une citation pour vous convaincre:

“We accept the love we think we deserve.”

En français: Le monde de Charlie, Stephen Chbosky

The Danish Girl, David Ebershoff

The-Danish-Girl-MTI“Loosely inspired by a true story, this tender portrait of marriage asks: What do you do when the person you love has to change? It starts with a question, a simple favour asked by a wife of her husband while both are painting in their studio, setting off a transformation neither can anticipate. Uniting fact and fiction into an original romantic vision, The Danish Girl eloquently portrays the unique intimacy that defines every marriage and the remarkable story of Lili Elbe, a pioneer in transgender history, and the woman torn between loyalty to her marriage and her own ambitions and desires.”

Tout le monde connait l’histoire de Greta et Lili, depuis la sortie du film. Film qui m’a fait pleurer toutes les larmes de mon corps. C’est l’un des rares cas où j’ai d’abord regardé le film, et lu le livre après. Je ne suis pas déçue, ni de l’un, ni de l’autre. Lili Elbe, née Einar Wegener, est une artiste peintre danoise, connue pour être la première personne à être transsexuelle, et avoir subi une opération de réattribution sexuelle. Certains auteurs suggèrent que Lili ait été en fait intersexe: des ovaires auraient été découverts dans son corps lors d’une des nombreuses opérations qu’elle a subies. Difficile d’être sûr à 100% quand nombres d’archives ont été détruits par les Nazis en 1933. Dans tous les cas, le courage de Lili est exemplaire, car à l’époque, lorsque elle parle de son mal-être aux médecins, elle est diagnostiquée homosexuelle ou hystérique. Elle s’est battue jusqu’au bout pour enfin devenir elle-même, aux côtés de Greta, qui ne l’a jamais abandonnée. J’ai un peu la phobie des romances culculs d’habitude, mais le couple Greta/Lili est juste parfait. J’ai fondu en larmes lorsque j’ai compris que Lili voulait être mère. C’était juste trop pour moi. The Danish Girl a clairement brisé mon petit cœur. Même si je ne suis pas toujours d’accord avec les libertés prises par David Ebershoff, The Danish Girl est une très belle lecture.

Une citation pour vous convaincre:

“Einar felt lonely, and he wondered if anybody in the world would ever know him.”

En français: Danish Girl, David Ebershoff

More happy than not, Adam Silvera

1430283193437“In the months after his father’s suicide, it’s been tough for 16-year-old Aaron Soto to find happiness again–but he’s still gunning for it. With the support of his girlfriend Genevieve and his overworked mom, he’s slowly remembering what that might feel like. But grief and the smile-shaped scar on his wrist prevent him from forgetting completely. When Genevieve leaves for a couple of weeks, Aaron spends all his time hanging out with this new guy, Thomas. Aaron’s crew notices, and they’re not exactly thrilled. But Aaron can’t deny the happiness Thomas brings or how Thomas makes him feel safe from himself, despite the tensions their friendship is stirring with his girlfriend and friends. Since Aaron can’t stay away from Thomas or turn off his newfound feelings for him, he considers turning to the Leteo Institute’s revolutionary memory-alteration procedure to straighten himself out, even if it means forgetting who he truly is.”

OMG est-ce que j’arriverais à parler de ce livre sans sangloter comme une hystérique? Probablement pas. More Happy Than Not est l’un des livres les plus tristes de ce top. Homophobie, suicide et dépression, c’est le monde dans lequel vit Aaron. C’est absolument déchirant de lire ses pensées. Aaron pense qu’il peut régler ses problèmes et «soigner» son homosexualité en effaçant sa mémoire. Dans sa famille, personne ne lui a jamais dit qu’il n’y avait rien de mal à être gay ou à être tout simplement soi-même, et il a grandi dans un quartier où avouer son homosexualité signerait son arrêt de mort. L’intrigue est intelligente et surtout bien maitrisée. [Je n’ai pas arrêté de penser au film Eternal Sunshine of the Spotless Mind, qui est SUBLIME (#TeamKateWinslet).] Je suis restée comme deux ronds de flanc au fur et à mesure que ma lecture avançait. Je n’avais RIEN vu venir. Alors certes, les personnages regardent des pornos, jurent comme des charretiers, et fument des joints. Mais d’un autre côté, il y a de l’amitié, de l’amour, des rires et de l’espoir. Et c’est aussi ce qui rend le livre aussi réel et aussi vrai. Adam Silvera a vraiment une très belle écriture, ce serait dommage de passer à côté. Je le confesse: More Happy Than Not m’a transformée en loque. Mais j’ai adoré ça

Une citation pour vous convaincre:

“I can’t believe I was once that guy who carved a smile into his wrist because he couldn’t find happiness, that guy who thought he would find it in death.”

George, Alex Gino

24612624“BE WHO YOU ARE. When people look at George, they think they see a boy. But she knows she’s not a boy. She knows she’s a girl. George thinks she’ll have to keep this a secret forever. Then her teacher announces that their class play is going to be Charlotte’s Web. George really, really, REALLY wants to play Charlotte. But the teacher says she can’t even try out for the part . . . because she’s a boy. With the help of her best friend, Kelly, George comes up with a plan. Not just so she can be Charlotte — but so everyone can know who she is, once and for all. »

George est une courte nouvelle destinée aux enfants. J’en ai déjà parlé ici, donc je ne m’étalerai pas davantage, surtout quand je vois la longueur de cet article. Ce livre est absolument génial pour expliquer aux enfants ce que signifie être transsexuel. Je rajouterais juste que George est la petite fille la plus adorable de l’univers, et que je rêve de pouvoir lui faire des CALINS

Une citation pour vous convaincre:

“George stopped. It was such a short, little question, but she couldn’t make her mouth form the sounds.
Mom, what if I’m a girl?

 

Je vous aurais bien parlé du livre de Nina Lacour, Everything leads to you, mais je me suis tellement ennuyée pendant ma lecture que je n’en vois pas l’intérêt. Même chose pour I’ll give you the sun de Jandy Nelson, Playlist for the dead de Michelle Falkoff et Two boys kissing de David Levithan. Dans tous ces livres il y avait à chaque fois un personnage pour m’agacer, ou une intrigue molle du genou. Je les mentionne quand même car peut-être que certains les apprécieront plus que moi. ccghjA paraitre:

 If I Was Your Girl, Meredith Russo

23947922“Amanda Hardy is the new girl in school. Like anyone else, all she wants is to make friends and fit in. But Amanda is keeping a secret. She’s determined not to get too close to anyone. But when she meets sweet, easygoing Grant, Amanda can’t help but start to let him in. As they spend more time together, she realizes just how much she is losing by guarding her heart. She finds herself yearning to share with Grant everything about herself–including her past. But Amanda’s terrified that once she tells him the truth, he won’t be able to see past it. Because the secret that Amanda’s been keeping? It’s that she used to be Andrew. Will the truth cost Amanda her new life–and her new love?”

Il sort le 3 mai –la veille de mon anniversaire, coïncidence? je ne crois pas- et OMG il me tarde de me jeter dessus.

 J’ai aussi envie de lire Middlesex, de Jeffrey Eugenides -qui est dans ma PAL depuis l’ère glacière- et The Five Stage of Andrew Brawley de Shaun David Hutchinson, qui lui n’est pas dans ma PAL (wink wink pour ceux qui ne savent pas quoi m’offrir pour mon birthday).

Si jamais vous avez de discuter de l’un de ces livres, j’en serais absolument enchantée. Je suis très curieuse de connaitre vos préférés donc dites-moi tout!

Pour conclure ce trèèès long article, je vous invite (j’aurais bien dit “force” mais j’essaye de me calmer) à regarder l’excellent documentaire d’Ellen Page sur la situation des personnes LGBTQIA dans le monde. GAYCATION est diffusé en plusieurs épisodes sur le site Viceland, les premiers sont déjà disponibles. Je suis super fan d’Ellen Page donc je me suis jetée dessus, et j’ai ri et j’ai pleuré et j’adore Ellen Page Et Ian

 

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Tag Liebster Award

Liebster Awards 2Le principe: 1) écrire 11 choses sur soi, 2) répondre aux 11 questions de la personne qui vous a nominée, 3) taguer 11 blogs et leur poser 11 questions.

J’ai déjà été taguée deux fois, à force vous allez me connaitre par cœur. Je centre donc mes réponses sur les livres cette fois-ci. Merci au Chat du Cheshire pour la nomin’ et pour ses questions!

11 choses sur votre humble serviteur (aka moi):

Je ne blogue plus si anonymement qu’avant. Je me suis fait ROYALEMENT griller par ma colloc. Fun story: elle cherchait un livre à lire alors je lui ai très fermement conseillé de lire The DUFF (la base les gens, la base). Elle a googlé le livre pour avoir des infos, et devinez sur quoi elle est tombée. Mon blog, bien vu. Alors outre le sentiment de terreur qui m’a envahi lorsqu’elle a déboulé dans ma chambre en criant « Jooooo tu as un blog ? », je me suis sentie un tout petit peu fière de moi, parce que mon article sur The Duff est apparu dans ses recherches. Je n’aurais pas pu rêver mieux comme blogging out.

Quand je finis un livre que j’ai adoré, je lui fais un câlin. Bizarrement, je ne le fais pas avec ma Kindle.

Ma PAL est juste à la limite de l’obésité morbide. A l’heure où je vous parle, j’en suis à +300. Je ne sais pas comment m’en sortir.tumblr_m7i0oaXAbG1r8oxtgJ’adore lire tôt le matin, quand tout le monde dort.

J’adore lire en cours, quand tout le monde s’ennuie.

Quand je vais dans une librairie, je renifle les livres (eww je sais) et je ne peux pas m’empêcher de les toucher. Je peux aussi rester 2h debout à regarder les étagères.

Je lis toujours le livre avant de voir le film. Il n’y a eu que de rares exceptions, et j’ai regretté de ne pas avoir lu le livre avant.

Il y a des moments où je préfère lire qu’être avec les gens. Et j’assume.tumblr_mg3093MrRB1qdfj81o1_500J’aimerais bien lire davantage de BD, mais je ne sais pas tellement par laquelle commencer. Des idées?

J’ai très souvent raté mon arrêt de tram alors que je lisais pendant le trajet. Story of my life (et non, je ne cite toujours pas les One Direction).

J’adorerais mais J’ADORERAIS faire partie d’un club de lecture. Même s’il est virtuel, j’en rêverais.

Passons aux questions de Léa:

Dans le rôle de Darcy, plutôt Colin Firth ou Matthew MacFadyen? COLIN FIRTH. Il n’y même pas lieu à débattre mes amis.

Comment choisissez-vous les livres que vous achetez? En général, j’ai lu/vu un avis des livres que j’achète. Quand j’y vais au feeling, c’est grâce à la couverture, l’auteur que je connais, ou le titre qui m’attire. Et des fois je craque mon slip et j’achète le premier livre que je vois.

Et comment décidez-vous de votre prochaine lecture? J’en avais déjà parlé il me semble, j’ai un tic lorsqu’il s’agit de choisir une lecture. Si je n’ai pas d’idée particulière, je lis le début de 4 ou 5 livres de ma PAL. Celui qui m’accroche le premier l’emporte.

Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez? Ma maison. Enfin celle de mes parents, home sweet home. Mais je me connais, avec ma capacité à prendre des décisions intelligentes et matures, j’irais très probablement courir acheter un truc stupide, comme une râpe à fromage en or massif.tumblr_inline_n3drxbCTxp1rt6qr4Aimes-tu relire tes livres? J’adore ça! Mes Harry Potter ont pris très cher à force de tant de relectures. Je relis d’ailleurs beaucoup trop compte tenu de la taille de ma PAL…

Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs des livres qu’on a aimés? Je dirais rencontrer. Mais je serais incroyablement intimidée de rencontrer, disons, la reine des auteurs (aka J.K Rowling), je finirais probablement par sortir une belle ânerie, du style « pour ou contre la mimolette? », et par prendre les jambes à mon cou.

Un livre idéal pour toi serait… ? Une héroïne kick-ass, un beau gosse sans un «terrible secret», une intrigue de folie à vous retourner le cerveau, le tout servi par une belle écriture. La base quoi.

Lecture en musique, en silence, peu importe? Peu importe. Je lis dans les transports, devant la télé, avec la musique, dans mon lit au calme, ou en cours.

Quels sont les 5 livres de ta PAL qui te font le plus envie? Je ne me rappelle même plus des livres qu’il y a dans ma PAL physique. Donc je pioche dans ma PAL virtuelle, qui elle est avec moi au Mexique: The Invasion of the Tearling d’Erika Johansen, Vicious d’V.E Schwab, Le livre des Baltimore de Joël Dicker, Une autre vie d’S.J Watson, Toute la lumière que nous ne pouvons pas voir d’Anthony Doerr (que j’ai aussi en livre papier).

Comment classez-vous vos livres dans votre bibliothèque? Jusqu’à il y a peu, je n’avais pas de bibliothèque. Mes livres étaient posés à même le sol, ce qui m’a valu de me casser la figure à peu près un million de fois! Je n’ai pas eu le temps de la ranger avant de partir pour les contrées mexicaines, donc clairement, c’est Bagdad sur mes étagères. J’aimerais les trier par auteur ou par genre à mon retour.

Si vous aviez la chance de vivre dans un livre, lequel choisiriez-vous? Je triche, j’en cite deux : Harry Potter, parce que RONRON , et Le Seigneur des Anneaux, parce que moi aussi j’aimerais chevaucher aux côtés d’Aragorn tumblr_mj5ons41tv1s3xs2ho1_500Voilà mes kiwis, je ne tague personne cette fois-ci, mais tremblez pour le prochain, j’ai toujours des questions tordues héhé. Mille besitos!200

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Mini-avis: mes dernières lectures

Pour ceux qui me suivent sur la page Facebook, vous avez pu avoir un aperçu de la magnifique, que dis-je, sublimissime bibliothèque de mon université. Je rêve d’y dormir, mais le vigile me jetterait dehors à coup de matraques. Mon excitation littéraire a atteint des sommets lorsque j’ai découvert qu’il y avait une LIBRAIRIE dans le campus. Bref, c’est l’extase.

J’en ai donc profité pour acheter trois livres en VO, c’est-à-dire en espagnol.

Je suis en plein dans une période poésie, donc Neruda s’imposait. Veinte poemas de amor y una canción desesperada est désormais l’un de mes recueils de poésie préféré. Pablito n’avait que 19 ans à l’époque où il a écrit ces poèmes, et son jeune âge a scandalisé compte tenu du sujet abordé. Halte là! Rien de choquant dans ce recueil, Neruda a un sens de l’érotisme tout à fait respectable, à la fois sensuel et doux, provoquant parfois mais toujours sans mauvais goût. E. L. James prends-en de la graine, s’il te plait. Pablo Neruda a un style d’écriture renversant, qui vous prend aux tripes et vous chamboule tout entier. Si vous n’êtes pas à l’aise en espagnol, le français passe aussi très bien. Mon poème préféré du recueil s’appelle Aquí te amo. Mon poème préféré de tous les temps écrit par Neruda est le Soneto XVII, que vous pouvez découvrir ici. Lisez-le, dévorez-le, vivez-le.9788432248429

J’ai enchainé avec une pièce de théâtre du brillant Federico Garcia Lorca. Bodas de Sangre raconte une passion impossible, forcément tragique, au cœur d’un village fermé d’Andalousie. Lorca nous transporte dans une Espagne fière, traditionnelle, où les femmes n’ont pas de choix en ce qui concerne le mariage, et où les hommes n’hésitent pas à régler les conflits avec les armes. L’attachement à la terre, la violence, et surtout cette passion interdite sont retranscrits à merveille dans cette pièce de théâtre. Bien que j’aie trouvé l’espagnol un tantinet plus difficile que celui de Neruda, je vous le conseille vivement en VO. Je me suis laissée emporter par ces personnages de caractère pour lesquels on ne peut que compatir à leurs malheurs. En bref, excellente pièce, excellent Lorca.Imprimir

Le troisième livre que je me suis offert est celui du mexicain Edmundo Valadés, La muerte tiene permiso. Je ne l’ai pas encore terminé, je ne vous cache pas que je rame un peu. Ce recueil de nouvelles traite essentiellement de la justice, de la corruption, et de la condition paysanne. Oui, c’est un peu moins sexy qu’un Neruda, mais que voulez-vous, j’ai ouïe dire que c’était un incontournable. Affaire à suivre donc.

Dans un registre beaucoup moins intellectuel, j’ai lu les tomes un et deux d’Amy Ewing, à savoir Le Joyau, et La Rose Blanche. Bien que j’aimais assez le concept de départ, je dois dire que j’ai été déçue. J’ai trouvé l’intrigue facile, les personnages creux comme une noix de coco, et le rythme trèèèès lent. J’avoue que ces deux livres restent des lectures faciles, pour lire le soir après une grosse journée par exemple. Mais rien d’extraordinaire pour moi, je m’attendais à davantage d’actions, un vrai complot politique. Et j’ai eu l’impression de lire les messes basses de vieilles mégères qui se disputent des poules pondeuses. Est-ce que j’ai le droit de rajouter que je trouve les couvertures hideuses? J’ai cru comprendre que le dernier tome sortait bientôt, et en sadique que je suis, je lirai forcément la fin. Laissez-moi quand même hurler ma déception. DECEPTIOOOOOOON. ewing

Dans ma lancée, j’ai continué avec A Kiss in the Dark, de Cat Clarke. Entre Cat et moi, ce n’est pas l’amour fou. Mais alors vraiment pas. Ses personnages m’irritent le côlon et son style d’écriture m’agace au plus point. Bref, je ne l’aime pas. Et pourtant, je continue d’être intriguée par la publicité qu’on nous pond autours de ses livres. Je me dis qu’un jour, j’accrocherais peut-être à ses intrigues tordues. Hélas, ce ne sera pas avec A Kiss in the Dark. ATTENTION SPOILER (vous êtes prévenus). Mais quelle idée?! Mais pourquoi?! Mais comment?! Expliquez-moi comment vous pouvez sortir avec un garçon pendant des mois sans vous rendre compte que c’est en réalité une fille?! A moins d’être lobotomisé du cerveau par des extraterrestres, je n’y crois pas. Donc outre le fait que c’est une histoire complètement absurde, le personnage de Kate m’a grandement horripilé (coucou la nunuche). J’aime bien Alex parce que c’est clairement un personnage compliqué, mais HÉ HO c’est quoi ce faux plan que tu nous fais là Cat? Une fois de plus, c’est la désillusion… CVT_A-kiss-in-the-dark_9284

Dans un registre nettement plus intéressant, j’ai enfin lu le livre d’Aziz Ansari, Modern Romance. Vous savez sans doute que je voue un culte sans limite pour un certain nombre d’acteurs/actrices: Amy Poehler, Tina Fey, Mindy Kaling, Nick Offerman, Chris Medina, et bien d’autres. Aziz Ansari fait bien évidemment parti de cette liste, il y est même en top de classement. Je le trouve tellement drôle que je manque de me faire dessus à chaque fois qu’il parle. Le meilleur dans tout ça, c’est que ce qu’il raconte est tellement VRAI. Modern Romance est une étude sociologique sur les comportements amoureux dans l’ère du digital. Des nouvelles façons de rencontrer l’âme sœur (coucou Tinder…) au sexting, tout y passe. Aziz Ansari a fait un vrai travail de recherche, ses propos sont étayés par des études qu’il a menées lui-même, par des graphiques et par des anecdotes. J’ai énormément ri parce que même si n’est pas un livre humoristique à proprement parlé, l’auteur reste Aziz Ansari. J’ai adoré qu’il aille comparer plusieurs cultures différentes, à savoir le Japon, la France et l’Argentine. Je me suis aussi beaucoup reconnue dans Modern Romance. D’abord parce que je fais partie de cette génération qui dort avec son smartphone, et ensuite parce que moi aussi je fais ce truc débile quand un mec m’écrit un sms: je laisse un certain laps de temps s’écouler (très exactement le temps de sa réponse à lui x2 + une pause goûter) avant de répondre à son message. Avouez, je ne suis pas la seule à faire ça. Ou si? Au final, comme le dit Aziz, je n’arrive toujours pas à décider si rencontrer quelqu’un est plus dur aujourd’hui ou « avant ».  Les méthodes sont bien différentes mais le combat est le même. A savoir: ne pas finir avec un mec qui sera chauve et sans dent dans 10 ans. 81IWfWiI1vLPour terminer cet article, c’est au tour de The Revenant de Michael Punke de passer à la casserole. Je l’ai gentiment « emprunté » à la réception de l’hôtel où j’ai séjourné pendant mes vacances à la playa. Et ok, je ne l’ai pas rendu parce que je ne l’avais pas terminé. Allez-y, brûlez-moi sur la place publique si vous y tenez. Tout le monde connait l’histoire de The Revenant depuis que Dicaprio nous a ENFIN décroché l’Oscar pour son interprétation dans le film d’Alejandro González Iñárritu. Pour ceux qui vivent dans une cave, c’est l’histoire de Hugh Glass un trappeur américain qui se fait bouffer par un ours et abandonné par sa team dans le froid des Rocheuses. Hughie survit et décide de se venger de ses anciens camarades qui l’ont laissé pour mort. Sérieusement, j’ai cru que j’allais recracher mon coco-mojito par le nez lorsque j’ai lu le passage de l’attaque. Comment peut-on survivre à ça?! Même avec un morceau de scalpe en moins, Hugh est une vraie force de la nature que rien n’arrête, pas même un serpent ou le froid qui gèle les orteils. J’adore les histoires de vengeance et cette ambiance de chasseur/trappeur à la Docteur Quinn. J’ai été servie avec The Revenant. On ne s’ennuie pas, on prie que pour Hughie s’en sorte, et on espère qu’il trucidera cette bande de traitres. On se prend au jeu quoi. 28492027

Voilà mes petits cactus. J’espère que ce tour d’horizon vous aura plu. Je suis en train d’écrire un article qui me tient énormément à cœur, j’ose espérer qu’il vous plaira et qu’il vous donnera envie de lire certains livres en particulier. Sur ce, je vous embrasse tous, à très vite

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Mexico, Mexico… Sous ton soleil qui chante *

*Remercions Luis Mariano pour ce titre, je lui ai tout piqué.

Comme vous le savez peut-être, le New York Times vient de sortir son top 52 des meilleures villes à visiter en 2016. Bordeaux est numéro deux les gars! YAY vive les cannelés, la Victoire, et Mollat (surtout).

Qui a une idée de la meilleure destination de 2016? Personne?

MEXICO D.F.

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Et oui, par le plus grand des hasards, la ville où je vais passer 6 mois est élue première destination de 2016.

Et je comprends pourquoi.

Cela fait  un mois tout pile que j’ai quitté mon Sud-Ouest chéri pour les contrées mexicaines. Ce que je ne regrette pas.

La ville est absolument magnifique. Elle est colorée -des piñatas sont suspendues à peu près partout, les maisons sont peintes dans des couleurs vives- et joyeuse. Il y règne des odeurs alléchantes à chaque coin de rue, entre les vendeurs de tacos et les mercados. Le bonheur de pouvoir manger un vrai plat mexicain à des heures improbables de la journée/nuit. La musique qui résonne dans les rues, et l’accueil que réservent les Mexicains font qu’on a l’impression de vivre dans une carte postale.

Mexico est une fête, et ça se ressent.10603463_10208297119246442_6945217018808084015_nAlors certes, 22 millions d’habitants, ça fait mal au début. J’en ai fait la douloureuse expérience lorsque nous avons pris le métro à l’heure de pointe… Comment vous dire que le premier parisien/bordelais qui se plaint des transports en commun, je lui fais bouffer son ticket de métro par les trous de nez! Le métro au Mexique, c’est littéralement 5 million de personnes qui ENTRENT ET SORTENT de la rame en MEME TEMPS. Les gens se bousculent, se marchent dessus, hurlent et s’accrochent les uns aux autres. Sans exagérer, j’ai eu un avant-goût de l’apocalypse. J’ai cru mourir, je n’ai pas supporté la foule, le confinement, et l’affolement général. J’ai donc fait ce qu’on appelle une gentille crise de panique. Il a fallu me porter pour sortir de cet enfer (merci à mon beau Colombien aka le seul point sympa de cette histoire), et trouver un espace où je puisse respirer à peu près correctement. God bless le métro mexicain.

En dehors de ce léger incident, j’ai déjà visité pas mal d’endroits, et dios mio. C’est un régal. Entre le castillo de Chapultepec, la Plaza de la Constitución (appelée aussi Zócalo), le Palacio de Bellas Artes, et j’en passe, il y en a pour tous les goûts. J’aurais aimé pouvoir tous vous amener avec moi, parce que mon article aura beau faire 10km de long, il restera encore des millions de choses que je voudrais partager avec vous!

Mon endroit préféré est bien évidemment la Caza Azul aka le musée de Frida Kahlo. La maison est située dans le très mignon quartier de Coyoacán, et c’est l’une des plus belles choses ici. J’ai passé trois heures à méditer devant le portrait de Frida, jusqu’à ce qu’un gros touriste allemand me pousse et me prenne la place. L’atelier de Frida est magnifique et sa bibliothèque aussi. Leur jardin est juste sublime (avec une pyramide au centre, normal), c’est un plaisir de s’y promener.FridaJ’ai aussi bravé ma légendaire fainéantise pour m’attaquer aux presque 300 marches des pyramides de Teotihuacan. Je suis arrivée en haut essoufflée comme un bœuf, rouge comme une écrevisse, les cheveux en bataille, et évidemment, je transpirais plus que Stallone dans Rocky Balboa. Mais la vue en valait la peine, non?teoEt que dire des Mexicains? Et bien ils sont petits. Hahaha je sais, ce n’est pas sympa, mais je vous assure que c’est vrai. Je peux vous dire que face à certains, je me sens grande! En dehors de ce petit détail technique, il y a quand même deux choses contradictoires chez nos amis les burritos. Ils ont la très (TRÈS) désagréable manie de fixer les étrangers. Et les blancs en particuliers. Je trouve ça perturbant quand je relève la tête en cours, de m’apercevoir qu’une brochette de 15 mexicains me mate, sans vergogne. Je rajoute aussi que ce sont les dragueurs les plus lourds du monde, et leur notion du romantisme est assez éloignée de la mienne (coucou la déclaration d’amour sur une PIZZA). Étrangement, ce drôle de comportement est équilibré par une gentillesse incroyable. Ce n’est pas toujours facile d’être loin de chez soi, mais vous pouvez compter sur la bonté et compréhension, l’hospitalité et la bonne humeur des mexicains. Les moments où j’ai eu besoin d’aide ou de conseils, j’ai pu compter sur eux.tumblr_n56b4adVGq1rrx588o1_500Vous me connaissez, j’ai la poisse intergalactique. Faire quelque chose avec moi relève du parcours du combattant, et si j’en ressorts vivante, c’est une victoire. Je vous dresse la liste (non-exhaustive) des choses les plus stupides qui me sont arrivées depuis que je suis ici :

  • Faire tomber son Iphone (TOUT NEUF) dans les toilettes.
  • Fermer sa chambre à clé, oublier les clés dedans. S’en rendre compte à 4h du matin (avec 10gr de tequila dans le sang).
  • Oublier sa carte d’identité en boite, et soudoyer le videur pour entrer quand même.
  • Paniquer dans le métro.
  • Se perdre dans le campus.
  • S’étouffer avec un plat archi épicé devant tout le restau (ils mettent du chile partout aussi, c’est malin de ne pas prévenir).
  • Mettre le feu au micro-onde (true story).
  • Me casser la figure du tapis de course devant tout le monde.

Je vous confesse aussi qu’au-delà du côté culturel du Mexique, j’y suis aussi pour la fiesta. Et damn, ils savent comment profiter dis donc. Alors s’amuser oui, mais je reste prudente. Compte tenu de mon degré de poisse et du fait qu’on parle du Mexique, il vaut mieux. Pour vous donner un exemple, j’ai actuellement un copain qui dort au commissariat depuis deux jours…

Vivre à Mexico, c’est aussi être témoin de ce gouffre qui sépare les très riches des très pauvres. En général, la vie n’est pas chère. Enfin, pour nous français, on s’en sort très bien pour peu. Pour les Mexicains, c’est une autre histoire. Avec un salaire moyen de 700/800 pesos (même pas 50€), c’est très vite difficile de satisfaire ses besoins premiers, et je ne vous parle même pas des loisirs. L’obésité est bien là, et c’est assez spectaculaire (si je peux dire ça comme ça) de voir la quantité de personne dans les rues qui sont doudous. Pour info, ici tout se vend en quantité énorme, et tout ce qui «mauvais» pour la santé ne coûte presque rien. Le Mexique a un sérieux problème de consommation de refrescos (sodas), et quand on voit que les bouteilles de Coca-Cola se vendent par 3 litres et coûtent moins de 3€, on comprend d’où vient le problème. Heureusement, il y a quand même une classe moyenne assez importante qui émerge, et qui commence légèrement à combler ce gouffre.cdfdWhat’s next : ce que je compte faire dans les semaines/mois à venir

La liste est encore trèèèès longue, Mexico est un pays magnifique! J’hésite encore à visiter Cancún, parce que c’est plein à craquer de touristes, mais je pense quand même y faire un tour pendant le fameux Spring Break..

DFPour terminer, je pensais depuis un moment faire un compte Instagram pour le blog (j’adore cette appli), et du coup y poster des photos de mon voyage. Est-ce que vous pensez que ça vous intéresserait ou pas? Utilisez-vous beaucoup l’appli, ou pas du tout? Dites-moi tout mes gatos!

Sur ce, je vous abandonne, mes cours m’attendent. Parce que oui, je vais quand même en cours. J’essaye en tout cas! Je vous embrasse tous très fort, racontez-moi ce que je rate sur vos blogs et sur la blogo. Amor y tequila 

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